Californie: pas de répit sur le front des incendies

Des incendies continuaient mardi à ravager certaines parties de la Californie, attisés par la forte chaleur et des vents violents dans une région déjà durement touchée par le feu cet hiver, selon les secours.

Le foyer le plus important, le « County Fire », s’étendait mardi matin sur plus de 28.300 hectares au nord-ouest de Sacramento et n’était maîtrisé qu’à 5%, selon un communiqué des pompiers de Californie, CalFire. Plus de 2.100 pompiers, soutenus par 187 camions et 18 hélicoptères, combattaient le feu qui s’est déclenché samedi pour une raison encore inconnue, dans le comté de Yolo avant de s’étendre au comté voisin de Napa.

Les autorités californiennes ont émis des ordres d’évacuation pour les habitants des zones à risque. « Le risque d’extension reste important alors que les équipes luttent contre l’incendie sur un terrain difficile », a commenté CalFire.

Incendies Californie 07/2018

Les pompiers tentent de contrôler les flammes de l’incendie baptisé « Pawnee Fire » qui a embrasé un camion des secours, le 1er juillet 2018 dans le comté de Lake au nord-ouest de Sacramento (Californie). (Source : AFP)

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Nouvelle-Zélande : l’été le plus chaud depuis le début des relevés

La Nouvelle-Zélande a connu son été le plus chaud depuis le début des relevés, a annoncé mardi l’agence météorologique nationale, mettant en garde contre une hausse durable du mercure faute d’une mobilisation contre le réchauffement climatique.

La température entre décembre et février a en moyenne été de 18,8 degrés en Nouvelle-Zélande, soit 2,1 degrés de plus que la moyenne enregistrée entre 1981 et 2010, a annoncé l’Institut national pour les recherches aquatiques et atmosphériques (Niwa).

Il s’agit de la valeur moyenne la plus élevée depuis le début des relevés en 1909, dépassant le précédent record (18,5 degrés) qui datait de 1934-35. Le mercure a notamment atteint les 38,7 degrés, un record, le 30 janvier à Alexandra, sur l’Île du Sud.

Nouvelle Zélande ISS

La Nouvelle Zélande vue de l’ISS (Source : NASA).

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Le désastre des incendies en Californie

Comment les récents incendies de Californie ont-ils pu provoquer autant de décès et destructions dans une région si cossue et touristique? Les experts avancent un cocktail explosif de vents puissants et de sécheresse.

Les autorités enquêtent toujours pour connaître l’origine des 17 feux qui ont démarré presque simultanément en pleine nuit il y a deux semaines, avec des vents soufflant jusqu’à 120km/h qui ont transformé branches mortes et herbes séchées en boules de feu. L’hypothèse criminelle n’est pas encore exclue mais beaucoup de signes pointent vers la compagnie électrique PG&E, dont de nombreuses lignes électriques abattue par les bourrasques sont soupçonnées d’avoir causé ou diffusé le brasier. « C’est vraiment historique par le nombre de décès et les pertes financières le seront aussi », constate Lynne Tolmachoff, porte-parole de l’agence californienne de prévention des feux Calfire, interrogée par l’AFP.

Quarante-deux personnes ont trouvé la mort et plus de 7.000 bâtiments ou maisons ont été réduits en cendres, en particulier dans les célèbres régions viticoles de Sonoma et Napa, où de nombreux résidents ont tout perdu. « Le problème est moins ce qui a causé les incendies que ce qui les a propagés », affirme Lynne Tolmachoff. « Nous étions en alerte rouge avec des vents très forts » qui ont poussé les flammes vers des zones très peuplées, souligne-t-elle. Facteur aggravant : l’hiver pluvieux a fait pousser des herbes folles un peu partout, devenues un carburant volatile à la saison sèche. Malgré ces conditions dangereuses, les autorités sont perplexes sur l’ampleur des destructions. Lynne Tolmachoff donne en exemple un hypermarché Kmart, « un bâtiment en béton au milieu d’un parking », qui a été malgré tout carbonisé: « les gens se demandent vraiment comment ça a pu arriver ».

Incendies Californie 10/2017

Une maison détruire par un incendie dans la région de la Napa Valley, en Caifornie (Source : AFP).

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Violents incendies de forêt dans le sud de l’Europe

De violents incendies de forêt font rage depuis plusieurs jours dans le sud de l’Europe, notamment au Portugal, en France, en Italie et en Croatie où les flammes ont atteint la banlieue de Split, la deuxième ville du pays.

En Croatie, plusieurs dizaines de feux de forêt se sont déclarés depuis dimanche dans la région de Split, sur la côte de l’Adriatique, détruisant environ 4.500 hectares de pinède, de broussailles et d’oliviers, selon les services de secours. Environ 80 personnes, principalement des pompiers, ont été légèrement blessées et plusieurs maisons ont brûlé. Environ 400 pompiers et 100 militaires sont mobilisés. Lundi soir, l’incendie a atteint la banlieue de Split, détruisant plusieurs voitures et entraînant l’évacuation d’un centre commercial. Une décharge publique a pris feu et la ville était noyée sous une épaisse fumée noire. Les pompiers ont toutefois réussi à prendre le contrôle de l’incendie dans la nuit de lundi à mardi.

Au Monténégro voisin, plusieurs autres incendies de forêt ont notamment entraîné l’évacuation d’une centaine de campeurs sur la péninsule de Lustica, dans l’ouest du pays, mais la situation s’améliorait mardi grâce à une accalmie des vents, selon les autorités. Le Monténégro avait lancé lundi un appel à l’aide internationale pour lutter contre les incendies. Ces derniers étaient tous sous contrôle mardi matin, selon les services de secours locaux.

Au Portugal, où l’incendie de forêt le plus meurtrier de l’histoire récente du pays avait fait 64 morts et 254 blessés fin juin dans la région centrale de Pedrogao Grande, trois incendies majeurs dans le nord mobilisaient à eux seuls mardi près de 1.400 pompiers et une douzaine d’avions ou hélicoptères bombardiers d’eau. Celui qui faisait rage depuis dimanche dans la commune d’Alijo, dans le district de Vila Real, était maîtrisé sur 80% de son périmètre mardi matin par près de 600 pompiers, a annoncé la Protection civile. La veille, les flammes avaient redoublé d’intensité et menacé plusieurs habitations.

Incendie Croatie 17/07/2017

Un Canadair de l’armée de l’air croate survole le village de Gronje Sitno, près de Split, pendant un incendie de forêt le 17 juillet 2017 (Source : AFP).

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En Amérique du nord, 18.000 personnes évacuées à cause de feux de forêts

En Californie et au Canada, de vastes feux de forêt ont contraint à faire évacuer 18.000 personnes.

C’est désormais un serpent de mer : chaque année, la forêt brûle, dans le sud de la France certes, mais surtout en Amérique du nord. 2017 n’échappe pas à la règle, puisque de gigantesques incendies ont forcé l’évacuation de quelque 10.000 personnes dans l’ouest du Canada et de 8.000 personnes en Californie, régions frappées par une vague de chaleur où des milliers de pompiers tentaient toujours, le 10 juillet 2017 au soir, de circonscrire plusieurs dizaines de feux de forêt s’étant déclarés fin juin et début juillet.

En Californie, l’Etat américain le plus peuplé, l’incendie le plus important, Alamo fire, fait rage depuis le 6 juillet et a déjà brûlé 11.705 hectares (117 km2) dans le comté de San Luis Obispo, à mi-chemin entre San Francisco et Los Angeles. Malgré un important dispositif pompier, seul 15% de l’incendie était maîtrisé le 10 juillet, selon le département californien de protection contre les incendies (Cal Fire). L’incendie pourrait se prolonger encore plusieurs jours en raison des fortes chaleurs et d’un sol « extrêmement sec ». Un autre feu près de Santa Barbara, Whittier fire, s’est déclaré le 8 juillet 2017, et a déjà dévasté 4.380 hectares dans le comté de Santa Barbara et détruit 20 bâtiments. Loin d’être sous contrôle, il menace désormais 150 autres structures.

À eux seuls, ces deux feux ont ainsi contribué à la constitution d’un large panache de fumée visible depuis l’espace (voir image satellitaire de la NASA ci-dessous) ! Au total, plus de 5.500 pompiers combattaient jusqu’à 14 incendies du nord au sud de la Californie, avec l’aide d’hélicoptères bombardiers d’eau. Trois de ces incendies sont désormais considérés comme « contenus ».

Incendies Californie 07/2017

mage satellitaire des feux de forêt d’Alamo, à côté de Santa Maria, et de Whittier (Source : NASA).

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Le manque d’eau fait mourir la mangrove australienne

En Australie, dans le Golf de Carpentaria, des conditions climatiques extrêmes ont fait mourir des milliers d’hectares de mangroves. Un milieu très prisé de nombreuses espèces.

Après les coraux victimes d’un épisode inédit de blanchissement, c’est au tour de la mangrove de subir de plein fouet les effets du réchauffement climatique en Australie. Un dépérissement inédit de par son ampleur a été constaté par des scientifiques de l’Université australienne James Cook. Les chercheurs expliquent qu’il s’agit du « plus grave, plus remarquable et plus étendu des cas de dépérissement de végétation de mangrove jamais signalé.

Entre la fin de 2015 et le début de 2016, de vastes étendues de végétations de marécages de mangroves sont mortes sur 1000 km de la rive australe du golfe de Carpentaria. » L’Australie qui compte 7% de l’ensemble de ces écosystèmes de marais marins, a vu périr quelques 7400 hectares. Ce qui correspond à 6% de la végétation de la zone de l’estuaire de la rivière Roper dans le Territoire du Nord, à l’est de Karumba dans le Queensland.

Si les travaux des chercheurs rappellent que la (les) cause (s) de ce dépérissement n’est (ne sont) pas entièrement connue (s), la période coïncide avec des événements météorologiques extrêmes. « À l’époque, est survenue une période anormalement longue de sécheresses sévères, de hautes températures sans précédent et d’une chute temporaire du niveau de la mer (20 cm) », précise l’étude.

Mangrove du Golfe de Carpentaria, Australie

Cette photo prise en 2016 par Norman Duke, chef du centre de recherches sur les mangroves de l’Université James Cook, montre l’étendue des dégâts dans le golfe de Carpentaria (Source : James Cook University/AFP).

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Chili : incendie spectaculaire dans les hauteurs de Valparaiso

Au moins dix-neuf blessés sont à déplorer à la suite d’un incendie qui s’est déclaré lundi dans une zone souvent ravagée par les flammes.

Un gigantesque incendie a commencé lundi 2 janvier à ronger des collines de Valparaiso, ravageant une centaine d’habitations au passage, selon les autorités chiliennes qui ont fait état d’au moins 19 blessés, dans un secteur où plusieurs sinistres ont déjà eu lieu ces dernières années.

Le feu, qui s’est déclaré au sud de Valparaiso, sur la commune de Laguna Verde, s’est ensuite répandu sur la zone de Playa Ancha, détruisant « 100 habitations sur les 500 » de ce secteur, a rapporté le vice-ministre de l’intérieur Mahmud Aleuy lors d’une conférence de presse qu’il a tenue à Santiago.

Dix-neuf personnes ont été blessées, souffrant pour la plupart de problèmes respiratoires, mais, « par chance, nous ne déplorons aucun décès », a-t-il ajouté. Une cinquantaine d’hectares sont déjà partis en fumée, selon la première estimation du Bureau national des situations d’urgence (Onemi).

Incendie Valparaiso 02/01/2017

Incendie sur les hauteurs de Valparaiso le 2 janvier 2017 (Source : AFP).

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