Ils veulent ressusciter un mammouth d’ici 2 ans

Des biologistes américains veulent créer un hybride éléphant d’Asie-mammouth laineux en utilisant l’inépuisable technique d’édition génétique Crispr/Cas9. L’animal aurait quelques gènes caractéristiques de ce pachyderme disparu, déjà repérés dans l’ADN. Le but : mieux préserver l’éléphant d’Asie… et peupler la toundra de ces « mammouphants » pour combattre le réchauffement climatique. Un projet de « dé-extinction » vraiment compliqué et éthiquement contestable.

Depuis 2015, une équipe de l’université de Harvard, aux États-Unis, travaille sur le projet Woolly Mammoth Revival, quelque chose comme la relance du mammouth laineux. Leur idée diffère donc de celle du clonage, qui avait germé il y a plusieurs années pour faire croître dans le ventre d’une éléphante un embryon dont l’ADN serait d’un mammouth en bon état extrait du sol gelé de la Sibérie. Techniquement hasardeux, ce projet reste dans les limbes.

Les biologistes américains, qui travaillent aussi sur d’autres espèces disparues ou en danger, veulent faire plus simple : créer un hybride, qui serait en fait un éléphant d’Asie portant quelques gènes provenant d’un mammouth laineux. Les derniers progrès de la génétique, en particulier « l’édition » Crispr/Cas9 et le meilleur contrôle des cellules souches, permettent aujourd’hui d’imaginer un tel projet. C’est d’ailleurs ainsi qu’il a démarré, quand, en 2015, l’équipe de Vincent Lynch est parvenue à séquencer le génome de mammouths laineux et à y repérer des gènes responsables de l’adaptation au froid, comme les poils longs.

Mammouth laineux

Le Mammouth laineux a disparu depuis plusieurs milliers d’années.

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Des bactéries âgées de 10 000 à 60 000 ans découvertes dans une grotte mexicaine

Des scientifiques de la NASA ont découvert des micro-organismes vivants en état latent piégés à d’intérieur de cristaux pendant 60 000 ans dans des grottes de l’Etat du Chihuahua au Mexique.

La grotte de Naïca, située dans l’Etat du Chihuahua au Mexique, est réputée pour ses cristaux géants. Elle intéresse aussi beaucoup de scientifiques. Parmi eux, une équipe de la NASA qui vient de découvrir d’étranges microbes anciens ayant apparemment évolué pour survivre en se nourrissant de sulfite, de manganèse ou d’oxyde de cuivre, selon les explications de Penelope Boston, la responsable de l’Institut d’Astrobiologie de la NASA dans une présentation effectuée ce week-end à la conférence de l’American association pour l’avancement de la science (AAAS) à Boston.

Une découverte qui suscite l’espoir de découvrir des organismes capables de survivre dans des environnements extrêmes sur d’autres planètes, selon ces scientifiques. Cette chercheuse a précisé qu’il y avait une centaine de différents micro-organismes pour la plupart des bactéries qui sont restées piégées dans ces cristaux pendant des périodes allant de 10 000 à 60 000 ans. Parmi ces espèces, 90% n’avaient jamais été vues avant sur la Terre.

Grotte de Naïca

La grotte de Naïca au Mexique.

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Zealandia : un continent caché a-t-il été découvert ?

Zealandia, tel est le nom proposé par un groupe de spécialistes de géosciences pour un septième continent qu’ils pensent avoir retrouvé dans l’océan Pacifique. Plus grand que la moitié de l’Australie, il serait cependant sous les flots depuis bien trop longtemps pour être le mythique continent Mu des Mystérieuses Cités d’or.

Quand on entend parler pour la première fois de Zealandia, la première réaction de toute personne un peu versée dans la théorie de la tectonique des plaques est probablement un sentiment d’incrédulité. En effet, les continents sont supposés être constitués majoritairement de roches moins denses que les basaltes de la croûte océanique, et bien sûr du manteau sur lequel ils flottent. En conséquence de quoi, alors que des plaques océaniques peuvent plonger dans le manteau et même sous les continents, si bien qu’elles ne peuvent être plus vieilles de 200 millions d’années environ, les plaques continentales sont, quant à elles, sensées être insubmersibles, si l’on peut dire, et donc quasi indestructibles (pour cette raison, elles constituent une mémoire de l’histoire de la Terre avec des roches qui peuvent être âgées de presque 4 milliards d’années). Certes, ces plaques peuvent se fragmenter, se coller au rythme du cycle de Wilson et de la dérive des continents, voir s’enfoncer un peu sous le poids d’une calotte polaire, mais une disparition sous les flots…, pas vraiment.

Nouvelle Zélande ISS

La Nouvelle Zélande vue de l’ISS (Source : NASA).

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Le champ magnétique de la Terre ne ferait que fluctuer depuis 3.000 ans

Des poteries bien datées fabriquées en Judée sur une période de mille ans avant notre ère ont permis d’étudier les variations du champ magnétique terrestre. La baisse observée actuellement serait en réalité similaire aux fluctuations de cette époque et donc non annonciatrice d’une possible inversion magnétique.

Depuis que l’année 2012 est derrière nous, la désinformation pseudo-scientifique de type New Age avec ses faits alternatifs est devenue moins présente en ce qui concerne les supposés effets et catastrophes d’une inversion du champ magnétique de la Terre, laquelle serait imminente. Il n’en reste pas moins que les géophysiciens spécialistes du magnétisme continuent à s’interroger sur la baisse de l’intensité du champ magnétique observée et mesurée depuis plus d’un siècle.

Pour ceux qui s’inquièteraient encore de l’occurrence de cette inversion, une équipe internationale d’archéologues, de géophysiciens et de spécialistes des sciences de la Terre vient de publier un article dans Pnas qui devrait contribuer à les rassurer. Les chercheurs se sont en effet intéressés aux champs magnétiques fossilisés enregistrés dans des jarres en terre cuite trouvées en Judée et dont les datations montrent qu’elles ont été fabriquées entre le VIIIe et le IIe siècle avant Jésus-Christ.

Poterie

Une poterie étudiée comme mémoire du champ magnétique terrestre (Source : Oded Lipschits).

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D’étranges jets bleus observés depuis l’ISS

Dans le cadre de l’expérience Thor, Andreas Mogensen a filmé pour la première fois un curieux phénomène atmosphérique depuis la Station spatiale internationale : les jets bleus. Comme les farfadets et les sylphes rouges, ils apparaissent fugitivement au-dessus des orages. Ils n’avaient jamais pu être observés ainsi. Des images étonnantes et exceptionnelles.

La question de l’existence de phénomènes fugaces a fait l’objet de débats durant de nombreuses années : d’insaisissables décharges électriques dans la haute atmosphère, nommées sylphes rouges, jets bleus, farfadets ou elfes. Faisant l’objet de rapports anecdotiques par des pilotes d’avions, ces phénomènes se sont toujours révélés difficiles à étudier car ils se produisent au-dessus des orages.

Proposée par l’Institut spatial national du Danemark, l’expérience Thor, qui s’était déroulée pendant la mission Iriss de 10 jours de l’astronaute de l’ESA Andreas Mogensen à bord de la Station spatiale internationale (ISS), avait pour objet d’étudier les orages vus d’en haut. Une liste d’endroits où ils étaient prévus par la météo avait été communiquée à Andreas, qui a alors pris des photos avec l’appareil le plus sensible à bord pour capturer ce que l’on appelle les phénomènes lumineux transitoires.

Jets bleus orage ISS

Jets bleus photographiés de l’espace par Andreas Mogensen en 2015. (Source : ESA/NASA)

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Les manchots du Cap menacés par la surpêche et le réchauffement climatique

Selon une étude parue le 9 février 2017, le réchauffement climatique et la surpêche seraient responsables de l’accélération de l’extinction des manchots du Cap.

D’après les scientifiques, le changement climatique et la pêche excessive risquent de précipiter l’extinction des manchots du Cap (Spheniscus demersus) en les piégeant dans des régions où ils ne trouvent pas suffisamment de nourriture. Selon les observations des chercheurs, les jeunes de cette espèce scrutent des vastes étendues d’océan dans l’espoir d’apercevoir des signes indicateurs de la présence de proies abondantes.

Mais le changement climatique et la pêche industrielle provoquent des perturbations qui brouillent ces indices et conduisent ces oiseaux noir et blanc dans des zones pauvres en nourriture. Les effets de « ces pièges écologiques marins » sont dévastateurs car ils font chuter le taux de survie des jeunes manchots, expliquent les auteurs de l’étude parue jeudi 9 février 2017 dans la revue américaine Current Biology. Ainsi, leur modèle informatique suggère que le taux d’accouplement est de ce fait 50 % inférieur à la normale à cause de la surmortalité ces animaux.

Manchots du Cap

Le réchauffement climatique et la surpêche conduisent au déclin des manchots du Cap (Spheniscus demersus) (Source : Superstock/SIPA)

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L’astronaute Scott Kelly et son jumeau révèlent comment voyager dans l’espace modifie l’ADN

La NASA vient de dévoiler les résultats préliminaires des tests menés sur l’astronaute Scott Kelly qui a passé un an dans l’espace et son jumeau Mark resté sur Terre. Ceux-ci ont mis en évidence certains changements inattendus notamment au niveau de l’ADN.

Qui n’a jamais rêvé de voyager dans l’espace ? De prendre de la hauteur pour observer notre planète depuis son orbite ? Aussi extraordinaire qu’il paraisse, un tel voyage est loin d’être anodin. Il présente même des risques pour le corps humain. Lesquels exactement ? C’est ce que les scientifiques tentent de découvrir depuis plusieurs années.

Au sein de la Station spatiale internationale (ISS), les astronautes se prêtent régulièrement à des examens médicaux pour évaluer leur condition physique et état de santé. Mais en mars 2015 c’est un astronaute un peu particulier qui s’est envolé pour l’ISS : l’Américain Scott Kelly. Celui-ci a la particularité de posséder un frère jumeau, Mark, également astronaute.

Tandis que Scott menait sa mission historique de 340 jours dans la station, Mark lui se trouvait sur Terre. Ceci a permis à la NASA de mettre en place une étude inédite, la Twins Study. L’objectif est simple : comparer les deux frères afin d’évaluer les impacts physiologiques et psychologiques d’un séjour d’un an dans l’espace.

Scott & Mark Kelly

Scott & Mark Kelly

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