Une importante vague de chaleur océanique a provoqué un nombre record de décès d’oiseaux de mer

Des chercheurs ont récemment signalé une nouvelle catastrophe biologique dévastatrice, cette fois causée par une zone périodique anormalement chaude dans l’océan Pacifique, une vague de chaleur connue sous le nom de « The Blob ».

Cette vague de chaleur marine concentrée a persisté dans le nord-est du Pacifique entre 2013 et 2016, et les chercheurs pensent à présent qu’elle est en grande partie responsable de la mort de près d’un million de guillemots de Troïl (Uria aalge), parmi d’autres espèces sauvages. Il s’agit de la plus grande vague de décès d’oiseaux de mer de l’histoire.

Cette estimation est basée sur quelque 62’000 guillemots qui se sont échoués sur la côte ouest des États-Unis en 2015 et 2016, couvrant une zone s’étendant de la Californie à l’Alaska.

À savoir que seulement une infime fraction des oiseaux qui meurent en mer finissent par s’échouer sur la terre ferme, cela est donc un bon indicateur de l’ampleur extrême de cette mort en masse, qui était bien plus importante que le nombre de cadavres retrouvés.

Décès oiseaux mer & vague de chaleur

De très nombreux guillemots se sont échoués sur les plages de la région de Homer, en Alaska (Source : COASST).

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Réchauffement climatique : les phénomènes météorologiques extrêmes vont se multiplier, alerte l’ONU

Alors que l’année 2019 vient de battre le triste record de deuxième année la plus chaude dans le monde, l’Organisation météorologique mondiale estime que nous ne sommes qu’au début d’une période d’évènements climatiques majeurs provoqués par les gaz à effet de serre.

Après une décennie record, sur le plan des températures, l’ONU s’attend à ce que le réchauffement climatique causé par les gaz à effet de serre se poursuive, alimentant de multiples phénomènes météorologiques extrêmes en 2020 et au-delà. D’après les données dont dispose l’Organisation météorologique mondiale (OMM), 2019 a été la deuxième année la plus chaude dans le monde, après 2016, confirmant les analyses du service européen Copernicus sur le changement climatique publiées la semaine dernière.

Et 2020 ne s’annonce pas sous de meilleurs auspices. « Malheureusement, nous nous attendons à voir beaucoup de phénomènes météorologiques extrêmes en 2020 et dans les décennies à venir, alimentés par des niveaux records de gaz à effet de serre qui retiennent la chaleur dans l’atmosphère », a souligné le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas.

« L’année 2020 a commencé là où 2019 s’est arrêtée – avec des événements météorologiques et climatiques à fort impact », comme en Australie, qui « a connu en 2019 son année la plus chaude et la plus sèche jamais enregistrée », a-t-il ajouté. Cette chaleur record « a préparé le terrain aux immenses feux de brousse qui ont été si dévastateurs » pour l’immense île continent, a-t-il expliqué.

OMM phénomènes météorologiques extrêmes

L’Organisation météorologique mondiale se montre très pessimiste sur les conditions climatiques qui nous attendent dans les prochaines années (Source : AFP).

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Un fossile révèle une différence majeure entre les oiseaux et les dinosaures

Le fossile quasiment complet d’une nouvelle espèce de dinosaure a permis d’établir une différence majeure entre leur développement et celui de certains de leurs lointains parents : les oiseaux.

Elles sont de plus en plus fréquentes mais n’en demeurent pas moins fascinantes, bien au contraire : les découvertes de fossiles appartenant à des espèces de dinosaures encore inconnues nous révèlent sans cesse plus de secrets quant à la vie de ces créatures qui ont envahi la culture populaire. Une nouvelle addition vient d’être faite à une liste de plus de 700 espèces déjà répertoriées : Wulong bohaiensis en apprend plus aux paléontologues sur les origines des similarités et des différences entre les dinosaures et les oiseaux. En effet, les membres de Dinosauria se sont progressivement répartis en deux groupes phylogénétiques majeurs, distincts par la conformation de leur hanche : les Ornithischiens, qui avaient des « bassins d’oiseaux » et les Saurischiens qui avaient des « bassins de reptiles », et que l’on considère pourtant comme les parents des oiseaux que nous pouvons observer aujourd’hui. L’analyse du fossile de Wulong, un Saurischien, a été publiée dans la revue The Anatomical Record le 15 janvier 2020.

Au début des années 2000, un fermier découvre un fossile de dinosaure dans la province de Jehol, réputée pour son abondance en vestiges du règne dinosaure. Après une longue période de conservation au Musée d’Histoire Naturelle de Dalian, à Liaoning, au nord-est de la Chine, le spécimen est étudié par des étudiants de l’Université d’État du Montana. Ashley Poust, l’un des scientifiques désormais paléontologue au Musée d’histoire naturelle de San Diego, révèle dans un communiqué que « le nouveau dinosaure s’inscrit dans un incroyable rayonnement d’animaux à plumes et à ailes qui sont étroitement liés à l’origine des oiseaux ». Comme à toute nouvelle espèce il a fallu à celle-ci trouver un nom, qui parut aux chercheurs évident à la simple vue du fossile sous leurs yeux : Wulong bohaiensis, le « dragon qui danse ». Et il dansait il y a 120 millions d’années.

Wulong bohaiensis

Le fossile de Wulong bohaiensis établit une différence majeure entre la croissance des plumes des dinosaures et celle des plumes d’oiseaux (Source : Ashley Poust).

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Dans l’Himalaya, les plantes poussent toujours plus haut

Un examen attentif de 30 ans d’images satellitaires de la chaîne de l’Himalaya révèle un accroissement de la végétation jusqu’à 6.000 mètres d’altitude. L’impact de ce phénomène sur le cycle de l’eau reste inconnu.

Silence, ça pousse ! Des buissons, des plantes à fleurs, des lichens et des mousses : les hautes altitudes de l’Himalaya se verdissent sans qu’on s’en rende compte. Jusqu’ici, les chercheurs s’étaient intéressés à la fonte des glaciers et de l’étage neigeux. On sait ainsi depuis une étude de juin 2019 parue dans Science Advances que les pertes de glace tout au long de la chaîne ont doublé entre 2000 et 2016.

Mais que se passe-t-il en dessous, entre la limite des arbres autour de 4100 m d’altitude et le couvert glacé des sommets ? Une équipe de l’Université d’Exeter (Royaume-Uni) vient de répondre à cette question dans Global change biology.

Pour déterminer les changements à cette altitude, les chercheurs ont utilisé un outil simple et accessible à tout le monde : Google Earth. La comparaison de ces images avec le suivi des satellites Landsat de la NASA depuis 1993 a permis de déterminer l’accroissement du couvert végétal à cette altitude. Comme l’Himalaya est long de 3.000 kilomètres entre l’Afghanistan et la Chine et que l’espace étudié représente donc des milliers de km², les chercheurs l’ont « saucissonné » en huit étages.

Végétation Himalaya Népal

Au Népal, végétation à 4900 m d’altitude (Source : Karen Anderson).

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Australie : la pluie tombe enfin sur les incendies

D’importantes précipitations sont tombées sur les États australiens de Nouvelle-Galles du Sud et du Victoria dans la journée du 16 janvier. De quoi aider les pompiers qui, épuisés, doivent encore faire face à de nombreux brasiers.

La pluie, enfin. Celle-ci est tombée jeudi 16 janvier 2019 sur certaines des régions australiennes en proie depuis des mois à de dramatiques feu de forêts, et davantage de précipitations sont attendues, ce qui devrait aider les pompiers engagés dans un combat titanesque. Ces incendies, sans précédent dans leur ampleur et leur durée, ont d’ores et déjà fait 28 morts, alors que les scientifiques évaluent à plus d’un milliard le nombre d’animaux tués.

La pluie, enfin. Celle-ci est tombée jeudi 16 janvier 2019 sur certaines des régions australiennes en proie depuis des mois à de dramatiques feu de forêts, et davantage de précipitations sont attendues, ce qui devrait aider les pompiers engagés dans un combat titanesque. Ces incendies, sans précédent dans leur ampleur et leur durée, ont d’ores et déjà fait 28 morts, alors que les scientifiques évaluent à plus d’un milliard le nombre d’animaux tués.

Aggravée par le réchauffement climatique, cette crise saisonnière des feux de forêts a été nourrie par un temps particulièrement chaud ces derniers mois sur l’immense île-continent, et la quasi absence de précipitations conséquentes. Et l’impatience ne cessait de grandir ces derniers temps au sein de la population. « De bonnes chutes » de pluie ont eu lieu jeudi matin dans l’État de Nouvelle-Galles-du-Sud (sud-est de l’Australie), où sont localisés les brasiers les plus importants, a indiqué le bureau local de météorologie.

Pluie Nouvelle Galles du Sud Australie 16/01/2020

Un troupeau de bovins sous la pluie, le 16 janvier 2020 à Nowra, en Nouvelle-Galles-du-Sud, en Australie (Source : AFP).

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Equateur : éruption du volcan La Cumbre sur une île inhabitée des Galapagos

Le volcan La Cumbre, située sur l’île inhabitée de Fernandina de l’archipel des Galapagos, est en éruption.

Le volcan La Cumbre, située sur l’île inhabitée de Fernandina de l’archipel des Galapagos, est en éruption et projette de la lave, ont annoncé dimanche 12 janvier 2020 les autorités équatoriennes. « Le volcan La Cumbre est en éruption ce soir », a annoncé le Parc national des Galapagos (PNG) dans un communiqué.

« La valeur écologique de l’île de Fernandina est très importante car ses écosystèmes abritent des espèces uniques telles que des iguanes terrestres et marins, des serpents, des rats endémiques, des cormorans et des pingouins », a ajouté le PNG.

Eruption volvan La Cumbre Galapagos

Le volcan La Cumbre, située sur l’île inhabitée de Fernandina de l’archipel des Galapagos, est en éruption et projette de la lave (Source : AFP).

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Le cratère de la météorite tombée il y a 800.000 ans enfin retrouvé

Il y a environ 800.000 ans, une météorite heurtait la Terre. Elle laissait derrière elle un champ de débris vitreux éparpillés sur environ 10 % de la surface de notre Planète. Pendant plus d’un siècle, les scientifiques ont cherché son cratère d’impact. Aujourd’hui, ils le situent dans le sud du Laos.

Un éclair de lumière, une onde de choc, un tremblement de terre. Il y a près de 800.000 ans, une météorite a violemment percuté notre Planète. Pour preuve, les restes d’une pluie de débris — que les chercheurs appellent des tectites — qui s’est ensuite abattue sur des régions allant de l’Asie à l’Antarctique. Sur quelque 10 % de la surface de la Terre.

De quoi compliquer la tâche de ceux qui souhaitaient trouver la trace, même érodée ou partiellement dissimulée, du cratère formé par son impact. Les tectites étant tout de même plus abondantes au centre de l’Indochine, les scientifiques ont longtemps cherché de ce côté. Jusqu’à finalement décortiquer des images satellites de la région.

Les soupçons des géologues de l’université technologique de Nayang (Singapour) se sont d’abord portés sur quelques cratères érodés du sud de la Chine, du nord du Cambodge ou du centre du Laos. Mais ils se sont avérés bien trop vieux. Entre 66 et 252 millions d’années. Aujourd’hui, ils pensent enfin avoir mis la main sur le fameux cratère, dans le sud du Laos, sur le plateau des Bolovens. Il se cacherait sous un champ de lave volcanique refroidie qui s’étend là, sur quelque 5.000 kilomètres carrés.

Impact météorite

Des chercheurs de l’université technologique de Nayang (Singapour) semblent avoir mis la main, au Laos, sur le cratère de la météorite qui a frappé notre Planète il y a 800.000 ans.

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