Plein succès pour la mission Subsaintes 2017

Pendant trois semaines, une vingtaine de scientifiques embarquée à bord du navire océanographique de l’Ifremer, l’Atalante, est partie à la recherche de traces de séismes sous la mer entre l’archipel des Saintes, en Guadeloupe, et l’île de la Dominique.

12 ans après le séisme des Saintes, une équipe de chercheurs a retrouvé la trace de ce tremblement de terre par 1 000 mètres de profondeur. Baptisée Subsaintes 2017, cette mission scientifique s’est déroulée durant trois semaines entre le sud de l’archipel et l’île de la Dominique.

« Les objectifs de la mission ont été atteints au delà de nos espérances » se réjouit Javier Escartin, directeur de recherches au CNRS et chef de la mission Subsaintes 2017. Grâce au ROV « Remote operated vehicle » (robot téléopéré) Victor 6 000, les scientifiques ont notamment pu filmer, pour la première fois, par plus de mille mètres de fond, un déplacement co-sismique vertical.

Atalante Ifremer

L’atalante, navire océanographique de l’Ifremer.

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Des scientifiques japonais veulent atteindre le manteau terrestre

Un groupe de scientifiques japonais organise une mission de forage inédite. Leur but : creuser jusqu’au manteau terrestre depuis l’océan Pacifique.

Ce n’est pas exactement le centre de la Terre mais presque. Des chercheurs japonais veulent atteindre le manteau terrestre, cette couche intermédiaire située entre le noyau et la croûte terrestre. Elle compose 80% du volume de notre planète, selon The Japan News, mais n’a jamais pu être examinée.

Membres de l’Agence japonaise pour la science et la technologie maritime et terrestre (JAMSTER), ces scientifiques ont obtenu l’appui du gouvernement qui va financer leur mission, précise L’Express.

Le groupe de scientifiques entend comprendre comment la Terre s’est formée, pourquoi elle tremble et de quoi elle est composée. Cette partie de la planète est principalement constituée de roches, qui se déplacent lentement et affecte donc le mouvement des plaques, ce qui provoque les séismes et tsunamis.

Structure interne Terre

En dessous de la croûte terrestre, se cache plusieurs autres couches.

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En Guadeloupe, des hackers à l’abordage du tsunami

Alors que les Nations unies organisent leur exercice annuel d’alerte au tsunami, des geeks antillais et métropolitains exploitent les nouvelles technologies pour gérer les situations de crise.

Imaginons qu’un séisme de magnitude 8,5 secoue les Antilles demain. Imaginons qu’il déclenche un tsunami, qui déboulerait sur les côtes quelques dizaines de minutes plus tard. Que faut-il faire ? Foncer dans sa voiture et s’éloigner de la mer à toute vitesse comme dans les films catastrophe américains ? Très mauvaise idée : « Il y a un risque d’embouteillage, vous allez vous faire tamponner et ça va être le chaos. » Fuir à vélo, pour doubler toutes les voitures ? Non plus : « Une personne en panique peut vous le voler. Vous avez plus de chances de rester en vie si vous partez à pied : vous n’êtes plus une cible. »

Parce qu’il vaut mieux réfléchir à ces questions avant d’y être confronté pour de bon, les geeks de Guadeloupe organisaient ce vendredi soir une conférence de presse au fablab de la zone industrielle de Jarry, en banlieue de Pointe-à-Pitre – un atelier de création collaborative ouvert au public. La bonne conduite à tenir en cas d’alerte au tsunami est de «se diriger à pied vers un point haut» de l’île, rappelle le président et cofondateur du lieu, Cédric Coco-Viloin. Pour s’en souvenir, l’équipe du fablab a réalisé une affiche et une courte vidéo, claires, colorées et drôles ; ça marquera les esprits.

Caribe Wave 2017

Modélisation de la vague virtuelle qui frappera les Petites Antilles mardi 21 mars 2017, pour l’exercice Caribe Wave (Source : PTWC).

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Les catastrophes naturelles provoquent deux fois plus de déplacements internes que les conflits

Tempêtes, inondations, séismes, éruptions volcaniques, feux de forêt, glissements de terrain… En 2015, des catastrophes naturelles survenues dans cent treize pays ont provoqué le déplacement à l’intérieur de leur propre pays de 19,2 millions de personnes dans le monde. Soit deux fois plus que le nombre de personnes chassées par les conflits, guerres, violences (8,6 millions).

Publié le 11 mai, le rapport annuel de l’Internal Displacement Monitoring Center (IDMC) vient rappeler que les dérèglements climatiques, les dégradations de l’environnement sont bel et bien devenus un des principaux facteurs de migration des personnes dans le monde. Au cours des huit dernières années, 203,4 millions de déplacements ont été enregistrés à la suite d’événements climatiques ou géophysiques. Le phénomène touche essentiellement les pays en voie de développement.

En 2015, comme les années précédentes, l’Asie a une nouvelle fois été le continent le plus touché, avec 16,3 millions de déplacés, soit plus de 85 % du total mondial. En Inde, les pluies torrentielles qui se sont abattues en juillet sur cinq provinces du nord du pays, puis en novembre sur celles de Tamil Nadu et de l’Andhra Pradesh ont conduit quelque 3 millions de personnes à abandonner leur maison et leur village. Au Népal, les séismes qui ont frappé le pays en avril et en mai 2015 ont poussé sur les routes 2,6 millions d’individus, et fait neuf mille morts ou disparus. En Chine, ce sont encore 2,2 millions de personnes qui ont été chassées de leurs terres par les puissants typhons Chan-Hom, Soudelor et Dujuan, qui ont balayé tour à tour en juillet, en août et en septembre le sud-est du pays.

« Ce sont toujours les mêmes régions qui sont touchées. Or, le caractère répétitif des déplacements est un facteur de fragilisation des ménages et de déstabilisation des pays », s’alarme Alexandra Bilal, directrice de l’IDMC, qui rappelle que les Philippines, les années précédentes, figuraient toujours parmi le « trio de tête » avec l’Inde et la Chine. Mais en 2015, le Népal a pris sa place.

Sécheresse Ethiopie avril 2016

En avril, un berger de la région de Sitti, dans l’Est de l’Ethiopie, ne peux que compter ses animaux morts en raison de la sécheresse (Source : AFP).

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Cinq ans après, Fukushima reste un défi immense pour le Japon

Le 11 mars 2011, un puissant séisme frappait le Japon, déclenchant un tsunami et un accident nucléaire dont l’évaluation des conséquences n’est pas terminée. Cinq ans plus tard, des centaines de milliers de personnes restent exilées et les moyens techniques pour nettoyer la centrale et les zones irradiées restent à imaginer.

Cinq ans après, le terrible enchaînement de catastrophes naturelles et nucléaire reste actuel au Japon, dans les esprits comme dans les faits. Le 11 mars 2011, un séisme historique, de magnitude 9 sur l’échelle de Richter, survient au nord-est de l’île de Honshu, la plus grande de l’archipel nippon. Les secousses de plusieurs minutes font peu de victimes, mais le tsunami qui suit dévaste la côte Pacifique de l’île. On dénombre 18.500 victimes. Catastrophe dans la catastrophe, une vague déferle sur plusieurs centrales de la côte et déclenche l’un des plus graves accidents nucléaires de l’histoire dans la centrale Fukushima Daiichi.

Les dégâts engendrent explosions et incendies, et les cœurs des trois réacteurs en fonctionnement au moment du séisme entrent en fusion dans les jours qui suivent. Les incidents successifs dureront plusieurs semaines avant que la situation ne soit maîtrisée. Les habitants des communes alentours sont évacués, dans un rayon de 30 kilomètres, alors que les dégagements de gaz radioactifs contaminent les zones environnantes. Cinq ans plus tard, la promesse d’un retour à la vie normale formulée par les autorités à l’époque semble bien illusoire.

D’après l’Agence de la reconstruction, au moment du tsunami, environ 470.000 personnes ont été déplacées des régions sinistrées. Actuellement, 182.000 vivent toujours hors de chez elles, dont 100.000 pour la seule région de Fukushima.

Fkushima 5 ans après

Le site de la centrale de Fukushima Daiichi, sur la côte Pacifique du Japon, doit toujours, cinq ans après, être surveillé et sécurisé 5source : Reuters).

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Les catastrophes naturelles ont déplacé 19,3 millions de personnes en 2014

D’après l’Observatoire des situations de déplacements internes, l’Asie est la région du monde la plus touchée avec 16,7 millions de déplacés en 2014.

En 2014, 19,3 millions de personnes ont été obligées de fuir leur foyer en raison de catastrophes liées aux aléas naturels, révèle le dernier rapport de l’Observatoire des situations de déplacements internes (IDMC) du Conseil norvégien pour les réfugiés. Si les tremblements de terres et les irruptions volcaniques ont entraîné la mobilité de 1,7 million de personnes, dans leur très grande majorité ces déplacements ont été provoqués par des catastrophes liées aux aléas climatiques, des cyclones et des inondations essentiellement.

Les flux migratoires contraints par une catastrophe naturelle ne cessent de croître. L’importance de ces mobilités forcées varie bien sûr d’une année à l’autre ; néanmoins depuis 2008, ces catastrophes ont entraîné le déplacement de 22,5 millions de personnes en moyenne chaque année – pour la plupart à l’intérieur même de leur pays –, soit l’équivalent de 62 000 personnes chaque jour. Aujourd’hui, la probabilité pour une personne de subir un tel déplacement est 60 % plus élevée que dans les années 1970. Et les effets du changement climatique qui causeront de plus en plus d’événements extrêmes exacerberont encore cette tendance, s’alarme l’IDMC. D’autant que le nombre de personnes vivant dans des zones à risque ne cesse de croître.

La hausse de ces déplacements s’explique en grande partie par la croissance démographique, le développement économique et l’urbanisation galopante dans les zones à risque, souligne le rapport, qui constate que les pays en développement sont davantage affectés que ceux à bas revenus. « Dans les pays connaissant une forte et rapide croissance, et ce faisant une urbanisation souvent anarchique, de plus en plus de personnes sont exposées à un risque de déplacement. La concentration dans les zones à risque où l’habitat est souvent précaire ne fait qu’accroître la probabilité d’une catastrophe », observe Alexandra Bilak, directrice de la recherche et des politiques de l’observatoire, qui insiste sur le fait que la plupart de ces catastrophes sont souvent autant humaines que naturelles.

Déplacements populations catastrophes naturelles

Carte des vingt plus grands mouvements de populations provoqués par une catastrophe naturelle en 2014 (Source : IDMC).

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Risque de tsunami après un séisme en Papouasie-Nouvelle-Guinée

Un risque de tsunami, qui serait vraisemblablement d’une ampleur réduite, a été signalé après le séisme de magnitude 7,5 qui s’est produit au large des côtes de Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Un séisme de magnitude 7,5 s’est produit au large des côtes de Papouasie-Nouvelle-Guinée, dimanche 29 mars, selon l’Institut d’études géologiques des Etats-Unis (USGS). La terre a tremblé à une profondeur de 65 km, à 54 kilomètres de la ville la plus proche, Kokopo, sur l’île de Nouvelle-Bretagne, et à 789 km de la capitale Port Moresby, a précisé l’USGS. La secousse initiale a été suivie d’une réplique de magnitude 5,7 dans le même secteur.

« En fonction des paramètres préliminaires du séisme […] des vagues de tsunami dangereuses sont possibles pour les côtes situées dans un rayon de 1 000 kilomètres autour de l’épicentre », a par ailleurs estimé le Centre d’alerte aux tsunamis du Pacifique. Ce risque de tsunami devait se limiter à la Papouasie-Nouvelle-Guinée et aux îles Salomon.

Séisme Papouasie-Nouvelle-Guinée 30/03/2015

Puissant séisme de 7.5 en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

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