Un gisement d’un million de milliards de tonnes de diamants sommeillerait dans les profondeurs de la Terre

Des géologues américains viennent de révéler la masse incroyable de diamants qui seraient nichés à près de 160 kilomètres sous nos pieds. Grâce à des estimations basées sur l’étude des ondes sismiques et un modèle en trois dimensions, les scientifiques l’estiment à près d’un million de millards de tonnes.

Un million de millards de tonnes. Soit le chiffre « 1 », suivi de dix-huit « 0 » si l’on s’exprime en kilogrammes… Une masse colossale, démesurée, inimaginable. Surtout pour un minéral réputé pour sa rareté : le diamant. C’est pourtant en de telles quantités que la pierre précieuse se cacherait dans les entrailles de la Terre, selon les estimations que viennent de dévoiler des géologues américains.

Publiée à la mi-juin dans la revue Geochemistry, Geophysics, Geosystems, une étude menée par des scientifiques du MIT, le Massachusetts Institute of Technology, a révélé l’incroyable gisement de diamants qui se nicherait dans les profondeurs de notre planète. Un eldorado souterrain malheureusement inaccessible… Ces lieux d’abondance se situeraient en effet, selon les estimations, à un peu plus de 160 kilomètres sous la surface. Bien au-delà des capacités de forage des outils d’exploitation minière les plus performants.

Ce gisement insoupçonné serait disséminé à la base de « cratons », de vastes portions du domaine continental particulièrement stables. Leurs « racines » – l’épaississement situé à l’aplomb de ces véritables chaînes de montagnes inversées – contiendraient environ 1 à 2% de diamants. Une faible teneur a priori, mais qui, rapportée au volume total des racines de cratons enfouies sous Terre, amène les chercheurs à avancer leur estimation astronomique d’un million de milliards de tonnes.

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Un très vieux « pachyderme » dans son jardin

Un agriculteur du sud-ouest de la France a découvert par hasard un crâne quasiment intact de mastodonte des Pyrénées.

Imaginez, alors que vous commencez tout juste des travaux d’aménagement, vous tombez nez à nez avec un crâne d’éléphant de plusieurs millions d’années au milieu de votre jardin! C’est grosso modo ce qui est arrivé à cet agriculteur du sud-ouest de la France, qui a découvert un crâne quasiment intact de mastodonte des Pyrénées. Ce lointain cousin de l’éléphant mesurait près de 2 m 50, il possédait quatre défenses d’environ 80 centimètres, deux dans la mâchoire du haut et deux dans la mâchoire du bas. Il est, pour l’heure, le seul représentant connu de son espèce.

« C’est vraiment une découverte fabuleuse, » explique Francis Duranthon le directeur du Muséum d’histoire naturelle de Toulouse. « L’espèce avait été décrite pour la première fois en 1857 à partir de quatre dents (deux conservées au Muséum de Toulouse et deux autres au Muséum de Paris), mais depuis plus rien! On met enfin un ‘visage’ sur une espèce qui était devenue quasiment mythique. »

Découverte mastodonte Pyénées

C’est en faisant des travaux sur l’un de ses terrains près de l’Isle-en-Dodon, en 2014, qu’un agriculteur a trouvé ces os (Muséum de Tououse).

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Homo sapiens aurait émergé à partir de plusieurs populations d’Afrique

Souvent, l’évolution humaine est présentée de manière linéaire, à partir d’une population ancestrale unique qui aurait vécu en Afrique il y a 300.000 ans environ. Mais Homo sapiens pourrait trouver ses origines dans plusieurs populations dispersées sur le continent africain.

D’où sont originaires les Homo sapiens ? D’après des chercheurs allemands et britanniques, l’homme moderne est issu de plusieurs populations africaines et non d’une seule, ce qui expliquerait pourquoi certaines caractéristiques sont apparues en différents endroits et à différents moments.

Dans cet article paru dans Trends in Ecology & Evolution, les chercheurs s’appuient sur des données fossiles, archéologiques et écologiques pour mieux comprendre les populations qui vivaient en Afrique au Pleistocène, au début de l’ère quaternaire. Il ressort que les premiers fossiles d’Homo sapiens ne montrent pas une progression linéaire vers la morphologie actuelle car les Homo sapiens primitifs présentent une diversité de caractères physiques.

Par exemple, les auteurs se sont intéressés aux crânes fossiles. Un crâne d’Homo sapiens typique possède une face qui occupe une place réduite et un neurocrâne (la partie du crâne qui protège l’encéphale) de forme globulaire. Or, des membres anciens de la famille des Homo sapiens présentent des variantes.

Homo Sapiens

Des Homo sapiens.

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La faille de San Andreas cartographiée grâce à un drone

En Californie, des scientifiques ont équipé un drone d’une caméra RGB associée à un système Lidar pour relever précisément la topographie de l’inquiétante faille de San Andreas. En cumulant un relevé de points par laser à de la photogrammétrie, les résultats modélisés sont précis et les relevés peuvent être faits en permanence.

La fameuse faille de San Andreas qui sépare les deux plaques tectoniques du Pacifique et de l’Amérique fait l’objet de nombreuses études. Il faut dire qu’elle inquiète régulièrement la Californie et notamment les villes de Los Angeles et San Francisco qui la longent. Des études avaient déjà révélé que la faille avait été fragilisée par le tsunami de 2004. Il existe bien les simulations ou les prédictions à renfort de IA, mais il faut toujours réaliser des relevés sur le terrain. Pour cette gigantesque faille, ils sont très longs, coûteux et périlleux. Les levés topographiques sont effectués péniblement dans des zones éloignées, parfois en haute montagne, ou dans des zones très difficiles d’accès.

L’astuce des chercheurs du Département des sciences géologiques de l’Université d’état de San Diego (SDSU) aux États-Unis consiste à utiliser des drones pour réaliser une cartographie précise et déterminer les nouvelles zones propices aux tremblements de terre. Certes, l’utilisation de ces aéronefs pour étudier les failles géologiques n’est pas nouvelle. Les opérateurs drones font depuis longtemps appel à la photogrammétrie pour obtenir une représentation 3D des terrains. Malheureusement, les résultats sont imprécis et notamment au niveau de la composante verticale, comme le souligne le professeur Allen Gontz, responsable des sciences géologiques au SDSU.

Faille San Andreas drone

L’équipe de chercheurs du Département des sciences géologiques de l’Université d’état de San Diego se photographie sur la faille de San Andreas avec le drone basé sur la matrice M600 de DJI. Ce drone dispose d’une portée d’environ cinq kilomètres avec un temps de vol maximum de 15 à 35 minutes selon la charge embarquée. (Source : SDSU)

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Des chercheurs pistent la cryoconite au pôle Nord

Une expédition en cours au pôle Nord va permettre à des scientifiques toulousains d’analyser la cryoconite, une pollution issue de l’activité humaine que l’on retrouve sur la banquise.

Au pôle Nord, au cœur de la banquise, les voitures ou et les camions ne sont jamais coincés dans les embouteillages. Et pourtant, à des milliers de kilomètres des mégalopoles et de leurs activités humaines, on peut aussi observer une fine pellicule noire sur la couche de glace, à l’image de celle qui s’accumule sur les murs des grandes villes.

Cette cryoconite, des scientifiques de l’Institut national polytechnique de Toulouse ont décidé de l’étudier de près, histoire de savoir ce qu’elle contient. Et pour y parvenir, ils profitent de l’expédition sportive et technologique La Voie du Pôle, partie le 19 juin dernier pour trois mois.

A bord d’un voilier hybride, à la fois catamaran et char-à-glace, trois aventuriers sont en train de parcourir 3.000 km et effectueront tout au long de leur périple des prélèvements. Des échantillons qui seront ensuite analysés au sein du Laboratoire écologie fonctionnelle et environnement (EcoLab).

Le voie du pôle

Trois sportifs traversent le pôle nord. Une aventure au cours de laquelle ils vont réaliser des prélèvements scientifiques (Source : A. Mansat).

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Méditerranée : Sphyrna, le drone maritime, s’en va écouter les baleines tout l’été

Doté d’hydrophones, Sphyrna, véhicule autonome, enregistrera les sons produits par les cachalots et baleines à bec. Peut-être la meilleure façon d’en savoir un peu plus sur ces grands plongeurs qui passent l’essentiel de leur temps cachés de nous, sous l’eau.

La forme est celle d’une pirogue polynésienne, avec un balancier typique de ces embarcations, relié à la coque, pour en assurer la stabilité. Mais la comparaison s’arrête là. Il n’y a aucune place pour un potentiel rameur… Le sphyrna est un drone civil de surface. Un petit concentré de technologies de 17 m de long sur 4,10 m de large, transocéanique, « capable de traverser des océans en totale autonomie, alimenté par ses panneaux solaires et une petite éolienne », précise Fabien de Varenne, le fondateur de Sea Proven, société mayennaise qui a conçu l’engin.

A bord, ou plutôt sur son ponton, le Sphyrna pourra emporter jusqu’à une tonne de matériel de mesures et d’acquisitions de données. Reste à savoir à quoi exactement ce drone pourra servir ? A la science pardi ! Et, pour commencer, à écouter les cachalots et les ziphius cavirostris (les baleines à bec) qui croisent en mer Méditerranée.

Ce sera sa première mission, officiellement lancée ce mercredi à Monaco mais qui se déroulera du 15 juillet au 31 août prochain, au large de Toulon et dans une partie de Pelagos, le sanctuaire pour mammifères marins en Méditerranée. Sphyrna naviguera dans cette zone équipée de quatre hydrophones, des micros immergés et destinés à écouter tout ce qui passe sous l’eau.

Sphyrna

Le Sphyrna épouse les lignes d’une pirogue polynésienne. L’embarcation, capable de traverser les océans en autonomie, conçu par Sea Proven, sera dédié à la science.

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L’anémone de mer, un animal bien plus complexe qu’il n’y parait

D’après l’étude d’une équipe de chercheurs, les anémones de mer se révèlent d’une étonnante complexité génétique et neuronale. Cette propriété, combinée à la place qu’elles occupent dans l’histoire de l’évolution, leur confère un intérêt pour la compréhension du fonctionnement de nos propres cellules.

Ne vous fiez pas à son apparence, l’anémone de mer Nematostella vectensis est en réalité bien plus complexe qu’elle n’y paraît. A tel point que son étude nous renseigne sur notre propre biologie. C’est ce qu’ont découvert les chercheurs de l’Institut Pasteur, en collaboration avec le CNRS, en auscultant le corps de l’animal, cellule par cellule

« Le développement d’approches génomiques à l’échelle de la cellule unique permet de répertorier avec une grande précision les différents types cellulaires, mais également d’identifier les gènes responsables du fonctionnement de chacune de ces cellules », explique Heather Marlow, spécialiste en biologie du développement à l’Institut Pasteur et principale auteure de l’étude. En effet, les scientifiques se sont servis d’une technique innovante afin d’isoler chaque cellule du cnidaire et d’analyser son ARN (acide ribonucléique, molécule chimiquement très proche de l’ADN). Cette méthode permet notamment d’identifier les gènes en activité.

Anémone Nematostella vectensis

Derrière la simplicité de la Nematostella vectensis se cache un animal pour le moins complexe (Source : Université de Vienne).

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