Des scientifiques ont calculé l’âge limite de la vie humaine

Des chercheurs néerlandais ont affirmé jeudi 31 août 2017 avoir fixé le « plafond de verre » de la durée de vie humaine à 115,7 ans pour les femmes et à 114,1 ans pour les hommes, malgré l’augmentation de l’espérance de vie.

Des statisticiens des Universités de Tilburg (sud) et de Rotterdam ont exploré des données qui s’étendent sur les trois dernières décennies de quelque 75.000 Néerlandais dont l’âge exact au moment du décès a été enregistré, a expliqué le professeur John Einmahl, l’un des trois scientifiques qui ont réalisé cette étude.

« En moyenne, on vit plus longtemps, mais les plus âgés d’entre nous ne sont pas devenus plus âgés au cours des trente dernières années », a dit John Einmahl à l’AFP. « Nous avons incontestablement affaire à un mur. Evidemment, l’espérance de vie* à augmenté », poursuit-il, soulignant que le nombre des personnes ayant atteint 95 ans aux Pays-Bas avait quasiment triplé. « Néanmoins, le plafond en lui-même n’a pas changé », conclut-il. Il serait fixé à 115,7 ans pour les femmes et à 114,1 ans pour les hommes.

Age limite humains

Des scientifiques ont calculé l’âge limite que l’homme peut atteindre. (Source : SIPA).

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Ce dinosaure à plumes avait quatre ailes mais ne volait pas

Des paléontologues ont décrit une nouvelle espèce de dinosaures. Selon ses découvreurs, l’animal, qui avait pourtant quatre ailes, ne pouvait pas s’envoler mais peut-être planer. Surtout, Silky (c’est son nom) nous raconte un chapitre de la longue histoire de la plume.

Ses découvreurs l’ont surnommé Silky parce que son plumage soyeux évoque cette race de poules, la poule soie en français. L’animal vivait il y a 160 à 165 millions d’années, en plein milieu du Jurassique, dans ce qui est aujourd’hui le Liaoning, au nord de la Chine actuelle, une région où ont déjà été exhumés des dinosaures à plumes. Il mesurait 48 cm de longueur et était couvert de plumes, jusque sur ses pattes arrière, ce qui en fait un animal à quatre ailes.

C’était un dinosaure théropode, officiellement baptisé Serikornis sungei, et son plumage, bien conservé, vient d’être décrit dans la revue The Science of Nature par une équipe internationale, essentiellement chinoise et belge. La découverte est bien résumée dans ce communiqué de l’institut royal des Sciences naturelles de Belgique et renseigne sur l’histoire des plumes et celle du vol.

Serikornis sungei

Une représentation de Serikornis sungei, alias Silky, un dinosaure joliment plumé du Jurassique (Source : E. Willougby).

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Un nouveau titanosaure découvert en Tanzanie

Shingopana songwensis : c’est le nom d’un nouveau titanosaure découvert en Tanzanie et qui vivait il y a plus de 70 millions d’années. Ce dinosaure herbivore au long cou avait la taille d’un orque.

Entre la découverte de fossiles et la publication d’un article dans une revue scientifique, il peut s’écouler de longues années. En voici un nouvel exemple avec un article tout juste paru dans Journal of Vertebrate Paleontology décrivant un nouveau titanosaure trouvé en Afrique et découvert… en 2002. Il a fallu en effet plusieurs années pour extraire du sol ses restes fossilisés.

Le nouveau venu est tanzanien et il s’appelle Shingopana songwensis. Les lois de la biomécanique indiquent qu’il devait peser environ 5 tonnes, c’est-à-dire le poids de deux ou trois voitures, qu’il était long 8 m et que son cou pouvait élever sa tête jusqu’à une hauteur de 4 m. Des caractéristiques impressionnantes mais pas autant que celles de ses cousins qui vivaient en Argentine, tel le Patagotitan mayorum.

Shingopana songwensis

Une vue d’artiste de Shingopana songwensis (Source : M. Witton).

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Un singe disparu depuis 80 ans réapparaît au Brésil

Des scientifiques ont mené une expédition pour retrouver cet animal considéré comme disparu. Après quelques jours dans la forêt d’Amazonie, l’animal n’a pas tardé à pointer le bout de… sa coupe rétro, fournissant ainsi la première preuve vivante du Saki à visage chauve de Vanzoloni au cours des 80 dernières années.

Le Saki à visage chauve de Vanzolini (pithecia vanzolinii hershkovitz) avait été découvert en 1936. Depuis ce jour, aucune preuve vivante de l’existence de cette espèce n’avait pu être trouvée. Pourtant, en 2017, une expédition appelée Houseboat Amazon, dont l’objectif était d’explorer la forêt d’Amazonie de l’Ouest pour retrouver cette espèce portée disparue, a porté ses fruits.

Une étude réalisée par André Valle Nunes et Jose Eduardo Serrano-Villavicencio met au jour cet atypique singe noir et blond de grande taille. L’animal a d’abord été identifié en 1936 par le naturaliste équatorien Alfonzo Olalla lors d’une expédition dans la partie supérieure de la rivière Juruá, au Brésil, où il a rassemblé plusieurs spécimens de l’animal. Ces peaux ont ensuite été envoyées dans un musée, où elles ont été classées comme appartenant à la même espèce d’un autre type de singe de Saki

Ce n’est qu’en 2014 que le Dr Marsh a remarqué que ces peaux originales avaient des marques suffisamment distinctives pour que l’animal appartienne à une espèce bien distincte : le Saki à visage chauve de Vanzolini. Il n’y a jamais eu de rapport sur ces rares primates dans la nature, ou de photographies de l’animal, jusqu’à cette dernière expédition. Aujourd’hui, la présence de ce singe a été confirmée : il n’avait jamais disparu d’Amazonie.

Saki à visage chauve de Vanzoloni

Une expédition le long de la rivière Juruá, au Brésil, a permis de révéler la présence de cette espèce atypique, auparavant considérée comme éteinte (Source : C. Selby).

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Les supervolcans, une nouvelle source de lithium ?

L’essor de la propulsion électrique fait craindre des pénuries de lithium, ce métal actuellement indispensable aux batteries. Des scientifiques américains proposent d’aller en chercher dans les cratères d’anciens « supervolcans ».

Certes, les véhicules électriques polluent moins autour d’eux que les moteurs thermiques, mais leur fabrication n’est pas sans impact sur l’environnement. L’un des enjeux primordiaux réside dans le composant principal de ces véhicules, à savoir les batteries lithium-ion. Les plus grandes quantités de lithium se trouvent dans des mines du Chili et de l’Australie. Mais le minerai se raréfie et son extraction suppose parfois de recourir à des pratiques minières polluantes.

Il est donc crucial de découvrir de plus grandes réserves de lithium pour répondre à la demande croissante de l’industrie des nouvelles technologies susceptibles de réduire les émissions de carbone. Or, l’université américaine de Stanford vient de rendre publique une étude expliquant comment le lithium pouvait être extrait des cratères des supervolcans. D’après Thomas Benson, l’auteur principal de l’étude, « la demande en lithium a pris de vitesse la compréhension scientifique de cette ressource particulière. Il est donc indispensable que la science fondamentale rattrape son retard. À présent, nous savons comment obtenir un accès plus facile aux dépôts de lithium ».

Dôme Lankin Wyoming

Le dôme Lankin, au Wyoming (à l’ouest des États-Unis). Ce massif de granite a cristallisé il y a environ 2,62 milliards d’années et fait partie d’un « batholite ». Bien que l’hypothèse soit controversée, les batholites pourraient être des restes de chambres magmatiques de supervolcans. (Source : A. Carson)

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Brésil : des millions d’hectares de forêt amazonienne ouverts à l’exploitation minière

Le président brésilien, Michel Temer, a abrogé, mercredi, le statut de réserve naturelle de près de quatre millions d’hectare de forêt amazonienne dans les États du Para et de l’Amapa, dans le nord du pays. Une décision vivement critiquée par les ONG de défense de l’environnement.

Quatre millions d’hectares de forêt amazonienne pourront désormais être exploités à l’avenir par des entreprises minières. Mercredi soir, le président brésilien Michel Temer a en effet décidé d’abroger le statut de réserve naturelle à ces terres.

Le décret, publié mercredi au Journal Officiel, met fin à cette réserve créée en 1984, durant la dictature militaire, qui réservait l’exploitation minière aux compagnies publiques. Le texte stipule néanmoins que le changement de statut « ne remet pas en cause l’application de la loi concernant la protection de la flore et des territoires autochtones ».

Etat Para Brésil

L’état du Para au Brésil.

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La vie secrète des dodos

De nouvelles études renseignent sur le mode de vie des dodos, ces gros oiseaux disparus il y a plus de 300 ans.

Comment vivait le dodo, dans quel environnement, de quoi se nourrissait-il, pourquoi a-t-il disparu de l’île Maurice, il y a plus de 300 ans ? Les chercheurs disposent désormais d’un matériel abondant issus de multiples fouilles pour étudier la vie de cet oiseau, sorte de gros dindon incapable de voler, dont le dernier spécimen s’est éteint moins d’un siècle après le début de la colonisation de son île par les Hollandais.

La dernière étude en date (publiée dans Scientific Reports) repose sur vingt-deux os provenant d’autant d’animaux différents découverts dans diverses localité de l’île Maurice. Plusieurs de ces échantillons étudiés proviennent d’oiseaux juvéniles ce qui a permis de calculer leur taux de croissance. Selon les chercheurs, dirigés par Delphine Angst de l’université de Cape Town, en Afrique du Sud, les dodos devaient connaître une croissance rapide jusqu’à atteindre leur maturité sexuelle puis ensuite bien plus lente jusqu’à leur maturité squelettique.

Oiseau dodo Maurice

Reconstitution d’un dodo sur l’île Maurice (Source : J. Hume).

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