La campagne de vaccination contre la dengue de Sanofi suspendue

Les Philippines ont subitement suspendu la vente et la distribution du vaccin contre la dengue de Sanofi, susceptible d’aggraver la maladie chez ceux jamais infectés auparavant.

Les Philippines ont suspendu le 5 décembre 2017 la vente et la distribution du vaccin contre la dengue de Sanofi, après que le groupe français eut prévenu la semaine dernière qu’il pourrait aggraver la maladie chez les personnes jamais infectées auparavant. L’archipel avait gelé le 1er décembre la campagne publique de vaccination qui a vu plus de 733.000 écoliers recevoir le vaccin Dengvaxia, la première campagne du genre dans le monde.

Le gouvernement a désormais élargi cette suspension aux relations individuelles entre patients et praticiens. « Que le vaccin soit utilisé dans le cadre du programme de santé publique ou par un médecin du privé, c’est le même produit qui a été autorisé. Tout le monde est concerné par le rapport de la FDA » , a déclaré à l’AFP le secrétaire d’Etat à la Santé Gerardo Bayugo. L’Agence philippine des produits alimentaires et des médicaments (FDA), qui dépend du ministère de la Santé, a fait savoir qu’elle avait fait retirer le vaccin du marché pour « protéger le public ».

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Des associations vont évaluer la présence de pesticides dans l’air en 2018

Des associations de surveillance de la qualité de l’air mesureront en 2018 la présence des pesticides dans l’air afin d’évaluer l’exposition à la population de cette « pollution de fond ».

Les associations de surveillance de la qualité de l’air mesureront en 2018 la présence des pesticides dans l’air, dans le cadre d’une campagne exploratoire destinée à mieux évaluer l’exposition de la population, a indiqué ATMO France, qui fédère ces organismes.

La campagne, pilotée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) en lien avec l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris), devrait commencer au printemps 2018 sur une cinquantaine de sites de mesure. « L’objectif est d’évaluer l’exposition moyenne de la population à cette pollution de fond mais aussi d’identifier d’éventuelles situations de surexposition (professionnels, riverains…) », a ajouté le réseau dans un communiqué.

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Résultats prometteurs pour une molécule anticancer issue du corail

Coral Biome développe un médicament anti-cancer à partir d’une toxine issue du corail.

Guerres de territoire, attaques chimiques, toxines… Ce vocabulaire belliqueux n’est pas là pour décrire un conflit mais s’applique aux coraux qui mènent une vie loin d’être tranquille dans les océans du monde. Depuis des centaines de millions d’années les différentes espèces de coraux sont en concurrence, chacune voulant obtenir la meilleure niche écologique. « Pour parvenir à leurs fins ils ont développé un véritable arsenal chimique qui a été peaufiné au fil du temps » souligne Frédéric Gault, un des deux fondateurs de la start-up Coral Biome installée sur le campus de Luminy, à Marseille.

Cette jeune pousse, fondée en 2011, a développé une expertise dans la culture des coraux et accueille actuellement dans sa  » ferme « , au pied des calanques marseillaises, une centaine d’espèces de coraux mais aussi quelques gorgones et petites éponges. Certains sont élevés pour leurs couleurs ou leurs formes et revendus à des collectionneurs ou à des aquaculteurs pour l’ornementation. Mais le cœur de métier de Coral Biome est l’identification et l’exploitation de molécules à visée thérapeutique issues de ces coraux. Une activité presque neuve : cela fait une trentaine d’années que ces drôles d’animaux font l’objet de recherches et peut-être moins de dix ans que le potentiel thérapeutique des toxines qu’ils sécrètent suscite un intérêt.

Parmi les pistes qui semblent prometteuses, Coral Biome a choisi de se concentrer sur l’activité anticancéreuse de la palytoxine, une molécule produite par une espèce de Palythoa, un corail mou qui pousse du côté de la Floride. « Cette toxine qui est sécrétée dans le mucus de l’animal et lui sert à se défendre contre les prédateurs et à tuer ses proies » précise Carole Valenti, la pharmacienne du groupe qui est chargée de transformer cette palytoxine en médicament anticancéreux. Pour obtenir un médicament, les étapes sont longues mais plusieurs ont déjà été menées à bien et la palytoxine au vu des premiers tests semble prometteuse contre une forme de cancer rare n’ayant actuellement pas de traitement efficace (pour des raisons de confidentialité, le type de cancer n’est pas précisé).

Coraux médicament cancer

La start-up Coral Biome exploite des molécules issues des coraux pour développer de nouveaux médicaments.

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Greffe de peau : un grand brûlé sauvé par son jumeau

Gravement brûlé sur presque tout le corps, condamné à mourir, un homme a été sauvé par une greffe de peau provenant de son frère jumeau homozygote. D’après les médecins qui l’ont soigné, l’opération est une première par son ampleur. Explications.

Le lien entre ces vrais jumeaux est fusionnel, au sens propre : Franck, 33 ans, brûlé sur la quasi-totalité du corps (95 %) et condamné à mourir, a été sauvé grâce à la greffe de peau provenant de son frère, une première selon les médecins qui l’ont soigné. « C’est la première fois qu’on réalise une greffe de peau entre jumeaux sur 95 % du corps », dit à l’AFP le professeur Maurice Mimoun, chef du service de chirurgie plastique et reconstructrice à l’hôpital Saint-Louis à Paris.

Des brûlés ont déjà été greffés avec de la peau de leur vrai jumeau, mais jamais sur une telle étendue, où les chances de survie sont quasiment nulles. Les cas publiés jusque-là dans le monde allaient de 6 à 68 % environ et portaient sur 45 % de la surface du corps en moyenne, selon le chirurgien. L’avantage est que cette peau greffée ne sera jamais rejetée, sans nécessiter de traitement immunosuppresseur (anti-rejet) puisque ces vrais jumeaux ont un capital génétique identique, selon les médecins.

Jumeaux homozygotes

Les jumeaux homozygotes sont issus de la même cellule-œuf et possèdent un patrimoine génétique identique.

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Zika : la France, pays européen le plus touché par l’épidémie de 2016

Déclarée « urgence de santé publique de portée mondiale », l’épidémie de Zika en 2015-2016 a affolé la planète. Combien d’individus ont finalement été touchés en France ? Bilan.

Souvenez-vous, en 2016, l’on ne parlait que de lui : le virus Zika. Se propageant à une vitesse folle en Amérique du Sud, puis dans les collectivités d’Outre-mer, il menaçait de se répandre dans le reste du monde. Au point qu’en février 2016, l’OMS avait décrété une « urgence de santé publique de portée mondiale ». Dès 2016, une surveillance épidémiologique de l’infection à Zika virus dans l’Union européenne (UE) avait été mise en œuvre, jusqu’à début 2017 et la fin de l’épidémie. Elle livre en novembre 2017 son bilan de l’épidémie.

Entre juin 2015 et mars 2017, 2.133 cas confirmés de virus Zika ont été rapportés par les 21 pays de l’UE. La plupart des individus ont été infectés dans les Caraïbes (71 %), majoritairement en Guadeloupe (489 cas), en Martinique (421 cas) et en République Dominicaine (146 cas). Le nombre de cas rapporté dans l’UE a commencé à augmenter, concomitamment avec l’épidémie en cours dans les Amériques. La semaine du 15 août, un pic de 85 cas importés était rapporté. Avec 1141 cas, la France est le pays avec le plus grand nombre de cas détectés. La majorité d’entre eux ont été infectés en Guadeloupe, Martinique et Guyane Française, les trois départements et collectivités français d’Amérique les plus touchés par cette épidémie.

Moustique zika

Quand les moustiques Aedes aegypti et A. albopictus piquent à la recherche d’un vaisseau sanguin, ils déposent le virus zika dans le derme et l’épiderme.

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Un site pour connaître en temps réel la pollution de l’air près de chez vous

L’Agence européenne de l’environnement vient de lancer un indice européen de la pollution de l’air qui permet à tout citoyen de connaître la situation chez lui pour cinq polluants, dont les redoutables microparticules.

La France et de très nombreux pays d’Europe affichent régulièrement des pics de pollution bien au-dessus des normes fixées par Bruxelles. De façon générale, ce sont plus de 130 villes européennes qui éprouvent toujours des difficultés à les respecter, et trente procédures d’infraction sont en cours à l’encontre de 20 des 28 pays membres. Jeudi 16 novembre, l’agglomération parisienne connaissait d’ailleurs un épisode de pollution dû aux microparticules (PM10).

Afin de mieux sensibiliser les populations, l’Agence européenne de l’environnement et la commission européenne viennent donc de lancer un « indice européen de la qualité de l’air » (european air quality index). Les utilisateurs peuvent zoomer sur la ville qui les intéresse et ainsi voir la situation pour chacun des polluants au plus près de leurs lieux d’habitation avec cinq codes couleur (du vert clair, le mieux, au rouge foncé, le pire). Des points gris apparaissent dans plusieurs États membres comme l’Italie, la Grèce, l’Islande ou la Turquie, qui ne transmettent pas leurs données pour l’instant. La carte représente un instantané de la qualité de l’air à une heure précise sur les deux derniers jours, mais cliquer sur un point permet aussi d’accéder à un graphique résumant la situation des jours précédents.

European Air Quality Index

Capture d’écran de la carte de l’indice européen de la qualité de l’air, le 16 novembre 2017 (Source : European Air Quality Index).

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Deux « singes verts », potentiellement invasifs, ont été repérés en Guadeloupe

Les autorités tentent de mettre la main sur deux « singes verts » qui auraient profité du passage des ouragans pour s’échapper de leur abri. Ces animaux peuvent être porteurs de maladies et faire preuve d’agressivité.

Deux « singes verts » – primates du genre Chlorocebus – ont été aperçus à plusieurs reprises en Guadeloupe, dans la commune des Abymes (Grande-Terre), où ils font l’objet de recherches pour éviter la reproduction de ces animaux potentiellement invasifs et dangereux. Ces derniers, pesant 4 à 6 kg avec un pelage verdâtre, ont été signalés aux autorités depuis « déjà plusieurs semaines » dans une zone boisée près d’habitations, après le passage des ouragans Maria et Irma, en septembre 2017, a indiqué à l’AFP David Rozet, chef du service mixte de la police de l’environnement de Guadeloupe.

Ces singes originaires d’Afrique, introduits par l’homme dans les Petites-Antilles, sont déjà devenus envahissants sur l’île de Saint-Kitts ou encore à Saint-Martin, d’où ils auraient pu être amenés vers la Guadeloupe par un particulier. La présence des deux singes pourrait être la conséquence des ouragans : leur cage se serait brisée durant l’une des deux catastrophes naturelles. Jusque là, les différentes tentatives pour les capturer ont échoué. Les riverains, inquiets, ont publié une vidéo en novembre sur le site de Radio Caraïbes International sur laquelle on aperçoit l’un des mammifères.

« Cela pourrait être un couple, auquel cas le risque est réel de reproduction et c’est le début d’invasion d’une espèce », explique M. Rozet. Selon lui, ces primates « ont été importés tout à fait illégalement en Guadeloupe ». Les primates en général, considérés comme « espèce dangereuse » en France, représentent « des risques plus ou moins importants », selon M. Rozet.

Singe vert

Deux singes verts ont été repérés en Guadeloupe.

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