La météorite qui a exterminé les dinosaures aurait engendré une vague de 1,5 km de haut !

L’impact qui a exterminé les dinosaures il y a 66 millions d’années aurait créé un gigantesque tsunami puis une série de vagues immenses touchant la totalité des océans.

Des ondes de choc et des tremblements de terre, de gigantesques incendies, des éruptions exceptionnelles ainsi qu’un épais nuage de suies et de poussières obscurcissant le ciel et bloquant les rayons du Soleil pendant des années… Le météorite de Chicxulub, qui s’est écrasé sur Terre il y a 66 millions d’années dans l’actuelle péninsule du Yucatan, au sud-est du Mexique, a engendré des conditions dantesques provoquant l’extinction de 50 à 75% des espèces vivantes, dont les dinosaures non aviaires.

Ce qu’on ne savait pas, en revanche, ce que cet impact aurait provoqué un incroyable tsunami avec une première vague avoisinant… 1,5 kilomètre de haut !  » A notre connaissance, nous sommes les premiers à avoir modélisé le tsunami de façon globale, depuis l’impact jusqu’aux dernières ondes qui se sont propagées « , a précisé Molly Range, chercheuse à l’université du Michigan (Etats-Unis).

Météorite géante extinction dinosaures

Vue d’artiste de l’impact survenu il y a 65 millions d’années ayant causé le cratère de Chicxulub et sans doute provoqué l’extinction des dinosaures (Source : Cambridge Press).

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Un tsunami en Indonésie fait plus de 200 morts et près d’un millier de blessés

Au moins 222 personnes ont trouvé la mort dans un tsunami qui a frappé samedi soir les côtes situées près du détroit de la Sonde, qui sépare les îles indonésiennes de Java et Sumatra où l’on dénombre plusieurs centaines de blessés.

Samedi soir, un tsunami a déferlé sur l’Indonésie, quelque temps après l’éruption d’un volcan. Une vague s’est formée et a violemment frappé les côtes méridionales de Sumatra, à l’extrémité occidentale de l’île de Java, vers 21h30. Le bilan s’élevait dimanche peu avant midi à 222 morts et plusieurs centaines de blessés, mais il pourrait encore augmenter. « Il y a 843 blessés et 28 personnes sont portées disparues », a indiqué l’agence indonésienne de gestion des catastrophes.

Le tsunami a vraisemblablement été déclenché par une marée montante anormale liée à deux phénomènes : une pleine lune conjuguée à un glissement de terrain sous-marin provoqué par l’éruption de l’Anak Krakatoa, petite île volcanique du détroit de la Sonde entre Java et Sumatra. « La combinaison (des deux facteurs) a causé un tsunami soudain qui a frappé les côtes » a ainsi commenté Sutopo Purwo Nugroho, porte-parole de l’agence géologique indonésienne mène l’enquête pour déterminer les circonstances exactes du phénomène.

Tsunami Indonésie 23/12/2018

Indonésie : un tsunami provoqué par une éruption volcanique fait plus de 200 morts (Source : AFP).

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Nouvelle-Calédonie : l’alerte au tsunami levée après un violent séisme

L’alerte au tsunami lancée à la suite d’un puissant séisme mercredi 5 décembre 2018 a été levée par les autorités.

L’alerte est tombée vers 1h du matin (heure de Guadeloupe) sur le compte twitter la préfecture de Wallis et Futuna, le 5 décembre 2018. Le message « Alerte tsunami sur l’ensemble de la Calédonie. Ordre d’évacuation immédiat des populations vers les zones refuges et application des consignes de sécurité » a sonné l’alarme.

L’alerte avait été lancée par le Centre d’alerte au tsunami du Pacifique à la suite d’un séisme d’une magnitude estimée à 7,7 que la sécurité civile néo-calédonienne a enregistré à 15h18 heure locale (04h18 GMT). Son épicentre a été localisé au sud-est des îles Loyauté, à 160 km de Maré, à une profondeur de 10 km. La protection civile néo-calédonienne avait alors appelé à l’évacuation des populations vivant sur 300 mètres de bande côtière sur la côte Est de la Grande île (la principale île de l’archipel français) ainsi que sur l’île des Pins et sur les îles Loyauté.

Alerte Tsunami Nouvelle-Calédonie 05/12/2018

Communiqué d’alerte au tsunami en Nouvelle-Calédonie le 5 décembre 2018.

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Réchauffement climatique : des tsunamis géants provoqués par la fonte des glaces

Le réchauffement climatique pourrait favoriser les tsunamis dans certaines régions de glaciers à la faveur de glissements de terrain provoqués par la fonte des glaces.

En 2015, un éboulement massif généré par le recul du glacier Tyndall avait généré un tsunami de près de 200 mètres dans un fjord de l’Alaska. L’événement n’a pas fait de victime, pas plus les gros titres de la presse. Il s’agit pourtant d’un des plus gros tsunamis jamais recensés.

« Les glaciers, en reculant, modifient leur environnement de manière spectaculaire. Dans le cas du fjord de Taan, ce fut un tsunami majeur », explique Dan Shugar, de l’Université de Washington Tacoma, co-auteur de l’étude publiée jeudi 6 septembre 2018 dans Scientific Reports.

Fjord Alaska

Un des plus gros tsunamis jamais recensés a eu lieu en 2015 dans un fjord de l’Alaska (SOurce : AFP).

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Exercice au tsunami dans les pays de l’océan Indien

Les 4 et 5 septembre 2018, 24 pays riverains de l’océan Indien simulent une alerte au tsunami. Cet exercice doit permettre de réduire le nombre de victimes et de destructions déplorées lors du séisme de décembre 2004.

A 6 h temps universel (2 h en Guadeloupe) le mardi 4 septembre 2018, un tremblement de terre de magnitude 9 sur l’échelle de Richter a frappé la côte sud de l’Iran. Immédiatement, le système d’alerte au tsunami a diffusé l’information auprès des autorités nationales. Les services de secours sont mis en état d’alerte, les populations prévenues, l’évacuation des villes côtières décidée, les systèmes de protection mis en œuvre.

Ce script est un exercice à blanc qui sera répété mercredi 5 septembre avec un scénario différent. Cette fois-ci, c’est un tremblement de terre de magnitude 9,3 qui sera simulé au large de la côte nord-ouest de Sumatra, là même où, le 26 décembre 2004, un tsunami avait provoqué la mort de 170 000 Indonésiens. Au total, cette année-là, les énormes vagues avaient tué 240.000 personnes sur tout le pourtour de l’océan Indien.

C’est à la suite de cette catastrophe que les pays de l’océan Indien avaient décidé de créer un système d’alerte et d’atténuation des effets d’un tsunami dont la responsabilité a été confiée à la Commission océanique intergouvernementale de l’Unesco. Composé d’un réseau de stations sismiques connecté à des balises d’un réseau marégraphique de mesure du niveau de la mer, ce système fournit les informations aux centres d’alerte nationaux, lesquels diffusent l’information aux services de secours et aux populations.

Tsunami Sri Lanka 26/12/2004

Le tsunami de décembre 2004, qui a frappé les pays côtiers de l’océan Indien, a fait 240.000 morts et dévasté des villes et villages entiers (ici à Galle, au Sri Lanka). (Source : AFP)

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Prévision des tsunamis : il serait possible de prédire le pire

Prédire correctement la puissance d’un séisme et du tsunami pouvant être créé peut parfois prendre plusieurs heures, avec le risque de sous-estimer l’ampleur du phénomène. Une nouvelle technique, basée sur les modifications du champ de gravitation lors du tremblement de terre, semble prometteuse. Elle pourrait livrer ses résultats en quelques minutes seulement.

Depuis les travaux des pionniers de la sismologie à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, la Terre s’est couverte de sismomètres et les géophysiciens, qu’ils soient sismologues, géomagnéticiens ou spécialistes de la gravimétrie, ont fait d’énormes progrès. Il reste malheureusement toujours impossible de prédire les tremblements de terre, bien que les scientifiques comprennent mieux les mécanismes les produisant, tout comme les raisons de leur localisation. Les progrès dans le domaine de la puissance de calcul des ordinateurs, et aussi dans celui de l’intelligence artificielle, avec le fameux « deep learning », pourront peut-être nous permettre de progresser, mais cela reste encore à démontrer.

Il existe des régions du globe où les tremblements de terre sont particulièrement meurtriers, de façon indirecte. On se souvient encore du terrible tsunami du 26 décembre 2004 à Sumatra, en Indonésie, et de son impact sur la Thaïlande. Il aurait fait au moins 220.000 morts. Si nous ne pouvons prédire ce type de catastrophes, il est néanmoins possible de détecter l’occurrence d’un séisme, d’évaluer sa puissance et d’alerter les populations à quelques milliers de kilomètres pour qu’elles évacuent en cas de danger.

Malheureusement, affiner l’évaluation de la puissance d’un tremblement de terre peut demander plusieurs heures, ce qui peut laisser penser que le danger est faible alors que ce n’est pas le cas. Or, une équipe internationale de chercheurs du CNRS, de l’IPGP, de l’université Paris-Diderot et du célèbre Caltech de Feynman et Thorne, en Californie, a publié dans Science un article faisant état d’une remarquable découverte.

Tsunami Japon 11/03/11

Tsunami au Japon le 11 Mars 2011

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Plein succès pour la mission Subsaintes 2017

Pendant trois semaines, une vingtaine de scientifiques embarquée à bord du navire océanographique de l’Ifremer, l’Atalante, est partie à la recherche de traces de séismes sous la mer entre l’archipel des Saintes, en Guadeloupe, et l’île de la Dominique.

12 ans après le séisme des Saintes, une équipe de chercheurs a retrouvé la trace de ce tremblement de terre par 1 000 mètres de profondeur. Baptisée Subsaintes 2017, cette mission scientifique s’est déroulée durant trois semaines entre le sud de l’archipel et l’île de la Dominique.

« Les objectifs de la mission ont été atteints au delà de nos espérances » se réjouit Javier Escartin, directeur de recherches au CNRS et chef de la mission Subsaintes 2017. Grâce au ROV « Remote operated vehicle » (robot téléopéré) Victor 6 000, les scientifiques ont notamment pu filmer, pour la première fois, par plus de mille mètres de fond, un déplacement co-sismique vertical.

Atalante Ifremer

L’atalante, navire océanographique de l’Ifremer.

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