Les derniers mammouths sont morts brutalement sur une île isolée

Les derniers mammouths se sont éteints il y a 4.000 ans sur l’île Wrangel, au nord de la Sibérie. Mais, contrairement à leurs congénères du continent, leur disparition a été très soudaine, ce qui exclut bon nombre d’hypothèses jusqu’ici avancées pour expliquer cette extinction.

Perdus sur une petite île dans la mer des Tchouktches, au Nord de cela Sibérie, les derniers mammouths laineux se sont éteints soudainement il y a 4.000 ans. C’est la conclusion d’une nouvelle étude publiée par des chercheurs des universités d’Helsinki (Finlande) et de Tubingue (Allemagne), et de l’Académie des Sciences russe, qui ont reconstitué les derniers instants de cet animal emblématique.

La disparition du mammouth laineux, animal largement répandu dans l’hémisphère nord durant le dernier Âge de glace (entre 100.000 et 15.000 ans avant notre ère) a fait l’objet de multiples études et spéculations. Aurait-il été victime de la chasse intensive de l’Homme ? du réchauffement climatique ? d’une accumulation de mutations génétiques délétères ? du changement de la végétation qui aurait affecté son régime alimentaire ? Ce qui est certain, c’est que le réchauffement survenu il y a 15.000 ans a réduit comme peau de chagrin l’habitat de ces géants préhistoriques. Les derniers mammouths ont ainsi disparu de l’Alaska il y a 13.000 ans, et des plaines de Sibérie il y a 11.000 ans. Des petites populations ont cependant subsisté sur quelques îles durant 7.000 années supplémentaires. Le mammouth laineux s’est définitivement éteint sur l’île Wrangel, à 143 km au nord de la Sibérie, il y a 4.000 ans. Autrefois reliée au continent, l’île Wrangel a été séparée de la Sibérie il y a environ 10.000 ans avec la montée des eaux.

Disparition mammouth laineux

Les derniers mammouths se sont éteints il y a 4.000 ans.

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Le niveau des océans était 16 mètres plus haut il y a 3 millions d’années

Pour prédire ce que nous réserve le réchauffement climatique, les chercheurs s’appuient sur des témoignages du passé. Et ils viennent de découvrir qu’à températures et niveaux de CO2 similaires, la Terre a connu, il y a 3 millions d’années, des mers de 16 mètres plus élevées !

Il y a quelque trois millions d’années, les températures moyennes sur notre Terre étaient supérieures à celles de l’ère préindustrielle de deux à trois degrés Celsius. Les niveaux de CO2 dans l’atmosphère, quant à eux, avoisinaient ceux que nous observons aujourd’hui. Et selon des chercheurs de l’université du Nouveau-Mexique (États-Unis) entre autres, le niveau de la mer était alors supérieur de 16 mètres à celui que nous connaissons actuellement.

« Notre ambition est d’utiliser les données disponibles pour les périodes chaudes que notre planète a connues par le passé pour ajuster les modèles de fonte des glaces qui servent ensuite à prédire la réaction future de la calotte au réchauffement climatique », explique Bogdan Onac, professeur en géosciences à l’université de Floride du Sud.

Niveau océans Pliocène

Reconstruire le niveau de la mer au cours de périodes chaudes du passé de notre Planète aide les chercheurs à prédire ce qui nous atteint en la matière à l’avenir.

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De l’eau de pluie de 300 millions d’années retrace le passé de la Bretagne

Il aura fallu aux chercheurs de longs mois de travail minutieux pour toucher au but. Mais leur patience a été récompensée. Ils sont parvenus à analyser des traces d’eaux de pluie plus anciennes que les dinosaures. Et à partir de là, ils ont réussi à retracer la topographie de surface de la Bretagne pour nous emmener dans un vertigineux voyage dans le temps… et l’espace.

En analysant les eaux de pluie, les chercheurs peuvent aisément remonter à des données relatives à la pollution atmosphérique. Mais ils peuvent également réussir à reconstruire tout un pan de l’histoire — et même de la géographie — d’une région. C’est ce que montrent des travaux menés par une équipe internationale (France, Royaume-Uni et Allemagne) sur des échantillons d’eaux de pluie prélevés en Bretagne, eaux de pluie dissimulées dans des roches granitiques échouées sur la côte, entre Brest et Nantes.

Pour estimer l’âge de ces traces d’eaux de pluie, les chercheurs ont d’abord eu recours à une méthode très classique de datation radiométrique. Résultat : ces pluies se sont abattues sur la région il y a environ 300 millions d’années.

Et ce sont ensuite des analyses, par spectrométrie de masse notamment, qui ont permis aux scientifiques d’en apprendre plus sur « l’altitude et la latitude » sous lesquelles ces pluies sont tombées. De quoi confirmer qu’à la fin du Carbonifère, le Massif armoricain se situait… au niveau de l’équateur, au cœur de la chaîne varisque formée par le rapprochement de deux continents qui allait donner la Pangée, positionné à une altitude proche de celle des Alpes mais dont il ne reste aujourd’hui que peu de reliefs.

Histoire Bretagne & eau de pluie

Il y a 300 millions d’années, la Bretagne était montagneuse et située… du côté de l’équateur. C’est ce que des chercheurs ont conclu de l’analyse de traces d’eaux de pluie.

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Un minéral inconnu sur Terre découvert dans une météorite en Australie

Schreibersite, taenite, troilite et maintenant edscottite : la météorite de Wedderburn, découverte il y a près de 70 ans, n’en finit plus de livrer de nouveaux secrets. Le dernier minéral en date, identifié par des chercheurs du Caltech, se forme dans des conditions très rares de pression et de température. Il pourrait s’agir du cœur en fusion refroidi d’une ancienne planète.

Soixante-huit ans après sa découverte, ce caillou de la taille d’un citron aux reflets rouges et noirs contient encore des secrets. La météorite de Wedderburn, du nom de la petite localité australienne où elle a été trouvée en 1951, contient un minéral encore inconnu sur Terre, ont révélé le 28 août des chercheurs de l’université américaine California Institute of Technology (Caltech). Ce morceau de roche de 210 grammes contient entre autres de l’or, du nickel et du fer, mais aussi d’autres minéraux plus rares tels que la kamacite, la schreibersite, la taenite, ou encore la troilite. D’après les nouvelles analyses effectuées par les chercheurs à partir d’un échantillon et publiées dans la revue American Mineralogist, un petit nouveau vient de s’ajouter à la liste : l’edscottite, du nom du découvreur de la météorite, le cosmologiste Edward Scott et de formule Fe5C2.

Ce matériau n’est pas totalement inconnu : il a déjà été observé dans des fonderies lorsque le fer est fondu en acier. Mais il n’avait jamais été vu à l’état naturel, ce qui est un critère indispensable pour être officiellement classé comme nouveau minéral par l’Association internationale de minéralogie (AIM). Pour être reconnu, un nouveau minéral doit ainsi résulter « d’un processus géologique terrestre ou extraterrestre, sans intervention de l’Homme » et posséder une composition chimique et des propriétés cristallographiques différentes de celles d’un minéral existant. « Entre 500.000 et 600.000 minéraux ont déjà été créés artificiellement en laboratoire, mais moins de 6.000 existent à l’état naturel », atteste ainsi Stuart Mills, géologue au musée de Victoria, sur le site The Age.

Météorite de Wedderburn

La météorite de Wedderburn a été découverte en 1951 et demeure à présent au musée de Victoria en Australie (Source : Museums Victoria).

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Un impact d’astéroïde lié à la fin d’une période glaciaire ?

Une nouvelle datation du cratère de Yarrabubba, en Australie, révèle une étrange coïncidence entre l’impact d’un astéroïde et la fin de la glaciation Huronienne.

Depuis sa formation, la Terre a connu plusieurs épisodes glaciaires avec des périodes de refroidissement majeures laissant le globe entièrement recouvert de glace. Une Terre « boule de neige » (ou snowball earth en anglais) selon le terme consacré par les géologues. C’était le cas il y a 2,4 milliards d’années lors de la glaciation Huronienne qui a duré près de 300 millions d’années. Cette dernière aurait peut-être pris fin grâce à un coup de main venu du ciel.

En Australie-Occidentale, le cratère de Yarrabubba qui mesure environ 70 kilomètres de diamètre a récemment été promu au titre de « plus vieux cratère terrestre ». La nouvelle a été annoncée lors de la conférence de géologie de Goldschmidt qui s’est déroulée à Barcelone du 18 au 23 août 2019.

Terre boule de neige

Terre boule de neige

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Exoplanètes : certaines étoiles pousseraient la vie à émettre de la lumière

Sur Terre, certains coraux sont fluorescents probablement pour se protéger d’un rayonnement ultraviolet trop important. Des formes de vie pourraient faire de même dans des océans extraterrestres éclairés par des naines rouges colériques. On pourrait détecter ces océans fluorescents dans un avenir proche.

La perspective d’être visité par une sonde extraterrestre, selon un scénario similaire à un des ouvrages d’Arthur Clarke, le mythique Rendez-vous avec Rama ou le tout aussi mythique Les fontaines du Paradis, a fait rêver avec la découverte de l’astéroïde ‘Oumuamua. Mais, à ce jour, les tentatives pour détecter des technosignatures de civilisations extraterrestres – ce qui serait sans aucun doute le plus sûr moyen d’établir que la Vie est apparue ailleurs dans la Voie lactée – restent sans succès, malgré l’impulsion importante donnée récemment pour le programme Seti par Yuri Milner.

En attendant, les astrophysiciens se préparent à chasser des biosignatures avec la prochaine génération de télescopes en orbite, en particulier avec le James-Webb et Ariel. Toutefois, il faut garder à l’esprit que la notion même de biosignature n’a rien d’évident. Ainsi, il est possible d’avoir une exoplanète avec une atmosphère riche en oxygène mais celle-ci serait le produit non d’un équivalent de la photosynthèse, mais de la photodissociation des molécules d’eau d’océans disparus par un intense rayonnement ultraviolet, lui-même délétère pour la Vie telle que nous la connaissons.

Récemment, une idée originale a été proposée par l’astronome Lisa Kaltenegger, directrice du Carl Sagan Institute à l’Université Cornel, dans un article coécrit avec son collègue Jack O’Malley-James. Il a été publié dans le célèbre journal Monthly Notices of the Royal Astronomical Society mais il est aussi disponible sur arXiv.

Australophyllia wilsoni

Le corail Australophyllia wilsoni possède un mélange de couleur unique (Source : Martin Colognoli/Coral Guardian).

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Australie : sombres perspectives pour la Grande Barrière de corail

L’Australie a encore dégradé les perspectives pour la Grande Barrière de corail, les considérant désormais comme « très mauvaises » en raison de l’impact de plus en plus grave du réchauffement climatique sur cet écosystème unique.

Dans son rapport quinquennal, l’Autorité du parc marin de la Grande Barrière de corail cite l’élévation de la température de l’océan comme la plus grave menace pour ce site classé au Patrimoine mondial. « Les impacts graves des températures record à la surface de l’eau font que l’état de l’habitat du récif est passé de mauvais à très mauvais », précise l’Autorité, qui est une agence gouvernementale. « Le réchauffement climatique s’aggrave et est la menace la plus grave pour les perspectives à long terme de la région », poursuit-elle. « Une action mondiale d’envergure pour répondre au réchauffement climatique est capitale pour ralentir la dégradation de l’écosystème et la valeur patrimoniale du récif et aider à son rétablissement. »

Inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco en 1981, la Grande barrière s’étend sur environ 2.300 kilomètres le long de la côte nord-est de l’Australie et constitue le plus vaste ensemble corallien du monde. L’agence précise que le site est confronté à des menaces « multiples, qui s’ajoutent et s’aggravent », en citant notamment les ruissellements agricoles et les ravages provoqués par l’acanthaster pourpre, une étoile de mer dévoreuse de coraux qui a proliféré en raison de la pollution.

Grande barrière corail Lire la suite