Cette start-up crée une « seconde peau » comestible pour conserver fruits et légumes frais plus longtemps

Comment éviter que votre fraise ne finisse en bouillie au bout de quelques jours ou que vos radis dépérissent au fond du réfrigérateur ? Réponse : grâce à l’emballage révolutionnaire mis au point par la start-up Apeel, un film biologique et comestible qui protège contre la déshydratation et l’oxygène.

À peine cueillie, la fraise commence sa descente aux enfers, entamant le processus chimique et biologique de dépérissement. D’abord, elle se déshydrate. Puis, l’oxygène s’infiltre à l’intérieur, accélérant les processus chimiques de dégradation. Finalement, la moisissure l’envahit. La fraise finit en masse brune et molle au fond du frigo. Chaque année, 1,6 milliard de tonnes de nourriture sont jetés dans le monde, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la FAO. Les fruits et légumes, particulièrement fragiles, sont les premiers concernés, la moitié de la production partant purement et simplement à la poubelle.

Devant ce gaspillage accablant, James Rogers, alors ingénieur à l’université de Californie, commence à chercher un moyen de réduire le dépérissement des fruits. Il lui faudra plus de six ans et demi pour mettre au point, à partir de résidus de plantes, une sorte de « seconde peau » naturelle qui conserve l’humidité des fruits et les protège de l’oxygène. « Je me suis inspiré de l’acier inoxydable, où l’on crée une couche protectrice contre la rouille », explique l’entrepreneur. En 2012, il lance sa start-up Apeel grâce au don privé de 100.000 dollars de la fondation Bill & Melinda Gates.

Apeel

Apeel prolonge la durée de vie des fruits et légumes grâce à une pellicule naturelle comestible (Source : Apeel).

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On a retrouvé un fossile de dinosaure de la taille d’un wallaby

Des scientifiques ont découvert un nouveau dinosaure dans le Sud-Est de l’Australie. Il aurait vécu il y a 125 millions d’années et serait un herbivore, de la taille d’un petit marsupial.

Ce dinosaure répond au doux nom de Galleonosaurus dorisae, nommé ainsi car sa mâchoire aurait la forme d’un galion, un ancien navire de commerce colonial qui voguait entre l’Amérique et l’Espagne, mis à l’envers.

Des scientifiques ont découvert cinq mâchoires fossilisées dans l’État de Victoria en Australie.Ils ont publié ce lundi leur découverte dans la revue scientifique Journal of Paleontology. Selon les chercheurs, ces dinosaures étaient de la famille des ornithopodes, un un sous-ordre éteint de dinosaures ornithischiens. Matthew Herne, le principal auteur de l’étude, et en stage postdotoral à l’université de New England au Pays de Galles explique : « Ces petits dinosaures auraient été des coureurs vifs grâce à leurs puissantes pattes arrières ».

Galleonosaurus dorisae

Galleonosaurus dorisae (Source : James Kuether)

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Le passé chaotique du Système solaire trahi par la géologie

En combinant la mémoire géologique de la Terre concernant les cycles de Milankovitch avec les équations de la mécanique céleste, il a été possible de remonter dans le passé des trajectoires des planètes du Système solaire au-delà de 60 millions d’années. Les trajectoires déterminées, il y a 200 millions d’années, confirment l’influence du chaos.

a question de la stabilité des orbites des planètes dans le Système solaire est aussi ancienne que les premiers développements de la mécanique céleste basés sur la théorie de la gravitation de Newton (voir notre article ci-dessous). Ces développements et cette interrogation ont été particulièrement marqués par les travaux des mathématiciens français, de d’Alembert à Poincaré, en passant par Lagrange et Laplace.

Le sujet a été renouvelé par les développements de la théorie du chaos rendus possibles par la montée en puissance des ordinateurs. Celle-ci a permis à l’astronome et mathématicien français Jacques Laskar, à l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (Observatoire de Paris – PSL / CNRS / Sorbonne Université / Université de Lille) de montrer que les paramètres orbitaux des planètes du Système solaire exhibaient des effets chaotiques et qu’il était difficile de prévoir leurs évolutions du fait de ces effets. Il y a 10 ans, il avait confirmé cette découverte avec des collègues, en prenant en compte les effets de la théorie de la relativité générale d’Einstein.

La théorie du chaos nous a fait comprendre que de petites différences dans les valeurs des paramètres initiaux (par exemple, positions et vitesses de particules) déterminant l’évolution d’un système dynamique, comme le climat ou les planètes autour d’une étoile, conduisaient parfois très rapidement à une évolution de ce système vers des états très différents. Cette sensibilité aux conditions initiales limite notre pouvoir de prédictions parce que nous ne pouvons pas avoir de déterminations infiniment précises de ces conditions, de sorte que les erreurs inévitables commises dans les calculs (qui ne peuvent pas, de toute façon, être infiniment précis avec les ordinateurs eux-mêmes) s’ajoutent et s’amplifient même exponentiellement. Cela conduit donc à des trajectoires futures qui peuvent être très divergentes.

Terre Apollon 11

La Terre vue depuis Apollo 11 (Source : NASA).

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Timelapse : la transformation d’une algue unicellulaire en organisme multicellulaire

Longtemps unicellulaire, la vie a peu à peu évolué vers des organismes de plus en plus complexes. Un processus évolutif assez mystérieux qu’ont voulu mieux comprendre des chercheurs en réalisant un timelapse, résumant la transformation sur 750 générations d’une algue primitive en algue multicellulaire.

Au tout début de la vie, les organismes n’étaient que de simples cellules. Il y a 600 millions d’années environ, la plupart des plantes, animaux, champignons et algues ont évolué en des organismes complexes composés de multiples cellules spécialisées qui collaborent entre elles pour survivre et se reproduire. C’est pour comprendre cette incroyable évolution que des chercheurs du George Institute of Technology et de l’université du Montana aux États-Unis ont « recréé » le phénomène en version accélérée. En à peine 50 semaines – une goutte d’eau sur l’échelle de l’évolution – ils ont pu observer comment une algue unicellulaire primitive se transforme en structure multicellulaire grâce à l’introduction d’un « prédateur ».

Car le but de l’expérience est bien de comprendre ce qui a bien pu se passer pour que la vie décide ainsi de se complexifier. Le processus demeure encore assez mystérieux, d’autant plus qu’il n’existe pas vraiment de fossile permettant de retracer cette transition. On en est donc réduit à faire des suppositions sur la forme unicellulaire qu’auraient pu avoir les organismes à partir de leur configuration actuelle et en établissant des comparaisons avec d’autres êtres unicellulaires que l’on connaît.

Algue cellule

C. reinhardtii évolue en être multicellulaire pour échapper à l’appétit d’une paramécie.

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La NASA simule des sources hydrothermales pour reproduire l’origine de la vie

Pour la première fois, des réactions chimiques dans un simulateur de sources hydrothermales sur la Terre primitive ont conduit à la formation d’un acide aminé. Voilà qui est de bon augure pour explorer les origines de la vie sur Terre et peut-être, sur d’autres planètes comme Mars ou Europe, la lune glacée de Jupiter.

L’idée que la vie ait pu apparaître au début de l’Archéen, et même pendant l’Hadéen, au niveau de sources hydrothermales, avec leurs cheminées, équivalentes à celles que nous avons découvertes pendant les années 1970, continue à faire son chemin. Depuis des décennies, les conditions qui pouvaient régner dans ces cheminées sont reproduites en laboratoire avec l’espoir d’y surprendre les secrets de l’apparition des cellules vivantes.

Il y a trois grandes classes de phénomènes à comprendre pour cela, et on ne sait pas très bien dans quel ordre ils se seraient produits, ni comment ils auraient coopéré. Il faut ainsi faire naître le matériel génétique, le métabolisme et les enveloppes protectrices où ils pourraient se dérouler relativement à l’abri de l’environnement.

Les chercheurs de la NASA, en particulier, ont construit des sortes de simulateurs de sources hydrothermales. Cela n’est pas étonnant car les projets d’exploration planétaire sur Mars ou à destination d’Europe, la lune de Jupiter, ou Encelade, la lune de Saturne, ont pour but de trouver des traces de l’apparition de la vie en relation avec des processus hydrothermaux actuels ou passés. Ainsi, en 2017, une équipe de chercheurs a annoncé que, selon elle, des observations du sol martien réalisées avec la sonde MRO (Mars Reconnaissance Orbiter) suggéraient l’existence de dépôts attestant une activité hydrothermale au fond d’une ancienne mer aujourd’hui disparue.

Similateur source hydrothermale

Lauren White, une exobiologiste de la NASA, tourne une vanne pour faire pénétrer de l’eau de mer chargée en carbone (comme devaient l’être les océans de l’Hadéen) dans un matériau imitant une croûte océanique volcanique. Le tout est situé à l’intérieur d’un réacteur chimique simulant une cheminée hydrothermale. Son objectif est de savoir si l’on peut obtenir, en sortie de ce réacteur, des molécules organiques. En alternance, un liquide alcalin, similaire à celui circulant dans les évents hydrothermaux sur Terre, coule aussi. Le but est d’étudier la chimie prébiotique, voire l’apparition de la vie au fond d’un océan sur la Terre primitive ou dans les lunes glacées en orbite autour de Jupiter ou de Saturne. (Source : NASA/JPL-Caltech)

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L’hiver perd le nord en Europe en ce mois de février

Record de chaleur battu au Royaume-Uni, printemps précoce sur la France ou la Scandinavie mais neige en Turquie et en Grèce : la météo est sens dessus dessous en Europe en ce mois de février, nouveau signe possible du dérèglement climatique.

Le Royaume-Uni a battu coup sur coup lundi 25 et mardi 26 février 2019 son record de chaleur pour un mois de février et même pour un jour d’hiver. Alors que la barre des 20°C n’avait jusqu’alors pas été franchie en cette saison, le mercure a atteint 20,6°C à Trawsgoed (Pays de Galles) lundi puis 21,2°C mardi dans l’ouest de Londres. « C’est du jamais vu », commente Étienne Kapikian, prévisionniste à Météo France.

Des records mensuels plus localisés ont également été enregistrés ces derniers jours dans de nombreuses localités de plusieurs pays d’Europe de l’Ouest, avec par exemple 25°C à Ourence (Espagne) ou 20,2°C à Uccle près de Bruxelles. Et si ce n’est pas un record français, le mercure atteignait mardi 25,7°C à la pointe de Socoa, dans les Pyrénées-Atlantiques. Les températures sont également printanières en Scandinavie, avec un record pour février battu samedi à Kvikkjokk en Suède (9,1°C) près du cercle polaire ou encore 17,8°C à Linge en Norvège, selon Météo France.

Mais au même moment, le thermomètre ne dépassait pas les 5°C à Lecce en Italie ou 3°C à Thessalonique en Grèce, où il a neigé le week-end dernier, tout comme dans le nord-ouest de la Turquie. Cette situation « est liée à la circulation atmosphérique qui s’est mise en place ce week-end et qui perdure en ce début de semaine », explique Étienne Kapikian à l’AFP, décrivant des basses pressions sur l’Atlantique et l’est de l’Europe, qui encadrent un puissant anticyclone sur l’Europe de l’Ouest.

Printemps précoce Europe 02/2019

L’hiver perd le nord en Europe en ce mois de février.

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Le réchauffement climatique accélère les changements biologiques dans l’océan

Le suivi actuel des systèmes biologiques marins ne porte que sur une infime fraction des océans. Difficile, en pareilles circonstances, de prédire efficacement quelles seront les conséquences d’un dérèglement climatique. Mais des chercheurs ont mis au point un modèle qui permet de contourner le problème.

Au fil des millénaires, le climat de la Terre a connu de nombreuses variations naturelles. En réponse, la biodiversité marine a subi des altérations plus ou moins importantes. Parfois même, des changements biologiques rapides sont survenus dans certaines régions océaniques. Mais, selon un modèle développé par une équipe du CNRS, l’occurrence de ces « surprises climatiques » augmenterait de manière récente et sans précédent.

Ce modèle est basé sur une théorie de l’organisation de la biodiversité dans les océans. Une théorie que les chercheurs connaissent sous le nom de « METAL » pour Macro Ecological Theory on the Arrangement of Life. Et qui offre — contrairement aux programmes d’observation de la biodiversité marine qui ne couvrent qu’une faible superficie des océans, souvent à proximité des côtes — une couverture spatiale globale.

Changements climatiques vs changements biologiques marins

Des chercheurs ont mis au point un modèle leur permettant de prédire les changements biologiques à venir dans les océans en lien avec les variations climatiques.

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