Philippines : menace d’éruption imminente du volcan Mayon

Un gigantesque nuage en forme de champignon est apparu lundi au-dessus du plus actif des volcans philippins, plongeant dans l’obscurité une zone évacuée par des milliers de personnes en raison d’une menace d’éruption imminente.

« Eruption dangereuse imminente » : c’est ainsi que l’agence vulcanologique philippine classe désormais le Mayon, situé sur l’île de Luçon, dans le centre de l’archipel, estimant que le volcan pourrait entrer dans les prochains jours en éruption après deux semaines d’activité. Une pluie de fines cendres et de sable s’est abattue sur la ville de Legazpi, 200.000 habitants, peu après l’explosion de la mi-journée qui a plongé la zone dans l’obscurité, obligeant les automobilistes à allumer leurs phares et leurs essuie-glaces, selon un journaliste de l’AFP.

La colonne de cendres s’élevait sur plusieurs kilomètres au-dessus du volcan, masquant le soleil dans cette région très agricole à 330 kilomètres au sud-est de Manille. « J’ai dû m’arrêter parce que mon casque était rempli de cendres », a raconté à l’AFP Girlie Panesa, 39 ans, en garant sa moto dans la ville de Ligao et en demandant de l’eau aux passants pour nettoyer sa visière.

Volcan Mayon 22/01/2018

Une colonne de cendres géante s’élève au dessus du volcan Mayon, sur l’île de Luçon aux Philippines, lundi 22 janvier 2018. Des miliers de personnes ont évacué la zone en raison d’un risque d’éruption imminente. (Source : AFP)

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Philippines : Le volcan Mayon fait fuir les habitants mais attire les touristes

Les coulées de lave qui émanent du volcan philippin Mayon ont entraîné l’évacuation de dizaines de milliers de personnes, mais attirent aussi malgré les risques une foule de touristes fascinés par le spectacle.

Le sommet du cratère situé sur l’île de Luçon, dans le centre de l’archipel, était embrasé dans la nuit de lundi à mardi par des longues coulées rougeoyantes, ce qui est le signe d’une activité de plus en plus intense selon les scientifiques qui craignent une éruption majeure. Si des milliers d’habitants fuient, des foules de curieux arrivent dans la zone située à 330 km au sud-est de Manille pour observer et photographier le volcan, a déclaré à l’AFP Danny Garcia, porte-parole de la province d’Albay.

« C’est un spectacle à voir. C’est la beauté et la fureur en même temps, surtout la nuit. Mais c’est un phénomène naturel et nous ignorons quand une éruption aura lieu », a déclaré M. Garcia. Célèbre aux Philippines pour la quasi-perfection de son cône, ce volcan qui culmine à 2.460 mètres est entré en éruption une cinquantaine de fois au cours des 400 dernières années.

Volcan Mayon Philippines 15/01/2018

Des coulées de lave lors d’une éruption du volcan Mayon, le 15 janvier 2018 à Legazpi, aux Philippines (Source : AFP).

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Martinique : coulées de boue volcaniques sous surveillance au Prêcheur

Le lit de la rivière du Prêcheur en Martinique est soumis depuis plusieurs jours à un phénomène de coulées de boue volcaniques successives. Les services de l’Etat ont mis en place une cellule de veille active pour suivre l’évolution du phénomène qui suscite l’inquiétude sur place.

La rivière du Prêcheur en Martinique fait l’objet d’une surveillance accrue des services de l’Etat à la suite de coulées de boue volcaniques successives ces derniers jours. L’Observatoire Volcanique et Sismologique de la Martinique (OVSM), ainsi que la mairie et les services de la Collectivité territoriale de la Martinique sont chargés de cette surveillance. Des capteurs ont été disposés « tout au long de la rivière afin de donner l’alerte en cas de glissements rocheux » et une « cellule de veille active a été mise en place par le préfet de la Martinique pour suivre l’évolution du phénomène ».

Ce phénomène de coulée de boue d’origine volcanique connu sous le nom de « lahar », n’est pas nouveau dans cette région de l’île située sous le flanc ouest de la Pelée. C’est « la zone la plus instable de cette montagne et elle porte encore les cicatrices d’événements survenus il y a plus de cent mille ans », indique Valérie Clouart, la directrice de l’OVSM. « La persistance de fortes pluies pourrait entraîner un « risque de lahar très énergétique et une sortie de la rivière de son lit au niveau du bourg du Prêcheur », selon Valérie Clouart. Lors d’un précédent épisode du même genre, « les 19 et 20 juin 2010, une vingtaine de maisons du Prêcheur avaient été impactées sans entraîner de pertes en vies humaines », rappelle la directrice de l’Observatoire.

Lahar rivière du Prêcheur en Martinique

Coulées de boue dans la rivière du Prêcheur en Martinique (Source : Martinique 1ère).

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Six volcans menaçants à surveiller en 2018

Sur Terre, des volcans se réveillent toutes les semaines. Le plus souvent, ils le font calmement, produisant de petites éruptions, mais, parfois, des géants entrent en activité… Quels sont les volcans les plus à surveiller en 2018 ?

Fin 2017, le mont Agung a beaucoup fait parler de lui. Situé à Bali, ce volcan a en effet montré des signes d’activité laissant craindre une éruption imminente. Il a ainsi provoqué l’évacuation des populations les plus menacées qui vivent à ses pieds. Alors, y a-t-il d’autres volcans comme lui dont il faut s’inquiéter ? La réponse est oui, bien sûr. Notre planète compte des centaines de volcans, dont un certain nombre reste encore à découvrir au fond des océans…

Ne serait-ce qu’en Indonésie, 18 des 139 volcans actifs en 2017 « ont déclenché des alertes pour cause d’activité sismique plus intense que la normale, de déformation du sol ou d’émissions de gaz », écrivent trois spécialistes dans un article sur les volcans à surveiller en 2018. Ils ajoutent qu’entre 14 et 27 volcans sont entrés en éruption dans le monde chaque semaine l’année dernière. Heureusement, pour beaucoup d’entre eux, ce sont de gentilles effusions ou de petites explosions (ou des modérées). Rien à voir avec l’éruption du mont Tambora en 1815, toujours en Indonésie, considérée comme la plus puissante de l’histoire récente.

Et, même si celle-ci fit plus de 92.000 morts et eut un impact sur le climat, elle « ne fait pas le poids comparée aux superéruptions intervenues dans le passé géologique » rappellent les chercheurs. La plus redoutable de ces 25 derniers millions d’années fut celle du Toba, un supervolcan de Sumatra entré en éruption il y a 74.000 ans. Mais Ralf Gertisser (université de Keele), Katie Preece (université de Glasgow) et Sylvain Charbonnier (université de Floride du Sud) se veulent rassurants : « Il y a peu de chance qu’une catastrophe similaire se reproduise de sitôt ».

Eruption Mont Agung Indonésie

Six volcans menaçants sont à surveiller en 2018. Ici, le mont Agung en éruption (Bali, Indonésie). Ce volcan a beaucoup fait parler de lui en 2017.

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Une île du Pacifique créée par un volcan sous-marin intrigue la science

La plus jeune île du monde, née des cendres d’une éruption, affiche une résistance à l’océan hors du commun. Elle pourrait éclaircir notre connaissance… de Mars.

Un trésor se cache sur un confetti de terre inhabité dans le Pacifique. Un trésor en fait scientifique : l’île elle-même. Plusieurs de ses caractéristiques étonnent les chercheurs, qui pensent même y trouver la clef de l’évolution géologique d’une toute autre planète, Mars.

Pourtant, ce n’est la première île née de l’accumulation d’un énorme volume de cendres et de roches, lors de l’éruption d’un volcan sous-marin. « Hunga Tonga Hunga Ha’apai » -c’est son nom- est ainsi apparue, fin 2014, à 65 km au nord-ouest de la capitale des Tonga. Un royaume de 170 autres îles, dont certaines formées, comme elle, par les dizaines de volcans sous-marins de la « ceinture de feu » du Pacifique.

Les scientifiques lui donnaient quelques mois, comme ses grandes sœurs, avant d’être submergée. Sauf que l’île, dont le sommet culmine à 120 m, résiste beaucoup mieux que prévu: sa durée de vie vient d’être révisée entre 6 et 30 ans par une étude de la NASA, lundi. C’est même la première à survivre de la sorte, à l’ère moderne des satellites. Ceux-ci scrutent désormais son activité, notamment les satellites français Pléiades du CNES et d’Airbus Defense and Space, qui ont apporté les premières photos de sa naissance.

Nouvelle île volcanique Pacifique

Une photo de l’île en forme de cratère, prise en juin 2017 par deux Français, premiers scientifiques à fouler son sol (Source : NASA/Damien Grouille/Cecile Sabau).

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Volcans : les superéruptions plus fréquentes que prévu

Les superéruptions volcaniques, qui rejettent des milliards de tonnes de cendres dans l’air, peuvent menacer notre civilisation. Le laps de temps qui sépare deux superéruptions serait plus court que ce que les scientifiques pensaient jusqu’à présent.

Les superéruptions volcaniques sont susceptibles de se produire plus fréquemment qu’on ne le pensait, affirme une étude basée sur des données statistiques. Une équipe de l’université d’Oxford (Royaume-Uni) a en effet calculé que le laps de temps estimé entre deux superéruptions serait en moyenne d’environ 17.000 ans. « C’est substantiellement plus court que les estimations précédentes », souligne cette étude parue mercredi dans la revue Earth and Planetary Science Letters.

Cela « indique que les volcans représentent pour notre civilisation humaine un risque plus grand qu’on ne le pensait », ajoute le texte. Les précédentes estimations de fréquence de ces cataclysmes, réalisées en 2004, considéraient que les superéruptions se produisaient en moyenne tous les 45.000 à 714.000 ans, indique Jonathan Rougier, professeur de sciences statistiques à l’université d’Oxford et principal auteur de l’étude.

« Nous avons réévalué cet intervalle que nous situons désormais entre 5.000 et 48.000 ans, la fréquence la plus probable étant de 17.000 ans », ajoute-t-il. Les superéruptions sont donc « beaucoup plus fréquentes qu’on ne le pensait précédemment tout en restant très rares », déclare ce chercheur à l’AFP.

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A Bali, les éruptions du volcan Agung produisent de dangereux lahars

Selon la classification du niveau de dangerosité d’une éruption volcanique en Indonésie, l’Agung est désormais en alerte rouge, ce qui signifie qu’une éruption importante avec des nuées ardentes est possible dans les 24 heures. Des lahars sont déjà observables autour du volcan à Bali.

L’activité éruptive de l’Agung se poursuit ce lundi 27 novembre 2017 et elle inquiète suffisamment les autorités pour que l’aéroport international Ngurah Rai, près de Denpasar, la capitale de la province indonésienne de Bali, ait été fermé au moins jusqu’à demain. Au dernières nouvelles, 445 vols ont été perturbés et environ 59.000 passagers en ont subi les conséquences.

Des lahars, ces coulées de boues bien connues en Indonésie puisque leur nom en provient, sont apparues autour de l’Agung. Mais elles n’ont pas fait de victimes, comme ce fut le cas en 1963 lors de la dernière éruption du volcan. Les autorités avaient heureusement fait déplacer les populations qui pouvaient être menacées d’après les volcanologues. Ces derniers sont effet capables d’estimer les risques en prenant en compte la topographie des terrains, l’histoire du volcan, voire en se basant également sur des simulations d’écoulements de cendres crachées par un volcan et emportées sous l’action des pluies.

Lahar Bali Agung

De fortes pluies se mélangent à ces cendres et aux fragments instables de roches magmatiques expulsés, créant de subites coulées boueuses appelées lahar (ici le long de la rivière Yeh Sah) (Source : MaxPPP/M. Fauzy Chaniago/Xinhua News Agency/Newscom).

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