Corps humain : 37 °C, est-ce bien la température normale ?

Il est communément admis que la température corporelle normale est de 37 °C et que la fièvre commence à 38 °C. Une norme battue en brèche par une nouvelle étude, qui montre que ce chiffre varie selon le moment de la journée et les personnes.

Contrairement aux serpents ou aux poissons, l’Homme est un animal homéotherme, ce qui signifie que sa température interne est constante. L’organisme compense en permanence ses pertes thermiques ou au contraire refroidit le corps grâce à la transpiration, quand il fait chaud. Chez l’humain, une température interne de 37 °C est communément admise. Cette température se réfère à la température du noyau, c’est-à-dire celle du cerveau et des autres organes comme le cœur. Mais sur quoi repose cette norme de 37 °C ? Elle a en fait été établie en 1868 par un médecin allemand, Carl Reinhold August Wunderlich, qui avait mené une étude sur 25.000 patients et conclu à la température de 37 °C comme point « d’équilibre physiologique » et à une référence de 38 °C comme signe de fièvre.

Une nouvelle étude du rhumatologue américain Jonathan Hausmann, publiée le 13 août dans le Journal of General Internal Medicine, bat aujourd’hui en brèche cette référence de 37 °C. L’auteur a recueilli 5.038 températures auprès de 329 personnes grâce à l’application Feverprints, développée par l’hôpital pour enfants de Boston via la plateforme de recherche d’Apple ResearchKit. Les patients étaient amenés à renseigner sur leur température et d’autres informations sur leur mode de vie, ainsi que leurs épisodes fiévreux ressentis. D’après les résultats, la température moyenne se situerait plutôt autour de 36,5 °C, avec des variations journalières. La température interne est ainsi à son minimum entre 3 et 5 heures du matin, à 36,1 °C, et à son maximum entre 4 et 6 heures de l’après-midi, avec une moyenne de 36,7 °C. La fièvre, quant à elle, commencerait à 37,5 °C, d’après les données enregistrées par les patients.

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Nanoparticules : un danger pour le cerveau

Les nanoparticules sont présentes dans de nombreux produits de consommation courante : emballages alimentaires, aliments, peintures, dentifrices… Or, elles sont dangereuses pour les neurones et la barrière hémato-encéphalique qui sert à protéger le cerveau. Une étude française apporte de nouvelles preuves de leur nocivité pour les centres nerveux.

Les nanoparticules sont omniprésentes dans les produits de consommation courante : dans des peintures, des cosmétiques, des dentifrices et même des aliments ! Ainsi, des nanoparticules d’argent sont utilisées comme agents antibactériens dans des emballages alimentaires. Les nanoparticules servent dans l’agroalimentaire à modifier la couleur, l’odeur, le goût, la fluidité ou la texture des aliments.

Mais notre exposition quotidienne et répétée à ces particules est-elle néfaste à notre santé ? Dans The Conversation, deux enseignants-chercheurs de l’université de Bordeaux, Didier Morin et Laurent Juvin, font le point sur ce sujet et décrivent les résultats de leur dernière étude parue dans NeuroToxicology.

Comme leur nom l’indique, les nanoparticules sont minuscules : elles sont 1.000 à 100.000 fois plus petites que les cellules ! Vu leur petite taille, elles peuvent être inhalées, ingérées, traverser la peau, se retrouver dans le sang et atteindre de nombreux organes du corps où elles s’accumulent et risquent de favoriser des maladies.

Barrière hémato-encéphalique

La barrière hémato-encéphalique sert à protéger le cerveau de certaines substances circulant dans le sang. Elle filtre et contrôle le passage des molécules pour les empêcher de passer du sang au liquide céphalo-rachidien.

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Des perturbateurs endocriniens dans nos assiettes ?

Six résidus de pesticides sur dix retrouvés dans notre alimentation sont suspectés d’être des perturbateurs endocriniens, selon l’ONG Générations futures.

Des traces de substances suspectées d’être des perturbateurs endocriniens se retrouvent dans l’alimentation des Européens, avertit ce mardi Générations futures. Pour aboutir à cette conclusion, l’ONG a épluché le dernier rapport de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) sur les résidus de pesticides dans les aliments.

Ce rapport, publié en juillet et qui porte sur des données de 2016, concluait que 96% des échantillons analysés se trouvaient dans les limites légales et que 51% étaient exempts de tout résidu quantifiable. L’ONG s’est intéressée aux 49% restants, où des traces quantifiables de pesticides ont été détectées.

Sur 109 843 échantillons concernés, 69 433 sont des résidus de pesticides perturbateurs endocriniens suspectés, selon Générations futures, ce qui lui fait dire que « plus de six résidus de pesticides sur dix quantifiés dans l’alimentation européenne sont des perturbateurs endocriniens suspectés ».

 

Perturbateurs endoctriniens

Les perturbateurs endocriniens peuvent avoir des effets négatifs sur la croissance, la fertilité, le comportement et être à l’origine de certains cancers (Source : AFP).

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Une redoutable bactérie se propage dans les hôpitaux

Une bactérie Staphylococcus epidermidis résistante aux antibiotiques se propage dans des hôpitaux du monde entier. Ce micro-organisme, naturellement présent sur la peau, cause de graves infections nosocomiales chez des personnes affaiblies.

Des chercheurs de l’université de Melbourne (Australie) ont découvert trois variantes d’une bactérie multirésistante dans des échantillons provenant de 10 pays, incluant des souches d’Europe qui ne peuvent être maîtrisées de manière fiable par aucun médicament actuellement sur le marché.

« Nous avons commencé avec des échantillons en Australie, puis, avec d’autres prélèvements, obtenu un aperçu global et constaté que la bactérie est présente dans de nombreux pays et de nombreuses institutions à travers le monde », a dit à l’AFP Ben Howden, directeur de l’Unité de diagnostic microbiologique du Laboratoire de santé publique de l’Institut Doherty de l’université de Melbourne.

La bactérie (S. epidermidis) est naturellement présente sur la peau. Mais la variété de la bactérie résistante aux antibiotiques infecte le plus souvent les personnes âgées, aux défenses immunitaires affaiblies ou des patients porteurs de dispositifs implantés, tels que des cathéters, des valves cardiaques ou des prothèses articulaires.

Staphylococcus epidermidis

Staphylococcus epidermidis est un cousin du staphylocoque doré.

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La France interdit les néonicotinoïdes à partir du 1er septembre 2018

A partir du 1er septembre 2018, 5 substances jusqu’alors autorisées en Europe pour des usages phytosanitaires vont être interdites en France. Trois d’entre elles font déjà l’objet de restriction par l’Union Européenne.

Après des années de controverses, les pesticides néonicotinoïdes seront bannis à partir du 1er septembre 2018 en France, une interdiction destinée à protéger les colonies d’abeilles en déclin mais dénoncée par les agriculteurs qui réclament du temps pour développer des alternatives.

L’UE a décidé en avril 2018 d’interdire pour les cultures de plein champ l’utilisation de trois substances (clothianidine, thiaméthoxame et imidaclopride), objet de restrictions depuis 2013. La décision, qui permettra les usages sous serre, entrera en vigueur complètement le 19 décembre.

La France va plus loin. La loi biodiversité de 2016 prévoit l’interdiction des néonicotinoïdes à partir du premier jour du mois de septembre. Un décret d’application précise que les cinq substances jusqu’alors autorisées en Europe pour des usages phytosanitaires sont concernées (les trois visés par l’UE, plus thiaclopride et acétamipride). Des dérogations sont possibles au cas par cas jusqu’au 1er juillet 2020. Mais elles ne seront délivrées que pour des produits à base d’acétamipride, et dans de « faibles volumes », assure le ministère de la Transition écologique.

Néonicotinoïdes

Les néonicotinoïdes, insecticides « tueurs d’abeilles » (Source : AFP).

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Un nouveau « micro-organe » découvert dans le système immunitaire

Une nouvelle structure anatomique a été identifiée dans le système immunitaire. Elle apparaît à la surface de ganglions lymphatiques et servirait à combattre des infections déjà connues de l’organisme. Cette découverte pourrait avoir des applications dans l’élaboration de nouveaux vaccins.

Lorsqu’une personne a déjà été exposée à un agent pathogène, comme le virus de la varicelle par exemple, elle est protégée contre la même infection qui la toucherait plus tard. En 430 avant J. C., Thucydide notait déjà que des survivants de la peste à Athènes étaient protégés contre une réinfection.

Cette mémoire immunitaire est due à la présence de cellules mémoire qui peuvent être réactivées lorsque l’organisme rencontre une seconde fois un même antigène. Mais le processus exact de réactivation des cellules mémoire n’est pas totalement connu.

Dans une étude parue dans la revue Nature Communications, des chercheurs de l’institut de recherche médicale Garvan, en Australie, ont identifié le site où s’active la mémoire immunitaire : à cet endroit, les lymphocytes B mémoire sont prépositionnés et, une fois réactivés par l’antigène, ils prolifèrent rapidement et se différencient en cellules sécrétrices d’anticorps, ou plasmocytes. C’est donc là que le système immunitaire se souvient des infections passées ou des vaccinations.

Ganglions

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Huit maladies qu’on croyait disparues et qui reviennent

Gale, rougeole, syphilis, tuberculose : elles ont causé des millions de morts avant qu’on ne découvre enfin un traitement. Sauvés ? Non, car ces maladies que l’on pensait enterrées font leur retour depuis quelques années. Voici pourquoi.

  • La syphilis revient

Elle a coûté la vie à Guy de Maupassant, Baudelaire et François 1er. La syphilis a hanté le XIXe siècle et cette maladie sexuellement transmissible semblait appartenir au passé, vaincue par les antibiotiques. Pourtant, la syphilis a refait surface en France depuis 2000 et l’augmentation est constante selon l’Institut de veille sanitaire (InVS).

Plus de 1.000 cas ont été déclarés en 2014, un chiffre sans doute sous-estimé. En cause : une augmentation des pratiques à risque, notamment dans la communauté homosexuelle masculine. Non traitée, la syphilis peut entraîner des lésions de la peau et des complications graves au niveau du cerveau, des nerfs ou des yeux.

Syphilis

Les pratiques sexuelles à risque ont entraîné le retour de la syphilis en France. (Source : Institut Pasteur)

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