Une étude met à mal tout ce que l’on pensait savoir sur la domestication du cheval

Une étude publiée dans la prestigieuse revue Science bouleverse les hypothèses concernant la domestication du cheval.

Les chevaux de Przewalski, que l’on pensait jusque-là être les seuls chevaux encore sauvages présent sur Terre, ont en réalité été domestiqués il y a bien longtemps. Ils sont même les descendants des animaux dont les ossements ont été mis au jour par des fouilles dans un village de culture Botaï (culture énéolothique, 5ème et 4ème millénaire avant Jésus-Christ), dans les steppes d’Asie centrale.

Ces ossements représentent pour le moment les plus anciennes preuves archéologiques d’élevage de chevaux par l’Homme. Cette découverte faite par une équipe internationale de chercheurs – dont des scientifiques français du CNRS et du Muséum national d’Histoire naturelle – et présentée le 22 février 2018 dans la revue Science éclaire d’un jour nouveau le processus de domestication des chevaux qui, comme pour le lapin, reste sujet à controverses.

Chevaux de Przewalski

Finalement, les chevaux de Przewalski ne sont pas si sauvages que cela (Source : AFP).

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À cause du changement climatique, le pelage de certains animaux ne change plus de couleur

Des chercheurs américains ont observé une nouvelle conséquence du changement climatique. En réponse à la raréfaction des chutes de neige en hiver, certaines espèces qui adoptaient jusqu’à présent un pelage blanc à la saison froide, conservent désormais leur poils bruns toute l’année. De quoi se rendre moins visibles des prédateurs et échapper ainsi à leurs attaques. Une adaptation très rapide qui démontre les extraordinaires capacités évolutives des animaux.

Quoi de mieux qu’une toison d’un blanc immaculé pour se fondre incognito dans les paysages enneigés ? Bien des animaux l’ont compris et adoptent, dès les premiers frimas de l’hiver, un pelage ou un plumage qui leur permettent, tels des caméléons, de se faire discrets lorsqu’ils gambadent dans la neige qui recouvre leur territoire.

Une vingtaine d’espèces de mammifères adoptent cette stratégie de camouflage. Parmi elles notamment, le lièvre d’Amérique, Lupus americanus. Un mammifère qui peuple les sous bois nord-américains et qui se pare d’un discret manteau blanc à la saison froide. Discret, plus tant que ça finalement… La faute au changement climatique, qui rend les chutes de neige de plus en plus rares.

« Les animaux blancs l’hiver affrontent des jours de péril mortel, où ils sont comme des ampoules étincelantes dans un environnement de couleur sombre », s’inquiète le Docteur Scott Mills, professeur à l’Université du Montana.

Lièvre d'Amérique

Lièvre d’Amérique (Lupus americanus).

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Les premières plantes seraient plus vieilles que prévu

L’apparition des premiers végétaux terrestres pourrait être reculée de presque 100 millions d’années selon un groupe de chercheurs. L’étude ne s’appuie pas sur un fossile mais sur les « horloges moléculaires ». À cette aune, l’âge des premiers conquérants végétaux des terres émergées semble plus élevé d’au moins plusieurs dizaines de millions d’années par rapport aux 420 millions d’années admis jusqu’à aujourd’hui.

La Terre est un système dynamique mettant en relation la biosphère, l’atmosphère, les océans et les continents dans des boucles de rétroactions complexes. Des causes relevant de la physique, de la chimie et de la biologie se mêlent pour faire naître et évoluer le monde dans lequel nous vivons. Un effet de serre a ainsi permis à la jeune Terre de posséder des océans liquides alors que le jeune Soleil était moins lumineux, permettant à la vie de se développer.

Cette même vie a produit de l’oxygène changeant la composition de l’atmosphère de la planète il y a quelques milliards d’années. Lorsque les plantes ont commencé à coloniser les continents, elles ont contribué à l’altération des roches, ce qui en retour a affecté des cycles géochimiques comme celui du carbone. Au fur et à mesure que les plantes se sont déployées, elles auraient contribué à faire baisser le taux de gaz carbonique atmosphérique, conduisant à une baisse de l’effet de serre et donc des températures sur Terre.

Mousses bordures rivages Islande

Un paysage d’Islande avec des mousses en bordure d’un rivage. Il donne une idée de l’aspect de la Terre quand les plantes ont commencé à coloniser les continents.

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Mexique : une grotte virtuelle sous-marine pour explorer le passé du continent

Les scientifiques du monde entier vont pouvoir plonger virtuellement dans la grotte sous-marine d’Hoyo Negro, au Mexique, où a été découverte Naia, le plus ancien squelette du continent américain, celui d’une jeune fille qui vécut il y a 13.000 ans.

Le squelette presque complet de Naia a été découvert en 2011 par des archéologues de l’Institut national d’anthropologie et d’histoire (INAH) dans une cavité appelée Hoyo Negro (trou noir en espagnol) dans le réseau de grottes sous-marines de Sac Actun dans l’est de la péninsule du Yucatán. Ce site fait lui-même partie de « la plus grande grotte inondée au monde », longue de 347 kilomètres, et qui a été révélée le mois dernier.

Les archéologues qui menaient des recherches sur les sources d’eaux anciennes ont pu mettre en évidence que deux immenses réseaux de grottes inondées, connues sous les noms de Sac Atun et Dos Ojos (Deux Yeux), étaient en réalité reliés. En explorant ces grottes à l’aide d’équipements de plongée, les chercheurs ont découverts différents ossements et objets. A Sac Atun, plus de 200 cenotes – des puits naturels – ont été découverts, recelant des trésors archéologiques de l’époque du Pléistocène (entre 2,6 millions et 11.700 années).

Groette d'Hoyo Negro Mexique

Une photo datant du 13 mai 2012 et publiée le 15 mai 2014 par l’Institut national d’anthropologie et d’histoire d’une exploration de la grotte sous-marine d’Hoyo Negro, au Mexique (Source : INAH/AFP).

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Les Seychelles créent une vaste réserve maritime

Le gouvernement des Seychelles a annoncé jeudi la création d’une vaste zone de protection marine au sein de l’archipel, dans l’océan indien, pour préserver ses eaux, essentielles au développement de son économie.

Cette réserve, d’une superficie de 210.000 km² – soit approximativement 15% de la Zone économique exclusive (ZEE) seychelloise – s’inscrit dans le cadre du concept d’ »économie bleue », dans lequel les Seychelles, très dépendantes de la pêche et du tourisme, veulent baser leur avenir. « Notre océan engendre des opportunités de développement, mais aussi des responsabilités », a déclaré le ministre seychellois de l’Environnement, Didier Dogley. « Notre océan est central à notre développement et au futur des générations à venir. »

Il a décrit la création de cette réserve comme « un changement de paradigme dans la manière dont nous gérons et utilisons nos ressources côtières et maritimes ». Le dispositif a été rendu possible par un accord conclu en 2016 portant sur le rachat de 21 millions de dollars (17 millions d’euros) de dette publique, grâce à l’intervention de l’ONG américaine Nature Conservancy.

Celle-ci a prêté de l’argent au gouvernement seychellois et mobilisé des dons privés, dont un de la Fondation Leonardo DiCaprio, pour financer ce rachat. Ce dernier était conditionné à la création de la réserve, qui permet à l’archipel de protéger ses 115 îles contre les effets du changement climatique, dont le réchauffement, la montée et l’acidification des eaux.

Seychelles

Plage sur l’Océan Indien aux Seychelles (Source : AFP).

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Un hybride homme-mouton obtenu en laboratoire

Lors d’un congrès à Austin, au Texas (États-Unis), un chercheur de l’université de Californie a annoncé la création d’une chimère homme-mouton contenant 0,01 % de cellules humaines. C’est le deuxième hybride controversé de ce genre, après la chimère homme-cochon obtenue en 2017.

En France, en 2016, 5.891 greffes ont été réalisées, tandis que plus de 22.000 patients étaient en attente d’une greffe d’organe, d’après l’agence de biomédecine. Des chercheurs tentent de trouver des solutions à ce problème, par exemple avec l’impression d’organes en 3D. Et si l’avenir était dans des organes fabriqués par des animaux hybrides ?

En 2017, des chercheurs du Salk Institute, à La Jolla (États-Unis), avaient déjà réussi une première mondiale en créant une chimère homme-cochon. Pour cela, ils avaient injecté des cellules souches humaines dans un embryon de cochon. Environ une cellule sur 100.000 de l’embryon chimère était humaine, ce qui paraît peu.

Mouton

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Antibiotiques : les fourmis pourraient nous aider à développer de nouveaux médicaments

La façon dont les insectes combattent les agents pathogènes pourrait fournir des indications pour réduire la résistance aux traitements antibiotiques.

Les fourmis pourront-elles remplacer les médicaments ? Peut-être pas, mais ces insectes produisent naturellement des substances capables de détruire des germes, telles des bactéries ou des champignons.

Les chercheurs ont analysé vingt espèces de fourmis. Au total, douze d’entre elles possèdent des propriétés antimicrobiennes. La taille des fourmis ou des colonies étudiées n’avait pas d’impact sur leur capacité à résister aux microbes. Selon eux, « deux des espèces qui ont démontré la plus forte activité antimicrobienne font partie des plus petites fourmis testées ».

Fourmis Lire la suite