Énergie solaire : nos fenêtres produiront bientôt de l’électricité

Le silicium utilisé pour fabriquer les cellules solaires photovoltaïques conventionnelles est opaque. D’où les difficultés rencontrées par les chercheurs à produire des cellules transparentes qui pourraient s’appliquer aux fenêtres de nos maisons. Mais des physiciens avancent aujourd’hui une idée aussi nouvelle que simple. Et si l’on perçait simplement des trous dans les cellules.

Des cellules solaires transparentes, ça existe déjà. Cependant, leur efficacité reste limitée. Elle dépasse rarement les 3 à 4 %. Et utilisées pour fabriquer des fenêtres, elles auraient tendance à teinter les intérieurs de nos maisons de rouge. Mais des chercheurs de l’université nationale des sciences et des technologies d’Ulsan (Unist), en Corée du Sud, pourraient bien avoir trouvé une solution originale et économique au problème.

À l’heure actuelle, les panneaux solaires à base de silicium cristallin sont les plus efficaces du marché. Ceux qui jouissent de la meilleure stabilité aussi. Alors les physiciens de l’Unist, en quête d’une technologie de production photovoltaïque transparente, se sont concentrés sur ces panneaux-là. « Une idée folle », commente Kwanyong Seo, chercheur, dans un communiqué. Pourquoi ? Tout simplement parce que le silicium cristallin… n’est pas transparent !

Cellules solaires transparentes fenêtres

Des chercheurs de l’université nationale des sciences et des technologies d’Ulsan (Unist), en Corée du Sud, imaginent fabriquer des fenêtres à partir de cellules solaires photovoltaïques transparentes. Des fenêtres essentiellement destinées aux immeubles.

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PigeonBot, le premier robot qui vole quasiment comme un oiseau

Des chercheurs se sont inspirés du pigeon pour créer une aile capable de modifier dynamiquement sa forme afin d’optimiser chaque phase d’un vol.

Lorsque l’Homme a cherché à voler, il a tenté d’imiter les oiseaux tant bien que mal. Aujourd’hui encore, il s’inspire toujours des volatiles pour optimiser les ailes des avions. Imiter l’aile des oiseaux et plus précisément celle du pigeon, c’est justement ce que sont parvenus à expérimenter les chercheurs du Lentink Lab de l’Université de Stanford aux États-Unis avec leur PigeonBot.

Il s’agit d’un drone qui a la capacité de disposer d’ailes proches de celles d’un oiseau. Il n’est pas question que l’aéronef batte des ailes, il se propulse dans les airs grâce à un moteur à hélice placé sur le nez. En revanche, c’est au niveau de l’articulation des ailes que les scientifiques ont poussé leur recherche et se sont inspirés de celles du pigeon. En réalité, malgré ce que l’on peut imaginer, le fonctionnement précis de l’aile durant les phases de vol d’un oiseau n’est pas très précisément connu.

PigeonBot

Constitué de véritables plumes de pigeon, ce drone est capable de changer la forme de ses ailes comme un oiseau. Il peut déployer ses plumes ou en les resserrer. (Source : Lentink Lab/Stanford University)

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Des miroirs solaires pour un record de température

Les scientifiques de la startup Heliogen ont imaginé une nouvelle façon d’exploiter l’énergie solaire.

La jeune start-up Heliogen, soutenue par Bill Gates en personne, a imaginé un nouveau processus qui permettrait de réduire l’empreinte écologique des entreprises dans divers processus industriels.

Cette avancée consiste en un dispositif composé de nombreux miroirs qui réceptionnent la lumière du soleil et la concentrent en un point unique jusqu’à atteindre les 1.000 °C. Jusqu’ici, le dispositif de Heliogen n’a rien d’innovant. Concentrer le faisceau lumineux du soleil afin de produire de la chaleur n’est pas nouveau. En revanche, la température atteinte, l’est. En effet, grâce à ce dispositif, la start-up a réussi à générer suffisamment de chaleur pour la production de ciment, acier et autres procédés industriels.

Heliogen

Des scientifiques ont découvert une nouvelle source d’énergie.

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Les deux parties du James Webb Telescope sont enfin assemblées !

Les ingénieurs ont connecté les deux parties du futur engin spatial qui doit être lancé en 2021. Le James Webb sera le télescope le plus puissant jamais construit.

C’est dans les installations de Northrop Grumman à Redondo Beach, Californie, que les deux parties du James Webb Telescope ont été assemblées. L’engin dont la construction a accumulé les retards devrait être mis en orbite en mars 2021.

Pour être efficace une fois en orbite, l’optique du James Webb a besoin de fonctionner bien en-dessous de zéro degré afin de pouvoir capter la lumière infrarouge émise par les objets lointains et de petite taille. Pour protéger le miroir des sources extérieures de lumière et de chaleur (comme le Soleil, la Terre ou la Lune) ainsi que de la chaleur émise par l’observatoire lui-même, un pare-soleil de cinq couches, grand comme un terrain de tennis, sépare le télescope en deux. Un côté « chaud » orienté vers le Soleil abrite les moteurs et certains instruments tandis que le côté « froid » orienté vers l’espace contient la partie optique du télescope.

Assemblage James Webb

Assemblage des deux parties du James Webb Telescope (Source : NASA).

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Incident technique et panne pour le GPS européen Galileo

Le système européen de positionnement par satellite Galileo, concurrent du GPS américain, connaît depuis vendredi 12 juillet 2019 une « panne de service » liée à un « incident technique ».

Galileo « est actuellement affecté par un incident technique lié à son infrastructure au sol », qui a provoqué « une interruption temporaire des services initiaux de navigation et de synchronisation », selon un communiqué de l’agence européenne des systèmes de navigation par satellite (GSA) du 15 juillet 2019.

Le système Galileo, opérationnel depuis fin 2016, est toutefois encore en phase pilote, avec des services qualifiés d' »initiaux ». Cela signifie que les signaux ne sont pas disponibles en permanence et doivent être utilisés en complément d’autres systèmes comme le GPS américain.

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En Norvège, plus de la moitié des voitures neuves sont électriques

En Norvège, les ventes de véhicules électriques dépasseront probablement celles des voitures à moteur thermique d’ici la fin de l’année 2019. Mais dans un pays à la forte conscience écologique, un tel succès pose aussi des problèmes.

Sauver la planète… jusque dans l’au-delà ? Les voitures électriques ont tant la cote en Norvège qu’une entreprise de pompes funèbres s’y est mise à son tour et propose de rejoindre son ultime demeure dans un élégant corbillard « propre », tel un testament écologique adressé aux vivants. « Beaucoup de Norvégiens conduisent une voiture électrique et certains d’entre eux tiennent à quitter cette planète sur une touche verte », assure Odd Borgar Jølstad en montrant son corbillard Tesla customisé, dans la quiétude du cimetière de Grefsen, sur les hauteurs d’Oslo.

« C’est notre modeste contribution à l’environnement », sourit le directeur de l’entreprise. Riches ou non, jeunes ou âgés, citadins ou ruraux, les Norvégiens, y compris le prince héritier Haakon, se convertissent à l’électrique, un mode de propulsion particulièrement écologique dans un pays où l’électricité est propre car d’origine essentiellement hydraulique.

La Norvège est présente sur le terrain des véhicules électriques depuis les débuts de ce concept et, aujourd’hui, la tendance est solidement ancrée. Petits modèles ou berlines familiales, de l’abordable Leaf de Nissan aux plus luxueuses Tesla, plus d’une voiture neuve sur deux vendue en mars dans le pays était propulsée uniquement par des batteries plutôt que par un moteur thermique.

Brne recharche voiture électrique

Un Norvégien recharge sa voiture électrique (Source : Reuters).

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Une nouvelle technologie OLED pour des écrans moins gourmands en énergie

Des chercheurs britanniques ont trouvé un moyen de maintenir la luminosité d’un écran même en pleine lumière sans pourtant rogner sur l’énergie nécessaire. Pour cela, ils ont réussi à modifier les composants chimiques à l’intérieur même des diodes OLED.

Les fabricants de smartphones se livrent actuellement à une concurrence sur la taille des écrans, toujours plus grands. Ceci a un impact négatif sur l’autonomie, en augmentant considérablement la consommation électrique. Des chercheurs de l’université britannique Imperial College London ont développé un nouveau type d’écran OLED qui pourrait augmenter la luminosité des appareils tout en réduisant leur consommation.

Les pixels des écrans sont éclairés par de petites OLED, ou diodes électroluminescentes organiques. Afin que l’écran soit lisible au soleil, les constructeurs le couvrent avec un filtre pour réduire les reflets. Cependant, ce filtre bloque également la moitié de la lumière produite par l’écran, obligeant l’appareil à utiliser plus d’énergie pour augmenter la luminosité.

Ecran OLED

Une lumière polarisée pour gaspiller moins de lumière, et donc économiser de l’énergie.

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