Vague d’incendies en Syrie et au Liban, qui appelle ses voisins à l’aide

Une vague d’incendies ravage plusieurs régions du Liban et de la Syrie. Les autorités ont appelé les pays Européens à l’aide.

Une vague d’incendies ravage depuis lundi plusieurs régions du Liban et de la Syrie, tuant deux personnes en Syrie et une au Liban, où les autorités ont appelé les pays voisins à l’aide.

En soirée, la pluie est tombée sur plusieurs régions du Liban, qui pouvait compter sur la coopération de Chypre, la Grèce mais aussi la Jordanie. Le Premier ministre libanais Saad Hariri a annoncé mardi avoir contacté des responsables de « plusieurs pays pour l’envoi d’hélicoptères et d’avions ». « Nous avons contacté les (pays) Européens qui enverront des aides » dans les prochaines heures, a-t-il précisé.

En visite sur l’île voisine de Chypre où il a rencontré le président chypriote Nicos Anastasiades, le ministre libanais de la Défense Elias Bou Saab a déclaré mardi avoir « demandé de l’aide » à Nicosie. « La réponse a été rapide et des avions chypriotes sont au Liban depuis hier », selon M. Bou Saab, qui a ajouté que des avions venant de Grèce doivent arriver au Liban dans les prochaines heures.

Incendies Liban 15/10/2019

Un des incendies en cours dans la montagne libanaise du Chouf, au sud-est de Beyrouth, le 15 octobre 2019 (Source : AFP).

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Des canicules plus longues, même avec un réchauffement limité à +2 °C

Même si le réchauffement climatique est limité à 2 °C, les épisodes caniculaires devraient durer plus longtemps, selon une étude.

Canicules, sécheresses, pluies… Déjà plus intenses et plus fréquents, les extrêmes météo des étés de l’hémisphère nord vont aussi durer plus longtemps, même avec un réchauffement de la planète limité à +2 °C, selon une étude publiée lundi 19 août 2019. « Les événements météorologiques extrêmes sont généralement analysés en terme d’intensité et de fréquence, mais c’est souvent leur persistance qui provoque les effets les plus graves », notamment sur la santé humaine et sur l’agriculture, souligne cette étude parue dans la revue Nature Climate Change.

Les chercheurs se sont donc penché sur les risques que ces périodes de vagues de chaleur ou de précipitations s’allongent, notamment dans les zones tempérées de l’hémisphère Nord. « Si le monde se réchauffe de +2 °C par rapport aux niveaux pré-industriels, nous pourrions voir un changement majeur des conditions météo d’été », a commenté dans un communiqué Peter Pfleiderer, du centre de recherche Climate Analytics.

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Incendie hors de contrôle à Grande Canarie : les espaces naturels protégés sont touchés

L’île touristique espagnole de Grande Canarie est ravagée par un troisième incendie en moins de dix jours, qui reste pour l’instant hors de contrôle.

Flammes hautes de 50 mètres et espaces protégés touchés : l’île touristique espagnole de Grande Canarie est ravagée par un troisième incendie en moins de dix jours, qui restait lundi 19 août 2019 hors de contrôle. Selon les services d’urgences, ce feu de forêt, qui s’est déclaré samedi 17 août dans le centre montagneux de l’île, a déjà parcouru 6.000 hectares et a forcé à l’évacuation de milliers de personnes. Le feu « est au-delà de nos capacités d’extinction », a déclaré à la presse Federico Grillo, le chef des services d’urgence de l’île, dans la nuit de dimanche à lundi.

Les flammes ont atteint 50 mètres de hauteur par endroits, empêchant les quelque 700 pompiers et autres corps mobilisés de s’y attaquer, même à l’aide de moyens aériens. « La situation est mauvaise, très mauvaise. Nous en avons pour deux jours » au moins, a reconnu Federico Grillo, évoquant les températures élevées, le vent et les pluies de cendres pouvant causer de nouveaux départs de feu. Les autorités ont dû procéder à de nouvelles évacuations dans le centre de cette île touristique, au large du Maroc, aux nombreux espaces protégés.

Incendie Grande Canarie 18/08/2019

L’incendie qui fait toujours rage lundi sur l’île espagnole de la Grande Canarie a entraîné au total l’évacuation de 8.000 personnes (Source : Reuters)

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L’île d’Eubée ravagée par les flammes : une catastrophe écologique

Un incendie ravage l’île d’Eubée en Grèce depuis plusieurs dizaines d’heures. Les autorités déplorent déjà « une énorme catastrophe écologique ».

Les pompiers grecs se battaient le 14 août 2019 pour contenir l’important incendie qui ravage depuis plus de 30 heures l’un des refuges les mieux préservés de la faune et la flore sauvages en Grèce, sur l’île d’Eubée, où les autorités déplorent déjà « une énorme catastrophe écologique ».

Le sinistre, qui évolue sur un front de 12 km, n’a pas fait de victime mais a entraîné l’évacuation de quatre villages sur l’île d’Eubée, la deuxième île grecque par sa taille après la Crète, située à une centaine de km au nord-est d’Athènes. « C’est une énorme catastrophe écologique dans une forêt de pins unique », qui était restée « intacte » jusqu’à ce jour, a déclaré le gouverneur régional sortant Costas Bakoyannis.

Le feu, qui s’est déclaré en bord de route la veille à 03h00 du matin (00h00 GMT), s’est rapidement propagé, sous l’effet des rafales de vent, à la végétation très dense et sèche du centre de l’île, une pinède classée pour sa faune et sa flore sauvage. Le sinistre a provoqué l’évacuation les villages de Kontodespoti, Macrymalli, Stavros et Platana, au centre de l’île, et menacé la ville de Psachna pendant la nuit, ont déclaré les autorités.

Incendie île d'Eubée 13/08/2019

Un incendie près du village de Macrymalli sur l’île d’Eubée, au nord-est d’Athènes, le 13 août 2019 (Source : AFP).

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La canicule de juillet aurait été « extrêmement improbable » sans réchauffement climatique

Le réseau de scientifiques « World Weather Attribution » lie la vague de chaleur connue par la France à la fin du mois de juillet au réchauffement climatique.

Sans surprise, le réchauffement climatique a joué un rôle central dans la canicule qui a submergé l’Hexagone à la fin du mois de juillet. Dans un climat non modifié par l’Homme, celle-ci n’aurait presque pas pu se produire : un tel événement aurait lieu moins d’une fois tous les mille ans. C’est la principale conclusion d’une étude d’attribution rapide, publiée ce vendredi par le réseau de scientifiques World Weather Attribution, revenant sur le lien entre le réchauffement du climat et cette vague de chaleur.

Des records de température ont été enregistrés dans de très nombreuses zones d’Europe occidentale, et notamment en France (même si le record national, battu en juin 2019, n’a pas été dépassé cette fois-ci), en Belgique aux Pays-Bas (où des températures au-delà des 40 °C ont été enregistrées pour la première fois), rappellent les chercheurs. Selon leurs calculs, cette chaleur a été rendue « au moins 10 fois » et jusqu’à 100 fois plus probable avec le changement climatique. « Un tel événement aurait lieu une fois tous les – au moins – mille ans sans changement climatique, alors qu’avec le climat actuel, on estime que ce serait probablement tous les 100 ans », résume Robert Vautard, climatologue au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement qui a participé à l’étude.

Une telle montée du mercure reste donc un événement rare. Dans l’Hexagone, elle ne reviendrait que tous les 50 à 150 ans (et tous les 10 à 30 ans au Royaume-Uni et en Allemagne). L’augmentation du carbone dans l’atmosphère en raison des activités humaines a aussi augmenté l’intensité de l’événement, dont les températures moyennes auraient été entre 1,5 et 3 degrés plus basses avec un climat inchangé.

Incendies cultures France juillet 2019

Sous l’effet conjugué de la canicule et de la sécheresse, des incendies ont ravagé plusieurs milliers d’hectares de cultures et de végétation fin juillet (Source : AFP).

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Canicule et sécheresse : 10 conséquences déjà critiques

Après un premier épisode de canicule fin juin, la France affronte une nouvelle vague de chaleur depuis le début de la semaine. Fruits et légumes riquiqui, trains en retard, éoliennes à l’arrêt, forêts qui meurent de soif et pics de pollution : les effets du réchauffement climatique impactent déjà lourdement notre vie quotidienne.

Après le mois de juin le plus chaud jamais enregistré depuis le début des relevés en Europe et sur le globe, un nouvel épisode de canicule s’est abattu sur la France depuis le lundi 22 juillet. Une avalanche de records historiques de température sont tombés jeudi avec par exemple 42,6 °C à Paris, 41,7 °C à Amiens, 39,4 °C sur les plages de Deauville ou 38,9 °C à Strasbourg. Avec à la clé des conséquences en cascade sur l’agriculture, l’environnement, la santé et les infrastructures.

  • Des fruits et légumes rabougris

La sécheresse et les deux épisodes de canicule s’annoncent d’ores et déjà catastrophiques pour les récoltes de fruits et légumes. « Depuis le 8 juin, il n’y a pas eu une seule goutte de pluie », se désole une exploitant du Centre-Ouest dans Le Parisien. : « Au final, on a récolté des melons de 800 g, plutôt que 1 kg ou 1,2 kg ». Même constat pour les pommes de terre « les patates sont déjà en train de crever, on perdra au moins 50 % de la récolte », pronostique une exploitante du Val d’Oise. Dans le Puy-de Dôme, les salades et le chou ont grillé. Normalement, ce serait aussi le moment de semer les légumes d’hiver, « mais je ne vois pas bien comment ça peut germer par cette chaleur », s’inquiète un autre maraîcher du Puy-de-Dome sur France Bleu.

Melon & sécheresse

La sécheresse rend les melons plus petits.

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Une grande partie de l’Europe est en proie à la sécheresse

L’Europe est loin d’être un continent aride ; pourtant, les phénomènes de sécheresse sont devenus récurrents dans une grande partie de l’Europe et se renouvellent d’année en année, touchant la France, l’Espagne, l’Allemagne, les pays baltes, la Pologne.

Depuis un an, la situation ne s’arrange pas en France comme en Europe. Plusieurs régions de l’Est et du Centre souffrent d’un criant manque de pluie, selon les services de météorologie. Et les températures élevées de juin ont aggravé la situation, notamment dans un large quart nord-est et sur la côte méditerranéenne. Dans les Vosges (Est), de plus en plus de sapins meurent sur pied, tués par la chaleur et la sécheresse de 2018 à laquelle a succédé le déficit hydrique de ce début d’été. Le vert de la forêt se teinte désormais de la couleur rouille des épines séchées.

Mardi, 61 départements sur les 96 de la France métropolitaine étaient placés en restriction d’eau, selon le site internet Propluvia, avec les interdictions en découlant : remplir les piscines, laver les véhicules en dehors des stations professionnelles, arroser, etc.

« Depuis septembre, le déficit pluviométrique reste de 20 % en moyenne sur la France », résumait récemment Météo France. Mais des zones de la Côte d’Azur atteignaient un déficit de pluie de 70 %, voire 90 %. Les quelques orages tombés depuis début juillet sur le Sud-Est de la France ne suffisent pas à imbiber les sols. Sans atteindre de tels déficits, l’Espagne a reçu environ 25 % de pluie en moins que la moyenne enregistrée entre 1981 et 2010. Et cette année est la 3e plus sèche enregistrée au XXIe siècle, selon l’agence nationale de météorologie Aemet.

Sécheresse Europe

Les phénomènes de sécheresse deviennent de plus en plus récurrents dans une bonne partie de l’Europe.

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