Réchauffement climatique : des tsunamis géants provoqués par la fonte des glaces

Le réchauffement climatique pourrait favoriser les tsunamis dans certaines régions de glaciers à la faveur de glissements de terrain provoqués par la fonte des glaces.

En 2015, un éboulement massif généré par le recul du glacier Tyndall avait généré un tsunami de près de 200 mètres dans un fjord de l’Alaska. L’événement n’a pas fait de victime, pas plus les gros titres de la presse. Il s’agit pourtant d’un des plus gros tsunamis jamais recensés.

« Les glaciers, en reculant, modifient leur environnement de manière spectaculaire. Dans le cas du fjord de Taan, ce fut un tsunami majeur », explique Dan Shugar, de l’Université de Washington Tacoma, co-auteur de l’étude publiée jeudi 6 septembre 2018 dans Scientific Reports.

Fjord Alaska

Un des plus gros tsunamis jamais recensés a eu lieu en 2015 dans un fjord de l’Alaska (SOurce : AFP).

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Exercice au tsunami dans les pays de l’océan Indien

Les 4 et 5 septembre 2018, 24 pays riverains de l’océan Indien simulent une alerte au tsunami. Cet exercice doit permettre de réduire le nombre de victimes et de destructions déplorées lors du séisme de décembre 2004.

A 6 h temps universel (2 h en Guadeloupe) le mardi 4 septembre 2018, un tremblement de terre de magnitude 9 sur l’échelle de Richter a frappé la côte sud de l’Iran. Immédiatement, le système d’alerte au tsunami a diffusé l’information auprès des autorités nationales. Les services de secours sont mis en état d’alerte, les populations prévenues, l’évacuation des villes côtières décidée, les systèmes de protection mis en œuvre.

Ce script est un exercice à blanc qui sera répété mercredi 5 septembre avec un scénario différent. Cette fois-ci, c’est un tremblement de terre de magnitude 9,3 qui sera simulé au large de la côte nord-ouest de Sumatra, là même où, le 26 décembre 2004, un tsunami avait provoqué la mort de 170 000 Indonésiens. Au total, cette année-là, les énormes vagues avaient tué 240.000 personnes sur tout le pourtour de l’océan Indien.

C’est à la suite de cette catastrophe que les pays de l’océan Indien avaient décidé de créer un système d’alerte et d’atténuation des effets d’un tsunami dont la responsabilité a été confiée à la Commission océanique intergouvernementale de l’Unesco. Composé d’un réseau de stations sismiques connecté à des balises d’un réseau marégraphique de mesure du niveau de la mer, ce système fournit les informations aux centres d’alerte nationaux, lesquels diffusent l’information aux services de secours et aux populations.

Tsunami Sri Lanka 26/12/2004

Le tsunami de décembre 2004, qui a frappé les pays côtiers de l’océan Indien, a fait 240.000 morts et dévasté des villes et villages entiers (ici à Galle, au Sri Lanka). (Source : AFP)

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Prévision des tsunamis : il serait possible de prédire le pire

Prédire correctement la puissance d’un séisme et du tsunami pouvant être créé peut parfois prendre plusieurs heures, avec le risque de sous-estimer l’ampleur du phénomène. Une nouvelle technique, basée sur les modifications du champ de gravitation lors du tremblement de terre, semble prometteuse. Elle pourrait livrer ses résultats en quelques minutes seulement.

Depuis les travaux des pionniers de la sismologie à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, la Terre s’est couverte de sismomètres et les géophysiciens, qu’ils soient sismologues, géomagnéticiens ou spécialistes de la gravimétrie, ont fait d’énormes progrès. Il reste malheureusement toujours impossible de prédire les tremblements de terre, bien que les scientifiques comprennent mieux les mécanismes les produisant, tout comme les raisons de leur localisation. Les progrès dans le domaine de la puissance de calcul des ordinateurs, et aussi dans celui de l’intelligence artificielle, avec le fameux « deep learning », pourront peut-être nous permettre de progresser, mais cela reste encore à démontrer.

Il existe des régions du globe où les tremblements de terre sont particulièrement meurtriers, de façon indirecte. On se souvient encore du terrible tsunami du 26 décembre 2004 à Sumatra, en Indonésie, et de son impact sur la Thaïlande. Il aurait fait au moins 220.000 morts. Si nous ne pouvons prédire ce type de catastrophes, il est néanmoins possible de détecter l’occurrence d’un séisme, d’évaluer sa puissance et d’alerter les populations à quelques milliers de kilomètres pour qu’elles évacuent en cas de danger.

Malheureusement, affiner l’évaluation de la puissance d’un tremblement de terre peut demander plusieurs heures, ce qui peut laisser penser que le danger est faible alors que ce n’est pas le cas. Or, une équipe internationale de chercheurs du CNRS, de l’IPGP, de l’université Paris-Diderot et du célèbre Caltech de Feynman et Thorne, en Californie, a publié dans Science un article faisant état d’une remarquable découverte.

Tsunami Japon 11/03/11

Tsunami au Japon le 11 Mars 2011

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Plein succès pour la mission Subsaintes 2017

Pendant trois semaines, une vingtaine de scientifiques embarquée à bord du navire océanographique de l’Ifremer, l’Atalante, est partie à la recherche de traces de séismes sous la mer entre l’archipel des Saintes, en Guadeloupe, et l’île de la Dominique.

12 ans après le séisme des Saintes, une équipe de chercheurs a retrouvé la trace de ce tremblement de terre par 1 000 mètres de profondeur. Baptisée Subsaintes 2017, cette mission scientifique s’est déroulée durant trois semaines entre le sud de l’archipel et l’île de la Dominique.

« Les objectifs de la mission ont été atteints au delà de nos espérances » se réjouit Javier Escartin, directeur de recherches au CNRS et chef de la mission Subsaintes 2017. Grâce au ROV « Remote operated vehicle » (robot téléopéré) Victor 6 000, les scientifiques ont notamment pu filmer, pour la première fois, par plus de mille mètres de fond, un déplacement co-sismique vertical.

Atalante Ifremer

L’atalante, navire océanographique de l’Ifremer.

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Des scientifiques japonais veulent atteindre le manteau terrestre

Un groupe de scientifiques japonais organise une mission de forage inédite. Leur but : creuser jusqu’au manteau terrestre depuis l’océan Pacifique.

Ce n’est pas exactement le centre de la Terre mais presque. Des chercheurs japonais veulent atteindre le manteau terrestre, cette couche intermédiaire située entre le noyau et la croûte terrestre. Elle compose 80% du volume de notre planète, selon The Japan News, mais n’a jamais pu être examinée.

Membres de l’Agence japonaise pour la science et la technologie maritime et terrestre (JAMSTER), ces scientifiques ont obtenu l’appui du gouvernement qui va financer leur mission, précise L’Express.

Le groupe de scientifiques entend comprendre comment la Terre s’est formée, pourquoi elle tremble et de quoi elle est composée. Cette partie de la planète est principalement constituée de roches, qui se déplacent lentement et affecte donc le mouvement des plaques, ce qui provoque les séismes et tsunamis.

Structure interne Terre

En dessous de la croûte terrestre, se cache plusieurs autres couches.

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En Guadeloupe, des hackers à l’abordage du tsunami

Alors que les Nations unies organisent leur exercice annuel d’alerte au tsunami, des geeks antillais et métropolitains exploitent les nouvelles technologies pour gérer les situations de crise.

Imaginons qu’un séisme de magnitude 8,5 secoue les Antilles demain. Imaginons qu’il déclenche un tsunami, qui déboulerait sur les côtes quelques dizaines de minutes plus tard. Que faut-il faire ? Foncer dans sa voiture et s’éloigner de la mer à toute vitesse comme dans les films catastrophe américains ? Très mauvaise idée : « Il y a un risque d’embouteillage, vous allez vous faire tamponner et ça va être le chaos. » Fuir à vélo, pour doubler toutes les voitures ? Non plus : « Une personne en panique peut vous le voler. Vous avez plus de chances de rester en vie si vous partez à pied : vous n’êtes plus une cible. »

Parce qu’il vaut mieux réfléchir à ces questions avant d’y être confronté pour de bon, les geeks de Guadeloupe organisaient ce vendredi soir une conférence de presse au fablab de la zone industrielle de Jarry, en banlieue de Pointe-à-Pitre – un atelier de création collaborative ouvert au public. La bonne conduite à tenir en cas d’alerte au tsunami est de «se diriger à pied vers un point haut» de l’île, rappelle le président et cofondateur du lieu, Cédric Coco-Viloin. Pour s’en souvenir, l’équipe du fablab a réalisé une affiche et une courte vidéo, claires, colorées et drôles ; ça marquera les esprits.

Caribe Wave 2017

Modélisation de la vague virtuelle qui frappera les Petites Antilles mardi 21 mars 2017, pour l’exercice Caribe Wave (Source : PTWC).

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Les catastrophes naturelles provoquent deux fois plus de déplacements internes que les conflits

Tempêtes, inondations, séismes, éruptions volcaniques, feux de forêt, glissements de terrain… En 2015, des catastrophes naturelles survenues dans cent treize pays ont provoqué le déplacement à l’intérieur de leur propre pays de 19,2 millions de personnes dans le monde. Soit deux fois plus que le nombre de personnes chassées par les conflits, guerres, violences (8,6 millions).

Publié le 11 mai, le rapport annuel de l’Internal Displacement Monitoring Center (IDMC) vient rappeler que les dérèglements climatiques, les dégradations de l’environnement sont bel et bien devenus un des principaux facteurs de migration des personnes dans le monde. Au cours des huit dernières années, 203,4 millions de déplacements ont été enregistrés à la suite d’événements climatiques ou géophysiques. Le phénomène touche essentiellement les pays en voie de développement.

En 2015, comme les années précédentes, l’Asie a une nouvelle fois été le continent le plus touché, avec 16,3 millions de déplacés, soit plus de 85 % du total mondial. En Inde, les pluies torrentielles qui se sont abattues en juillet sur cinq provinces du nord du pays, puis en novembre sur celles de Tamil Nadu et de l’Andhra Pradesh ont conduit quelque 3 millions de personnes à abandonner leur maison et leur village. Au Népal, les séismes qui ont frappé le pays en avril et en mai 2015 ont poussé sur les routes 2,6 millions d’individus, et fait neuf mille morts ou disparus. En Chine, ce sont encore 2,2 millions de personnes qui ont été chassées de leurs terres par les puissants typhons Chan-Hom, Soudelor et Dujuan, qui ont balayé tour à tour en juillet, en août et en septembre le sud-est du pays.

« Ce sont toujours les mêmes régions qui sont touchées. Or, le caractère répétitif des déplacements est un facteur de fragilisation des ménages et de déstabilisation des pays », s’alarme Alexandra Bilal, directrice de l’IDMC, qui rappelle que les Philippines, les années précédentes, figuraient toujours parmi le « trio de tête » avec l’Inde et la Chine. Mais en 2015, le Népal a pris sa place.

Sécheresse Ethiopie avril 2016

En avril, un berger de la région de Sitti, dans l’Est de l’Ethiopie, ne peux que compter ses animaux morts en raison de la sécheresse (Source : AFP).

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