Violents incendies de forêt dans le sud de l’Europe

De violents incendies de forêt font rage depuis plusieurs jours dans le sud de l’Europe, notamment au Portugal, en France, en Italie et en Croatie où les flammes ont atteint la banlieue de Split, la deuxième ville du pays.

En Croatie, plusieurs dizaines de feux de forêt se sont déclarés depuis dimanche dans la région de Split, sur la côte de l’Adriatique, détruisant environ 4.500 hectares de pinède, de broussailles et d’oliviers, selon les services de secours. Environ 80 personnes, principalement des pompiers, ont été légèrement blessées et plusieurs maisons ont brûlé. Environ 400 pompiers et 100 militaires sont mobilisés. Lundi soir, l’incendie a atteint la banlieue de Split, détruisant plusieurs voitures et entraînant l’évacuation d’un centre commercial. Une décharge publique a pris feu et la ville était noyée sous une épaisse fumée noire. Les pompiers ont toutefois réussi à prendre le contrôle de l’incendie dans la nuit de lundi à mardi.

Au Monténégro voisin, plusieurs autres incendies de forêt ont notamment entraîné l’évacuation d’une centaine de campeurs sur la péninsule de Lustica, dans l’ouest du pays, mais la situation s’améliorait mardi grâce à une accalmie des vents, selon les autorités. Le Monténégro avait lancé lundi un appel à l’aide internationale pour lutter contre les incendies. Ces derniers étaient tous sous contrôle mardi matin, selon les services de secours locaux.

Au Portugal, où l’incendie de forêt le plus meurtrier de l’histoire récente du pays avait fait 64 morts et 254 blessés fin juin dans la région centrale de Pedrogao Grande, trois incendies majeurs dans le nord mobilisaient à eux seuls mardi près de 1.400 pompiers et une douzaine d’avions ou hélicoptères bombardiers d’eau. Celui qui faisait rage depuis dimanche dans la commune d’Alijo, dans le district de Vila Real, était maîtrisé sur 80% de son périmètre mardi matin par près de 600 pompiers, a annoncé la Protection civile. La veille, les flammes avaient redoublé d’intensité et menacé plusieurs habitations.

Incendie Croatie 17/07/2017

Un Canadair de l’armée de l’air croate survole le village de Gronje Sitno, près de Split, pendant un incendie de forêt le 17 juillet 2017 (Source : AFP).

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En Amérique du nord, 18.000 personnes évacuées à cause de feux de forêts

En Californie et au Canada, de vastes feux de forêt ont contraint à faire évacuer 18.000 personnes.

C’est désormais un serpent de mer : chaque année, la forêt brûle, dans le sud de la France certes, mais surtout en Amérique du nord. 2017 n’échappe pas à la règle, puisque de gigantesques incendies ont forcé l’évacuation de quelque 10.000 personnes dans l’ouest du Canada et de 8.000 personnes en Californie, régions frappées par une vague de chaleur où des milliers de pompiers tentaient toujours, le 10 juillet 2017 au soir, de circonscrire plusieurs dizaines de feux de forêt s’étant déclarés fin juin et début juillet.

En Californie, l’Etat américain le plus peuplé, l’incendie le plus important, Alamo fire, fait rage depuis le 6 juillet et a déjà brûlé 11.705 hectares (117 km2) dans le comté de San Luis Obispo, à mi-chemin entre San Francisco et Los Angeles. Malgré un important dispositif pompier, seul 15% de l’incendie était maîtrisé le 10 juillet, selon le département californien de protection contre les incendies (Cal Fire). L’incendie pourrait se prolonger encore plusieurs jours en raison des fortes chaleurs et d’un sol « extrêmement sec ». Un autre feu près de Santa Barbara, Whittier fire, s’est déclaré le 8 juillet 2017, et a déjà dévasté 4.380 hectares dans le comté de Santa Barbara et détruit 20 bâtiments. Loin d’être sous contrôle, il menace désormais 150 autres structures.

À eux seuls, ces deux feux ont ainsi contribué à la constitution d’un large panache de fumée visible depuis l’espace (voir image satellitaire de la NASA ci-dessous) ! Au total, plus de 5.500 pompiers combattaient jusqu’à 14 incendies du nord au sud de la Californie, avec l’aide d’hélicoptères bombardiers d’eau. Trois de ces incendies sont désormais considérés comme « contenus ».

Incendies Californie 07/2017

mage satellitaire des feux de forêt d’Alamo, à côté de Santa Maria, et de Whittier (Source : NASA).

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Le manque d’eau fait mourir la mangrove australienne

En Australie, dans le Golf de Carpentaria, des conditions climatiques extrêmes ont fait mourir des milliers d’hectares de mangroves. Un milieu très prisé de nombreuses espèces.

Après les coraux victimes d’un épisode inédit de blanchissement, c’est au tour de la mangrove de subir de plein fouet les effets du réchauffement climatique en Australie. Un dépérissement inédit de par son ampleur a été constaté par des scientifiques de l’Université australienne James Cook. Les chercheurs expliquent qu’il s’agit du « plus grave, plus remarquable et plus étendu des cas de dépérissement de végétation de mangrove jamais signalé.

Entre la fin de 2015 et le début de 2016, de vastes étendues de végétations de marécages de mangroves sont mortes sur 1000 km de la rive australe du golfe de Carpentaria. » L’Australie qui compte 7% de l’ensemble de ces écosystèmes de marais marins, a vu périr quelques 7400 hectares. Ce qui correspond à 6% de la végétation de la zone de l’estuaire de la rivière Roper dans le Territoire du Nord, à l’est de Karumba dans le Queensland.

Si les travaux des chercheurs rappellent que la (les) cause (s) de ce dépérissement n’est (ne sont) pas entièrement connue (s), la période coïncide avec des événements météorologiques extrêmes. « À l’époque, est survenue une période anormalement longue de sécheresses sévères, de hautes températures sans précédent et d’une chute temporaire du niveau de la mer (20 cm) », précise l’étude.

Mangrove du Golfe de Carpentaria, Australie

Cette photo prise en 2016 par Norman Duke, chef du centre de recherches sur les mangroves de l’Université James Cook, montre l’étendue des dégâts dans le golfe de Carpentaria (Source : James Cook University/AFP).

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Chili : incendie spectaculaire dans les hauteurs de Valparaiso

Au moins dix-neuf blessés sont à déplorer à la suite d’un incendie qui s’est déclaré lundi dans une zone souvent ravagée par les flammes.

Un gigantesque incendie a commencé lundi 2 janvier à ronger des collines de Valparaiso, ravageant une centaine d’habitations au passage, selon les autorités chiliennes qui ont fait état d’au moins 19 blessés, dans un secteur où plusieurs sinistres ont déjà eu lieu ces dernières années.

Le feu, qui s’est déclaré au sud de Valparaiso, sur la commune de Laguna Verde, s’est ensuite répandu sur la zone de Playa Ancha, détruisant « 100 habitations sur les 500 » de ce secteur, a rapporté le vice-ministre de l’intérieur Mahmud Aleuy lors d’une conférence de presse qu’il a tenue à Santiago.

Dix-neuf personnes ont été blessées, souffrant pour la plupart de problèmes respiratoires, mais, « par chance, nous ne déplorons aucun décès », a-t-il ajouté. Une cinquantaine d’hectares sont déjà partis en fumée, selon la première estimation du Bureau national des situations d’urgence (Onemi).

Incendie Valparaiso 02/01/2017

Incendie sur les hauteurs de Valparaiso le 2 janvier 2017 (Source : AFP).

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En trente ans, le réchauffement climatique a doublé les feux de forêt aux Etats-Unis

A chaque grand feu de forêt, la question se pose du lien avec le changement climatique. Sans que jamais aucun chiffre ne puisse être donné. Dans une étude publiée lundi 10 octobre par la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), des chercheurs américains estiment, pour la première fois, la part prise par l’élévation des températures dans l’augmentation récente de fréquence et d’intensité des incendies dans le Grand Ouest américain. En Californie, en juin et en juillet, ils ont provoqué de grandes évacuations ; près de 90 000 personnes ont dû abandonner temporairement leur logement.

Les conclusions des chercheurs sont éloquentes : au cours des trente dernières années, le réchauffement aurait été le principal contributeur à l’augmentation des superficies forestières parties en fumée dans l’ouest des Etats-Unis. La hausse des températures serait responsable « d’un doublement de la superficie totale de forêt brûlée depuis 1984 », écrivent les auteurs – l’équivalent de 40 000 kilomètres carrés cumulés depuis cette date. Soit, peu ou prou, la superficie de l’ancienne Aquitaine… Et ce, notent les auteurs, en dépit des sommes considérables investies par le gouvernement dans la lutte contre les incendies : plus de 2 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros) en 2015.

Les causes de la contribution du réchauffement au risque d’incendies sont bien connues. Les auteurs mettent en avant la prévalence accrue de la sécheresse et l’allongement de la saison à risque – celle-ci est passée de dix-neuf jours au début de la période étudiée à vingt-huit jours en moyenne. Les variations de ces paramètres au cours de la période étudiée « permettent d’expliquer la grande majorité de la tendance observée », explique Park Williams, chercheur au Lamont-Doherty Earth Observatory (Université Columbia à New York) et coauteur de ces travaux.

En réalité, les auteurs ont probablement, de leur propre aveu, sous-estimé la contribution du changement climatique aux feux de forêt. En particulier, leur étude n’a pas tenu compte des insectes xylophages qui, grâce à l’augmentation des températures, peuvent s’installer à des latitudes plus hautes. L’augmentation de la mortalité des arbres due à ces ravageurs conduit à une accumulation de bois sec, présumée favorable aux départs de feu.

Incendie Californie 26/07/2016

Incendie en Californie le 26 juillet 2016 (Source : Los Angeles Time).

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La Californie face à une multiplication d’incendies dantesques

Vents violents, températures caniculaires et végétation desséchée contribuent à une série d’incendies dantesques en Californie forçant des dizaines de milliers de personnes à fuir les flammes.

« L’activité des feux a bondi ces dernières semaines, en nombre mais aussi en dangerosité », remarque Daniel Berlant, porte-parole de Calfire, l’agence de prévention et d’information californienne sur les incendies. Le redoutable feu de Blue Cut, dans la forêt nationale Angeles au sud de la Californie, ceux de Soberanes et Chimney au centre de cet Etat de l’ouest américain, le plus peuplé du pays, et enfin le « Clayton fire » au nord, font actuellement rage, déplaçant des communautés entières. Deux jours après avoir démarré pour des raisons encore inconnues, l’incendie de Blue Cut s’étendait sur 12.545 hectares et n’était maîtrisé qu’à 4%. Caractérisé par une vitesse fulgurante à cause de rafales de vent à 50 km/h, il semble « courir vers vous », remarque Michael Lopez, porte-parole d’Inciweb, site d’information sur les incendies.

Il a placé plus de 82.500 personnes sous ordre d’évacuation obligatoire, dont tous les habitants des petites villes de Wrightwood et Lytle Creek. Jeudi 18 août au soir, une petite partie des résidents d’Hesperia, Oak Hills ou de Phelan allaient être autorisés à retourner chez eux, a indiqué le bureau du shérif de San Bernardino. Beaucoup des évacués avaient trouvé refuge chez des proches. Alors que les motels de la région sont pleins, ou ont doublé leurs prix, et que les résidents n’ont pas le droit de retourner chez eux, certains se trouvent forcés de recourir aux centres d’hébergement d’urgence. Colette Martinez, 50 ans, réfugiée avec son mari et son fils dans le centre de la Croix-Rouge installé dans le lycée Sultana à Hesperia, oscillait entre soulagement d’être en sécurité et angoisse : « on ne sait pas si on aura une maison dans laquelle retourner », a-t-elle expliqué à l’AFP, les larmes aux yeux.

Incendie Californie 16/08/2016

Un incendie s’est déclaré dans la matinée, mardi 16 août, à l’est de Los Angeles (Source : AP).

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En Californie, un incendie entraîne l’évacuation de 82 000 personnes

L’incendie parti de Blue Cut, à l’est de Los Angeles, se propageait rapidement, mardi 16 août, entraînant l’évacuation de plus de 82 000 personnes, selon les autorités. Le gouverneur de la Californie a déclaré l’état d’urgence dans le comté de San Bernardino, à environ 100 kilomètres à l’est de Los Angeles, ce qui permet de mobiliser toutes les agences gouvernementales pour lutter contre les flammes. Plus de 34 000 bâtiments seraient menacés, selon le site d’information sur les incendies Inciweb.

Le brasier a démarré mardi vers 10 h 30 (heure locale) et a déjà brûlé plus de 3 600 hectares. Deux des sept cents pompiers mobilisés ont été légèrement blessés. Il présente « une menace immédiate pour le grand public, le trafic ferroviaire et les habitations (…) des environs », avertit Inciweb. Après cinq années d’une sécheresse record, le désert californien connaît une vague de chaleur avec des températures qui dépassent les 40 °C par endroits.

C’est la saison des incendies en Californie, et parallèlement à celui à Blue Cut, le nord de l’Etat le plus peuplé des Etats-Unis faisait face à un autre brasier. A quelque 160 kilomètres au nord de San Francisco, région déjà durement touchée par un énorme incendie en 2015, les flammes terrorisent à nouveau la population depuis samedi 13 août.

Incendie Californie 16/08/2016

Un incendie s’est déclaré dans la matinée, mardi 16 août, à l’est de Los Angeles (Source : AP).

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