Un hybride homme-mouton obtenu en laboratoire

Lors d’un congrès à Austin, au Texas (États-Unis), un chercheur de l’université de Californie a annoncé la création d’une chimère homme-mouton contenant 0,01 % de cellules humaines. C’est le deuxième hybride controversé de ce genre, après la chimère homme-cochon obtenue en 2017.

En France, en 2016, 5.891 greffes ont été réalisées, tandis que plus de 22.000 patients étaient en attente d’une greffe d’organe, d’après l’agence de biomédecine. Des chercheurs tentent de trouver des solutions à ce problème, par exemple avec l’impression d’organes en 3D. Et si l’avenir était dans des organes fabriqués par des animaux hybrides ?

En 2017, des chercheurs du Salk Institute, à La Jolla (États-Unis), avaient déjà réussi une première mondiale en créant une chimère homme-cochon. Pour cela, ils avaient injecté des cellules souches humaines dans un embryon de cochon. Environ une cellule sur 100.000 de l’embryon chimère était humaine, ce qui paraît peu.

Mouton

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Les aliments ultra-transformés augmentent le risque de cancer

100.000 volontaires de la cohorte NutriNet-Santé ont répondu à des questionnaires alimentaires. Le suivi sur huit années montre qu’en augmentant de 10 % la part des aliments ultra-transformés dans son régime, on accroît aussi d’au moins 10 % son risque de cancer.

Au cours des dernières décennies, les aliments ultra-transformés ont gagné de la place dans nos assiettes car ils présentent plusieurs avantages : ils sont plutôt sûrs au niveau microbiologique (malgré des contaminations occasionnelles…), pratiques à utiliser et bon marché. Des enquêtes menées en Europe, en Amérique du Nord et au Brésil suggèrent que les produits ultra-transformés représentent entre 25 et 50 % de nos apports énergétiques.

Des chercheurs de l’Inserm, de l’Inra et de l’université Paris-XIII ont mené une étude sur les participants de la cohorte NutriNet-Santé. Les 104.980 participants, tous adultes, ont répondu à des questionnaires alimentaires qui ont permis de connaître leur consommation en aliments ultra-transformés. Par exemple, une compote de pommes avec du sucre est un produit transformé, mais si un dessert contient des fruits aromatisés, des colorants, des agents texturants, il est ultra-transformé. Sont aussi considérés comme des aliments ultra-transformés les charcuteries contenant des conservateurs, les poêlées industrielles de légumes, les sodas, nuggets, soupes instantanées…

Charcuterie emballée

Dans les charcuteries, il y a beaucoup de sel, de gras, des conservateurs et des molécules des emballages en contact avec l’aliment.

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Antibiotiques : les fourmis pourraient nous aider à développer de nouveaux médicaments

La façon dont les insectes combattent les agents pathogènes pourrait fournir des indications pour réduire la résistance aux traitements antibiotiques.

Les fourmis pourront-elles remplacer les médicaments ? Peut-être pas, mais ces insectes produisent naturellement des substances capables de détruire des germes, telles des bactéries ou des champignons.

Les chercheurs ont analysé vingt espèces de fourmis. Au total, douze d’entre elles possèdent des propriétés antimicrobiennes. La taille des fourmis ou des colonies étudiées n’avait pas d’impact sur leur capacité à résister aux microbes. Selon eux, « deux des espèces qui ont démontré la plus forte activité antimicrobienne font partie des plus petites fourmis testées ».

Fourmis Lire la suite

Des milliards de virus et de bactéries pleuvent sur Terre chaque année

Des milliards de virus et de bactéries voyagent dans l’atmosphère avant de tomber sur Terre, raison pour laquelle un même virus peut apparaître à deux endroits très éloignés.

Il y a des virus et des bactéries dans le sol, dans l’eau, mais aussi très haut dans l’atmosphère. Chaque jour, des centaines de millions de ces microbes tombent sur Terre, selon une étude publiée dans la revue scientifique International Society for Microbial Ecology Journal. Et certains survivent suffisamment longtemps pour parcourir de grandes distances, ce qui pourrait expliquer comment des virus et des bactéries quasiment identiques apparaissent presque au même moment à des endroits du globe très éloignés.

On savait déjà qu’il « pleuvait » des virus. De précédentes recherches menées par le Service des forêts des États-Unis, une agence du département de l’Agriculture, avaient déjà établi que plus d’un billion [un million de million] de virus par mètre carré de pluie tombaient chaque année sur Terre. Mais ce nombre était jusqu’ici largement sous-estimé, comme le démontre cette dernière étude, souligne Science Alert.

« Plus de 800 millions de virus par mètre carré se déposent juste au-dessus de la couche limite atmosphérique [partie de l’atmosphère en contact avec le sol] », explique l’un des auteurs de l’étude, Curtis Suttle, virologue à l’Université de la Colombie-Britannique. Soit environ 25 virus par personne rien qu’au Canada. »

Virus atmosphère

Les virus, propulsés dans l’atmosphère par des tempêtes de poussières ou encore les brumes des océans, peuvent voyager plusieurs milliers de kilomètres avant de retomber (Source : AFP).

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Quels espoirs face à l’inquiétante montée des résistances aux antibiotiques ?

L’OMS révèle que 500.000 personnes dans les 22 pays surveillés (dont des pays d’Europe) sont victimes de la recrudescence des résistances aux antibiotiques. Nouveaux modes d’action, anciennes molécules ou nouvelles tirées des insectes, la recherche s’active sur diverses stratégies.

S’inspirer des insectes, dépoussiérer des molécules antibiotiques trop vite mises de côté… La communauté scientifique est en ébullition pour trouver des solutions contre l’augmentation de la résistance des bactéries aux antibiotiques. Car selon un rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) publié le 29 janvier 2018, « de nouveaux mécanismes de résistances anti-microbiennes apparaissent et se répandent à l’échelle mondiale, menaçant notre capacité à traiter les maladies infectieuses, entraînant une maladie prolongée, l’invalidité et la mort, et augmentant le coût des soins de santé ».

Le phénomène de résistance aux antibiotiques vient de la capacité des bactéries à s’adapter rapidement aux menaces qu’elles rencontrent si la pression de survie appliquée est assez forte. Ainsi, leur vitesse de reproduction leur permet de générer des individus mutants qui, lorsqu’ils présentent un avantage sur les autres au regard de leur survie, prolifèrent et peuvent même transférer leur ADN « bénéfique » à leurs congénères. Ces phénomènes ont toujours existé, mais a pris une ampleur inédite « au cours des 70 dernières années est la pression sélective créée par l’utilisation répandue des antibiotiques dans l’agriculture, l’élevage, les pratiques médicales vétérinaires et humaines », selon une étude récente.

A ce rythme, l’OMS prévoit d’ici 2050 un retour aux années 40, où les infections bactériennes constituaient une des principales causes de décès dans le monde, selon un rapport publié en 2014. Un vrai scénario catastrophe, dans lequel les pathologies résistantes aux antibiotiques pourraient tuer 10 millions de personnes par an, ce qui en ferait la principale cause de décès, avant les maladies cardiaques ou le cancer. De son côté, le nouveau système mondial de surveillance antimicrobienne de l’OMS (GLASS) révèle dans son rapport du 29 janvier 2018 « la présence généralisée de résistance aux antibiotiques chez 500.000 personnes (…) dans (les) 22 pays » surveillés sur la plupart des continents et comportant notamment l’Allemagne, la Suisse, les Etats-Unis ou encore le Canada.

Neisseria gonorrhoeae

Neisseria gonorrhoeae, bactéries qui causent une infection sexuellement transmissible appelée gonorrhée.

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Martinique : une hausse du nombre de pubertés précoces liée au chlordécone ?

Un pédiatre affirme que la Martinique connait une hausse anormale du nombre de pubertés précoces à cause du pesticide chlordécone. Toutefois, ce lien n’est pas prouvé par les études épidémiologiques.

Le chlordécone, pesticide interdit d’utilisation en 1989 en France et 4 ans plus tard aux Antilles pour des raisons économiques, est-il la cause d’une précocité pubertaire (voir encadré ci-dessous) particulièrement importante chez les petites Antillaises à cause de sa nature particulièrement persistante ? C’est ce que pense le Dr Félicien Mbou, pédiatre martiniquais, qui a exprimé son inquiétude le 21 janvier 2018 sur la télévision martiniquaise Martinique 1ère. Il dit avoir recensé en une vingtaine d’années de carrière une incidence de pubertés précoces de 8 à 10 fois plus élevée qu’en France métropolitaine.

Pourtant, une éventuelle hausse du nombre d’enfants touchés par la puberté précoce ces dernières années aux Antilles n’est pas établie. « Il n’existe aucune étude scientifique publiée ayant pu estimer l’incidence ou la prévalence de la puberté précoce aux Antilles », affirme Luc Multigner, médecin épidémiologiste à l’Inserm et coordinateur depuis près de 20 ans de travaux sur les conséquences sanitaires de l’exposition du chlordécone aux Antilles.

De plus, le lien entre puberté précoce et chlordécone n’est pas non plus scientifiquement avéré à l’heure actuelle. « Il n’existe à ce jour strictement aucune étude scientifique publiée suggérant ou montrant quelque lien entre le chlordécone et la survenue de pubertés précoces, ajoute l’épidémiologiste. Qui plus est, la seule étude qui vise à aborder ces aspect est la cohorte mère-enfant baptisée Timoun (ndlr : qui veut dire « enfant » en créole) actuellement en cours. »

Puberté précoce

Surpoids, cancer, mauvaise estime de soi… Les conséquences des précocités pubertaires sont multiples et désastreuses pour l’enfant.

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Ce mille-pattes est capable de tuer une proie quinze fois plus grosse que lui et voilà son secret

Des chercheurs chinois ont identifié la substance contenue dans le venin de certains mille-pattes capables de terrasser des proies quinze fois plus lourdes qu’eux. En moins de trente secondes, la « Ssm Spooky Toxin » bloque les échanges de potassium au sein de l’organisme, indispensables aux systèmes cardiaque et respiratoire. Elle provoque ainsi une mort quasi-subite de la proie. Heureusement, les scientifiques ont découvert un antidote.

« Les petites bêtes ne mangent pas les grosses ! » Du moins en général… Un petit animal, inoffensif en apparence, vient mettre à mal l’adage populaire. Sous leur allure chétive, pas plus de quelques grammes, certains mille-pattes sont en effet capables de terrasser une proie quinze fois plus imposante qu’eux. En l’espace d’un instant, moins de trente secondes, un acte cruel leur permet de foudroyer leur victime : une morsure venimeuse.

Plusieurs chercheurs ont été témoins de tels comportements chez des mille-pattes. Il y a une vingtaine d’années déjà, au Venezuela, une équipe observait certains spécimens grimper sur les murs d’une grotte pour aller dévorer des chauves-souris. Plus récemment, des spécialistes chinois de l’étude des venins et des toxines ont surpris un « centipède à tête rouge » en plein méfait. Ce représentant d’une famille particulière de mille-pattes spécifique à l’Asie, de seulement trois grammes, était en train d’exécuter une souris qui en pesait quarante-cinq.

Pour parvenir à une telle prouesse, le mille-patte injecte à sa proie une toxine puissante, dont la nature demeurait jusqu’à présent encore bien inconnue. Ça n’est désormais plus le cas, grâce à des chercheurs chinois, qui sont parvenus à isoler et à analyser la substance, au cours d’expériences qu’ils décrivent dans une étude tout récemment parue dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences.

Scolopendra subspinipes mutilans

Scolopendra subspinipes mutilans

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