Une nouvelle menace plane sur les insectes pollinisateurs

Des chercheurs américains ont mis en évidence le rôle d’un fongicide dans le déclin des bourdons.

Les mêmes facteurs sont souvent pointés du doigt pour expliquer le déclin des insectes pollinisateurs. Mais des chercheurs de l’Université Cornell (Etats-Unis) estiment qu’un d’entre eux a été pendant trop longtemps tenu à l’écart : les fongicides, ces produits utilisés pour détruire les champignons, notamment dans les cultures.

En étudiant deux douzaines de facteurs environnementaux au niveau de 284 zones à travers les Etats-Unis et cela, afin d’analyser le déclin des abeilles et des bourdons, les chercheurs pensaient retrouver encore une fois les coupables ordinaires : la destruction de l’habitat et l’utilisation massive d’insecticides. Mais c’est finalement un autre facteur qui a attiré leur attention : l’utilisation de fongicides qui ont longtemps été perçus comme inoffensifs.

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La pollution affecte dramatiquement la santé des poissons coralliens et donc des coraux

Des chercheurs français ont démontré l’effet dramatique d’un pesticide utilisé dans l’agriculture sur les poissons coralliens. Ce produit, nommé Chlorpyrifos, se retrouve régulièrement dans les lagons.

Les temps sont durs pour les coraux mais aussi pour les petits poissons coralliens qui les peuplent. Des chercheurs français, notamment de l’Institut de Génomique Fonctionnelle de Lyon et du Centre de Recherche Insulaire et Observatoire de l’Environnement de Moorea (Polynésie française), ont démontré que la pollution marine a des répercussions graves sur l’une de ces espèces de poissons, le chirurgien bagnard (Acanthurus triostegus), tout particulièrement pendant sa métamorphose.

Ces poissons vivent sous une forme larvaire pélagique jusqu’à ce qu’un pic d’hormone thyroïdienne dans leur organisme n’engendre la métamorphose. Au début de sa vie, l’animal est carnivore et se nourrit de zooplancton puis il devient un adulte herbivore qui va dépendre des coraux.

En effet, durant la métamorphose, le chirurgien bagnard va entrer dans le lagon afin de se nourrir des algues présentent dans les récifs et qui sont en compétition avec les coraux : les chercheurs appellent ce phénomène le recrutement larvaire. Ces poissons possèdent donc un rôle écologique majeur en permettant l’élimination des algues qui poussent sur les récifs.

Chirurgien bagnard

Le chirurgien bagnard adulte permet de maintenir les récifs coralliens en bonne santé.

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Deux « singes verts », potentiellement invasifs, ont été repérés en Guadeloupe

Les autorités tentent de mettre la main sur deux « singes verts » qui auraient profité du passage des ouragans pour s’échapper de leur abri. Ces animaux peuvent être porteurs de maladies et faire preuve d’agressivité.

Deux « singes verts » – primates du genre Chlorocebus – ont été aperçus à plusieurs reprises en Guadeloupe, dans la commune des Abymes (Grande-Terre), où ils font l’objet de recherches pour éviter la reproduction de ces animaux potentiellement invasifs et dangereux. Ces derniers, pesant 4 à 6 kg avec un pelage verdâtre, ont été signalés aux autorités depuis « déjà plusieurs semaines » dans une zone boisée près d’habitations, après le passage des ouragans Maria et Irma, en septembre 2017, a indiqué à l’AFP David Rozet, chef du service mixte de la police de l’environnement de Guadeloupe.

Ces singes originaires d’Afrique, introduits par l’homme dans les Petites-Antilles, sont déjà devenus envahissants sur l’île de Saint-Kitts ou encore à Saint-Martin, d’où ils auraient pu être amenés vers la Guadeloupe par un particulier. La présence des deux singes pourrait être la conséquence des ouragans : leur cage se serait brisée durant l’une des deux catastrophes naturelles. Jusque là, les différentes tentatives pour les capturer ont échoué. Les riverains, inquiets, ont publié une vidéo en novembre sur le site de Radio Caraïbes International sur laquelle on aperçoit l’un des mammifères.

« Cela pourrait être un couple, auquel cas le risque est réel de reproduction et c’est le début d’invasion d’une espèce », explique M. Rozet. Selon lui, ces primates « ont été importés tout à fait illégalement en Guadeloupe ». Les primates en général, considérés comme « espèce dangereuse » en France, représentent « des risques plus ou moins importants », selon M. Rozet.

Singe vert

Deux singes verts ont été repérés en Guadeloupe.

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Un terrible séisme fait plus de 400 morts à la frontière entre l’Iran et l’Irak

Un tremblement de terre de magnitude 7,3 est survenu dans la nuit du dimanche 12 novembre 2017. Un nouveau bilan fait état d’au moins 407 morts et plus de 6700 blessés.

Darbandikhan, localité montagneuse du Kurdistan irakien proche de la frontière iranienne, s’est réveillée lundi 13 novembre 2017 sous le choc, après avoir payé le plus lourd tribut en Irak du séisme survenu dimanche soir, qui a fait au total plus de 300 morts. Dans la nuit, quatre corps, dont ceux d’une femme et d’un enfant, ont été sortis des décombres : c’est ici que la moitié des victimes irakiennes -le bilan officiel fait état de huit morts- sont décédées. Et la menace plane encore, assurent les habitants, qui redoutent tout à la fois d’éventuelles répliques et des fissures dans le barrage proche, sur le fleuve Diyala.

Autour des décombres des maisons entièrement détruites ou aux murs endommagés par le secousse d’une magnitude de 7,3, des attroupements se forment. Nizar Abdullah a passé la nuit avec les autres voisins à inspecter les ruines de la maison qui jouxte la sienne. La bâtisse qui se dressait autrefois sur deux étages n’est plus qu’un immense tas de pierre et de béton. « Il y avait huit personnes à l’intérieur », rapporte-t-il à l’AFP. Certains membres de la famille ont pu s’échapper à temps, mais « la mère de famille et un des enfants ont été sortis morts des décombres par des voisins et des membres des services de secours », affirme ce Kurde irakien de 34 ans.

Séisme Iran Irak 13/11/2017

Violent séisme aux confins de l’Iran et de l’Irak (Source : AFP).

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Menacée d’assèchement, la mer Morte est aussi à la merci des trous d’effondrement

Le professeur Najib Abou Karaki lance à l’occasion du World Science Forum de Jordanie une alerte sur les dolines : ces trous d’effondrement menacent les infrastructures de la mer Morte.

C’est une alerte qu’il lance depuis… 1997. La mer Morte est à la merci des dolines, ces trous d’effondrement susceptibles, en l’espace de quelques semaines, de détruire routes, maisons, hôtels ou ponts ; les bâtiments construits à proximités des rivages voient soudainement le sol se dérober sous leurs fondations et s’effondrent comme des châteaux de cartes. S’il n’a guère été entendu jadis – « On me reprochait de faire peur aux gens » – le professeur Najib Abou Karaki trouvera peut-être avec le World Science Forum (WSF) de Jordanie un écho à la hauteur du problème.

Ces dolines sont estimées à près de 6000 en Israël, Palestine et Jordanie, dont les côtes entourent cette immense étendue d’eau salée qu’est la mer Morte (sa salinité atteint presque 30%, contre 4% au maximum pour l’eau de mer « classique »)… Immense ? Si sa surface dépasse les 800 km2 – environ 8 fois Paris – elle voit son niveau d’eau baisser chaque année. Un tiers de sa superficie a disparu en un demi-siècle !

Sweimeh Jordanie

Les rives de la mer Morte, depuis Sweimeh, en Jordanie (Source : O. Lascar).

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Un squelette de tyrannosaure incroyablement bien conservé découvert aux Etats-Unis

Un squelette fossilisé a récemment été sorti de terre dans le sud de l’Utah aux États-Unis. L’ensemble d’ossements serait non seulement le plus complet jamais découvert dans cette région mais il appartiendrait aussi à l’un des tyrannosaures les plus redoutables que les contrées américaines aient connus.

Les dinosaures n’ont pas fini de fasciner et d’émerveiller. Aux États-Unis, des scientifiques ont dévoilé une remarquable découverte : le squelette très bien conservé d’un tyrannosaure. « Avec au moins 75% de ses os conservés, c’est le squelette le plus complet de tyrannosaure jamais découvert dans le sud-ouest des États-Unis », s’est réjoui le docteur Randall Irmis, professeur au Département de Géologie et Géophysique à l’Université de l’Utah.

Le dinosaure a été retrouvé au niveau du Bureau of Land Management, comprenez l’agence gouvernementale américaine chargée de gérer les terres publiques, du monument national de Grand Staircase-Escalante situé dans le sud de l’Utah. Selon les premières estimations, le fossile serait âgé d’environ 76 millions d’années et appartiendrait à l’espèce Teratophoneus curriei, de la famille des Tyrannosauridae.

Ainsi, les chercheurs se sont retrouvés nez à nez avec les restes de l’un des tyrannosaures les plus redoutés d’Amérique durant la période du Crétacé supérieur. Potentiellement âgé de 12 à 15 ans lors de sa dernière heure, ce tyrannosaure fossilisé mesurerait 5 à 6 mètres de long et posséderait une tête, étonnamment, assez courte contrairement aux tyrannosaures retrouvés dans le nord des Etats-Unis.

Tyrannosaure Utah

Un squelette fossilisé quasiment complet de tyrannosaure a récemment été sorti de terre dans le sud de l’Utah aux États-Unis (Source : M. Johnston/NHMU).

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Disparition des dinosaures : quand les mammifères sortent au grand jour

Nos lointains ancêtres mammifères appréciaient la vie nocturne. Puis, certains d’entre eux au moins se sont aventurés dans la lumière du jour, profitant pour cela, selon une récente étude scientifique, de la disparition des dinosaures.

« Nous avons constaté que les activités diurnes des mammifères ont fait leur apparition juste après la disparition des dinosaures », annonce Roi Maor, biologiste à l’université de Tel Aviv (Israël). Juste après ? Quelque 200.000 ans tout de même. « Le temps d’un clin d’œil du point de vue de l’évolution », assure l’équipe de chercheurs responsables de l’étude.

Rappelons qu’historiquement, les mammifères sont des animaux nocturnes. En témoignent leurs sens, qui, pour certains d’entre eux, gardent encore aujourd’hui les traces d’une vie axée sur la nuit : une vision souvent performante de nuit, un odorat et une ouïe particulièrement développés. En témoignent également quelques indices fossiles, comme la forme des orbites oculaires ou des cavités nasales. Mais ces indices peuvent être trompeurs.

Mammifère diurne

Gorilles, gibbons et tamarins semblent avoir été parmi les premiers séduits par la lumière du jour après l’extinction des dinosaures, même si, comme pour les autres mammifères, le passage d’une vie nocturne à une vie diurne a demandé quelques millions d’années.

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