Les deux tiers des glaciers de l’Himalaya pourraient fondre d’ici à 2100

Les deux tiers des glaciers de l’Himalaya et de l’Hindou Kouch pourraient fondre d’ici à la fin du siècle si la planète restait sur la même trajectoire d’émissions de gaz à effet de serre, risquant de déstabiliser les grands fleuves d’Asie, selon une étude rendue publique lundi.

S’étendant sur 3.500 kilomètres de l’Afghanistan à la Birmanie, la région montagneuse de l’Hindou-Kouch-Himalaya (HKH) est qualifiée de « troisième pôle » par les scientifiques pour ses gigantesques réserves de glace. Celles-ci alimentent dix cours d’eau majeurs d’Asie, du Gange au Mékong en passant par le fleuve Jaune, le long desquels sont structurés des bassins de populations.

Or le réchauffement climatique menace les glaciers en altitude de cette ligne montagneuse qui compte les plus hauts sommets du monde comme l’Everest et le K2, selon une vaste étude, fruit de cinq ans de travail et qui a mobilisé plus 350 chercheurs et experts, dirigée par l’International Centre for Integrated Moutain Development (ICIMOD), une organisation intergouvernementale établie à Katmandou (Népal). « C’est la crise climatique dont vous n’avez pas entendu parler », a déclaré le responsable du rapport Philippus Wester, de l’ICIMOD, cité dans le communiqué de presse.

Même si les nations de la planète parvenaient à contenir le réchauffement climatique du globe à +1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle d’ici à 2100, la cible basse de l’accord de Paris sur le climat de 2015, l’Hindou-Kouch-Himalaya perdrait tout de même un tiers de ses glaciers. Une fonte qui ne sera pas sans conséquences pour les 250 millions d’habitants de ces montagnes et les 1,65 milliard d’autres qui vivent dans les bassins fluviaux en aval.

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Australie : 1 million de poissons retrouvés morts

Une véritable hécatombe de poissons a eu lieu dans le sud-est de l’Australie. Les universitaires accusent le gouvernement de mauvaise gestion de l’eau alors que ce dernier assure qu’il s’agit là d’une conséquence de la sécheresse.

Un million de poissons ont été retrouvés morts au début de l’année 2019 dans des fleuves du sud-est de l’Australie, une hécatombe imputée par le gouvernement à la sécheresse, et par des universitaires à la mauvaise gestion des cours d’eau.

Les berges de l’immense bassin hydrographique Murray-Darling empestent désormais la pourriture, et on ne compte plus le nombre de vidéos tournées par des élus locaux ou des riverains pour alerter l’opinion sur cette catastrophe écologique. Les autorités ont évalué le bilan à plusieurs centaines de milliers de poissons morts, et le chiffre du million pourrait même être déjà dépassé, alors que le gouvernement de l’État de Nouvelle-Galles du Sud redoute une aggravation de la crise, avec des températures annoncées à la hausse. Outre la sécheresse, la baisse du niveau des cours d’eau et la montée des températures pourrait avoir aussi favorisé la propagation d’une algue qui priverait les poissons d’oxygène et libérerait des toxines. « Nous nous attendons à voir davantage de poissons morts dans certains secteurs de l’extrême-ouest de l’État de Nouvelle-Galles du Sud et sur le plateau de Northern Tablelands », a déclaré le ministre de l’Eau de l’État, Niall Blair.

Poissons morts Australie

Des milliers de poissons ont été retrouvés morts dans le sud-est de l’Australie (Source : AFP).

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Avec la pluie, le gigantesque incendie en Californie a pu être maitrisé

Après plus de deux semaines de lutte, les pompiers américains ont réussi à maîtriser « à 100% » le « Camp fire », l’incendie le plus meurtrier de l’histoire de la Californie qui a tué au moins 85 personnes.

Les pompiers ont annoncé dimanche 25 novembre 2018 être venus à bout de ce feu appelé « Camp Fire » qui a brûlé quelques 620 km2 dans le nord du « Golden State », rasant notamment la petite ville de Paradise. Les pluies des derniers jours sur cette région de la côte Ouest des Etats-Unis ont aidé à éteindre le feu mais ont également rendu difficile la recherche de restes humains par les secours.

L’incendie, qui s’était déclenché le 8 novembre, a détruit près de 14.000 habitations, 530 commerces et 4.500 autres bâtiments, ont précisé les pompiers californiens (Cal Fire). Des milliers de pompiers ont été mobilisés et des dizaines de milliers de personnes ont été forcées d’évacuer. Trois personnes ont par ailleurs trouvé la mort dans un autre incendie d’ampleur plus au sud, touchant la célèbre station balnéaire de Malibu. Ce feu, le « Woolsey fire », qui a dévasté plus de 390 km2, est lui aussi entièrement maîtrisé. L’origine des deux incendies n’a pas encore été identifiée mais plusieurs victimes ont lancé une action en justice à San Francisco contre le fournisseur local d’électricité Pacific Gas & Electricity (PG&E). Selon la plainte, l’incendie aurait été causé par des « étincelles » sur une ligne à haute tension de la société.

Paradise Californie 09/11/2018

Dans la ville de Paradise, en Californie, le 9 novembre 2018 (Source : AFP)

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Pendant que l’Aude se noie, le Grand Est de l’hexagone fait face à une sécheresse historique

Si le Sud de la France a connu un épisode d’inondations meurtrières ces derniers jours, le Grand Est fait face à une situation inverse avec une sécheresse dramatique qui met à mal l’agriculture et perturbe la navigation fluviale.

« On souffre d’une sécheresse sans précédent, les animaux sont affamés. Depuis la mi-juillet, il n’y a plus un brin d’herbe dans les pâtures. Pour les éleveurs, c’est une véritable catastrophe », s’alarme Thierry Chalmin, exploitant et président de la chambre d’agriculture de Haute-Saône.

« J’ai 58 ans, j’ai vécu 1976, je m’en souviens comme si c’était hier. C’était une sécheresse historique mais c’est incomparable avec ce qu’on vit aujourd’hui. Nos champs, c’est le Sahel ! On se demande même si ça va repousser l’année prochaine », poursuit-il. « J’espère que le nouveau ministre de l’Agriculture va faire quelque chose parce que les gens perdent pied, ils sont désespérés. »

Les données de Météo-France permettent de mieux apprécier la situation: la station de Besançon, qui mesure précipitations et températures depuis 1885, « vient de battre un record : depuis le 13 juin, il n’est tombé que 135 millimètres d’eau », dit Bruno Vermot-Desroches, le chef de la station. « Depuis le 13 juin, on est en déficit chronique », poursuit-il, notant que la situation est identique en Bourgogne, en Alsace ou en Lorraine.

Doubs 12/10/2018

Vue aérienne de la rivière le Doubs, à Villers-le-Lac dans l’est de la France le 12 octobre 2018 (Source : AFP).

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L’effondrement de la civilisation maya pourrait avoir été provoqué par une intense sécheresse

Une intense sécheresse pourrait ainsi être à l’origine de l’effondrement de cette célèbre civilisation précolombienne qu’est l’empire maya.

En cet été caniculaire, les précipitations se font rares, la sécheresse devient de plus en plus menaçante, et met ainsi à mal l’équilibre de nombreuses régions du monde. Une situation météorologique alarmante dont les conséquences sont, à l’heure qu’il est, encore bien en deçà de celles subies il y a des siècles par les Mayas.

Une étude publiée dans la revue Science vient en effet de révéler que la diminution des précipitations pourrait avoir largement contribué à faire disparaître cette civilisation précolombienne. Une découverte qui pourrait enfin expliquer l’effondrement de l’empire Maya. Pour parvenir à cette conclusion, des chercheurs de l’Université de Cambridge, au Royaume-Uni, et de l’Université de Floride, aux États-Unis, ont mis au point une méthode destinée à mesurer les différents isotopes de l’eau piégés dans un minéral particulier : le gypse.

Formée en période de sécheresse, lorsque le niveau des eaux baisse, cette roche dite évaporite abonde en effet au niveau du lac Chichancanab, une étendue d’eau située dans la péninsule du Yucatán, occupée par le peuple Maya depuis sa naissance 2.600 ans avant notre ère.

Pyramide Kukulcán

La pyramide de Kukulcán, également appelée El Castillo, construit par les Mayas Itzá.

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Violents incendies autour d’Athènes, au moins 60 morts à déplorer

Le bilan des violents incendies qui ravagent les alentours d’Athènes est d’au moins 60 morts et plusieurs centaines de blessés. Les pays européens se mobilisent pour acheminer de l’aide en hommes et en matériels.

Le bilan des violents incendies qui ravagent les alentours d’Athènes est subitement monté mardi 25 juillet 2018 après la découverte des corps de 26 personnes dans la cour d’une villa à Mati, dans l’est de l’Attique. Enlacées et carbonisées, selon un photographe de l’AFP sur place, les 26 victimes découvertes mardi matin semblent n’avoir pas réussi à gagner la mer toute proche pour se mettre à l’abri. Le feu s’est calmé dans cette zone, ont indiqué les pompiers à l’AFP, mais un front progressait toujours à Kineta, à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de la capitale.

Autour de la capitale, de nombreuses victimes ont été piégées dans les environs de Mati, une localité balnéaire à une quarantaine de km à l’est d’Athènes, dont les maisons sont souvent entourées de hauts pins. Elles sont mortes « à leur domicile ou dans leurs voitures », a indiqué le porte-parole du gouvernement grec, Dimitris Tzanakopoulos. Au moins quatre personnes ont également été retrouvées mortes en mer, où elles avaient tenté de trouver refuge quand les flammes ont poussé les résidents paniqués sur les plages. Le ministre de l’Intérieur Panos Skourletis a indiqué à la télévision publique ERT que les autorités « cherchent encore s’il y a d’autres disparus ». « Enfer de Dante », titrait mardi le journal Ta Nea (opposition centriste), « L’Attique en cendres », résumait le quotidien de centre-gauche Ethnos.

Neuf patrouilleurs côtiers, deux bâtiments militaires et des dizaines de bateaux privés assistés d’hélicoptères de l’armée ont été mobilisés toute la nuit pour évacuer vers le port de Rafina, proche de Mati, les résidents et touristes ayant fui les flammes sur les plages et en mer. Les premiers rescapés étaient transférés vers des hôtels et des camps militaires, tandis que de nombreux proches inquiets affluaient à Rafina. La Grèce a activé le mécanisme européen de protection civile pour obtenir de l’aide de ses partenaires. En sus de l’Espagne et de Chypre, Israël a offert des renforts, selon M. Skourletis.

Feu de fôret Athènes

Un feu de forêt près d’Athènes, le 23 juillet 2018 (Source : AFP).

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Incendies en Suède : un avant-goût de ce qui attend l’Europe, prévient Jean Jouzel

D’inhabituels feux de forêts font rage en Scandinavie, et plus particulièrement en Suède. Le réchauffement climatique est en cause, explique le climatologue Jean Jouzel.

La Suède, mais aussi la Finlande (et dans une moindre mesure la Norvège) font face à des feux de forêts particulièrement violents, y compris sous des latitudes plus au nord que le cercle polaire arctique. En Suède seulement, 20.000 hectares de forêts sont déjà parties en fumée. Du jamais vu au cours de la dernière décennie : « La dernière fois que nous avons vu des feux de cette envergure, c’était il y a douze ans », a raconté à l’AFP Thomas Andersson, secouriste dans la région. Un phénomène attribuable au réchauffement climatique, explique le climatologue Jean Jouzel.

« Les conditions climatiques relevées au nord du cercle polaire son exceptionnelles », commente le climatologue. « C’est une situation qui cumule à la fois une température record (32°C au cercle polaire le 17 juillet 2018 !, NDLR) et une sécheresse persistante. »

Les causes sont météorologiques : « Il y a une situation de blocage anticyclonique », qui empêche la survenue de précipitations… ce qui amplifie la sécheresse. Des feux ont même été repérés en Laponie suédoise, au-dessus du cercle polaire. Dans la périphérie de la ville de Jökkmokk, destination prisée par les touristes en hiver et située sur le cercle polaire, cinq incendies ont été recensés.

Incendie Karbole Suède 15/07/2018

Feu de forêt en Suède à Karbole, le 15 juillet 2018 (Source : AP/SIPA).

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