Bientôt des téléphones portables sans batterie ?

Des chercheurs de l’université de Washington sont parvenus à mettre au point un téléphone qui s’alimente par des ondes radio ou par la lumière.

Des portables de plus en plus puissants, mais de moins en moins autonomes. Les smartphones deviennent des appendices indispensables, mais la capacité de leur batterie reste limitée, forçant à des recharges fréquentes. Pour y remédier, une équipe de chercheurs de l’université de Washington, vient de mettre au point un appareil quasiment autonome, relève le blog Nouvelles technologies.

Fabriqué à partir d’un simple circuit imprimé sur lequel ont été branchés des composants achetés dans le commerce, il consomme très peu d’énergie, car les chercheurs ont renoncé à numériser les signaux analogiques envoyés par la voix. Au lieu de cela, la voix est transformée en signal radio. Un talkie-walkie, en quelque sorte, d’autant qu’il faut presser un bouton pour passer du mode « parole » au mode « écoute ».

Téléphone portable sans batterie

L’Université de Washington a élaboré le prototype du premier téléphone sans batterie (Source : University of Washington).

Lire la suite

Satellites Galileo : la panne des horloges atomiques identifiée et sous contrôle

Les causes du dysfonctionnement des horloges atomiques de Galileo, tombées en panne fin 2016, sont aujourd’hui connues. Le déploiement de la constellation va se poursuivre sans cette épée de Damoclès. En décembre 2017, quatre satellites de plus seront lancés par Arianespace à bord d’un lanceur Ariane 5. Ils rejoindront les 18 déjà en orbite.

L’Agence spatiale européenne (ESA) et la Commission européenne ont toujours pour objectif que la constellation Galileo soit opérationnelle dès 2020. Plusieurs des horloges atomiques à bord des satellites en orbite sont tombées en panne fin 2016. Pourtant, le déploiement de la constellation se poursuit. Depuis, une enquête, dont les conclusions ont été rendues publiques il y a quelques jours, a permis d’identifier les causes de ces anomalies. « Des mesures ont été mises en place pour réduire la possibilité de mauvais fonctionnements supplémentaires sur les satellites déjà en orbite », explique Lucia Caudet, porte-parole de la Commission européenne.

Ces pannes concernent les deux types d’horloges à bord des satellites :

  • Ainsi, pour les horloges atomiques au rubidium, un problème de qualité sur un composant technique qui, dans certaines circonstances, peut provoquer un court-circuit, a été découvert. Le composant incriminé sera remplacé sur les horloges qui sont encore au sol.
  • Quant aux masers à hydrogène passif, l’enquête a relevé que les opérations concernant les horloges déjà dans l’espace devaient être contrôlées et surveillées soigneusement.
Constellation Galileo

Qu’est-il donc arrivé aux horloges atomiques de la constellation Galileo ? Lorsque celle-ci sera pleinement opérationnelle, elle sera constituée de 30 satellites (dont 3 en réserve), répartis sur trois plans orbitaux inclinés de 56° par rapport au plan équatorial. Elle fournira alors une très grande variété de services, dont certains inédits. (Source : ESA)

Lire la suite

Téléportation quantique : tout comprendre à la prouesse réalisée par la Chine

Des physiciens ont établi une communication quantique sur une distance de 1200 km. Un record qui marque une étape importante vers une révolution des télécommunications.

Record battu, ou même explosé. Des physiciens chinois sont parvenus à établir une « téléportation quantique » sur une distance de 1200 km, contre 100 km précédemment. Ce grand pas en avant réalisé par la Chine nous rapproche de la création d’un futur réseau Internet inviolable.

Publiés ce jeudi dans la revue américaine Science, ces travaux prennent appui sur les propriétés du monde subatomique, dans lequel des particules peuvent être liées à distance.

Ces particules dites « intriquées », photons ou neutrons, se comportent comme une seule entité, même si elles sont séparées physiquement. Ainsi, si l’une des deux particules subit une modification, cela se verra immédiatement sur la seconde, quelle que soit la distance qui les sépare. L’information transmise devient donc instantanée et inviolable, puisqu’elle ne peut être interceptée. Un système de communication basé sur ces propriétés serait donc bien supérieur aux méthodes classiques de transmission sécurisée.

Transportation quantique

Vue d’artiste du test de transportation quantique réalisé depuis l’espace (Source : Science Magazine).

Lire la suite

La Chine met en fonctionnement la plus grande centrale solaire flottante du monde

Construite dans une mine de charbon désaffectée et inondée, cette centrale a été connectée en mai 2017 au réseau électrique chinois.

Œuvre de la société chinoise Sungrow, une nouvelle ferme solaire vient d’être mise en activité à proximité de la ville de Huainan à environ 200 kilomètres au nord-ouest de Shanghai. En plein cœur de la province d’Anhui, une zone agricole assez pauvre autrefois, mais qui à partir des années 1950 a commencé à prospérer en partie grâce à l’exploitation de ses gisements miniers ainsi que de son… charbon.

Or, c’est justement dans une mine de charbon à ciel ouvert, désaffectée puis inondée que cette centrale a été rapidement mise en place en 2016. Les milliers de panneaux solaires cumulent une puissance de 40 mégawatts. De quoi alimenter en électricité environ 15.000 foyers, chiffrent les médias chinois.

Elle aurait été connectée au réseau du pays en mai 2017, et, de part sa capacité, serait désormais la plus puissante centrale solaire flottante du monde. Le précédent record était détenu par une autre installation très similaire, également située à Huainan et installée dans une mine de charbon désaffectée.

Ferme solaire flottante Chine

La plus grande centrale solaire électrique flottante du monde est entrée en fonction en Chine (Source : Sungrow).

Lire la suite

Un nouveau robot pour l’exploration des grands fonds marins

L’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) a dévoilé son prochain submersible d’exploration sous-marine. Largement autonome, il plongera jusqu’à 6.000 m, embarquant de nombreux instruments de mesure et saura aussi surveiller les pipelines.

Il s’appelle provisoirement A6k et représente la nouvelle génération d’engins lourds d’exploration sous-marine de l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer). Aujourd’hui, outre des « gliders » et des observatoires posés sur le fond, les océanographes français disposent du vénérable Nautile (1984), un mini-sous-marin qui peut embarquer trois personnes (deux couchées et une assise…). Capable de descendre jusqu’à 6.000 m, ce dernier donne accès à 97 % des fonds océaniques. Cependant, il est coûteux à utiliser, avec toute la logistique qu’il impose, et ne peut rester que huit heures sous l’eau.

Depuis 1998, l’imposant Victor (voir ci-dessous) le complète. Sans équipage, ce sous-marin de 4,6 tonnes est relié au navire par un câble : c’est un engin « téléopéré », ou ROV (Remoted Operated Vehicle), ce qui ne l’empêche pas de descendre à 6.000 m. Pour se libérer de cette liaison, qui mobilise des pilotes sur le bateau durant la plongée, l’Ifremer a adopté en 2004 AsterX puis IdefX. Ce sont des « AUV » (Autonomous Underwater Vehicle), des sous-marins autonomes, de 800 kg, capables de rester 14 heures sous l’eau, de communiquer, si besoin, par modem acoustique et d’effectuer seuls une série de mesures programmées. Toutefois, ils ne descendent que jusqu’à 2.850 m.

Sous-marin autonome

Représentation du futur AUV d’ECA Group. Il sera autonome et plongera jusqu’à 6.000 m (Source : Ifremer/ECA Group/alliance Coral).

Lire la suite

Une batterie liquide qui pourrait refroidir votre processeur tout en l’alimentant

Une équipe de chercheurs d’IBM Research et de l’École polytechnique fédérale de Zurich a mis au point une batterie à flux redox miniaturisée qui a le double avantage de pouvoir alimenter un processeur tout en le refroidissant. Une avancée qui pourrait ouvrir la voie à des puces électroniques encore plus performantes, et aussi servir pour des systèmes laser ou des cellules photovoltaïques à stockage intégré.

En informatique, la gestion de la chaleur a une incidence directe sur les performances des processeurs. Une situation on ne peut mieux illustrée par les centres de données (datacenter) où des centaines de serveurs dégagent des quantités importantes de chaleur et nécessitent des dispositifs de refroidissement complexes et onéreux.

Mais il se pourrait qu’un jour ce problème ne soit plus d’actualité. En effet, des chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Zurich et d’IBM Research ont mis au point une microbatterie à flux redox qui peut à la fois produire de l’électricité pour alimenter un processeur tout en le refroidissant grâce à ses électrolytes liquides.

Batterie liquide

Si le concept de batterie à flux redox est connu de longue date, les chercheurs d’IBM et de l’ETH Zurich ont atteint un niveau de miniaturisation inédit.

Lire la suite

Villes du futur : bientôt une cité flottante dans un lagon polynésien ?

En Polynésie française, un projet visionnaire d’île artificielle flottante, pouvant accueillir des entreprises et une communauté très branchée, pourrait voir le jour en 2020. Ce ne serait rien de moins, expliquent ses créateurs richissimes venus de la Silicon Valley, qu’un prototype de cités océaniques qui abriteront un jour de fructueuses activités économiques. Il est prévu qu’elles montent en même temps que le niveau de la mer.

L’institut Seasteading, une ONG venue des États-Unis, a semble-t-il convaincu Édouard Fritch, président de la Polynésie française, une communauté territoriale jouissant d’une autonomie importante vis-à-vis de la Métropole. Un protocole d’accord est en effet promis pour la construction d’une véritable cité flottante qui accueillerait une population aisée et entreprenante, susceptible d’enrichir la vie économique de ce vaste territoire océanique (voir La Dépêche de Tahiti). Mieux, parce que la réalisation est annoncée comme « durable », elle ferait du bien au lagon, réduisant la pollution et repoussant le blanchiment du corail par une action rafraîchissante sur l’eau.

Pour le calendrier, l’objectif est 2020. Il faudra auparavant que le gouvernement de Polynésie crée un cadre législatif pour cette réalisation, qui n’est pas un hôtel, mais l’accueil d’une nouvelle communauté, ce qui sera discuté en 2017. Le lieu, lui, n’est pas déterminé. Trois sites sont envisagés : la baie de Phaëton, à Tahiti, entre l’île et la presqu’île, près de Taravao, côté sud-ouest ; Raiatea, à 210 km, au nord-ouest de Tahiti et proche de Bora-Bora ; Tupai, un atoll en forme de cœur, très près de Bora-Bora et connu des touristes fortunés.

Ile flottante Polynésie

Un dessin réalisé à Tahiti lors de la première discussion. On remarque les cellules solaires sur le toit du bâtiment en forme de fleurs et quelques constructions légères qui peuvent rappeler les farés traditionnels polynésiens, ainsi que les bateaux qui, eux, sont de facture moderne… (Source : Institut Seasteading)

Lire la suite