La pollution de l’air intérieur et extérieur tuerait près de 600.000 enfants par an

Un rapport de l’OMS alerte sur la pollution de l’air, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur, qui entraînerait la mort d’environ 595.000 enfants de moins de 15 ans chaque année.

La pollution de l’air, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, entraîne chaque année la mort de près de 600.000 enfants de moins de 15 ans en raison d’infections aiguës des voies respiratoires, a alerté l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un rapport publié le 29 octobre 2018 à l’occasion de la première conférence mondiale sur « la pollution de l’air et la santé ». Tous les jours, 93% des enfants âgés de moins de 15 ans (ce qui représente 1,8 milliards d’enfants) respirent un air pollué qui met leur santé et leur développement en danger, selon l’OMS.

La pollution de l’air est « le nouveau tabac », souligne le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, sur le site de l’organisation. Selon l’OMS, environ 91% des habitants de la planète respirent un air pollué, ce qui entraîne quelque 7 millions de décès chaque année. « Cette crise de santé publique fait l’objet d’une attention accrue, mais un aspect critique est souvent négligé : comment la pollution de l’air affecte particulièrement les enfants », relève l’OMS dans le rapport. Le rapport explique aussi que les femmes enceintes exposées à de l’air pollué sont plus susceptibles d’accoucher prématurément et d’avoir des bébés de faible poids à la naissance.

Enfants pollution Pékin

Des enfants arrivent au lycée français de Pékin avec des masques antipollution le 19 octobre 2014 (Source : AFP).

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Des micro-plastiques présents dans la chaine alimentaire humaine

Les micro-plastiques sont omniprésents dans la chaîne alimentaire humaine, montre une étude publiée mardi qui a permis de détecter leur présence dans les selles de personnes habitant en Europe, en Russie et au Japon.

Différents types de plastique ont été trouvés chez les huit volontaires de cette étude pilote, présentée lors d’un congrès de gastro-gastroentérologie à Vienne comme une première mondiale. Pendant une semaine, cinq femmes et trois hommes âgés de 33 à 65 ans, vivant en Finlande, aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne, en Italie, en Pologne, en Russie, au Japon et en Autriche, ont noté ce qu’ils mangeaient.

La taille des échantillons de plastique trouvés dans leurs selles varie de 50 à 500 micromètres, soit l’épaisseur d’un cheveu ou plus. Les scientifiques supposent qu’ils ont été ingérés via des produits de la mer que les volontaires ont mangé, mais aussi l’eau des bouteilles en plastique qu’ils ont bue et la nourriture emballée dans du plastique.

Bouteilles plasriques Lire la suite

Le quinquina, cet arbre précieux pour la médecine, est en danger d’extinction

Le quinquina, l’arbre emblématique du Pérou figurant sur le blason national, est en danger d’extinction. Son écorce contient des alcaloïdes, dont la quinine, utilisée en médecine comme antipaludéen.

Les peuples préhispaniques l’utilisaient comme médicament, l’indépendantiste sud-américain, Simon Bolivar, l’a fait figurer sur le blason du Pérou. Le quinquina est l’arbre national, pourtant, il est en danger d’extinction. Cet arbre ancestral est particulièrement connu pour son écorce : elle contient plusieurs alcaloïdes, dont la quinine, réputée pour ses propriétés antipaludiques et analgésiques.

Mais cela n’empêche pas l’arbre, qui pousse dans des bois humides entre 1.300 et 2.900 mètres d’altitude dans le nord-ouest et le centre du Pérou, d’être en péril. En cause, selon des spécialistes, le désintérêt et l’absence d’initiatives des autorités pour le faire connaître, au point que certains Péruviens en arrivent à le confondre avec le ficus ou le quinoa.

« Le Pérou compte 20 des 29 espèces de quinquina qui existent dans le monde, mais nombre d’entre elles sont désormais difficiles à trouver en raison de la déforestation, de la dégradation des sols et de la pression agricole », explique à l’AFP, Alejandro Gomez, un ingénieur forestier qui a dirigé plusieurs projets de conservation. « Son habitat est très fragile et l’arbre disparaît à cause des brûlis réalisés sur de grandes surfaces pour planter du café ou d’autres cultures, et parce que son bois de qualité est recherché », ajoute l’ingénieur.

Quinquina

Le quinquina Cinchona officinalis est un arbuste qui produit des alcaloïdes.

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Une molécule issue du corail pour soigner un cancer rare du cerveau

Coral Biome développe un médicament anti-cancer à partir d’une toxine issue du corail. Un premier candidat-médicament sera testé en 2020 contre le glioblastome.

Fondée en 2011, Coral Biome a développé une expertise dans la culture des coraux et accueille actuellement dans sa « ferme », au pied des calanques marseillaises, une centaine d’espèces de coraux dont des gorgones, mais aussi quelques anémones et petites éponges. Certains sont élevés pour leurs couleurs ou leurs formes et revendus à des collectionneurs ou à des aquaculteurs pour l’ornementation, afin que cette offre – issue d’une culture écoresponsable – puisse se substituer aux prélèvements sur les récifs coralliens encore beaucoup trop agressifs et fréquents sur ce marché.

Mais le cœur de métier de Coral Biome, et la vision de son fondateur et PDG, Frédéric Gault, est l’identification et le développement de molécules à visée thérapeutique issues de ces coraux. Une activité presque neuve : cela fait une trentaine d’années que ces drôles d’animaux font l’objet de recherches sur leur chimiodiversité et peut-être moins de dix ans que le potentiel thérapeutique des molécules actives qu’ils sécrètent suscitent un intérêt au sein de l’industrie pharmaceutique.

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Dans les Antilles françaises, le chlordécone au centre des préoccupations

Le chlordécone, pesticide cancérogène et perturbateur endocrinien qui a contaminé les sols de Martinique et de Guadeloupe (Antilles françaises) pour les 600 prochaines années, est au centre d’un colloque scientifique mardi et mercredi en Martinique, où la population reste fragilisée par ce scandale sanitaire. Le pesticide, utilisé jusqu’en 1993 dans les bananeraies antillaises pour lutter contre les charançons, est présent dans les rivières, sur certains rivages maritimes et dans un tiers du sol martiniquais.

Fin septembre aux Antilles, le président français Emmanuel Macron a estimé que l’État devait « prendre sa part de responsabilité » dans cette pollution. Mais il a aussi expliqué que « l’état des connaissances scientifiques (…) ne (permettait) pas de certifier » la dangerosité de la molécule pour la santé, bien que l’on « présume le lien avec les naissances prématurées, les retards de développement cérébral et d’autres pathologies ».

Moïse Chérubin Jeannette, 65 ans, a travaillé dans les bananeraies à la fin des années 1980. Il s’est ensuite installé sur un terrain au Morne Rouge (nord de la Martinique), saturé en chlordécone: « Le produit est volatil. (…). Moi j’étais parti en agriculture durable, je faisais tout à la main. Etant donné qu’on est proche du sol, vous le respirez. Aujourd’hui je me retrouve avec une prostate qui est énorme! », raconte-t-il à l’AFP, sans jamais parler de cancer, sujet tabou.

Aux Antilles, champions du monde du cancer de la prostate, l’étude Karuprostate, publiée en 2010 par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), a établi une « association causale entre l’exposition au chlordécone et le cancer de la prostate ». Mais cela reste une supposition, pas encore un lien confirmé.

bananeraie

Le chlordécone a été utilisée comme pesticide dans les plantations de bananes en Guadeloupe et en Martinique entre 1973 et 1993.

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Corps humain : 37 °C, est-ce bien la température normale ?

Il est communément admis que la température corporelle normale est de 37 °C et que la fièvre commence à 38 °C. Une norme battue en brèche par une nouvelle étude, qui montre que ce chiffre varie selon le moment de la journée et les personnes.

Contrairement aux serpents ou aux poissons, l’Homme est un animal homéotherme, ce qui signifie que sa température interne est constante. L’organisme compense en permanence ses pertes thermiques ou au contraire refroidit le corps grâce à la transpiration, quand il fait chaud. Chez l’humain, une température interne de 37 °C est communément admise. Cette température se réfère à la température du noyau, c’est-à-dire celle du cerveau et des autres organes comme le cœur. Mais sur quoi repose cette norme de 37 °C ? Elle a en fait été établie en 1868 par un médecin allemand, Carl Reinhold August Wunderlich, qui avait mené une étude sur 25.000 patients et conclu à la température de 37 °C comme point « d’équilibre physiologique » et à une référence de 38 °C comme signe de fièvre.

Une nouvelle étude du rhumatologue américain Jonathan Hausmann, publiée le 13 août dans le Journal of General Internal Medicine, bat aujourd’hui en brèche cette référence de 37 °C. L’auteur a recueilli 5.038 températures auprès de 329 personnes grâce à l’application Feverprints, développée par l’hôpital pour enfants de Boston via la plateforme de recherche d’Apple ResearchKit. Les patients étaient amenés à renseigner sur leur température et d’autres informations sur leur mode de vie, ainsi que leurs épisodes fiévreux ressentis. D’après les résultats, la température moyenne se situerait plutôt autour de 36,5 °C, avec des variations journalières. La température interne est ainsi à son minimum entre 3 et 5 heures du matin, à 36,1 °C, et à son maximum entre 4 et 6 heures de l’après-midi, avec une moyenne de 36,7 °C. La fièvre, quant à elle, commencerait à 37,5 °C, d’après les données enregistrées par les patients.

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Nanoparticules : un danger pour le cerveau

Les nanoparticules sont présentes dans de nombreux produits de consommation courante : emballages alimentaires, aliments, peintures, dentifrices… Or, elles sont dangereuses pour les neurones et la barrière hémato-encéphalique qui sert à protéger le cerveau. Une étude française apporte de nouvelles preuves de leur nocivité pour les centres nerveux.

Les nanoparticules sont omniprésentes dans les produits de consommation courante : dans des peintures, des cosmétiques, des dentifrices et même des aliments ! Ainsi, des nanoparticules d’argent sont utilisées comme agents antibactériens dans des emballages alimentaires. Les nanoparticules servent dans l’agroalimentaire à modifier la couleur, l’odeur, le goût, la fluidité ou la texture des aliments.

Mais notre exposition quotidienne et répétée à ces particules est-elle néfaste à notre santé ? Dans The Conversation, deux enseignants-chercheurs de l’université de Bordeaux, Didier Morin et Laurent Juvin, font le point sur ce sujet et décrivent les résultats de leur dernière étude parue dans NeuroToxicology.

Comme leur nom l’indique, les nanoparticules sont minuscules : elles sont 1.000 à 100.000 fois plus petites que les cellules ! Vu leur petite taille, elles peuvent être inhalées, ingérées, traverser la peau, se retrouver dans le sang et atteindre de nombreux organes du corps où elles s’accumulent et risquent de favoriser des maladies.

Barrière hémato-encéphalique

La barrière hémato-encéphalique sert à protéger le cerveau de certaines substances circulant dans le sang. Elle filtre et contrôle le passage des molécules pour les empêcher de passer du sang au liquide céphalo-rachidien.

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