La mystérieuse maladie qui sévit en Chine serait due à un nouveau virus

La mystérieuse maladie contractée par 59 patients dans le centre de la Chine serait causée par un nouveau virus. Plusieurs victimes sont des vendeurs d’un marché local spécialisé dans la vente en gros de fruits de mer et de poissons.

La mystérieuse maladie contractée par 59 patients dans le centre de la Chine serait causée par un nouveau virus, appartenant à la même famille que le SRAS de sinistre mémoire, ont annoncé jeudi 9 janvier 2020 les autorités sanitaires chinoises. La maladie est apparue en décembre 2019 dans la grande ville de Wuhan (11 millions d’habitants), faisant craindre initialement une résurgence du SRAS qui avait tué plus de 600 personnes en Chine continentale et à Hong Kong entre 2002 et 2003.

La souche jusqu’ici inconnue est un coronavirus, une famille comptant un grand nombre de virus. Ceux-ci peuvent provoquer des maladies le plus souvent bénignes chez l’homme (comme un rhume) mais certains comme le SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère) ou le MERS (Syndrome respiratoire du Moyen-Orient) ont entraîné de graves épidémies.

Une équipe d’experts « a établi de manière préliminaire » qu’un nouveau type de coronavirus était responsable de la maladie, a déclaré le chercheur Xu Jianguo, de l’Académie chinoise d’ingénierie, cité jeudi par l’agence de presse Chine nouvelle. « Un total de 15 cas positifs au nouveau type de coronavirus ont été détectés » pour l’instant, a précisé M. Xu, chef de l’équipe d’experts qui a étudié le pathogène.

Nouveau virus Chine

Un nouveau virus serait à l’origine d’une mystérieuse maladie contractée par 59 patients dans le centre de la Chine (Source : AFP).

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Diabète et aliments ultratransformés sont liés

Une nouvelle étude publiée grâce aux données de la cohorte française NutriNet-Santé met en évidence une corrélation entre la consommation d’aliments ultra-transformés et le développement du diabète de type 2.

Existe-il une corrélation entre consommation d’aliments ultra-transformés et cette pathologie si répandue et qui ne fait que s’accroître au fil du temps, qu’est le diabète de type 2 ? Oui, selon les données de la cohorte NutriNet-Santé. Après avoir souligné des corrélations entre mortalité toutes causes confondues, cancer et consommation d’AUT (Aliments Ultra Transformés), cette grande collecte d’informations sur ce que mangent les Français — surtout les femmes, au regard de la composition de la cohorte : 80 % de femmes — nous apprend que leur consommation est aussi associée au diabète de type 2. Mais, comme à chaque fois, l’étude NutriNet-Santé met en évidence une corrélation et non une causalité de par son caractère observationnel.

L’étude met en évidence que, pour chaque augmentation de 10 % d’AUT dans une journée d’alimentation, le risque de développer un diabète de type 2 augmente lui aussi de 15 %. Et ces statistiques restent significatives — c’est-à-dire qu’elles ont peu de chance d’être dues au simple hasard — même après ajustements et corrections par les chercheurs en prenant en compte d’autres caractéristiques importantes comme la qualité globale de l’alimentation, les co-morbidités associées ou encore les variations de poids. C’est à partir de 100 grammes d’AUT par jour que le risque augmente et cela, même si l’ensemble de l’alimentation est peu, voire non transformée.

Diabète type 2 & aliments ultratransformés

Pour 10 % d’aliments ultra-transformés en plus, c’est 15 % de risques en plus de développer un diabète de type 2.

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Mardi 17 décembre 2019, la journée la plus chaude jamais enregistrée en Australie

Une vague de chaleur sans précédent s’est abattue sur l’Australie, faisant du mardi 17 décembre 2019 la journée la plus chaude de l’histoire du pays depuis le début des relevés, avec une moyenne nationale de 40,9°C. De quoi aggraver encore un peu plus les incendies qui dévorent des hectares de forêt depuis des semaines.

Mardi 17 décembre 2019 a été la journée la plus chaude en Australie depuis le début des relevés, avec une moyenne nationale des températures maximales mesurée à 40,9°C, a annoncé mercredi le bureau de météorologie. Le précédent record, établi en janvier 2013, était de 40,3°C, rappelle le bureau. Celui-ci s’attend à ce que cette valeur soit encore dépassée prochainement en raison de la propagation d’une vague de chaleur risquant d’attiser les dramatiques feux de forêts qui ravagent le pays.

« Les chiffres préliminaires montrent qu’hier a été la journée la plus chaude jamais enregistrée, avec des températures dépassant les 45°C dans l’essentiel de l’intérieur du pays et une masse d’air chaud très étendue », a déclaré la météorologue Diana Eadie. « Cette canicule ne va faire que s’intensifier aujourd’hui », a-t-elle ajouté.

Des records ont été relevés cette semaine dans l’État d’Australie occidentale, où les pompiers luttent contre des incendies qui ont dévasté des milliers d’hectares. La vague de chaleur est en train d’avancer sur le centre du pays en direction de l’Est, où des feux ont déjà emporté des dizaines de milliers d’hectares de végétation et détruit plus de 700 maisons.

Température record Australie 17/12/2019

Température record en Australie (Source : AFP).

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Alerte environnementale sur les constituants des écrans

Une étude canadienne tire la sonnette d’alarme sur le risque environnemental des monomères à cristaux liquides présents dans les écrans.

Smartphones, écrans, tablettes… Autant de dispositifs devenus incontournables dans notre quotidien et ultra présents dans nos habitats. Pourtant, leur composition chimique pourrait ne pas être sans conséquence sur notre santé, avertit une étude pionnière récemment publiée dans les Actes de l’Académie des Sciences américaine (PNAS). Une équipe internationale de toxicologues tire en effet la sonnette d’alarme sur la menace de certains des constituants présents dans tous les types d’écrans, tout particulièrement les monomères à cristaux liquides (MCL, en anglais Liquid Crystal Monomers).

Aucun rapport n’avait à ce jour été encore établi sur ce type de polluants dont les conséquences environnementales restent totalement inconnues, précisent les chercheurs dans la présentation de leur étude. Ces scientifiques de l’Université du Saskatchewan (Canada) ont donc dans un premier temps dressé la liste des MCL les plus fréquemment utilisés, soit 362 au total.

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Incendies en Australie : hausse des consultations aux urgences

« La pollution de l’air en Nouvelle-Galles du Sud est une urgence de santé publique », ont souligné une vingtaine d’organisations professionnelles de médecins en Australie. Ce pays fait face depuis plusieurs semaines à d’importants incendies.

Sydney est confrontée à une urgence sanitaire en raison des fumées toxiques liées aux incendies qui enveloppent la plus grande ville australienne depuis des semaines, ont alerté le 16 décembre 2019 des organisations professionnelles de médecins.

Des centaines de feux de forêts, notamment liés au changement climatique, ravagent l’Australie depuis septembre 2019. Plus d’une vingtaine d’organisations professionnelles de médecins, notamment le Royal Australasian College of Physicians – qui réunit 25.000 médecins et stagiaires – ont publié le 16 décembre un communiqué commun appelant le gouvernement à s’attaquer à cette pollution atmosphérique toxique. « La pollution de l’air en Nouvelle-Galles du Sud est une urgence de santé publique », a souligné cette Alliance pour le climat et la santé.

« La fumée provenant des incendies a entraîné une pollution de l’air jusqu’à onze fois supérieure à un niveau estimé ‘dangereux’, dans certaines parties de Sydney et de Nouvelle-Galles du Sud », selon le communiqué. Cette fumée « est particulièrement dangereuse en raison de niveaux élevés de particules fines PM 2,5 », précise-t-il. Les services de santé de cet Etat ont enregistré une hausse de 48% du nombre de personnes se rendant aux urgences pour des problèmes respiratoires, au cours de la semaine se terminant le 11 décembre, par rapport à une moyenne calculée sur cinq ans. Ce chiffre a atteint les 80% le 10 décembre, jour où la qualité de l’air s’est considérablement détériorée à Sydney.

Fumées Gosford Australie 10/12/2019

Un bateau vogue au milieu d’une épaisse fumée toxique provenant des incendies dans la ville de Gosford (Nouvelle-Galles du Sud) le 10 décembre 2019 (Source : AFP).

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L’Est de l’Australie asphyxié par la fumée des incendies

Depuis près de trois mois, l’Est de Australie, en proie à de très violents feux de brousse, est noyé dans un épais brouillard de fumées toxiques. Mardi 10 décembre 2019, les mauvaises conditions météo ont aggravé la situation.

L’Est de l’Australie et notamment Sydney étaient recouverts mardi d’un brouillard de fumées toxiques dégagé par les feux de forêts alimentés par des conditions météorologiques « extrêmes ». A Sydney, ville la plus peuplée du pays, ces fumées ont déclenché l’alarme des détecteurs, contraignant les pompiers à aller de bureaux en bureaux, toutes sirènes hurlantes. Les services d’urgence ont répondu en quelques heures à 500 appels automatiques, un chiffre historique, selon Roger Mentha des pompiers des zones rurales de Nouvelle-Galles du Sud.

Une course de yachts a été interrompue par les organisateurs en raison des conditions qualifiées de « trop dangereuses ». « La fumée dégagée par tous les incendies est si importante dans le port qu’on ne voit rien, c’est donc trop dangereux », a déclaré Di Pearson, porte-parole de la Sydney Solas. Beaucoup d’habitants s’étouffaient sous leur masque en raison de l’épaisse fumée âcre. Certaines liaisons en ferries ont été annulées et pendant les récréations, les écoliers ont été confinés à l’intérieur, la pollution dépassant largement des niveaux « dangereux ».

L’Est de l’île-continent est depuis des semaines enveloppé par un nuage de fumée lié aux feux de forêts qui font rage depuis plus de trois mois en raison de le sécheresse. Ce phénomène de fumées toxiques s’est cependant aggravé mardi. « C’est le pire qu’on ait eu, c’est sûr », a affirmé à l’AFP Bruce Baker, 82 ans, un habitant de Gosford, au nord de Sydney, qui a exceptionnellement renoncé à sa promenade matinale en raison de cette pollution. « Ça assèche la gorge. Sans être asthmatique, on le ressent ».

Fumées Sydney 10/12/2019

L’opéra de Sydney dans les fumées toxiques, le 10 décembre 2019 (Source : Reuters).

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La France va retirer du marché la moitié des produits à base de glyphosate

Le gouvernement a pour objectif de sortir de l’essentiel des usages du glyphosate au 1er janvier 2021, et de tous les usages au 1er janvier 2023.

L’Agence française de sécurité sanitaire (Anses) a annoncé lundi le retrait de 36 produits à base de glyphosate, un herbicide que la France a décidé d’interdire à partir de 2021, ce qui représente la moitié des références de ces produits. Le gouvernement a pour objectif de sortir de l’essentiel des usages du glyphosate au 1er janvier 2021, et de tous les usages au 1er janvier 2023.

Dans cette optique, il a demandé à l’Anses de procéder, avec l’appui de l’Institut de recherche agronomique INRA, au retrait des autorisations de mise sur le marché français des produits contenant du glyphosate, dès lors que des alternatives existent. Ainsi, sur les 69 produits à base de glyphosate disponibles, 36 « vont être retirés du marché et ne pourront plus être utilisés à compter de fin 2020, en raison de l’insuffisance ou de l’absence de données scientifiques permettant d’écarter tout risque génotoxique » (susceptible d’endommager l’ADN et de provoquer des mutations génétiques, NDLR), indique l’Anses dans un communiqué lundi.

Ces 36 produits, dont la liste n’a pas été fournie dans l’immédiat, représentaient en 2018 « près des trois quarts des tonnages de produits à base de glyphosate vendus en France », selon l’agence de sécurité sanitaire. Pour des raisons identiques, l’Anses « a notifié une décision négative pour 4 des 11 nouvelles demandes d’autorisation déposées depuis janvier 2018 et en cours d’examen ».

Glyphosate

Agriculteur utilisant le glyphosate.

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