Le moustique-tigre presque éradiqué de deux sites en Chine

En combinant deux méthodes, des chercheurs ont mis au point une technique qui pourrait permettre de venir à bout du moustique-tigre, rapporte Nature.

Chaque année, le moustique-tigre (Aedes aegypti et Aedes albopictus), infecte des millions de personnes dans le monde entier. Il pique en journée et se développe notamment très rapidement dans les zones urbaines, représentant une grande menace. La piqûre de la femelle peut en effet transmettre la dengue, le virus Zika, celui du chikungunya ou encore la fièvre jaune. Et le moustique-tigre possède encore une autre caractéristique : celle de s’adapter particulièrement vite à son environnement, ce qui le rend difficile à éliminer. Mais des chercheurs ont peut-être, enfin, trouvé une solution pour en venir à bout. Leur test, effectué dans deux îles situées dans le sud de la Chine, une région où le taux de transmission de la dengue est l’un des plus élevés du pays, a permis de réduire de 94 % le nombre d’œufs de moustiques éclos, rapporte la revue Nature.

Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs, dirigés par Zhiyong Xi, de l’université du Michigan et de l’université Sun Yat-sen de Canton, ont combiné deux techniques connues pendant deux ans. Ils ont d’un côté irradié les moustiques femelles pour les rendre stériles et de l’autre infecté les mâles avec une bactérie qui les empêche de se reproduire avec les femelles non infectées. Selon Peter Armbruster, professeur de biologie à l’université Georgetown, ce procédé est « l’un des essais d’éradication du moustique le plus réussi à ce jour ». Combiné à d’autres méthodes, comme l’usage de pesticides, cela pourrait devenir « un outil très puissant », poursuit-il dans un commentaire accompagnant l’étude.

Aedes aegypti

Aedes aegypti

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Rougeole : trois fois plus de cas depuis janvier 2019

Les cas de rougeole dans le monde ont quasiment été multipliés par trois depuis janvier 2019 par rapport à la même période un an auparavant, a annoncé l’OMS.

Les chiffres publiés par l’Organisation mondiale de la Santé le 12 août 2019 montrent que du 1er janvier au 31 juillet 2019, 364.808 cas ont été enregistrés, contre 129.239 en 2018 à la même période. Il s’agit des chiffres « les plus élevés » jamais enregistrés depuis 2006, a déclaré un porte-parole de l’OMS, Christian Lindmeier, lors d’un point de presse à Genève (Suisse). Les plus grands nombres de cas ont été enregistrés en République Démocratique du Congo, à Madagascar et en Ukraine.

A Magadascar, « le nombre de cas a cependant considérablement diminué au cours des derniers mois » à la suite des campagnes nationales de vaccination d’urgence contre la rougeole, a relevé l’OMS. D’autres flambées majeures sont en cours en Angola, au Cameroun, au Tchad, au Kazakhstan, au Nigeria, aux Philippines, au Soudan du Sud, au Soudan et en Thaïlande. Les Etats-Unis ont eux enregistré leur plus grand nombre de cas de rougeole depuis 25 ans.

Vaccination rougeole Madagascar

Campagne de vaccination contre la rougeole à Madagascar, le 10 mars 2019 (Source : AFP).

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5 millions de porcs morts en Asie à cause de la peste porcine africaine

L’Agence des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation estime que cinq millions de porcs sont morts en Asie à cause de la grippe porcine africaine, une épidémie qui a des conséquences importantes sur l’économie de ces pays.

Il y a un an, la peste porcine africaine (PPA) était détectée en Asie. Le 9 août 2019, l’Agence des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO) a invité les pays asiatiques touchés « à maintenir des mesures de contrôle strictes ». Cinq millions de porcs ont été abattus ou sont morts à cause de cette épidémie qui n’affecte pas l’humain.

La peste porcine africaine est présente dans plusieurs pays asiatique, dont le Cambodge, la Chine et le Vietnam. Elle entraîne d’importantes pertes économiques et une « hausse de l’insécurité alimentaire ». Au Vietnam par exemple, le porc représente les trois quarts de la viande consommée. Cette maladie extrêmement contagieuse touche les porcs, les phacochères et les sangliers. Elle se transmet de multiples façons. Les tiques de l’espèce Ornithodoros moubata peuvent ingurgiter le virus en mordant des porcs ou des phacochères puis le transmettre en en mordant d’autres. Le virus colonise alors tout le corps (tissus et liquides corporels) des porcs domestiques touchés.

Ensuite, d’autres animaux « sont généralement contaminés par un contact direct avec des porcs infectés ou par ingestion de déchets alimentaires contenant de la viande de porc non transformée contaminée, ou des produits qui en sont issus », explique l’Organisation mondiale de la santé animale ou OIE. Les mouches piqueuses mais également les humains peuvent conduire à une épidémie. En effet, le virus peut se déplacer via des véhicules, du matériel, des vêtements ou tout simplement des personnes circulant dans des zones infectées.

Peste porcine Asie

Peste porcine en Asie.

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Alzheimer : un test sanguin pour détecter la maladie jusqu’à 20 ans en avance

Des chercheurs américains annoncent avoir amélioré l’efficacité d’un test sanguin mis au point il y a quelques années. Un test destiné au diagnostic ultra-précoce de la maladie d’Alzheimer. Une avancée majeure pour la recherche dans un premier temps. Et un véritable espoir pour les patients d’ici quelques années.

Vingt ans avant que les premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer apparaissent, les amas de protéines responsables de la maladie, les fameuses plaques amyloïdes, commencent à s’accumuler anormalement dans le cerveau. Aujourd’hui, des chercheurs de l’université de Washington (États-Unis) pourraient avoir mis au point un test sanguin susceptible de détecter ces changements cérébraux à ce stade aussi précoce de la maladie. Et ce avec une incroyable fiabilité.

Une première version de ce test avait été envisagée il y a deux ans. Ce test utilise la spectrométrie de masse pour mesurer avec précision les quantités de deux formes de bêta-amyloïde dans le sang, ces petites protéines, justement, qui constituent les plaques amyloïdes : la bêta-amyloïde 42 et la bêta-amyloïde 40. Car le rapport entre ces deux bêta-amyloïde trahit la quantité de dépôts bêta-amyloïde dans le cerveau.

Mais cette fois, pour améliorer la fiabilité de leur test, les chercheurs lui ont adjoint plusieurs facteurs de risque majeurs pour la maladie. En premier lieu : l’âge. Puisqu’à partir de 65 ans, le risque de développer la maladie double tous les cinq ans. Et ensuite, une variante génétique appelée APOE4, connue pour multiplier le risque au moins par trois.

Test sanguin Alzheimer

Grâce aux travaux de chercheurs de l’université de Washington (États-Unis), le rêve d’un test sanguin permettant de dépister la maladie d’Alzheimer jusqu’à 20 ans avant que les premiers symptômes se déclarent pourrait bientôt devenir réalité.

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Ebola en RDC: le Rwanda ferme sa frontière après des cas à Goma

Le Rwanda a fermé sa frontière avec la RDC jeudi, au lendemain de la mort d’une deuxième victime de l’épidémie d’Ebola à Goma et la détection d’un troisième cas dans ce grand carrefour commercial frontalier, des développements accroissant les risques de propagation de la maladie dans la région.

« Sur décision unilatérale des autorités rwandaises, les citoyens rwandais ne peuvent pas sortir pour Goma », a rapporté un communiqué de la présidence de la République démocratique du Congo. Cette mesure a été confirmée du côté de Kigali : la frontière « est fermée », a déclaré à l’AFP un responsable gouvernemental rwandais, sous couvert de l’anonymat, et sans fournir plus de précisions.

Les Congolais peuvent quitter la ville rwandaise de Gisenyi, frontalière de Goma, mais pas y entrer, a ajouté Kinshasa qui regrette la fermeture de la frontière à cause de la fièvre hémorragique qui a déjà fait plus de 1.800 morts en RDC en tout juste un an. « Cette décision préjudicie plusieurs Congolais et expatriés qui vivent à Gisenyi mais travaillent à Goma » et va à l’encontre de la recommandation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la libre circulation des personnes dans la région, ajoute le communiqué de la présidence congolaise.

Un correspondant de l’AFP sur place a constaté que les Rwandais n’étaient pas autorisés à se rendre à Goma, une ville d’un à deux millions d’habitants. Les Congolais sont, eux, autorisés de traverser la frontière. En revanche, il leur est interdit de retourner au Rwanda, même ceux qui vivent à Gisenyi.

Frontière Rwanda RDC fermée 01/08/2019

No man’s land à la frontière fermée du Rwanda et de la RDC, le 1er aout 2019 à Goma (Source : AFP).

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Ebola : l’urgence sanitaire mondiale déclarée par l’OMS

Après le début de l’épidémie d’Ebola en 2013 avec le premier cas enregistré en Afrique de l’Ouest, et les ravages qu’elle a causés à son apogée en 2014 avec plus de 11.000 morts, une nouvelle propagation inquiétante semble avoir démarré depuis août 2018. Des événements récents ont poussé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à déclarer à nouveau l’urgence sanitaire mondiale.

Après le décès d’un nouveau cas à Goma, en République démocratique du Congo (RDC), le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le docteur Tedros, a convoqué plusieurs experts qui se sont réunis ce 17 juillet à Genève et ont déclaré l’état d’urgence sanitaire mondiale pour l’épidémie d’Ebola. Bien sûr, la personne décédée à Goma est un élément déclencheur mais ce n’est pas la seule raison qui a motivé la tenue de cette conférence de presse.

Les antécédents et les 1.668 décès depuis le retour de l’épidémie, en août 2018, ont aussi joué un rôle décisif. « Tous les éléments qui arrivent sur la scène de la lutte contre Ebola sont importants y compris le premier cas à Goma » a précisé la porte-parole de l’OMS, Fadela Chaib.

Ebola

L’urgence sanitaire mondiale est déclarée par l’OMS concernant Ebola.

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Après le bisphénol A, son remplaçant le bisphénol S, à son tour pointé du doigt par une étude

Des chercheurs toulousains viennent de publier une étude qui montre que le remplacement du bisphénol A par le bisphénol S augmente l’exposition à une substance hormonalement active.

Le bisphénol A (BPA) a disparu ces dernières années des plastiques utilisés aussi bien dans la conception des conserves alimentaires, des biberons que des tickets de caisse. Depuis deux ans, il est même classé «substance extrêmement préoccupante» par l’Agence européenne des produits chimiques de l’Union européenne et a très mauvaise presse. Au point que « BPA free » est devenu parfois un argument de vente. Et cela ne risque pas de changer puisque la justice européenne vient à nouveau de le confirmer.

A défaut de pouvoir l’utiliser, les industriels du secteur ont eu recours au bisphénol S, ce composant qui résiste à la chaleur et joue un rôle protecteur entre les aliments et les matériaux. Mais si l’on en croit une étude qui vient d’être publiée ce mercredi dans la revue Environnemental Health Perspectives, c’est loin d’être la meilleure des idées.

Le remplacement d’un bisphénol par un autre « conduit à augmenter l’exposition à une substance hormonalement active », indiquent les scientifiques de l’équipe « Gestation et perturbateurs endocriniens » de l’école nationale vétérinaire de Toulouse associés au laboratoire Toxalim (ENVT/Inra/INP Purpan/UT3 Paul Sabatier) et aux universités de Montréal et de Londres.

Biberons sans bisphénol A

Des biberons sans bisphénol A (Source : AFP).

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