La chaleur n’aura pas raison de ces coraux

Les récifs coralliens subissent de plein fouet le réchauffement climatique. Mais certains d’entre eux semblent y résister, notamment dans l’océan Pacifique… Quels peuvent bien être leurs secrets ?

La chaleur grimpe dans les océans. Causant, par endroits, un blanchissement mortel des récifs coralliens. Cette situation est aggravée par les événements ENSO, qui regroupent El Niño – un phénomène climatique d’augmentation anormale des températures dans l’océan Pacifique – et l’oscillation australe de la pression atmosphérique (southern oscillation).

En analysant des données enregistrées entre 1970 et 2014, des chercheurs se sont rendu compte que les récifs coralliens du PTE (Pacifique tropical est) résistent extraordinairement bien au stress thermique provoqué par ENSO, dont l’intensité et la fréquence vont s’accentuer. Leurs résultats sont publiés dans Global Change Biology.

Récifs coralliens et changements climatiques

Les récifs coralliens subissent de plus en plus de blanchissement, en raison du dérèglement climatique.

Lire la suite

Des microbes anciens découverts dans la zone la plus inhospitalière du globe, repoussant les limites de la vie

Une équipe de scientifiques japonais et américains sont allés rechercher la vie à plus de 5 kilomètres sous la surface de l’océan. Ils souhaitaient savoir si des formes de vie pouvaient persister dans des sédiments anciens – une région auparavant considérée comme dépourvue de vie. Ces derniers y ont trouvé des communautés entières de micro-organismes ayant vécu pendant plus de 100 millions d’années.

Les chercheurs ont collecté et analysé des échantillons de sédiments sous le gyre du Pacifique Sud, dans une plaine abyssale – une vaste zone plate de sédiments au fond de l’océan. Les échantillons provenaient de 3700 à 5700 mètres, soit jusqu’à plus de 5,6 kilomètres sous la surface de l’océan.

Auparavant, les chercheurs pensaient que ces plaines dans l’océan n’abritaient pas la vie. En effet, les sédiments contiennent peu de matière organique, ce qui rend la nourriture des microbes très rare. Les bactéries que les chercheurs ont trouvées étaient affamées, et la plus ancienne communauté que les chercheurs ont retrouvée dans des sédiments possèderait environ 101,5 millions d’années.

Une fois que les chercheurs ont pu effectuer des tests en laboratoire, en nourrissant ces microbes anciens, de minuscules bactéries et archées (des microorganismes unicellulaires procaryotes – c’est-à-dire des êtres vivants constitués d’une cellule unique qui ne comprend ni noyau ni organites (à l’instar des bactéries), ont pu se développer, se reproduire et absorber des nutriments.

Vie 5 km de profondeur océans

Une équipe de scientifiques a trouvé des communautés entières de micro-organismes ayant vécu pendant plus de 100 millions d’années à plus de 5 kilomètres sous la surface de l’océan.

Lire la suite

Incendies en Australie : près de 3 milliards de victimes animales

Près de trois milliards d’animaux ont été tués ou déplacés par les feux de forêts sans précédent qui ont ravagé l’Australie entre juin 2019 et mars 2020, à en croire une étude qui parle d’une « des pires catastrophes de l’histoire moderne pour la faune ».

Cette vaste étude, commandée par le fonds mondial pour la nature (WWF) menée par plusieurs universités australiennes avance que 143 millions de mammifères ont été affectés par cette crise, de même que 2,46 milliards de reptiles, 180 millions d’oiseaux et 51 millions de grenouilles. En revanche, l’étude ne chiffre pas le nombre d’animaux tués, mais les perspectives pour ceux qui ont échappé aux flammes « ne sont probablement pas terribles » en raison d’un manque de nourriture, d’abris et de protection face aux prédateurs survivants, a estimé Chris Dickman, un des auteurs de la publication.

Ces feux, qui reviennent chaque année à la fin de l’hiver austral ont été particulièrement virulents cette saison, entre juin 2019 et mars 2020, faisant 30 victimes. Au total, on estime à 115.000 kilomètres carrés la superficie détruite par les incendies ; une zone trois fois plus grande que les Pays-Bas.

Kangourous incendies Australie 04/01/2020

Des kangourous dans la fumée d’un feu de forêt près de Cooma, le 4 janvier 2020 en Australie (Source : AFP).

Lire la suite

L’inquiétant déclin des populations de requins dans les récifs

Une étude de grande ampleur publiée dans la revue Nature révèle que les populations de requins dans les récifs de nombreuses régions du monde, sont en déclin.

Incompris, craints et finalement menacés : les populations de requins s’effondrent notamment dans les récifs côtiers tropicaux. Pour estimer de manière plus précise cette disparition, une équipe internationale de chercheurs a analysé une quantité massive de données. Le constat qui en ressort est alarmant.

Des données provenant de plus de 15.000 stations vidéo sous-marines déployées sur 371 récifs dans 58 pays différents : il n’en fallait pas moins pour estimer correctement l’état de conservation des requins dans les récifs du monde. Plus d’une centaine de chercheurs de tous horizons ont épluché ces données pour découvrir que les requins sont absents de près des 20% des récifs scrutés. « Aucun requin n’a été détecté dans les récifs de six pays : la République dominicaine, les Antilles françaises, le Kenya, le Vietnam, les Antilles néerlandaises et le Qatar.

Carcharhinus perezi

n requin Carcharhinus perezi aussi appelé requin des récifs des Caraïbes (Source : Global Finprint).

Lire la suite

L’être humain est arrivé en Amérique deux fois plus tôt qu’on ne le pensait

Ces deux nouvelles études relancent le débat sur les origines des premiers occupants du continent nord-américain. Anthropologues et archéologues vont de nouveau pouvoir croiser le fer pour essayer d’établir quand et comment les premiers humains ont investi l’Amérique du Nord.

Le peuplement de l’Amérique du Nord remonte à au moins 30.000 ans et serait donc deux fois plus ancien qu’estimé jusqu’ici, selon des recherches archéologiques dont les résultats ont été publiés mercredi. Les spécimens collectés, dont 1.900 outils en pierre taillée, prouvent une occupation humaine de la grotte de Chiquihuite (Mexique) remontant jusqu’à 33.000 ans, et qui a duré 20.000 ans, révèlent deux études parues dans la revue Nature.

« Nos recherches apportent de nouvelles preuves sur une présence ancienne des humains dans les Amériques », dernier continent à avoir été occupé par l’Homme, s’est félicité auprès de l’AFP l’archéologue Ciprian Ardelean, auteur principal de l’une des deux études.

Les plus anciens spécimens trouvés dans cette grotte, située en altitude et fouillée depuis 2012, ont été datés au radiocarbone (ou carbone 14) sur une fourchette comprise entre 33.000 et 31.000 ans avant notre ère. « Ils sont peu nombreux, mais ils sont bien là », a commenté ce chercheur de l’Universidad autonoma de Zacatecas au Mexique.

Peuplement Amérique du Nord

Paysage de la réserve de Tehuacan-Cuicatlan dans l’État de Puebla, au Mexique, non loin de la découverte de l’endroit où des outils retrouvés attestent d’une présence humaine remontant jusqu’à 33.000 ans.

Lire la suite

Une inquiétante fuite sous-marine de méthane détectée en Antarctique

La fuite de gaz a été découverte sous les glaces de l’Antarctique. De telles fuites existent dans le monde entier, mais habituellement, des bactéries « mangeuses de méthane » permettent de limiter la quantité de gaz qui s’échappe dans l’atmosphère. Ici, cela ne semble pas être le cas et les scientifiques s’inquiètent des conséquences climatiques du phénomène.

Le méthane est un gaz à effet de serre, tout comme le dioxyde de carbone. Mais son potentiel de réchauffement global (PRG) est 25 fois plus puissant que celui du CO2 ! Or, les scientifiques qui ont étudié ce suintement de gaz ont constaté que les bactéries méthanotrophes qui se trouvent dans les eaux antarctiques ne réagissaient pas comme prévu. Dans une étude parue dans Proceedings of the Royal Society B, ils estiment qu’une grosse quantité de méthane a dû rejoindre notre atmosphère ces dernières années, ce qui pourrait empirer les prévisions climatiques.

En effet, les modèles climatiques actuels — qui ont abouti à des projections déjà peu réjouissantes — n’ont pas tenu compte de cette fuite de méthane sous-marine (ni d’autres failles potentielles) pour prédire les conséquences du réchauffement climatique. On sait que la concentration de méthane dans l’atmosphère a augmenté de 150% depuis 1750 (jusqu’à 1,8 ppm), sans cause connue. Mais le bilan pourrait être bien pire que prévu.

Généralement, l’impact du méthane marin sur l’atmosphère reste mineur par rapport aux sources terrestres, en grande partie grâce à l’activité des bactéries et des archées qui le consomment avant son rejet dans l’hydrosphère. Mais ici, les scientifiques ont constaté que les bactéries mangeuses de méthane tardaient à réagir et finalement, ne consommaient pas la totalité du gaz. Ce « retard » est particulièrement critique, souligne Andrew Thurber, écologiste marin à l’Université d’État de l’Oregon et auteur principal de l’étude. Cela signifie que, durant les cinq dernières années, une grosse quantité de gaz a très certainement rejoint notre atmosphère.

Antarctique Lire la suite

L’augmentation du bétail menace la biodiversité et est un facteur de pandémie

En étudiant les schémas globaux de la biodiversité, des maladies infectieuses et de la hausse du nombre de têtes de bétail au cours des années, le chercheur Serge Morand a pu relier ces données entre elles.

La pandémie de Covid-19 qui a fait plus de 600.000 morts à travers le monde n’est que l’illustration d’un phénomène annoncé par la communauté scientifique. Il existe une augmentation de l’émergence des maladies infectieuses et des épidémies. Dans ce monde ébranlé, les chercheurs notent également une perte accélérée de la biodiversité et une augmentation importante de l’élevage. Mais quel lien existe-t-il entre ces manifestations ?

Pour répondre à cette question, le chercheur Serge Morand de l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier (CNRS/Université de Montpellier/IRD/EPHE) et du laboratoire Astre du Cirad, a décrit « les schémas mondiaux de perte de biodiversité et de maladies infectieuses à travers les pays et au fil des années », explique-t-il dans une étude publiée dans Biological Conservation. Il a ainsi croisé plusieurs bases de données ouvertes sur les santés humaine et animale, l’augmentation du bétail et la perte de biodiversité.

Elevage de vaches Lire la suite

La matière organique pourrait être à l’origine de l’eau sur Terre

L’origine de l’eau sur Terre demeure l’une des principales questions ouvertes en science actuellement. Si l’hypothèse de l’apport d’eau cométaire a longtemps été l’hypothèse majoritaire, de récents développements sont venus s’opposer en partie à celle-ci. Tant et si bien qu’aujourd’hui il n’existe toujours pas de consensus sur cette origine. Récemment, une équipe de chercheurs a montré qu’il était possible de produire de l’eau en chauffant de la matière organique, et que ce processus pourrait donc être l’une des origines possibles de l’eau sur Terre.

Des astrophysiciens ont découvert que la matière organique interstellaire pouvait produire une quantité abondante d’eau en se réchauffant, ce qui suggère que la matière organique pourrait être la source de l’eau terrestre. Il reste un certain nombre de mystères sur notre planète, y compris l’origine insaisissable de l’eau sur Terre.

Des études ont suggéré que l’eau terrestre avait été apportée par des comètes glacées ou des météorites contenant des silicates hydratés provenant de l’extérieur de la « ligne de glace » — la limite au-delà de laquelle la glace peut se condenser en raison des basses températures. Des études plus récentes, cependant, ont fourni des observations opposées à la théorie de l’origine cométaire, mais ne parvenant toujours pas à suggérer des substitutions plausibles pour la source d’eau terrestre.

« Jusqu’à présent, beaucoup moins d’attention a été accordée à la matière organique, par rapport aux glaces et aux silicates, même s’il y a une abondance à l’intérieur de la ligne de glace », explique le planétologue Akira Kouchi de l’Université d’Hokkaido. Dans l’étude publiée dans la revue Scientific Reports, un groupe d’astrophysiciens dirigé par Akira Kouchi démontre que le chauffage de la matière organique interstellaire à haute température pourrait produire de l’eau et du pétrole en abondance.

Origine eau Terre Lire la suite

La plupart des ours polaires pourraient disparaître d’ici 2100

En cause (et sans trop de surprise) : le réchauffement climatique. Ce dernier prolonge les périodes de fonte des glaces, si bien que les ours n’ont plus le moyen de poser les pattes sur leurs terrains de chasse favoris pour se nourrir. L’animal est capable de jeûner pendant des mois pendant la période estivale, mais les conditions climatiques actuelles tendent à allonger cette période de jeûne au-delà des limites qu’ils peuvent physiologiquement supporter.

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) estime la population d’ours blancs à environ 26’000 individus, répartis en 19 sous-populations ; l’espèce est classée comme vulnérable. Si nous ne parvenons pas à limiter le réchauffement, la quasi-totalité de ces animaux sera rayée de la planète avant la fin du siècle.

Le problème ne date pas d’hier. Il y a quelque temps, fin 2017, la photo d’un ours blanc émacié errant sur un sol exempt de neige avait fait le tour de la Toile. La situation n’a malheureusement guère évolué depuis. L’ours polaire est capable d’évoluer sur la terre ferme. Néanmoins, pour se nourrir, la glace lui est indispensable : il surveille les trous percés dans la glace jusqu’à ce qu’un phoque vienne y prendre sa respiration. Pas de glace, pas de phoque, pas de nourriture.

Les populations d’ours polaires sont aujourd’hui réparties sur quatre écorégions arctiques : l’écorégion à glace saisonnière (Seasonal Ice Ecoregion ou SIE), l’écorégion à glace divergente (Divergent Ice Ecoregion ou DIE), l’écorégion à glace convergente (Convergent Ice Ecoregion ou CIE) et l’écorégion de l’archipel (Archipelago Ecoregion ou AE). Dans la première zone, la glace fond complètement chaque été, forçant les ours à errer sur terre, où ils doivent compter sur leurs propres réserves énergétiques. Mais l’absence de glace touche maintenant les autres régions, où les ours pouvaient auparavant compter sur une mer de glace pérenne.

Ours polaire Lire la suite

Séisme de 7,8 au large de l’Alaska, brève alerte tsunami

Un séisme de magnitude 7,8 a secoué mercredi la péninsule de l’Alaska, provoquant une brève alerte au tsunami dans les zones situées dans un rayon de 300 kilomètres de l’épicentre.

Les sirènes ont retenti alors que les habitants de cet Etat américain ont été invités à gagner l’intérieur des terres ou à se réfugier dans des zones en hauteur, selon les médias. Le séisme s’est produit à 06H12 GMT, à environ 800 km au sud-ouest d’Anchorage, et quelque 90 km au sud-est de la localité de Perryville, a indiqué le centre américain de géologie USGS.

« Sur la base des paramètres préliminaires du séisme (…) des vagues de tsunami dangereuses sont possibles pour les côtes situées jusqu’à 300 km de l’épicentre du tremblement de terre », a affirmé le centre d’alerte du Pacifique pour les tsunamis. Une alerte au tsunami pour la péninsule de l’Alaska et le sud de l’Alaska a par la suite été annulée, de petites vagues ayant seulement été signalées.

Séisme Alaska 22/07/2020

Séisme en Alaska le 22 juillet 2020 (Source : AFP/USGS).

Lire la suite