Des scientifiques pensent avoir trouvé ce qui a causé la disparition des dinosaures !

Une nouvelle étude nous en apprend plus sur l’éruption massive qui aurait participé à l’extinction des dinosaures. Celle-ci serait survenue suite à l’impact d’une météorite à l’autre bout du globe.

Nous en savons désormais un peu plus sur les coulées de lave des trapps du Deccan – une province magmatique de l’Ouest de l’Inde –, l’un des coupables présumés de la disparition des dinosaures. De nouvelles données suggèrent que celles-ci seraient corrélées à l’impact de la météorite responsable de la disparition d’un grand nombre de créatures lors de la crise Crétacé-Tertiaire.

L’étude publiée dans la revue Science semble en effet renforcer l’hypothèse selon laquelle l’impact de la météorite dans la mer des Caraïbes aurait causé la réactivation de chambres magmatiques à l’autre bout de la Terre, en Inde, déclenchant des éruptions volcaniques massives. Jusqu’à présent, il avait difficile de dire dans quelles proportions ces deux événements avaient contribué à la disparition des dinosaures.

Trapps du Deccan

Les empilements de coulées basaltiques des trapps du Deccan en Inde.

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Le Piton de la Fournaise est en éruption

Le volcan de l’île de La Réunion s’est réveillé ce lundi. Une éruption a priori sans danger, mais toujours impressionnante.

Le Piton de la Fournaise, le volcan de l’île de La Réunion, est entré en éruption ce lundi matin pour la première fois de l’année. L’éruption a lieu dans l’enclos, la caldeira centrale du volcan, une zone totalement inhabitée. Elle ne présente donc pas de danger pour les personnes et les biens.

Elle n’en est pas moins spectaculaire. « La Fournaise fait son show », indique tranquillement Réunion la 1ère. Selon Aline Peltier, directrice de l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF), « au moins deux fissures éruptives et une dizaine de fontaines de lave se situent en altitude sur le flanc est du massif volcanique ».

Piton de la Fournaise 18/02/2019

Le Piton de la Fournaise est entré en éruption, ce lundi 18 février 2019 (Source : Réunion la 1ère).

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Méditerranée : le Stromboli serait à l’origine de plusieurs tsunamis dévastateurs

Au cours du dernier millénaire, le Stromboli se serait partiellement effondré. Il aurait causé au moins un tsunami entraînant des destructions dans le port de Naples.

Pour beaucoup d’entre nous, le mot tsunami évoque l’Asie. D’ailleurs, étymologiquement, ce terme vient de « tsu », c’est à dire port, et « nami », vague, soit « vague de port » en japonais. Le 26 décembre 2004, un séisme de magnitude 9,2 causait un terrible tsunami dont les vagues destructrices faisaient plus de 220.000 morts en frappant les côtes de l’océan Indien.

Depuis le début du XXe siècle, une centaine de tsunamis ont été observés en Méditerranée et dans les mers qui lui sont reliées, telle la Mer noire, cela représente 10 % du total des tsunamis sur Terre pendant cette période. Ces tsunamis sont produits généralement à l’occasion de séismes et nous n’avons pas souvenir qu’ils aient causé des dégâts aussi importants que ceux constatés en Asie.

Mais ce n’est nullement une raison pour ne pas disposer d’un système de surveillance et d’alerte. C’est d’autant plus nécessaire que des tsunamis peuvent aussi se produire à l’occasion d’effondrements d’édifices volcaniques actifs. Et il en est au moins trois qui le sont depuis l’Antiquité en Méditerranée occidentale : le Vésuve, mais surtout l’Etna et le Stromboli. Récemment, l’effondrement d’une partie de l’Anak Krakatau a tristement rappelé que ces effondrements générant des tsunamis sont bel et bien dangereux.

Stromboli

Une vue de Stromboli.

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Indonésie : le volcan Merapi en éruption

Le Merapi est entré en éruption le 7 février 2019. Les autorités avaient demandé aux habitants de ne pas s’approcher à moins de 5 km du volcan indonésien.

Le Merapi en Indonésie, l’un des volcans les plus actifs au monde haut de plus de 2000 mètres, est entré en éruption le 7 février 2019, dégageant un panache de cendres et une coulée de lave.

Les autorités avaient auparavant ordonné aux habitants de se tenir à l’écart d’une zone de sécurité d’un rayon de 5 km autour du volcan situé près de la grande ville universitaire de Yogyakarta, sur l’île de Java. Les éruptions du Merapi sont toujours suivies avec inquiétude même si le niveau d’alerte n’a pas été relevé après l’éruption.

Volcan Merapi 07/01/2019

Le volcan Merapi en Indonésie, le 7 janvier 2019 (Source : AFP).

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Fumerolles à la Soufrière : la préfecture définit un nouveau périmètre de sécurité au sommet du volcan

Depuis le début de l’année 2018, l’Observatoire Volcanologique et Sismologique de la Guadeloupe (OVSG-IPGP) constate une augmentation de l’activité volcanique, qui se traduit notamment par une intensification de l’activité micro-sismique. S’il n’y a pas de risque d’éruption, à très court terme, la déformation du dôme qui est en cours provoque des évènements à la surface. L’activité des fumerolles est ainsi plus importante sur une zone élargie avec l’apparition de nouveaux centres d’émission, des projections de boues brûlantes et acides, de roches…. Les zones d’instabilité avec des risques d’effondrement augmentent, ainsi que les risques d’émanations toxiques. D’où l’arrêté préfectoral définissant un nouveau périmètre de sécurité, au sommet de la Soufrière.

Le préfet de la Guadeloupe a initié, dès le mois de mai 2018, un cycle de réunions, avec la mairie de Saint-Claude, l’OVSG-IPGP, le Parc national, Routes de Guadeloupe, la DEAL et les services de sécurité et de secours, sur les mesures à prendre pour tenir compte de cette activité. Dans ce cadre, il a été collectivement décidé de revoir le périmètre de sécurité au sommet, afin de prévenir et réduire les risques pour les randonneurs.

Le précédent périmètre, qui comporte une interdiction d’accès, avait été défini par arrêté municipal de la ville de Saint-Claude, le 29 octobre 2001, puis élargi à deux reprises, par arrêté municipal, en 2004 et 2015. Après concertation, un nouveau périmètre est, donc, aujourd’hui défini. Il s’étend sur le territoire des communes de Saint-Claude et de Capesterre-Belle-Eau. C’est pour cette raison qu’un nouvel arrêté doit être pris, par le préfet et non plus par chacune des communes.

Sécurité Soufrière 15/01/2019

Un nouveau périmètre de sécurité au sommet de la Soufrière (Source : Parc National de la Guadeloupe).

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Un tsunami en Indonésie fait plus de 200 morts et près d’un millier de blessés

Au moins 222 personnes ont trouvé la mort dans un tsunami qui a frappé samedi soir les côtes situées près du détroit de la Sonde, qui sépare les îles indonésiennes de Java et Sumatra où l’on dénombre plusieurs centaines de blessés.

Samedi soir, un tsunami a déferlé sur l’Indonésie, quelque temps après l’éruption d’un volcan. Une vague s’est formée et a violemment frappé les côtes méridionales de Sumatra, à l’extrémité occidentale de l’île de Java, vers 21h30. Le bilan s’élevait dimanche peu avant midi à 222 morts et plusieurs centaines de blessés, mais il pourrait encore augmenter. « Il y a 843 blessés et 28 personnes sont portées disparues », a indiqué l’agence indonésienne de gestion des catastrophes.

Le tsunami a vraisemblablement été déclenché par une marée montante anormale liée à deux phénomènes : une pleine lune conjuguée à un glissement de terrain sous-marin provoqué par l’éruption de l’Anak Krakatoa, petite île volcanique du détroit de la Sonde entre Java et Sumatra. « La combinaison (des deux facteurs) a causé un tsunami soudain qui a frappé les côtes » a ainsi commenté Sutopo Purwo Nugroho, porte-parole de l’agence géologique indonésienne mène l’enquête pour déterminer les circonstances exactes du phénomène.

Tsunami Indonésie 23/12/2018

Indonésie : un tsunami provoqué par une éruption volcanique fait plus de 200 morts (Source : AFP).

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Faut-il revoir la théorie des chambres magmatiques sous les volcans ?

La volcanologie, comme toutes les autres sciences en pleine vitalité, évolue de sorte que ses modèles s’affinent et sont partiellement réfutés au cours du temps. C’est ce qui arrive sous nos yeux avec celui des chambres magmatiques qui se révèlent plus complexes que ce que l’on pensait, comme l’explique Jacques-Marie Bardintzeff avec un travail publié par ses collègues volcanologues britanniques.

Il y a 20 ans cette année, le grand volcanologue français Haroun Tazieff décédait. La science volcanologique a fait de nombreux progrès depuis mais il reste encore beaucoup à découvrir et à comprendre. En atteste le simple fait que nous ne sommes toujours pas capables de prédire les éruptions volcaniques, si ce n’est, parfois, que quelques heures voire quelques jours à l’avance. Sans doute Haroun Tazieff aurait été intéressé par l’article publié dans le journal Nature et provenant de volcanologues anglo-saxons, de l’Imperial College London et de l’université de Bristol, dont le célèbre Stephen Sparks. Les travaux menés par ces chercheurs remettent en cause les idées que l’on se fait généralement sur les chambres magmatiques, que l’on croit présentes sous les volcans, en se basant notamment sur des modèles numériques sur ordinateurs de la physique et de la chimie des processus magmatiques. Haroun Tazieff avait déjà envisagé en son temps l’utilité de tels modèles pour la volcanologie. En résumé, il n’y aurait pas vraiment de chambres magmatiques sous les volcans – selon l’image que l’on s’en fait souvent -, c’est-à-dire une sorte d’immense cavité remplie de magma en fusion. À la place, est introduit le concept de « magma mush ».

Remettre en cause ce que l’on pensait des chambres magmatiques ne semble pas une mince affaire. Jacques-Marie Bardintzeff explique l’intérêt des travaux exposés par ses collègues : « ils confirment et développent en détail des idées que l’on avait depuis quelque temps déjà pour rendre compte de certains problèmes rencontrés avec le modèle classique de chambre magmatique, développé notamment à partir des observations faites dans les années 1930 sur le massif de Skaergaard sur la côte Est du Groenland ». Jacques-Marie Bardintzeff précise que « cela fait quelque temps déjà que les volcanologues anglo-saxons utilisent le terme anglais de mush pour décrire le magma enrichi en cristaux rassemblé en profondeur sous les volcans, et que l’on peut traduire par « bouillie », bien que ce terme français ne corresponde pas vraiment à la réalité ».

Qu’est-ce qui se cache derrière ce terme ? Tout simplement, qu’à la place des chambres magmatiques remplies de magma dans lesquelles se forment et nagent quelques cristaux – que l’on peut trouver dans les laves après une éruption -, on aurait à l’inverse majoritairement des cristaux entre lesquels existe une petite portion de liquide fondu, pouvant circuler par percolation comme l’eau à travers du café ou du sable. D’après le nouveau travail des chercheurs britanniques, qui permet de mieux rendre compte des données géophysiques, géochimiques et minéralogiques associées aux volcans, les chambres magmatiques au sens classique du terme seraient en fait sous forme de poches de magma transitoires juste avant les éruptions.

Volcan Kilauea Hawaï

Une éruption du volcan Kilauea à Hawaï a émis de grandes quantités de laves formant la cascade que l’on voit sur cette photo (Source : USGS).

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