Le Web a 30 ans : les quatre grandes phases de son évolution

Il y a 30 ans, le 12 mars 1989, Tim Berners-Lee, chercheur britannique au Cern (laboratoire européen pour la recherche nucléaire) décidait d’ouvrir au plus grand nombre, l’échange d’informations jusque-là réservé aux scientifiques, militaires et autres universitaires. C’est ainsi qu’est né le World Wide Web.

C’est le 12 mars 1989, il y a 30 ans, jour pour jour, que Tim Berners-Lee, un scientifique britannique du CERN, a soumis un texte intitulé « Gestion de l’information : une proposition ». Internet occupait déjà une place de plus en plus importante pour les échanges d’informations, notamment dans les milieux universitaires. Certaines des technologies, associées à tort aujourd’hui au Web, existaient déjà à l’époque. L’e-mail date de 1965, tandis que les newsgroups, les premiers systèmes de forums électroniques, ont été inventés dès 1979.

Le projet de Tim Berners-Lee a permis d’associer les liens hypertextes avec un format de documents universels qui seraient liées entre eux. Il a ainsi créé le World Wide Web, en publiant le premier site Web en 1991, qui est encore accessible. Le premier navigateur Web ne fonctionnait que sur les ordinateurs NeXT, mais dès 1992, de nouveaux navigateurs ont vu le jour. D’abord Erwise et ViolaWWW sur Unix, puis est arrivé Lynx fonctionnant sur Unix et DOS, et qui existe toujours aujourd’hui. Tous les outils étaient alors en place pour le développement du Web.

Le 30 avril 1993 marque un tournant important pour le Web. Le CERN a placé les programmes du Web, soit le navigateur, le serveur et une bibliothèque de code, sous licence libre. Dès lors, n’importe qui pouvait l’installer et créer son propre serveur afin d’héberger son site Web. Le Web était composé d’une cinquantaine de serveurs au début de l’année 1993, et de plus de 500 à la fin de l’année. Le nombre de sites Web a explosé, passant de 10 sites en 1992, à 130 en milieu d’année 1993, puis 2.738 en 1994. La barre d’un million de sites web est alors dépassée en 1997.

Web 30 ans

En trente ans, les sites Web sont devenus des marques populaires et reconnues de tous comme Twitter, YouTube, Facebook ou encore Yahoo! et bien sûr, Google.

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Le téléviseur enroulable de LG fait le show à Las Vegas

L’étape du prototype est terminée pour le premier téléviseur OLED enroulable signé LG. Commercialisée au premier semestre 2019 dans le meilleur des cas, cette dalle est le plus bel écran du futur.

L’entreprise sud-coréenne LG a créé l’événement avec son téléviseur OLED lors du salon de l’électronique, le Consumer Electronic Show 2019 (CES), aux États-Unis. Aperçu l’an passé en tant que prototype, la grande particularité de ce modèle est d’être entièrement enroulable et rétractable de manière à disparaître dans son meuble. Cette fois, il s’agit bien du modèle final, prêt à être commercialisé, et l’effet est garanti !

L’écran de 65 pouces est monté sur un caisson servant de base et qui permet de le cacher lorsqu’il est enroulé (mode Zero view). Ce caisson contient également une barre de son de 100 Watts, compatible Dolby Atmos 4.2. Le système nécessite environ 10 secondes pour enrouler ou dérouler l’écran (mode Full view), et le constructeur assure avoir testé ce système des milliers de fois sans le moindre problème. LG a également prévu une autre position, avec seulement un quart de l’écran visible (mode Line view) pour les usages autres comme un simple objet connecté pour écouter sa musique. Il permet, par exemple, d’afficher la chanson en cours, l’heure et propose d’autres widgets.

Ecran TV souple OLED

LG est actuellement le seul constructeur à maîtriser la fabrication des dalles Oled flexibles de grande taille pour les téléviseurs (Source : LG).

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Stockage d’énergie : l’invention géniale d’une startup suisse

Oubliez les barrages et les batteries géantes ! La startup suisse Energy Vault a imaginé un moyen étonnant pour stocker l’énergie renouvelable : empiler des blocs de béton comme dans un Lego géant. Une solution low cost et très efficace.

Imaginez un barrage hydraulique servant à stocker l’énergie, mais où l’eau aurait été remplacée par d’énormes blocs de béton de 35 m3 qui s’empilent les uns sur les autres comme des Legos, montés et descendus dans un étrange ballet de grues. Voilà l’idée un peu loufoque de la startup suisse Energy Vault, qui vient de conclure début novembre son premier contrat commercial avec le géant indien Tata. En 2019, ce dernier sera ainsi équipé d’une unité de stockage low cost capable d’injecter de l’électricité sur le réseau en moins de 3 secondes.

Comment ça marche ? Lorsque l’électricité est excédentaire, une grue à six branches monte les blocs de béton en haut de la tour, jusqu’à une hauteur de 120 mètres : l’énergie cinétique est transformée en énergie potentielle. En cas de besoin, les blocs sont redescendus par les grues, alimentant une turbine grâce à l’énergie cinétique restituée. Le tout géré par un algorithme spécialement développé par la startup, qui calcule en temps réel où doit être placé le bloc et le stockage nécessaire en fonction de multiples paramètres, comme les prévisions de demande, les prix de l’électricité ou la météo qui influe sur la production des autres énergies renouvelables.

Stockage énergie béton

Une technologie de stockage low cost : aucun matériau coûteux comme le lithium ou le platine, mais de simples blocs de béton issus de la récupération de déchets de construction (Source : Energy Vault).

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Transformerons-nous bientôt nos déchets plastiques en carburant ?

L’Association Earthwake vient de recevoir le trophée GreenDeal pour son soutien à l’invention d’une machine compacte et robuste capable de transformer les déchets plastiques en gazole et essence. Un projet qui rendrait de la valeur aux plastiques usagés, et pourrait créer de nombreux emplois.

Une machine de la taille d’un container capable de recycler tous les déchets en plastique pour en tirer du carburant, simple, robuste et réparable au fin fond de la brousse : le prototype de cette invention attend désormais de prendre son envol. L’acteur français Samuel Le Bihan espère finaliser en 2019, principalement à destination des pays émergents, la conception de cette machine capable de lutter contre la pollution tout en fournissant de l’énergie à des populations parfois isolées.

« L’idée, c’est de stimuler le ramassage des déchets avant qu’ils finissent dans les océans avec un équipement à taille humaine tenant dans un container et pouvant créer une économie », explique celui qui a notamment tourné dans les films Disco, Mesrine ou la série télévisée Alex Hugo. Via l’association Earthwake qu’il a confondée, il soutient financièrement depuis trois ans et demi le développement de cette invention baptisée Chrysalis, fabriquée dans un hangar du haut-pays niçois à Puget-Théniers (Alpes-Maritimes) par Christofer Costes, un chercheur autodidacte âgé de 35 ans.

Après la récente démonstration aux médias d’un modèle qui fonctionne sur de petites quantités, un prototype final « de grosse taille » devrait être dévoilé en mai 2019. Selon son créateur, « il permettra de produire entre 30 et 50 litres de carburant avec 30 à 50 kilos de plastique en 1h15/1h20 de temps ». Il sera également « robuste et réparable au fin fond de la brousse ».

Prototype pour transformer les déchets plastiques

Christofer Costes (à gauche), un inventeur français, a créé une machine qui transforme les déchets plastiques en carburant. Son idée a pu être développée grâce au soutien d’Earthwake, une association cofondée par Samuel Le Bihan (à droite).

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Les ampoules halogènes c’est fini, place aux LED

Interdites à la vente dans quelques jours en Europe car trop gourmandes en électricité, les ampoules halogènes vont laisser le champ libre aux LED (diodes électroluminescentes) qui ont déjà conquis une large part du marché.

Six ans après la fin des lampes à incandescence, la quasi-totalité des lampes halogènes seront indisponibles à partir du 1er septembre 2018, même si les stocks chez les distributeurs pourront être écoulés. Deux modèles d’halogènes (R7 et G8) bénéficieront en outre d’une exemption. Cette mise hors la loi va consacrer l’hégémonie des LED, dont le taux d’équipement a déjà « explosé », résume Sébastien Flet Reitz, porte-parole du Syndicat français de l’éclairage: « on a vu apparaître les lampes LED, et petit à petit la place dans les rayons dédiée aux lampes halogènes se réduisait ».

Des prix en baisse et des performances améliorées en qualité d’éclairage, pour une durée de vie nettement plus longue que leurs concurrentes et une consommation électrique réduite, ont permis à ces lampes de s’installer dans les habitations. « La LED est un composant récent pour l’éclairage, qui évolue très vite. On est parti de loin et on s’est rapproché des habitudes des consommateurs », assure M. Flet Reitz. La durée d’une lampe LED est communément estimée à 15.000 heures, mais elle peut aller jusqu’à 40.000 heures selon l’Ademe, l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. Les halogènes sont données pour 2.000 heures et les fluocompactes 8.000.

Une lampe LED est « rentabilisée en moins d’un an », résume Bruno Lafitte, expert en éclairage à l’Ademe. « Les ampoules LED sont d’ores et déjà à privilégier pour l’éclairage domestique », a indiqué l’Ademe dans un avis publié l’an dernier. Selon l’agence, les LED ont aujourd’hui une efficacité énergétique supérieure d’un tiers à celle des fluocompactes, qui restent en vente. Cette tendance de fond a poussé les fabricants à intensifier leurs efforts sur les LED, à l’image du groupe Ledvance (issu d’Osram) désormais entièrement orienté vers l’éclairage LED.

Ampoules halogènes

Bientôt interdites à la vente en Europe, les ampoules halogènes vont laisser la place aux LED (Source : AFP).

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Incroyable : un écran Oled flexible d’à peine 0,01 mm d’épaisseur

Royole, une start-up américaine, fait une incursion remarquée sur le créneau des écrans flexibles avec une dalle OLED si fine qu’elle flotte au vent comme un drapeau.

Lorsque l’on parle d’écran flexible, les noms de Samsung et LG reviennent invariablement. Ces deux géants coréens travaillent depuis des années sur cette technologie en nous promettant notamment l’arrivée de smartphones à écrans totalement pliables qui restent pour le moment bien mystérieux. Le prochain salon IFA, qui se tiendra à Berlin en fin de semaine, pourrait être l’occasion d’une belle surprise, mais pas forcément là où on l’imagine.

Royole, une jeune pousse née il y a six ans et jusqu’ici plutôt discrète, compte profiter de cet évènement majeur de la high-tech pour dévoiler un smartphone doté de son écran OLED pliable ultrafin. Le mobile n’a pas encore été dévoilé, mais l’écran existe bel et bien. Royole en a débuté la production de masse en juin dernier dans son usine de Shenzen (Chine).

OLED Royole

L’écran OLED pliable et ultrafin de Royole est déjà intégré dans des vêtements connectés (Source : Royole Corporation).

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Samsung développe un écran de smartphone Oled flexible et « incassable »

Samsung a annoncé le développement d’un nouvel écran Oled flexible et « incassable » pour smartphones. Celui-ci pourra résister à de multiples chutes d’une hauteur de 1,20 mètre, correspondant à celle des hanches d’un adulte.

Tous les modèles de smartphones Samsung haut de gamme, notamment les Galaxy S9 et S9+, sont équipés d’écrans Oled flexibles dont les bords sont incurvés. Mais ils sont réputés fragiles, vulnérables au moindre choc un peu important, et très onéreux à réparer. Le géant sud-coréen s’apprête cependant à améliorer les choses dans ce domaine en annonçant l’arrivée d’un nouvel écran Oled flexible et « incassable ».

L’écran en question vient de recevoir la certification de l’Underwriters Laboratories, un centre de test officiel rattaché au ministère du Travail des États-Unis. Autrement dit, les prochains smartphones Samsung Galaxy à écran incurvé ont de fortes chances d’être équipés de cette technologie. Dans son communiqué, le géant sud-coréen explique que la dalle Oled est fabriquée dans un « substrat incassable » et recouverte d’une vitre en plastique renforcé dont les propriétés de clarté, de résistance et de légèreté sont équivalentes à celles du verre.

Ecran Samsung incassable

L’écran Oled flexible et incassable développé par Samsung (Source : Samsung).

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