En trébuchant, un jeune Américain découvre un fossile de stegomastodon vieux de 1,2 million d’années

En jouant à cache-cache, un jeune Américain de 9 ans, Jude Sparks, a trébuché sur un fossile vieux de 1,2 million d’années appartenant à un stegomastodon, un cousin préhistorique des mammouths et des éléphants.

Une simple et innocente partie de cache-cache aura conduit Jude Sparks à faire une impressionnante découverte paléontologique. En novembre 2016, alors que le jeune Américain de 9 ans jouait avec sa famille, il a trébuché sur ce qu’il croyait n’être qu’une vulgaire roche. Sauf qu’en y regardant de plus près, la roche s’est avérée être un fossile vieux d’environ 1,2 million d’années.

C’est dans le désert de Las Cruces, situé au Nouveau-Mexique (Etats-Unis) que Jude Sparks a fait l’incroyable trouvaille. « J’étais en train de courir, et j’ai trébuché sur une partie de la défense », a raconté le jeune garçon dans un communiqué. « Mon visage a atterri au sol juste à côté de la mâchoire inférieure, j’ai regardé plus loin et il y avait un autre bout de défense ».

Pris d’une curiosité certaine, Jude a fait part de son aventure à sa fratrie. « Hunter pensait que c’était juste le corps en décomposition d’une grosse vache. Je ne savais pas ce que c’était, mais je savais simplement que ce n’était pas banal », a expliqué l’un de ses frères au média américain Fox News.

Stegomastodon Nouveau Mexique

Le jeune (et chanceux) Jude Sparks pose à côté du fossile qu’il a découvert par hasard dans le désert de Las Cruces, au Nouveau Mexique (Source : Peter Houde).

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Un tremblement de terre en mer Egée tue deux personnes sur l’île grecque de Kos

Le séisme, d’une magnitude de 6,7, a été ressenti sur les îles grecques de l’archipel du Dodécanèse et sur la côte turque, à Bodrum.

Un Suédois et un Turc sont morts, vendredi 21 juillet, dans le séisme qui a secoué l’île grecque de Kos, faisant plus de 100 blessés, dont cinq graves, en pleine période touristique. Selon le maire de l’île, le tremblement de terre a également provoqué de très importants dégâts matériels.

La secousse – d’une magnitude de 6,7 selon l’Institut géologique américain (USGS), et de magnitude 6 selon l’Observatoire d’Athènes – est survenue au milieu de la nuit et a également été fortement ressentie en Turquie. L’épicentre du séisme était situé à 16,2 kilomètres au large de Kos et à 10 kilomètres au sud-est de la ville côtière de Bodrum en Turquie. La secousse a également été fortement ressentie sur les autres îles grecques de l’archipel du Dodécanèse, en mer Egée, notamment à Rhodes.

A Kos, le plafond d’un café s’est effondré et de nombreuses personnes ont été piégées dans le bâtiment. Deux touristes, âgés de 27 et 39 ans, ont été tués lors de l’effondrement de ce bar ou par des pierres d’autres vieux bâtiments avoisinants qui ont subi d’importants dégâts. Les pompiers ont été dépêchés sur place pour les dégager et procéder à leur évacuation, a fait savoir à l’AFP un responsable du bureau de presse de ce service. Le nombre de blessés s’élève à « 120 » selon le secrétaire d’Etat grec à la Marine Marchande Nektarios Santorinios. D’après lui, de nombreux bâtiments ont subi des dégâts. Ils sont si importants sur le port de Kos que le ferry Blue Star Paros n’a pas pu accoster et a continué son itinéraire vers Rhodes, a signalé l’Agence de presse grecque Ana.

Séisme île de Kos 21/07/2017

Après le séisme du 21 juillet 2017 sur l’île grecque de Kos (Source : AFP).

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L’Homme était déjà en Australie il y a environ 65.000 ans

Des préhistoriens viennent probablement de mettre fin à un long débat quant à la date d’arrivée des premiers Homo sapiens en Australie : elle serait d’environ 65.000 ans. Cette datation suggère qu’il pourrait y avoir eu deux grandes migrations en provenance de l’Asie du Sud-Est.

Il y a un mois, une équipe internationale de chercheurs annonçait qu’il fallait repousser de 100.000 ans la date d’apparition d’Homo sapiens en Afrique. Nos ancêtres seraient donc sortis plus tôt qu’on ne l’imaginait de leur berceau en direction de l’Europe et de l’Asie. Indirectement, voici qu’une découverte, réalisée en Australie, vient étayer cette nouvelle possibilité.

Une équipe de chercheurs australiens a en effet publié un article dans Nature expliquant qu’il a enfin été possible de dater de façon rigoureuse le site préhistorique de l’abri rocheux de Madjedbebe, non loin du célèbre parc national de Kakadu, au nord de l’Australie (ce site est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1981). L’endroit a été fouillé à de nombreuses reprises depuis les années 1970 et alimentait des controverses entre préhistoriens et archéologues concernant la date de l’arrivée des premiers aborigènes, donc d’Homo sapiens, en Australie.

À partir des données collectées sur tous les sites connus sur le continent, deux camps s’étaient formés :

  • Pour les uns, l’Homme était probablement arrivé là-bas il y a au moins 60.000 ans.
  • Pour les autres, 50.000 ans était probablement l’estimation la plus haute de cette arrivée qui se serait plutôt produite il y a 47.000 ans.
Arrivée Homo sapiens Australie

L’arrivée d’Homo sapiens en Australie daterait de 65 000 ans.

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Les recherches du MH370 ont permis une cartographie océanique inédite

Les recherches sous-marines pour retrouver le vol MH370 disparu mystérieusement en 2014 n’ont pas permis de trouver l’épave, mais elles ont permis une cartographie inédite d’une portion de l’océan Indien, selon des scientifiques.

Le Boeing 777 de Malaysia Airlines s’était volatilisé le 8 mars 2014 avec 239 personnes à bord, peu après son décollage de Kuala Lumpur à destination de Pékin. Aucune trace de l’appareil n’a été trouvée dans la zone de recherches de 120.000 kilomètres carrés déterminée dans le sud de l’océan Indien, mais une quantité monumentale de données ont été collectées sur le relief des fonds marins de ce secteur, qui permettent de dresser une carte jusqu’alors inconnue de vallées, crêtes et volcans submergés.

« Nous estimons que seuls 10 à 15% des océans du monde ont été étudiés avec le genre de technologies utilisées pour les recherches du MH370 », a dit le responsable de l’agence officielle australienne Geoscience Australia. « Ce qui fait que cette partie éloignée de l’océan Indien fait partie des profondeurs océaniques les mieux cartographiées sur la planète. »

MH370 cartographie Océan Indien

Vol MH370 : cartographie des fonds de l’Océan Indien (Source : AFP).

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Le chien, meilleur ami de l’homme depuis 40.000 ans ?

Une nouvelle étude fait remonter la domestication des chiens à un seul événement, contredisant la théorie d’une double origine.

L’origine des chiens est à la fois simple et mystérieuse. Simple, parce que nous savons depuis longtemps que chien et loup sont de la même espèce, et que les premiers compagnons de l’humanité ont été des loups apprivoisés. Mystérieuse, car la grande question aujourd’hui pour les scientifiques est de savoir quand et où cet événement majeur s’est produit.

Il ne faut pas s’imaginer que de lointains ancêtres des Chinois ont domestiqué des pékinois caracolant en pleine nature, ou que les précurseurs des Vikings ont peu à peu amadoué des danois chassant au pays des neiges. La grande diversité des chiens actuels est le résultat de croisements réalisés au fil des siècles, mais surtout depuis 200 à 300 ans. La sélection d’animaux pour obtenir des caractéristiques particulières (taille et pelage, par exemple) a été tellement poussée qu’aujourd’hui il y a de véritables lignées dotées de variations génétiques bien distinctes. Pour autant, il s’agit toujours de la même espèce, même si l’on considère aujourd’hui canis lupus familiaris (Médor) comme une sous-espèce de canis lupus (le loup gris).

Pour tout savoir sur le toutou, les spécialistes du monde entier ont bâti plusieurs hypothèses. Pendant quelques années, les tenants d’une origine européenne et ceux d’une origine asiatique se sont affrontés (sur le terrain des études, bien sûr). Certains ont évoqué une population de loups européens, dont les descendants canins auraient aujourd’hui disparu. D’autres se sont fondés sur la grande diversité génétique des chiens d’Asie centrale pour y situer l’origine des premiers chiens domestiques. D’autres, enfin, citaient l’Asie du Sud-Est comme lieu des premières rencontres entre les deux espèces.

Loup

Les premiers chiens étaient… des loups.

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La Terre est-elle née à partir de boules de boue géantes ?

Les chondrites carbonées sont des météorites issues des corps célestes les plus anciens du Système solaire. Leur étude suggère que les premiers astéroïdes à l’origine des planètes devaient ressembler à des boules de boue en convection.

L’étude des météorites est indispensable pour comprendre l’origine des planètes du Système solaire, y compris, donc, celle de la Terre. Les spécialistes de la cosmogonie le savent bien, et depuis longtemps. Les plus anciennes météorites sont évidemment les plus intéressantes car elles nous donnent des renseignements précieux sur ce qu’il s’est passé dans le disque protoplanétaire, là où sont nées les planètes. Elles nous permettent aussi de mieux comprendre les évènements très primitifs qui ont eu lieu juste après la dissipation de ce disque, donnant alors un autre disque de débris dans lequel la formation planétaire s’est poursuivie avec des collisions de planétésimaux.

Les météorites les plus primitives sont des chondrites carbonées. L’une de ces mémoires du Système solaire les plus emblématiques est la météorite d’Allende, mais il est possible d’en citer d’autres, comme celle de Murchison. La matière retrouvée dans ces météorites n’a jamais dû être incorporée dans des planétésimaux et des protoplanètes de grandes tailles. En effet, ces derniers auraient alors subi un processus de différentiation analogue à celui ayant produit la croûte, le manteau et le noyau de la Terre. Cette matière n’a donc pas subi de fortes pressions, ni de fortes températures, ni de processus chimiques qui l’auraient conduite à devenir une sidérite ou l’équivalent d’une roche volcanique terrestre.

L’étude des chondrites mène à plusieurs paradoxes qui laissent penser qu’elles ont tout de même été soumises à quelques transformations. On trouve par exemple des traces d’altération hydrothermale. De l’eau liquide à une certaine température se serait donc trouvée dans les petits corps célestes constitués de matière chondritique.

Echantillon météorite d'Allende

Image d’une lame rocheuse coupée dans un échantillon de la météorite d’Allende et observée au microscope polarisant. (Source : Jean-Michel Derochette).

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Les Îles Cook ont créé un sanctuaire marin grand comme 3 fois la France

Mi-juillet 2017, les Îles Cook ont donné naissance à une vaste zone marine protégée de 1,9 million de kilomètres carrés.

Après l’ancien président des Etats-Unis, Barack Obama, c’est au tour des Îles Cook de créer un sanctuaire marin aux dimensions impressionnantes : celui-ci sera grand comme trois fois la France et a pour but de protéger une portion du Pacifique. Le Parlement de l’archipel a voté le 13 juillet 2017 la législation donnant naissance à cette vaste zone de 1,9 million de kilomètres carrés.

Le militant écologiste Kevin Iro (et ancien international de rugby), qui avait été le premier à proposer la création de cette zone il y a plus de cinq ans, a déclaré : « C’est un moment historique, notamment parce que tout le monde a soutenu la proposition, y compris les leaders traditionnels qui ont été à la pointe de cette initiative », a-t-il dit à l’AFP.

Iles Cook

Les Îles Cook (ici l’île de Rarotonga, la plus importante) ont validé la création d’un immense sanctuaire marin dans l’Océan Pacifique (Source : AFP)

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