Réchauffement climatique : la bombe à retardement des nappes phréatiques

Les nappes phréatiques souffrent du réchauffement climatique. Ou plutôt, devrions-nous dire : « souffriront ». Car en la matière, l’inertie de la nature est grande. Des chercheurs demandent à ce que ces impacts futurs soient pris en compte dès aujourd’hui lors de l’élaboration des politiques de gestion de l’eau.

Au début de l’année 2018, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) signalait un niveau de nappes phréatiques anormalement bas en France. Aujourd’hui, une équipe internationale de chercheurs présente des conclusions inquiétantes en la matière. Le pire resterait à venir. Il serait capital de le prendre en considération dès à présent.

Rappelons que les nappes phréatiques constituent aujourd’hui la première source d’eau potable de la planète. Celles-ci se rechargent régulièrement et lentement, grâce aux précipitations, pour se décharger ensuite dans les rivières et autres étendues d’eau. Parmi les phénomènes qui mettent en danger ce cycle : l’explosion de la population mondiale et le réchauffement climatique.

Nappes phréatiques & réchauffement climatique

Une étude attire l’attention sur les conséquences du réchauffement climatique sur les nappes phréatiques et qui ne pourraient réellement se mesurer que d’ici une centaine d’années, au moins. Il sera alors trop tard pour agir.

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Sous l’océan, trop de boucan

La vie sous-marine connaît une cacophonie insoupçonnée. L’homme prend conscience des impacts de cette pollution sonore, émise par les navires, les sonars ou les chantiers en mer.

Imaginez-vous posé sur l’Antarctique. Au milieu de la banquise, le paysage majestueux inspire le sentiment paisible de s’évader du tumulte des activités humaines. « Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté », écrirait le poète. Pourtant, en dessous, à quelques lieues sous les mers, le célèbre « monde du silence » cher au commandant Cousteau est en réalité le lieu d’un vacarme assourdissant. « La banquise, agitée par la houle, émet sous la surface un bruit permanent », raconte Laurent Chauvaud, chercheur au laboratoire franco-québécois BeBest (CNRS/université de Bretagne occidentale). « Ce son étonnant ressemble à une sirène de pompiers avec une multitude de craquements », poursuit l’écologiste marin. Et, derrière cette rumeur, un autre bruit d’origine biologique : le chant des baleines aux vocalises envoûtantes.

Les lois de la physique expliquent pourquoi une telle « musique » peut régner sous tous les océans : quel que soit l’environnement où il voyage, un son déplace les particules qui l’entourent, vibrant sous la forme d’ondes. Sur terre, nos oreilles ont l’habitude de les entendre lorsqu’elles traversent l’air, mais l’eau est un milieu radicalement différent, presque mille fois plus dense. « Les bruits s’y propagent cinq fois plus vite et ils vont aussi beaucoup plus loin. Les mélodies émises à basse fréquence par les baleines bleues s’entendent, par exemple, à des centaines de kilomètres », détaille Delphine Mathias, experte en acoustique sous-marine au bureau d’études Somme. Et le peuple de la mer a parfaitement su tirer parti de ces principes physiques.

« Puisque la lumière ne pénètre qu’à quelques mètres de distance, le son représente le principal mode de communication, résume le bioacousticien Michel André (LAB/université polytechnique de Catalogne). Autrement dit, le bruit des océans est synonyme de vie. » Et ses nombreux usages ne se limitent pas aux échanges entre animaux. Certains chassent également à l’ouïe. Ainsi, les cétacés émettent des « clics » rapides qui se réfléchissent sur leur proie. L’écho reçu en retour, à l’instar d’un radar, leur permet de la localiser avant de l’attaquer. Plus surprenant, des animaux privés d’organes auditifs ressentent malgré tout les vibrations. Ils les utilisent de manière passive, comme les larves de corail, qui s’orientent et retrouvent leur récif à l’aide du « paysage acoustique », c’est-à-dire le bruit ambiant habituel.

Bruits sous-marins

Le trafic maritime recouvre 89 % des enregistrements des bruits marins en Californie, contre seulement 31 % un demi-siècle plus tôt.

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Les cratères lunaires apportent un éclairage inédit sur l’Histoire de la Terre

En étudiant minutieusement une centaine de cratères lunaires, des scientifiques sont parvenus à des découvertes inédites sur ceux qui ponctuent une planète qui nous est particulièrement familière : la Terre.

Tel le visage buriné d’un vieux marin, notre planète porte à sa surface les stigmates de sa vie passée. Au fil des millénaires, la Terre a en effet subi les assauts de centaines d’astéroïdes, qui lui ont laissé des marques a priori indélébiles : les cratères d’impact.

Petit à petit, certaines de ces cicatrices ont toutefois fini par disparaître, lentement gommées par l’érosion et les mouvements tectoniques. Un effacement progressif qui rend difficile leur étude, comme le souligne sur le site Science News Rebecca Ghent, maîtresse de conférence du département des Sciences de la Terre à l’Université de Toronto, au Canada : « [L’érosion et l’activité tectonique ont effacé les cratères terrestres si minutieusement que] l’on ne pourrait absolument rien dire de ces cratères. » Mais impossible n’est pas scientifique ; et l’étude des dépressions qui ponctuent la surface du globe s’avère en réalité possible par le biais de celles qui recouvrent… la Lune !

« Nous pouvons utiliser notre plus proche voisine pour en apprendre bien davantage sur l’Histoire de la Terre », avance Sara Mazrouei, co-auteure d’une étude menée sous la houlette de Rebecca Ghent et publié dans la revue Science.

Face visible de la Lune

Face visible de la Lune

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60% des espèces de café sauvage sont menacées d’extinction

Plus de la moitié des espèces de café sauvage existantes sont menacées d’extinction, d’après une étude des Jardins botaniques royaux de Kew, à l’ouest de Londres, publiée mercredi dans la revue scientifique Science Advances.

Sur 124 espèces de café sauvage, 75 sont menacées par la déforestation, le réchauffement climatique, et la propagation de maladies et d’espèces nuisibles, selon cette étude menée dans plusieurs forêts africaines, de la Sierra Leone à Madagascar. La production mondiale de café repose actuellement sur deux espèces: l’arabica (environ 60% de la production) et le robusta (40%). En plus de la menace directe qui pèse sur ces deux espèces, les variétés sauvages dont dépend l’amélioration de leurs semences sont aussi en péril. « Les obtenteurs ont besoin de variétés sauvages, parce qu’elles ont les gènes nécessaires pour développer des cafés résistants aux maladies et aux changements climatiques », a expliqué à l’AFP le docteur Aaron Davis, responsable de la recherche sur le café aux Jardins de Kew.

Des périodes de sécheresse prolongées à la propagation de moisissures, les menaces pesant sur les caféiers sont nombreuses. Sur les 75 espèces menacées recensées par les chercheurs, 13 sont en danger critique d’extinction, 40 en danger, et 22 sont vulnérables.

Café sauvage

Plus de la moitié des espèces de café sauvage existantes sont menacées d’extinction, d’après une étude des Jardins botaniques royaux de Kew, à l’ouest de Londres (Source : AFP).

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Menacées en milieu rural, les abeilles se réfugient dans les villes

Les villes deviennent un refuge pour les pollinisateurs, les jardins privés et public offrant une variété de plantes précieuses.

Les abeilles vivent-elles mieux en ville qu’en milieu rural? La question peut sembler farfelue, mais selon une étude publiée ce lundi dans la revue Nature Ecology and Evolution, les villes sont de véritables refuges pour les pollinisateurs. Les travaux menés par des scientifiques britanniques ont évalué l’impact de l’utilisation des sols en milieu urbain et montrent que la diversité des jardins et des plantes disponibles favorise les abeilles et autres insectes pollinisateurs.

«En milieu rural, les abeilles sont fragilisées par l’appauvrissement de la flore liée à l’agriculture et à l’usage des pesticides», commente Isabelle Dajoz, professeur d’écologie à l’université Paris-Diderot. « C’est donc en fait assez logique, bien que triste, que les villes deviennent un lieu de refuge. »

L’étude britannique a été menée dans quatre villes du Royaume-Uni, Bristol, Reading, Leeds (Angleterre) et Edinburgh (Écosse), des villes assez éloignées les unes des autres, et qui pourtant présentent toutes des résultats assez similaires. Les chercheurs britanniques ont comptabilisé le nombre de pollinisateurs dans différents types d’espaces verts urbains, jardins publics, cimetières, lotissements… En tout ce sont 360 sites qui ont été passés à la cible.

Abeille Lire la suite

Chang’e 4 : la Chine fait pousser les premières plantes sur la Lune

Bardé de différents instruments et caméras, Chang’e 4 a aussi à son bord une « minibiosphère » qui abrite plusieurs êtres vivants. La Chine vient d’annoncer que les graines de coton ont germé. C’est la première fois qu’une expérience biologique est menée sur un autre monde que la Terre.

Avec la mission Chang’e 4, la Chine cumule les premières : premier atterrissage sur la face cachée de la Lune et maintenant, première culture de plantes terrestres sur un autre monde que la Terre… Les graines de coton sont les premières à avoir germé, viennent d’annoncer les chercheurs de cette ambitieuse mission.

Alors, certes, faire pousser des végétaux dans l’espace n’est pas nouveau – les tentatives se sont multipliées depuis le premier essai en 1946 par les Américains, surtout à bord de la Station spatiale (on se souvient de la première laitue dégustée par les astronautes en 2015) – mais sur une autre planète, en l’occurence notre satellite naturel, ça oui, c’est inédit et historique. « […] C’est la première expérience biologique de l’humanité sur la Lune », a tweeté le porte-parole officiel du Parti communiste chinois.

Coton germé sur la Lune

Des graines de coton ont germé sur la Lune : une première mondiale ! (Source : CNSA)

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Le pôle Nord magnétique se déplace plus vite que prévu et perturbe la navigation

Face à l’accélération du déplacement naturel du Pôle Nord magnétique, le modèle d’assistance à la navigation maritime et aérienne en Arctique va devoir être actualisé plus vite que prévu.

Le point qui marque le pôle Nord magnétique se déplace plus vite que prévu depuis quelques dizaines d’années et ce phénomène n’est pas sans conséquences. Ainsi, des scientifiques britanniques et américains ont indiqué ce vendredi que l’actualisation du modèle d’assistance à la navigation maritime et aérienne en Arctique devait être anticipée, rapporte Reuters.

L’opération devait initialement n’avoir lieu qu’en 2020. Elle a dans un premier temps été avancée à ce mardi 15 janvier. Finalement, la mise à jour a été décalée au 30 janvier prochain à cause du « shutdown » des administrations américaines, rapporte le journal Nature.

Déplacement pôle nord magnétique

Déplacement du pôle nord magnétique (Source : World Date Center for Geomagnetism/Kyoto University).

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