Indonésie : le volcan Merapi en éruption

Le Merapi est entré en éruption le 7 février 2019. Les autorités avaient demandé aux habitants de ne pas s’approcher à moins de 5 km du volcan indonésien.

Le Merapi en Indonésie, l’un des volcans les plus actifs au monde haut de plus de 2000 mètres, est entré en éruption le 7 février 2019, dégageant un panache de cendres et une coulée de lave.

Les autorités avaient auparavant ordonné aux habitants de se tenir à l’écart d’une zone de sécurité d’un rayon de 5 km autour du volcan situé près de la grande ville universitaire de Yogyakarta, sur l’île de Java. Les éruptions du Merapi sont toujours suivies avec inquiétude même si le niveau d’alerte n’a pas été relevé après l’éruption.

Volcan Merapi 07/01/2019

Le volcan Merapi en Indonésie, le 7 janvier 2019 (Source : AFP).

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Fumerolles à la Soufrière : la préfecture définit un nouveau périmètre de sécurité au sommet du volcan

Depuis le début de l’année 2018, l’Observatoire Volcanologique et Sismologique de la Guadeloupe (OVSG-IPGP) constate une augmentation de l’activité volcanique, qui se traduit notamment par une intensification de l’activité micro-sismique. S’il n’y a pas de risque d’éruption, à très court terme, la déformation du dôme qui est en cours provoque des évènements à la surface. L’activité des fumerolles est ainsi plus importante sur une zone élargie avec l’apparition de nouveaux centres d’émission, des projections de boues brûlantes et acides, de roches…. Les zones d’instabilité avec des risques d’effondrement augmentent, ainsi que les risques d’émanations toxiques. D’où l’arrêté préfectoral définissant un nouveau périmètre de sécurité, au sommet de la Soufrière.

Le préfet de la Guadeloupe a initié, dès le mois de mai 2018, un cycle de réunions, avec la mairie de Saint-Claude, l’OVSG-IPGP, le Parc national, Routes de Guadeloupe, la DEAL et les services de sécurité et de secours, sur les mesures à prendre pour tenir compte de cette activité. Dans ce cadre, il a été collectivement décidé de revoir le périmètre de sécurité au sommet, afin de prévenir et réduire les risques pour les randonneurs.

Le précédent périmètre, qui comporte une interdiction d’accès, avait été défini par arrêté municipal de la ville de Saint-Claude, le 29 octobre 2001, puis élargi à deux reprises, par arrêté municipal, en 2004 et 2015. Après concertation, un nouveau périmètre est, donc, aujourd’hui défini. Il s’étend sur le territoire des communes de Saint-Claude et de Capesterre-Belle-Eau. C’est pour cette raison qu’un nouvel arrêté doit être pris, par le préfet et non plus par chacune des communes.

Sécurité Soufrière 15/01/2019

Un nouveau périmètre de sécurité au sommet de la Soufrière (Source : Parc National de la Guadeloupe).

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Un tsunami en Indonésie fait plus de 200 morts et près d’un millier de blessés

Au moins 222 personnes ont trouvé la mort dans un tsunami qui a frappé samedi soir les côtes situées près du détroit de la Sonde, qui sépare les îles indonésiennes de Java et Sumatra où l’on dénombre plusieurs centaines de blessés.

Samedi soir, un tsunami a déferlé sur l’Indonésie, quelque temps après l’éruption d’un volcan. Une vague s’est formée et a violemment frappé les côtes méridionales de Sumatra, à l’extrémité occidentale de l’île de Java, vers 21h30. Le bilan s’élevait dimanche peu avant midi à 222 morts et plusieurs centaines de blessés, mais il pourrait encore augmenter. « Il y a 843 blessés et 28 personnes sont portées disparues », a indiqué l’agence indonésienne de gestion des catastrophes.

Le tsunami a vraisemblablement été déclenché par une marée montante anormale liée à deux phénomènes : une pleine lune conjuguée à un glissement de terrain sous-marin provoqué par l’éruption de l’Anak Krakatoa, petite île volcanique du détroit de la Sonde entre Java et Sumatra. « La combinaison (des deux facteurs) a causé un tsunami soudain qui a frappé les côtes » a ainsi commenté Sutopo Purwo Nugroho, porte-parole de l’agence géologique indonésienne mène l’enquête pour déterminer les circonstances exactes du phénomène.

Tsunami Indonésie 23/12/2018

Indonésie : un tsunami provoqué par une éruption volcanique fait plus de 200 morts (Source : AFP).

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Faut-il revoir la théorie des chambres magmatiques sous les volcans ?

La volcanologie, comme toutes les autres sciences en pleine vitalité, évolue de sorte que ses modèles s’affinent et sont partiellement réfutés au cours du temps. C’est ce qui arrive sous nos yeux avec celui des chambres magmatiques qui se révèlent plus complexes que ce que l’on pensait, comme l’explique Jacques-Marie Bardintzeff avec un travail publié par ses collègues volcanologues britanniques.

Il y a 20 ans cette année, le grand volcanologue français Haroun Tazieff décédait. La science volcanologique a fait de nombreux progrès depuis mais il reste encore beaucoup à découvrir et à comprendre. En atteste le simple fait que nous ne sommes toujours pas capables de prédire les éruptions volcaniques, si ce n’est, parfois, que quelques heures voire quelques jours à l’avance. Sans doute Haroun Tazieff aurait été intéressé par l’article publié dans le journal Nature et provenant de volcanologues anglo-saxons, de l’Imperial College London et de l’université de Bristol, dont le célèbre Stephen Sparks. Les travaux menés par ces chercheurs remettent en cause les idées que l’on se fait généralement sur les chambres magmatiques, que l’on croit présentes sous les volcans, en se basant notamment sur des modèles numériques sur ordinateurs de la physique et de la chimie des processus magmatiques. Haroun Tazieff avait déjà envisagé en son temps l’utilité de tels modèles pour la volcanologie. En résumé, il n’y aurait pas vraiment de chambres magmatiques sous les volcans – selon l’image que l’on s’en fait souvent -, c’est-à-dire une sorte d’immense cavité remplie de magma en fusion. À la place, est introduit le concept de « magma mush ».

Remettre en cause ce que l’on pensait des chambres magmatiques ne semble pas une mince affaire. Jacques-Marie Bardintzeff explique l’intérêt des travaux exposés par ses collègues : « ils confirment et développent en détail des idées que l’on avait depuis quelque temps déjà pour rendre compte de certains problèmes rencontrés avec le modèle classique de chambre magmatique, développé notamment à partir des observations faites dans les années 1930 sur le massif de Skaergaard sur la côte Est du Groenland ». Jacques-Marie Bardintzeff précise que « cela fait quelque temps déjà que les volcanologues anglo-saxons utilisent le terme anglais de mush pour décrire le magma enrichi en cristaux rassemblé en profondeur sous les volcans, et que l’on peut traduire par « bouillie », bien que ce terme français ne corresponde pas vraiment à la réalité ».

Qu’est-ce qui se cache derrière ce terme ? Tout simplement, qu’à la place des chambres magmatiques remplies de magma dans lesquelles se forment et nagent quelques cristaux – que l’on peut trouver dans les laves après une éruption -, on aurait à l’inverse majoritairement des cristaux entre lesquels existe une petite portion de liquide fondu, pouvant circuler par percolation comme l’eau à travers du café ou du sable. D’après le nouveau travail des chercheurs britanniques, qui permet de mieux rendre compte des données géophysiques, géochimiques et minéralogiques associées aux volcans, les chambres magmatiques au sens classique du terme seraient en fait sous forme de poches de magma transitoires juste avant les éruptions.

Volcan Kilauea Hawaï

Une éruption du volcan Kilauea à Hawaï a émis de grandes quantités de laves formant la cascade que l’on voit sur cette photo (Source : USGS).

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Voyage au centre de la Terre

Longtemps l’homme a cherché en vain à percer les mystères des entrailles de la planète. La science lève peu à peu ce voile.

« Personne ne sait d’une façon certaine ce qui se passe à l’intérieur du globe. » Cette citation d’Otto Lidenbrock, le héros de Voyage au centre de la Terre, rédigé par Jules Verne voilà plus d’un siècle et demi, semble toujours de mise. Incroyable… Alors qu’il a posé le pied sur la Lune et s’apprête à partir à la conquête de Mars, l’homme demeure incapable d’explorer les entrailles de la petite planète qui le porte. Ce doux rêve du célèbre écrivain nantais est encore cantonné au domaine de la fiction, faute de moyens technologiques.

L’idée de creuser le sol, tout simplement, a longtemps été la seule solution. Plusieurs scientifiques réalisent encore des forages d’exploration : ils mesurent la température et la pression souterraines et, surtout, remontent par carottage des échantillons, ensuite analysés en laboratoire. Outre les missions menées actuellement par le Japon sous l’océan grâce au Chikyu, un navire spécialisé, le trou le plus profond du monde, percé par des scientifiques russes dans la toundra près de Mourmansk, a atteint près de 12,3 kilomètres (km) en 1989. Un record qui laisse rêveur : dix-neuf ans de travail pour explorer environ… 0,2 % de la structure interne de la Terre, dont le rayon fait 6 371 km.

« Les forages restent largement insuffisants, reconnaît Henri-Claude Nataf, directeur de recherche à l’Institut des sciences de la Terre (CNRS, université de Grenoble). Ce n’est même pas la moitié de l’épaisseur de la croûte terrestre – cette couche superficielle géologique qui débute sous nos pieds et s’enfonce jusqu’à 35 km de profondeur en moyenne. » Si la Terre était une pomme, sa peau représenterait exactement la finesse relative de cette croûte. Et sous les océans, elle se compresse et devient encore plus mince.

Structure interne Terre

En dessous de la croûte terrestre, se cache plusieurs autres couches.

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Comment 96% des espèces ont disparu il y a 252 millions d’années

Des chercheurs ont reconstitué la succession d’événements de la crise du Permien-Trias qui a provoqué la disparition de presque toutes les espèces vivant sur Terre.

Il y a près de 252 millions d’années, 96% des espèces ont subitement disparu dans ce qui demeure la plus grave crise d’extinction qu’ait connue notre planète. Une crise qui marqua la fin de l’ère du Permien et le début du Trias. Nous savions déjà que les éruptions colossales des trapps de Sibérie (le terme trapps vient du suédois « escalier », les coulées de lave successives formant des sortes de marches) étaient à l’origine de ce phénomène, mais pas l’enchaînement précis des événements qui ont provoqué la mort effective de toutes ces espèces. Une équipe de chercheurs des universités de Washington et de Stanford, aux États-Unis, a développé un nouveau modèle qui permet de comprendre comment ces éruptions ont entraîné une hausse de température extrême sur le globe et une désoxygénation brutale des mers, qui furent toutes dévastatrices pour la vie (Science 6 décembre).

La Terre d’il y a 252 millions d’années n’était pas celle que nous connaissons. Un immense océan entourait un super continent appelé la Pangée. La composition de l’atmosphère était différente et la température moyenne plus élevée, entre 20°C et 21°C contre 15°C aujourd’hui. La terre s’est alors ouverte au niveau de l’actuelle Sibérie,déversant pendant 10.000 ans des millions de kilomètres cubes de lave pour former les trapps actuels. Comme si toute une mer Méditerranée de roches en fusion se déversait sur le continent. Avec elles, des quantités faramineuses de gaz à effet de serre ont été relâchées dans l’atmosphère : près de cent fois l’intégralité des émissions humaines cumulées depuis 1850.

Ces dégagements massifs, accompagnés de nombreuses substances nocives soufrées et chlorées, ont été injectées dans l’atmosphère ont déstabilisé le climat. Elles ont augmenté l’effet de serre naturel dans des proportions catastrophiques. La température a grimpé de 11°C, pour atteindre 32°C. Une fournaise. Un enfer. Pendant des milliers d’années.

Trapps de Sibérie

Les trapps de Sibérie sont une des formations géologiques les plus impressionnantes sur Terre.

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Des scientifiques ont déterminé la pire année de l’histoire de l’humanité

En analysant des échantillons de glaces prélevés dans les Alpes, des chercheurs sont parvenus à déterminer la pire période de vie de l’Histoire. Paroxysme de l’horreur : l’année 536 de notre ère, le début d’une période durant laquelle toutes les conditions furent réunies pour transformer la vie en enfer…

« C’était mieux avant ! » Voilà une assertion passéiste qui a inspiré de nombreux auteurs – philosophes, journalistes ou écrivains – aux points de vue parfois radicalement opposés. Outre l’évolution de la société, de la politique et de l’économie, celle de l’environnement semble également avoir pris un chemin mortifère… Mais en regardant en arrière, il s’avère que certaines périodes du passé ne furent pas des plus agréables pour les populations de l’époque. Summum de l’horreur, selon une étude qui vient d’être publiée dans la revue Antiquities : l’an 536 de notre ère.

« Ce fut le commencement de l’une des pires périodes pour être en vie, sinon la pire année », affirme le professeur d’Histoire de Harvard Michael McCormick à Science Magazine. Pour aboutir à cette conclusion, le chercheur épaulé par son collègue historien Christopher Loveluck, professeur à l’Université de Nottingham, et le glaciologue Paul Mayewski de l’Institut du changement climatique de l’Université du Maine, ont analysé des échantillons de glace prélevés dans les Alpes, à la recherche d’éléments chimiques indicateurs d’une catastrophe naturelle.

Ainsi les scientifiques ont-ils mis en évidence des polluants atmosphériques d’origine volcanique. Des particules liées à une série de cataclysmes éruptifs survenus au milieu du VIe siècle de notre ère. En 536, tout d’abord, un volcan islandais diffuse dans l’atmosphère une telle quantité de cendres, qu’un nuage opaque plonge le monde dans 18 mois de ténèbres. Les prémices d’une catastrophe de plus grande ampleur encore.

Hiver volcanique Europe VIe siècle

Hiver volcanique en Europe durant le VIe siècle.

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