On comprend mieux la cause de la plus grande éruption de boue du monde

A Java, depuis 2006, des torrents de boue jaillissent d’un volcan, obligeant la population à fuir. Les entrailles de ce mystérieux volcan ont enfin été révélées par une équipe de l’université d’Oslo.

« C’est le seul exemple d’une telle ampleur d’un volcan de boue continu sur la planète, même s’il y en a eu d’autres dans l’histoire ». Adriano Mazzini, chercheur à l’université d’Oslo, étudie depuis son apparition il y a 11 ans cet étrange objet géologique, baptisé Lusi, qui vomit sans discontinuer un flot de boue responsable à ce jour du déplacement de 60 000 habitants de l’île de Java. Et il vient de publier, avec des collègues, la première étude sismique qui révèle la « plomberie » souterraine à l’origine de l’émission de ces quelques 80 000 mètres cubes quotidiens de boue.

Pour conduire cette étude, raconte le chercheur, « il a fallu répartir 31 stations sismiques autour de Lusi durant 10 mois, un travail énorme car certains emplacements sont très difficiles d’accès, en pleine forêt, et qu’il nous fallait entre autres changer les batteries chaque semaine… ». Mais l’effort a payé : en croisant les données de leurs appareils, ils ont pu établir une véritable cartographie 3D du sous-sol.

Volcan de boue Java

Lusi : le volcan de boue de Sidoarjo à Java.

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Eruption volcanique : pluie de cendres sur des villages des Salomon

Des habitants du sud-est de l’archipel des Salomon, dans le Pacifique, ont reçu pour consigne de rester à l’intérieur en raison d’une pluie de cendres due à l’éruption du volcan de l’île de Tinakula.

Des responsables ont expliqué lundi qu’un manque d’équipements scientifiques compliquait l’évaluation de la situation du volcan, qui se trouve à quelques centaines de kilomètres au nord de l’archipel du Vanuatu, où 11.000 personnes ont été évacuées le mois dernier en raison d’une éruption volcanique. Les autorités des Salomon ont indiqué lundi n’avoir aucune idée de la durée de l’éruption du volcan de Tinakula.

Cette île est aujourd’hui inhabitée. Mais elle ne se trouve qu’à quelques kilomètres au nord des Santa Cruz, un groupe d’îles où vivent 10.600 personnes. Parmi les Santa Cruz, figure notamment l’île de Vanikoro, célèbre pour avoir été le lieu du naufrage en 1788 de la Boussole et l’Astrolabe, les deux navires de la légendaire expédition de La Pérouse.

Volcan île de Tinakula

Volcan de l’île de Tinakula dans l’archipel des Salomon.

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Le supervolcan de Yellowstone pourrait se réveiller plus rapidement qu’on ne pensait

En analysant des cendres fossilisées, des scientifiques ont découvert que le supervolcan de Yellowstone pourrait montrer des signes de réveil plus rapidement qu’on ne pensait. Par le passé, ces changements seraient apparus en quelques décennies et non en termes de siècles ou de millénaires.

La caldeira de Yellowstone, également nommée « supervolcan de Yellowstone », est situé dans le parc national américain du même nom qui s’étend dans les États du Wyoming et du Montana. En sommeil depuis des millénaires, cette masse volcanique de 55 kilomètres de diamètre et 85 kilomètres de long est surveillée de très près par les scientifiques et son activité potentielle alimente régulièrement l’actualité.

En juin dernier, une série de plus de 800 tremblements de terre survenue dans le parc national avait ainsi déclenché des théories de réveil prochain, avant que les scientifiques ne contredisent les rumeurs. Cette fois-ci, c’est une nouvelle étude qui a remis le supervolcan de Yellowstone sur le devant de la scène. Menée par des chercheurs de l’Arizona State University, elle suggère que ce dernier pourrait se réveiller plus rapidement qu’on ne le pensait jusqu’ici.

Ces travaux ont été présentés en août dernier lors d’une conférence et récemment relayés par le New York Times. Ils ont consisté à analyser des cristaux piégés dans des cendres fossilisées remontant à la dernière « méga-éruption » de Yellowstone. Un évènement qui n’est pas des plus récents puisqu’il s’est déroulé il y a… 630.000 ans. C’est d’ailleurs cette puissante éruption qui aurait conduit à la formation de la caldeira.

Supervolcan Yellowstone

Le supervolcan de Yellowstone pourrait se réveiller plus rapidement qu’on ne pensait.

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Les éruptions volcaniques peuvent déclencher El Niño dans le Pacifique

Une étude internationale montre que les éruptions volcaniques stratosphériques peuvent déclencher des évènements El Niño dans le Pacifique. Grâce à l’énorme éruption du Pinatubo, survenue en 1991, les chercheurs ont enfin compris pourquoi.

La communauté scientifique a montré récemment que les grandes éruptions volcaniques ont un impact sur le climat : elles rejettent dans l’atmosphère des fortes quantités de soufre qui, une fois converties en aérosols, bloquent une partie du rayonnement solaire, refroidissant ainsi la surface de la Terre durant quelques années.

Des observations suggéraient également que les éruptions pouvaient favoriser le déclenchement d’un événement El Niño dans les deux années suivant l’éruption. Mais, jusqu’à présent, les chercheurs n’étaient pas parvenus à identifier le mécanisme physique à l’origine de la réponse d’El Niño au volcanisme.

Dans une nouvelle étude publiée dans la revue Nature Communications, des spécialistes de la modélisation du climat ont examiné les conséquences de l’éruption du volcan Pinatubo aux Philippines en 1991, l’une des plus importantes du 20e siècle, qui a engendré un refroidissement global moyen de 0,4 °C.

El Nino 1997 & 2015

Comparaison des températures du Pacifique entre l’épisode El Niño de 1997 et celui de 2015 (Source : AP/SIPA).

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Les supervolcans, une nouvelle source de lithium ?

L’essor de la propulsion électrique fait craindre des pénuries de lithium, ce métal actuellement indispensable aux batteries. Des scientifiques américains proposent d’aller en chercher dans les cratères d’anciens « supervolcans ».

Certes, les véhicules électriques polluent moins autour d’eux que les moteurs thermiques, mais leur fabrication n’est pas sans impact sur l’environnement. L’un des enjeux primordiaux réside dans le composant principal de ces véhicules, à savoir les batteries lithium-ion. Les plus grandes quantités de lithium se trouvent dans des mines du Chili et de l’Australie. Mais le minerai se raréfie et son extraction suppose parfois de recourir à des pratiques minières polluantes.

Il est donc crucial de découvrir de plus grandes réserves de lithium pour répondre à la demande croissante de l’industrie des nouvelles technologies susceptibles de réduire les émissions de carbone. Or, l’université américaine de Stanford vient de rendre publique une étude expliquant comment le lithium pouvait être extrait des cratères des supervolcans. D’après Thomas Benson, l’auteur principal de l’étude, « la demande en lithium a pris de vitesse la compréhension scientifique de cette ressource particulière. Il est donc indispensable que la science fondamentale rattrape son retard. À présent, nous savons comment obtenir un accès plus facile aux dépôts de lithium ».

Dôme Lankin Wyoming

Le dôme Lankin, au Wyoming (à l’ouest des États-Unis). Ce massif de granite a cristallisé il y a environ 2,62 milliards d’années et fait partie d’un « batholite ». Bien que l’hypothèse soit controversée, les batholites pourraient être des restes de chambres magmatiques de supervolcans. (Source : A. Carson)

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Disparition des dinosaures : l’astéroïde aurait plongé la Terre dans la nuit durant 2 ans

Une nouvelle simulation de l’impact des incendies producteurs de suies causés par l’impact d’un astéroïde à la fin du Crétacé précise ce qui a pu se passer au moment de la disparition des dinosaures. Les suies pourraient avoir bloqué suffisamment le rayonnement solaire pour stopper toute photosynthèse pendant un an et demi.

Il reste encore des zones d’ombres sur l’extinction massive à la frontière du Crétacé et du Tertiaire qui a conduit à la disparition d’environ 75 % des espèces vivantes de la biosphère il y a environ 66 millions d’années. Bien que les dinosaures n’aient pas tous été de grandes tailles, et loin s’en faut contrairement à ce que l’on peut croire, ils ont tous disparu sous leur forme non avienne, comme tous les tétrapodes de plus de 25 kg.

Cette crise biologique coïncide peu ou prou avec deux évènements géologiques majeurs, les trapps du Deccan et l’astroblème du Yucatan, à Chicxulub, respectivement produits par de gigantesques épanchements basaltiques et par la chute d’un petit corps céleste d’une dizaine de kilomètres de diamètre. Le débat dure toujours quant à l’importance relative de ces deux phénomènes mais l’on s’accorde en général sur le fait que l’impact de l’astéroïde ou d’une comète a été déterminant. Sauf que l’on ne comprend pas très bien les détails des cascades d’évènements et de boucles de rétroactions dans l’environnement qui ont permis par exemple aux crocodiles de survivre mais pas à certains dinosaures de mêmes tailles.

Une étude en cours de publications dans les Pnas (Proceedings of the National Academy of Sciences) par une équipe de chercheurs vient cependant d’apporter de nouveaux éléments pour tenter de comprendre ce qui s’est passé. Elle complète un article déjà publié en 2016 dans Atmospheric Chemistry and Physics (ACP). Les chercheurs viennent du NCAR (National Center for Atmospheric Research), un institut de recherche à Boulder, dans le Colorado, qui a comme mission d’explorer et de comprendre notre atmosphère et ses interactions avec le Soleil, les océans, la biosphère et l’Homme. Ces scientifiques ont utilisé un superordinateur pour simuler les conséquences de l’impact de Chicxulub. Il s’agissait en particulier de comprendre les effets des poussières et surtout de la suie produite par les incendies ayant ravagé les forêts et dont on trouve des traces dans la fameuse couche argileuse noire de la limite Crétacé-Tertiaire (la couche KT).

Météorite géante extinction dinosaures

Vue d’artiste de l’impact survenu il y a 65 millions d’années ayant causé le cratère de Chicxulub et sans doute provoqué l’extinction des dinosaures (Source : Cambridge Press).

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Antarctique: la découverte d’une nouvelle zone sismique inquiète les scientifiques

L’éruption des volcans pourrait provoquer une importante fonte des glaces dans cette région déjà touchée par le réchauffement climatique.

C’est la plus grande région volcanique au monde. Des scientifiques ont mis au jour près d’une centaine de nouveaux volcans, à l’ouest de l’Antarctique, selon le Guardian. Des chercheurs de l’Université d’Edimbourg ont identifié 91 volcans plus de deux kilomètres sous la surface de la glace.

Selon les géologues, la découverte de cette nouvelle région pourrait devenir la région sismique la plus importante au monde, devançant celle d’Afrique de l’Est.

Mont Erebus

Le mont Erebus culmine à 3.794 mètres d’altitude.

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