Une imagerie aux ultrasons hypersensible sonde le sommeil paradoxal

Les scientifiques Antoine Bergel et Mickaël Tanter expliquent au magazine La Recherche cette nouvelle technique qui permet de porter un nouveau regard sur le sommeil paradoxal.

Il s’en passe des choses pendant une bonne nuit dans les bras de Morphée. Elle se traduit en effet par un enchaînement sur 90 minutes de plusieurs cycles de sommeil. D’abord une phase de sommeil lent léger. Puis une période de sommeil lent profond – elle permet de consolider les souvenirs.

Enfin, 60 à 75 minutes plus tard, une phase de sommeil paradoxal : le cerveau inhibe alors le système moteur, ce qui rend le dormeur complètement immobile. Cette mystérieuse phase du sommeil a été explorée selon un nouveau dispositif par une équipe de neurobiologistes français interrogés par le magazine La Recherche.

Imagerie ultrasons cerveau sommeil paradoxal

Visualisation au micromètre de la structure interne d’un cerveau de rat (Source : Sherbrooke Connectivity Imaging/Cultura Creative).

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Santé : forte corrélation entre la pollution de l’air et les visites aux urgences

Les centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), l’université du Nevada et l’université d’Emory ont entrepris d’étudier les effets de l’amplification de la pollution de l’air sur le nombre de consultations effectuées aux urgences par des patients de tous âges pour des problèmes respiratoires de type asthme, bronchopneumopathie chronique (BPC) et infection respiratoire.

Les chercheurs ont étudié la présence de deux polluants dans 869 pays une semaine avant la visite aux urgences pour un problème respiratoire. L’étude, d’une échelle inédite, recouvre 40 millions de consultations et 45 % de la population américaine. Les patients ont été divisés en trois groupes : les moins de 19 ans, les moins de 65 ans et les plus de 65 ans.

Les conclusions présentées dans la revue American Journal of Respiratory and Critical Care Medicin indiquent une corrélation entre les niveaux d’ozone et le taux de visites aux urgences respiratoires, pour des problèmes d’asthme, d’infections respiratoires aiguës, de BPC et de pneumonie, dans tous les groupes d’âge. L’association la plus prononcée est constatée chez les plus de 65 ans.

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Les chercheurs établissent le « régime idéal » pour la santé et pour la planète

Dans un rapport publié dans la revue The Lancet, des chercheurs ont tenté de déterminer quelle était la meilleure façon de s’alimenter pour rester en bonne santé tout en préservant l’environnement.

Quelle pourrait être une alimentation saine issue d’une production durable capable de nourrir plus de dix milliards de personnes sur terre d’ici 2050 ? Telle est la question à laquelle 37 scientifiques experts dans toutes sortes de disciplines (santé publique, agriculture, science politique, environnement…) issus de 16 pays tentent de répondre dans un rapport publié ce 17 janvier dans The Lancet, en collaboration avec la fondation EAT qui travaille à la transformation du système alimentaire.

Le constat qu’ils effectuent est aujourd’hui très alarmant en matière de santé. « Alors que la production alimentaire mondiale de calories a généralement suivi le rythme de la croissance démographique, plus de 820 millions de personnes n’ont toujours pas accès à suffisamment de nourriture quand 2,4 milliards de personnes surconsomment, et le régime alimentaire d’environ la moitié de la population mondiale présente des carences en nutriments » assurent ainsi les experts. Ils ajoutent : « désormais un régime alimentaire malsain représente un risque plus élevé de morbidité et de mortalité prématurées que celui causé par la somme des pratiques sexuelles non protégées, de l’alcool et de la consommation de tabac ».

Elevage bovin

Elevage bbovin aux Etats-Unis.

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Une nouvelle approche prometteuse pour traiter la maladie d’Alzheimer

Aux États-Unis, un nouvel essai clinique s’apprête à commencer. Son objectif : tester un remède potentiellement capable d’endiguer l’évolution de la maladie d’Alzheimer.

« T2 Protect AD » consiste en un traitement expérimental étendu sur 48 semaines. Une partie des sujets recevra un placebo tandis que l’autre se verra placée sous troriluzole, un médicament qui serait capable de réduire le rythme auquel meurent les cellules cérébrales. Si ces essais se soldent par un succès, ils pourraient alors ouvrir une nouvelle voie dans le traitement de la maladie d’Alzheimer.

Le riluzole, principe actif à la base du troriluzole, est un neuroprotecteur. Son rôle est de modifier les réseaux chimiques dans le cerveau pour éviter l’accumulation de glutamate, un neurotransmetteur impliqué dans le dysfonctionnement cellulaire associé aux maladies neurodégénératives (sclérose en plaques et maladie d’Alzheimer notamment).

Alzheimer

Un nouveau médicament prometteur contre la maladie d’Alzheimer.

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Un virus ressemblant à Ebola découvert en Chine

C’est une nouvelle plutôt inquiétante qui nous vient de la Chine : des chercheurs ont identifié un nouveau filovirus nommé Měnglà, de la même famille de celui d’Ebola, qui possède toutes les caractéristiques de transmission interespèces.

Les filovirus (Filoviridae), des agents infectieux qui doivent leur nom à leur aspect filamenteux, sont à l’origine de graves fièvres hémorragiques comme Ebola. On en comptait jusqu’ici huit espèces, nommées d’après leur lieu d’origine (Zaïre, Marburg, Forêt de Tai…). Mais voilà que des chercheurs de la Duke-NUS Medical School à Singapour viennent d’en découvrir une nouvelle souche chez une chauve-souris en Chine.

C’est en effectuant des séquençages génétiques et des études de caractérisation des filovirus chez des chauves-souris que les chercheurs ont pu identifier ce nouveau virus. Nommé Měnglà, du nom

du district de la province du Yunnan au sud de la Chine où il a été retrouvé, il s’agit d’un nouveau genre de filovirus qui en compte déjà trois (Cuevavirus, Ebolavirus et Marburgvirus). Cette nouvelle catégorie a été appelée Dianlovirus, dérivé du nom diān qui est l’abréviation de Yunnan.

Virus Ebola

Le virus Ebola, à l’origine d’une terrible fièvre hémorragique (Source : NIAID).

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CRISPR/Cas9 pour stériliser les moustiques

Des biologistes américains veulent utilisent les ciseaux moléculaires pour cibler des populations d’insectes vecteurs de maladies tropicales afin de ne produire que des mâles stériles, et ainsi contrer la dissémination des maladies.

CRISPR/Cas9 a fait irruption dans le monde de la recherche en 2012 avec l’article de Jennifer Doudna et d’Emmanuelle Charpentier dans la revue Science, décrivant le mécanisme de ce « ciseau moléculaire ». CRISPR/Cas9 permet en effet de cibler une séquence de l’ADN pour supprimer un gène et le remplacer par un autre. Depuis, des milliers d’articles scientifiques ont été publiés pour tirer profit de cette technique.

Dans une nouvelle étude produite par des biologistes de l’université de Californie à San Diego et Berkeley, il est mis à profit pour stériliser les insectes, et entrer ainsi dans l’arsenal pour lutter contre les vecteurs de maladies tropicales. CRISPR/Cas9 permet ici de contrôler le sexe de mouches et leur stérilité.

Aedes aegypti

Aedes aegypti

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En Chine, la guerre contre la pollution de l’air a un effet désastreux et inattendu

Depuis 2013, la Chine est engagée dans une lutte sans merci contre la pollution de l’air. Malheureusement, ses efforts se sont soldés par un résultat inattendu et désastreux.

En 2013, la Chine annonçait un plan d’action afin de réduire de 30% les émissions des industries hautement polluantes pour l’horizon 2017. Malgré des résultats très encourageants, cette lutte contre la pollution a également eu un effet inattendu et inquiétant : l’augmentation de la concentration d’ozone dans l’air.

A la suite du lancement de son programme de réduction des émissions polluantes en 2013, et grâce à l’application de mesures particulièrement drastiques, la Chine est parvenue à réduire ses concentrations de particules fines (PM2,5, soit d’un diamètre inférieur à 2,5 micromètres) de près de 40%. Malheureusement, en même temps que celles-ci disparaissaient, un autre gaz faisait son apparition dans l’air ambiant.

Pollution Pékin 08/12/2015

Un homme porte un masque pour se protéger de l’épais brouillard toxique qui submerge Pékin le 8 décembre 2015 (Source : AFP).

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