Une nouvelle technologie OLED pour des écrans moins gourmands en énergie

Des chercheurs britanniques ont trouvé un moyen de maintenir la luminosité d’un écran même en pleine lumière sans pourtant rogner sur l’énergie nécessaire. Pour cela, ils ont réussi à modifier les composants chimiques à l’intérieur même des diodes OLED.

Les fabricants de smartphones se livrent actuellement à une concurrence sur la taille des écrans, toujours plus grands. Ceci a un impact négatif sur l’autonomie, en augmentant considérablement la consommation électrique. Des chercheurs de l’université britannique Imperial College London ont développé un nouveau type d’écran OLED qui pourrait augmenter la luminosité des appareils tout en réduisant leur consommation.

Les pixels des écrans sont éclairés par de petites OLED, ou diodes électroluminescentes organiques. Afin que l’écran soit lisible au soleil, les constructeurs le couvrent avec un filtre pour réduire les reflets. Cependant, ce filtre bloque également la moitié de la lumière produite par l’écran, obligeant l’appareil à utiliser plus d’énergie pour augmenter la luminosité.

Ecran OLED

Une lumière polarisée pour gaspiller moins de lumière, et donc économiser de l’énergie.

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L’Alaska balayé par une canicule exceptionnelle

Ce vendredi, le mercure a dépassé 32°C dans la plus grande ville d’Alaska, un record historique. Le précédent record avait été établi le 14 juin 1969, à 29,4°C. Selon les météorologues, la température maximale moyenne pour un 4 juillet à Anchorage est de 18,3°C.

L’Alaska s’apprête à affronter une canicule exceptionnelle. Alors que la France a connu des vagues de chaleur sans précédent la semaine dernière, l’État américain, davantage connu pour ses paysages enneigés, a battu un record de chaleur vieux de 50 ans. Ce vendredi, la température a en effet dépassé 32°C à Anchorage, plus grande ville d’Alaska, ont annoncé les services météorologiques. Selon les météorologues, la température maximale moyenne pour un 4 juillet à Anchorage est de 18,3°C.

« À 17 heures, l’aéroport international d’Anchorage a officiellement atteint 90 degrés (Fahrenheit, soit environ 32,2°C) pour la première fois » depuis que des relevés y sont effectués, a tweeté la nuit dernière l’agence du National Weather Service (NWS) pour la ville. Le précédent record avait été établi le 14 juin 1969, à 85 degrés Fahrenheit, soit 29,4°C. Les premiers relevés de températures à l’aéroport ont commencé en 1952. Entre 1943 et 1952, ils étaient effectués sur un autre terrain d’aviation d’Anchorage, où 32,2°C ont également été enregistrés jeudi.

Canicule Alaska juillet 2019

La neige a fondu sur les glaciers près d’Anchorage, en Alaska (Source : AFP).

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Séisme en Californie : la menace d’un « Big One » dévastateur pèse sur Los Angeles

Au cas où… Prévoyante, Christina Alhamad avait préparé un sac d’affaires pour son bébé d’un mois. Placé en évidence devant la porte, prêt pour un second séisme, on ne sait jamais… Peine perdue ! Encore plus puissant que le séisme de jeudi dernier, celui de vendredi l’a contrainte à s’enfuir si rapidement qu’elle en a oublié son bagage.

À peine le temps de prendre son bébé sous le bras et elle est partie, complètement paniquée. « J’étais sous le choc, je ne savais pas quoi faire », explique cette habitante de Los Angeles de 29 ans à l’AFP. Comme elle, les habitants de Californie ont grandi avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête : la peur du « Big One », ce séisme d’une magnitude telle qu’il devrait dévaster la Californie, État placé sur la faille de San Andreas et régulièrement sujet aux secousses, plus ou moins dangereuses. Cette catastrophe naturelle est souvent dépeinte dans la culture populaire comme d’ampleur quasi-apocalyptique.

Les craintes se sont ravivées avec les deux tremblements de terre de cette semaine (6,4 et 7,1 de magnitude), à près de 250 km de Los Angeles. Les responsables politiques ont appelé les habitants à se préparer pour d’autres secousses. Mais, selon l’institut américain de géophysique USGS, la probabilité qu’un nouveau séisme de magnitude 7 ou supérieure se produise n’est que de 3 %. Il n’empêche…

Los Angeles Big One

Le Sud de la Californie vient de subir son deuxième tremblement de terre majeur en deux jours, une secousse d’une magnitude de 7,1.

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Une bactérie menace les agrumes européens

L’Anses recommande une surveillance étroite pour éviter l’arrivée en Europe de la maladie du Huanglongbing. Présente ailleurs dans le monde, elle attaque les plantations d’agrumes et il n’existe aucun moyen de l’éradiquer.

Pas de périphrases ou de conditionnel : « la maladie du Huanglongbing (HLB) (dite du dragon jaune) représente aujourd’hui l’une des menaces les plus importantes pour les cultures d’agrumes dans le monde », alerte l’Anses (Agence de sécurité sanitaire) dans son dernier avis. De quoi s’agit-il ? D’une maladie provoquée par une bactérie transmise aux cultures d’agrumes par deux insectes vecteurs (deux espèces de psylles: Diaphorina citri et Trioza erytreae) qui infectent les plantations. « La maladie provoque des pertes importantes de rendement, une diminution de la qualité des fruits et peut induire jusqu’à la mort des arbres », explique l’Agence. Et, pour l’heure, il n’existe aucun traitement.

Si l’Anses se manifeste, c’est en raison des ravages que cette maladie provoque déjà dans de nombreux pays producteurs en particulier en Asie du sud-Est, en Amérique et en Afrique, sachant que « la région méditerranéenne est l’une des seules régions encore exemptes de cette maladie ». L’objectif est donc de prendre toutes les mesures possibles afin d’éviter son apparition dans cette partie du monde.

Agrumes Lire la suite

Surprise ! Le manteau de la Terre pourrait être magnétisé

Des expériences sur la physique des hautes pressions ont démontré qu’un minéral à base de fer dans certaines roches pouvait rester aimanté à des températures où ce n’est plus possible sous la pression de l’atmosphère. Contrairement à ce que l’on pensait, une partie du manteau pourrait être magnétisée, ce qui change notre compréhension au moins des archives magnétiques de la Terre mais aussi de l’évolution et des caractéristiques de son champ magnétique.

On peut dire que l’étude scientifique du magnétisme des roches et de la Terre a commencé avec la publication du « De Magnete » de William Gilbert, en 1600. Ce médecin et physicien britannique avait alors émis l’hypothèse que la Terre était un gigantesque aimant analogue à ceux connus depuis les Grecs, avec les roches se trouvant dans la région de la ville de Magnésie. Cette hypothèse était très raisonnable mais il fallut l’abandonner quand on a découvert, tout à la fois, que la température augmentait selon un gradient mesurable en s’enfonçant dans les mines, et la disparition de l’aimantation au-dessus d’une température de plusieurs centaines de degrés pour les aimants.

La solution de l’énigme fut trouvée durant la première moitié du XXe siècle, essentiellement avec la découverte, puis le développement de la théorie de la dynamo auto-excitatrice décrivant ce qui se passe dans la partie liquide du noyau de la Terre, un alliage de fer-nickel liquide, convectif, turbulent, et dans un référentiel en rotation dont la physique s’explore aujourd’hui en laboratoire avec notamment l’expérience VKS.

Au cours de la seconde moitié du XXe siècle, l’étude fine du magnétisme de la Planète — et notamment de son paléomagnétisme enregistré dans différentes types de roches, mais essentiellement des roches ignées — a eu une grande importance puisque qu’elle a mené à la théorie de la tectonique des plaques. Le paléomagnétisme a été utilisé pour retracer ces mouvements anciens mais aussi pour dresser une chronologie des fameuses inversions magnétiques des pôles et de leurs migrations.

Hématite

Les cristaux noirs sont constitués d’hématite (Spécularite).

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Notre civilisation pourrait s’effondrer en 2050

Tous les voyants sont au rouge ! Si nous ne faisons rien pour diminuer le réchauffement climatique et réduire notre impact sur la biodiversité, notre monde va basculer dans une crise planétaire sans précédent qui anéantirait la civilisation humaine, alertent les auteurs d’un rapport qui vient de sortir sur ce qui nous attend d’ici 2050. La biosphère est en danger.

Publié fin mai, l’article Existential climate-related security risk : a scenario approach a eu un écho médiatique retentissant dans le monde entier. Ses auteurs, David Spratt et Ian Dunlop, n’y vont pas par quatre chemins : en effet, si rien n’est fait dans la petite fenêtre de temps qu’il nous reste (et qui est en train de se refermer), nous courons à la catastrophe. Nous, l’humanité et la plupart des êtres vivants.

Dans leur évaluation des risques pour la sécurité nationale dans le scénario du pire, « high-end », c’est-à-dire du laisser-faire – nos actions resteraient insuffisantes à l’échelle mondiale pour contenir le réchauffement global en dessous de +2 °C (l’objectif de +1,5 °C semble de plus en plus irréalisable) -, le futur de la civilisation humaine à court et à moyen terme est clairement assombri par des guerres, des famines, des épidémies, des sécheresses… Et ce serait bref en comparaison avec l’histoire plurimillénaire de notre espèce : en trois décennies seulement, le monde que nous connaissons aujourd’hui, (relativement) en paix depuis 70 ans, serait mis à genoux. La population humaine ne serait pas alors de 10 milliards d’individus comme le prévoit l’ONU…

D’une part, à cause du changement climatique qui va s’amplifier, si rien n’est fait. Et d’autre part, en raison d’autres facteurs comme l’effondrement de la biodiversité – les chercheurs parlent de sixième extinction de masse -, la pollution des sols et des eaux, l’acidification de l’océan, etc. « Le changement climatique […] fonctionne comme un multiplicateur de menaces et un accélérateur d’instabilité, contribuant à l’escalade de cycles de crises humanitaires et sociopolitiques, de conflits et de migrations forcées, écrivent les deux chercheurs en préambule de leur enquête. Les impacts du changement climatique sur la nourriture et l’eau, la baisse des rendements des cultures et l’augmentation des prix des denrées alimentaires conduites par des sécheresses, des incendies de forêt et de mauvaises récoltes sont déjà des catalyseurs de rupture sociale et de conflits au Moyen-Orient, le Maghreb et le Sahel, contribuant à la crise migratoire européenne ».

Fin monde 2050 Lire la suite

Cancer : un médicament prometteur inspiré des éponges de mer

Des chimistes de Harvard ont trouvé un moyen de fabriquer une halichondrine, une molécule aux propriétés anticancer qui pourrait servir à des essais cliniques. Présente en petite quantité chez les éponges de mer, elle a déjà montré des résultats encourageants dans un modèle animal.

Naturellement présentes chez des éponges de mer, les halichondrines sont des molécules qui ont été identifiées il y a une trentaine d’années. In vivo chez la souris, elles possèdent des propriétés antitumorales. In vitro, elles présentent aussi une bonne activité contre des cellules tumorales humaines.

Les halichondrines inhibent les microtubules de la cellule, des molécules importantes pour la division cellulaire. Il existe déjà des médicaments anticancéreux qui ciblent les microtubules, comme le paclitaxel et la vinblastine. Or, dans un modèle de cancer chez le rat, l’halichondrine B a montré qu’elle était plus efficace que la vinblastine. Les halichondrines ont donc un potentiel énorme pour servir de médicaments contre le cancer.

Mais pour l’instant elles n’ont pas pu être testées chez l’Homme à cause de la difficulté à isoler et à fabriquer suffisamment de molécules. Takashi Owa, qui a participé à ces travaux, a expliqué sur le site de l’université Harvard : « En raison de la structure unique du produit naturel, de nombreuses personnes se sont intéressées au mode d’action et les chercheurs ont souhaité mener une étude clinique. Mais un manque d’approvisionnement en médicaments les a empêchés de le faire. » Il aura donc fallu attendre 30 ans pour arriver à obtenir des quantités suffisantes de la molécule.

Halichondria panicea

Les éponges Halichondria produisent des halichondrines.

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