Australie : la pluie tombe enfin sur les incendies

D’importantes précipitations sont tombées sur les États australiens de Nouvelle-Galles du Sud et du Victoria dans la journée du 16 janvier. De quoi aider les pompiers qui, épuisés, doivent encore faire face à de nombreux brasiers.

La pluie, enfin. Celle-ci est tombée jeudi 16 janvier 2019 sur certaines des régions australiennes en proie depuis des mois à de dramatiques feu de forêts, et davantage de précipitations sont attendues, ce qui devrait aider les pompiers engagés dans un combat titanesque. Ces incendies, sans précédent dans leur ampleur et leur durée, ont d’ores et déjà fait 28 morts, alors que les scientifiques évaluent à plus d’un milliard le nombre d’animaux tués.

La pluie, enfin. Celle-ci est tombée jeudi 16 janvier 2019 sur certaines des régions australiennes en proie depuis des mois à de dramatiques feu de forêts, et davantage de précipitations sont attendues, ce qui devrait aider les pompiers engagés dans un combat titanesque. Ces incendies, sans précédent dans leur ampleur et leur durée, ont d’ores et déjà fait 28 morts, alors que les scientifiques évaluent à plus d’un milliard le nombre d’animaux tués.

Aggravée par le réchauffement climatique, cette crise saisonnière des feux de forêts a été nourrie par un temps particulièrement chaud ces derniers mois sur l’immense île-continent, et la quasi absence de précipitations conséquentes. Et l’impatience ne cessait de grandir ces derniers temps au sein de la population. « De bonnes chutes » de pluie ont eu lieu jeudi matin dans l’État de Nouvelle-Galles-du-Sud (sud-est de l’Australie), où sont localisés les brasiers les plus importants, a indiqué le bureau local de météorologie.

Pluie Nouvelle Galles du Sud Australie 16/01/2020

Un troupeau de bovins sous la pluie, le 16 janvier 2020 à Nowra, en Nouvelle-Galles-du-Sud, en Australie (Source : AFP).

Lire la suite

Australie : un feu sous contrôle et des pluies attendues

Les pompiers australiens ont eu le dessus sur le « méga-feu » qui ravageait la zone montagneuse de Gospers. En outre, les services météorologiques ont annoncé des pluies dans certaines régions touchées par les incendies.

Les pompiers australiens ont annoncé avoir réussi le 13 janvier 2020 à maîtriser le plus important « méga-feu » du pays qui était hors de contrôle depuis presque trois mois alors qu’un temps pluvieux est attendu.

Les soldats du feu de l’État de Nouvelle-Galles du Sud ont expliqué avoir finalement pris le dessus dans leur lutte contre l’immense brasier qui brûlait de manière incontrôlée dans la zone montagneuse de Gospers, au nord-ouest de la banlieue de Sydney. En visite le 13 janvier dans cette région, le chef des pompiers dans les zones rurales de Nouvelle-Galles du Sud, Shane Fitzsimmons, a déclaré qu' »il restait à en finir avec une petite zone » mais que « le pronostic de confinement semble prometteur ». Dans ce parc national, ce « méga-feu » a ravagé une zone trois fois plus grande que le Grand Londres et généré d’autres foyers, détruisant, au total, rien que dans ce secteur, 8.000 km2.

Alors que les habitants et les autorités continuaient à faire face à l’ampleur de la catastrophe, les services météorologiques ont annoncé jusqu’à 50 millimètres de pluie pour la semaine prochaine dans certaines régions touchées, un soulagement après des mois de sécheresse prolongée. Si ces prévisions se confirment, cela représentera « tous nos cadeaux de Noël, d’anniversaire, de fiançailles, d’anniversaire de mariage et de fin d’études réunis en un seul. Croisons les doigts », a lancé M. Fitzsimmons. Des dizaines d’autres feux ont déjà été maîtrisés.

Incendies Nouvelle Galles du Sud Australie 11/01/2020

Une voiture calcinée en Nouvelle-Galles du Sud (Australie) le 11 janvier 2020 (Source : AFP).

Lire la suite

Incendies : un week-end catastrophique pour l’Australie

Pour faire face aux violents incendies, le gouvernement australien a fait appel à 3.000 réservistes et a déployé son équipe d’aide médicale qui intervient normalement à l’étranger. Emmanuel Macron a proposé une aide opérationnelle immédiate à l’Australie pour aider dans la lutte des incendies.

Des réservistes de l’armée étaient déployés le 6 janvier 2020 sur des zones ravagées par les feux de forêt dans trois Etats australiens, après un week-end catastrophique au cours duquel de vastes étendues boisées ont laissé place à des paysages de cendres.

Le gouvernement australien a décidé la plus importante mobilisation de réservistes de l’armée. 3.000 personnes se sont déployées sur la côte est avec pour mission d’aider les équipes d’urgence à évaluer les dégâts, de rétablir l’électricité ou de distribuer de l’aide alimentaire ou du carburant aux zones affectées. Pour la première fois de l’histoire australienne, le gouvernement a aussi déployé son équipe d’aide médicale pour prêter son concours aux évacuations. Celle-ci sert en temps normal dans les pays étrangers touchés par des catastrophes naturelles.

Incendies Australie 2019/2020

Représentation 3D des incendies en Australie d’après les données de la NASA (FIRMS) du 5 décembre 2019 au 5 janvier 2020 (Source : Anthony Hearsey/Creative Imaging).

Lire la suite

Biodiversité Australie : les feux de forêt ont tué près de 500 millions d’animaux

Une étude de l’Université de Sydney estime que dans le seul Etat de Nouvelle-Galles du Sud, le plus touché par les feux, 480 millions d’animaux ont été tués depuis septembre 2019. Ces calculs ne tiennent pas compte des insectes, des chauves-souris et des grenouilles. Le nombre d’animaux morts est en réalité sûrement bien plus élevé.

La vie sauvage australienne, réputée notamment pour ses koalas et ses kangourous, mettra des décennies à se remettre des feux de forêt qui dévastent actuellement l’immense île-continent.

Depuis le début en septembre 2019 de ces incendies ravageurs, au moins 20 personnes sont décédées et une surface équivalente à deux fois la Belgique est partie en fumée. Ces feux ont également été meurtriers pour la vie sauvage. Selon une récente étude, ils sont à l’origine de la disparition de millions d’animaux dans un seul Etat et des décennies seront nécessaires pour que la vie sauvage se reconstitue. Des images bouleversantes de koalas assoiffés buvant de l’eau dans des bouteilles tenues par des pompiers ou de kangourous totalement paniqués au milieu des flammes, ont fait le tour du monde.

L’étude de l’Université de Sydney estime que dans le seul Etat de Nouvelle-Galles du Sud, le plus touché par ces feux, 480 millions d’animaux ont été tués depuis septembre 2019. Ces calculs de taux de mortalité sont très « prudents », ont souligné le 3 janvier 2020 dans un communiqué les auteurs de cette étude, et le bilan pourrait être « considérablement plus élevé ». Afin de parvenir à ce chiffre, les chercheurs ont recoupé les estimations concernant la densité de population de ces mammifères dans cet Etat avec la superficie de végétation ravagée par les feux. Ce nombre comprend les mammifères, les oiseaux et les reptiles mais pas les insectes, les chauves-souris et les grenouilles. Le nombre d’animaux qui a ainsi disparu « est susceptible d’être beaucoup plus élevé que 480 millions », selon le communiqué. « La vie sauvage en Nouvelle-Galles du Sud est gravement menacée et subit la pression croissante de toute une série de menaces, notamment le défrichement et le changement climatique ».

Kangourou incendies Australie

Un kangourou aperçu dans la ville de Nowra, en Nouvelle-Galles du Sud, à proximité d’une zone d’incendie (Source : AFP).

Lire la suite

L’Est de l’Australie asphyxié par la fumée des incendies

Depuis près de trois mois, l’Est de Australie, en proie à de très violents feux de brousse, est noyé dans un épais brouillard de fumées toxiques. Mardi 10 décembre 2019, les mauvaises conditions météo ont aggravé la situation.

L’Est de l’Australie et notamment Sydney étaient recouverts mardi d’un brouillard de fumées toxiques dégagé par les feux de forêts alimentés par des conditions météorologiques « extrêmes ». A Sydney, ville la plus peuplée du pays, ces fumées ont déclenché l’alarme des détecteurs, contraignant les pompiers à aller de bureaux en bureaux, toutes sirènes hurlantes. Les services d’urgence ont répondu en quelques heures à 500 appels automatiques, un chiffre historique, selon Roger Mentha des pompiers des zones rurales de Nouvelle-Galles du Sud.

Une course de yachts a été interrompue par les organisateurs en raison des conditions qualifiées de « trop dangereuses ». « La fumée dégagée par tous les incendies est si importante dans le port qu’on ne voit rien, c’est donc trop dangereux », a déclaré Di Pearson, porte-parole de la Sydney Solas. Beaucoup d’habitants s’étouffaient sous leur masque en raison de l’épaisse fumée âcre. Certaines liaisons en ferries ont été annulées et pendant les récréations, les écoliers ont été confinés à l’intérieur, la pollution dépassant largement des niveaux « dangereux ».

L’Est de l’île-continent est depuis des semaines enveloppé par un nuage de fumée lié aux feux de forêts qui font rage depuis plus de trois mois en raison de le sécheresse. Ce phénomène de fumées toxiques s’est cependant aggravé mardi. « C’est le pire qu’on ait eu, c’est sûr », a affirmé à l’AFP Bruce Baker, 82 ans, un habitant de Gosford, au nord de Sydney, qui a exceptionnellement renoncé à sa promenade matinale en raison de cette pollution. « Ça assèche la gorge. Sans être asthmatique, on le ressent ».

Fumées Sydney 10/12/2019

L’opéra de Sydney dans les fumées toxiques, le 10 décembre 2019 (Source : Reuters).

Lire la suite

Vague d’incendies en Syrie et au Liban, qui appelle ses voisins à l’aide

Une vague d’incendies ravage plusieurs régions du Liban et de la Syrie. Les autorités ont appelé les pays Européens à l’aide.

Une vague d’incendies ravage depuis lundi plusieurs régions du Liban et de la Syrie, tuant deux personnes en Syrie et une au Liban, où les autorités ont appelé les pays voisins à l’aide.

En soirée, la pluie est tombée sur plusieurs régions du Liban, qui pouvait compter sur la coopération de Chypre, la Grèce mais aussi la Jordanie. Le Premier ministre libanais Saad Hariri a annoncé mardi avoir contacté des responsables de « plusieurs pays pour l’envoi d’hélicoptères et d’avions ». « Nous avons contacté les (pays) Européens qui enverront des aides » dans les prochaines heures, a-t-il précisé.

En visite sur l’île voisine de Chypre où il a rencontré le président chypriote Nicos Anastasiades, le ministre libanais de la Défense Elias Bou Saab a déclaré mardi avoir « demandé de l’aide » à Nicosie. « La réponse a été rapide et des avions chypriotes sont au Liban depuis hier », selon M. Bou Saab, qui a ajouté que des avions venant de Grèce doivent arriver au Liban dans les prochaines heures.

Incendies Liban 15/10/2019

Un des incendies en cours dans la montagne libanaise du Chouf, au sud-est de Beyrouth, le 15 octobre 2019 (Source : AFP).

Lire la suite

Des canicules plus longues, même avec un réchauffement limité à +2 °C

Même si le réchauffement climatique est limité à 2 °C, les épisodes caniculaires devraient durer plus longtemps, selon une étude.

Canicules, sécheresses, pluies… Déjà plus intenses et plus fréquents, les extrêmes météo des étés de l’hémisphère nord vont aussi durer plus longtemps, même avec un réchauffement de la planète limité à +2 °C, selon une étude publiée lundi 19 août 2019. « Les événements météorologiques extrêmes sont généralement analysés en terme d’intensité et de fréquence, mais c’est souvent leur persistance qui provoque les effets les plus graves », notamment sur la santé humaine et sur l’agriculture, souligne cette étude parue dans la revue Nature Climate Change.

Les chercheurs se sont donc penché sur les risques que ces périodes de vagues de chaleur ou de précipitations s’allongent, notamment dans les zones tempérées de l’hémisphère Nord. « Si le monde se réchauffe de +2 °C par rapport aux niveaux pré-industriels, nous pourrions voir un changement majeur des conditions météo d’été », a commenté dans un communiqué Peter Pfleiderer, du centre de recherche Climate Analytics.

Thermomètre Lire la suite