Un nouveau coronavirus découvert dans des chauves-souris en Angleterre

Pour la première fois, un coronavirus proche du SARS-CoV-2 a été découvert dans une chauve-souris en Europe. Heureusement, il n’est pas capable d’infecter les humains… À moins qu’il ne mute.

La pandémie de Covid-19 a mis en avant un mammifère volant fascinant, mais mal-aimé, la chauve-souris. Les rhinolophes d’Asie sont encore considérés comme le réservoir naturel d’un coronavirus qui, en mutant et en s’adaptant à l’humain, est devenu le SARS-CoV-2.

La famille des Rhinolophidae est aussi présente en Europe. Rhinolophus hipposideros, ou Petit rhinolophe, était autrefois très fréquent dans nos contrées ; aujourd’hui, sa population a drastiquement diminué.

Comme ses cousines asiatiques, le Petit rhinolophe porte des coronavirus du sous-genre des Sarbecovirus auquel appartiennent le SARS-CoV et le SARS-CoV-2. En Angleterre, le coronavirus RhGB01 vient tout juste d’être découvert dans les excréments des mammifères volants.

Nouveau coronavirus chauve-souris
Un coronavirus a été découvert dans une chauve-souris européenne. Une première.
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Australie : « très mauvaises » perspectives pour la Grande Barrière de corail

L’Institut australien pour la science marine (AIMS) a indiqué que les coraux étaient en ce moment dans une phase de rétablissement après une décennie d’événements très stressants pour l’ensemble du système, du fait du réchauffement de l’eau et de l’impact de cyclones. Mais ces moments de répit sont de plus en plus rares.

Les perspectives d’avenir demeurent « très mauvaises » pour la Grande Barrière de corail, et ce même si cet écosystème unique semble s’être quelque peu rétabli au cours de l’année écoulée, ont annoncé le 19 juillet 2021 des scientifiques du gouvernement australien, au moment où l’Unesco doit se prononcer sur son statut sur la liste du Patrimoine mondial.

L’agence des Nations unies a publié en juin les préconisations de ses experts et organismes consultatifs qui suggèrent que la Grande Barrière, inscrite au Patrimoine mondial en 1981, soit rangée sur la liste des sites « en péril » du fait de sa détérioration, pour beaucoup due à la récurrence des épisodes de blanchissement des coraux, conséquence des bouleversements climatiques. L’Institut australien pour la science marine (AIMS) a indiqué que les coraux étaient en ce moment dans une phase de rétablissement après une décennie d’événements très stressants pour l’ensemble du système, du fait du réchauffement de l’eau et de l’impact de cyclones.

Grande barrière de corail en danger
Des scientifiques australiens estiment que les perspectives d’avenir de la Grande Barrière de corail restent « très mauvaises », malgré des signes de rétablissement (Source : AFP).
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Quand la forêt amazonienne devient une source de CO2

Bien que les écosystèmes amazoniens soient très divers, la forêt amazonienne du sud-est n’est plus un puits de carbone terrestre. Déforestation, incendies et réchauffement local rapide ont réduit ou éliminé sa capacité à séquestrer le dioxyde de carbone. Si ces immenses forêts tropicales qui l’absorbaient ne sont plus en capacité de le faire, cela laisse augurer d’inquiétantes implications pour le réchauffement climatique futur.

En raison du changement climatique et de la déforestation, une grande partie du bassin de l’Amazonie émet désormais du CO2 au lieu d’en absorber, une transformation majeure pour cet écosystème crucial dans la limitation du réchauffement, selon une étude publiée mercredi.

Se basant sur des centaines d’échantillons d’air récoltés à diverses altitudes lors de la dernière décennie, l’étude publiée dans la revue Nature montre qu’en particulier la partie sud-est de l’Amazonie est passée d’un puits de carbone à une source de CO2, gaz responsable du réchauffement de la Planète. Lors des cinquante dernières années, les plantes et les sols ont absorbé plus d’un quart des émissions de CO2, même quand ces émissions ont augmenté de 50 %.

Alors si l’Amazonie — qui abrite la moitié des forêts tropicales particulièrement efficaces pour absorber ce carbone et qui stocke 450 milliards de tonnes de CO2 dans ses arbres et ses sols –, devenait une source constante de C02, s’attaquer à la crise climatique deviendrait encore plus difficile.

Forêt amazonienne
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Après l’éruption du Nyiragongo, des experts à l’assaut du cratère

C’est une ascension qui se finit dans le brouillard, le vent, le froid et la poussière des cendres : des volcanologues ont évalué en fin de semaine dernière l’activité du Nyiragongo, le volcan qui a menacé Goma dans l’Est de la République démocratique du Congo avec une éruption inattendue le 22 mai 2021.

Au départ de l’Observatoire volcanologique de Goma (OVG), tôt vendredi 11 juin 2021, quatre experts se dirigent vers les flancs du volcan au nord de la ville, sous la protection d’une dizaine de rangers armés du parc national des Virunga. Leur mission : « Utiliser des drones et des systèmes de caméras pour évaluer les glissements de terrain et voir si le cratère est en train de s’effondrer », explique Christopher Horsley, assistant technique à l’OVG. « On est en train de voir les fractures qui se sont manifestées lors de l’éruption », ajoute Bonheur Rugain, de l’OVG. L’expert congolais veut aussi étouffer une rumeur sur les réseaux sociaux disant que le volcan s’est éteint.

La montée à 3.470 m d’altitude se fait par la piste habituellement suivie par les touristes, fermée depuis l’éruption (quatre visiteurs se trouvaient au sommet du volcan le 22 mai, selon le parc des Virunga. Ils sont sains et saufs). Au début de l’ascension qui va durer cinq heures, le temps est clair et chaud. La piste présente des fractures en différents endroits. Plus le sommet se rapproche, et plus la végétation se fait rare, recouverte par une cendre grisâtre. Des arbres en travers du chemin ont été arrachés par l’éruption ou par l’activité sismique du volcan, qui s’est poursuivie une semaine après la coulée de lave, d’après les experts.

Nyiragongo 11/06/2021
Des volcanologues et des rangers observent le volcan Nyiragongo, dans l’Est de la République démocratique du Congo, le 11 juin 2021 (Source : AFP).
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La NASA choisit Vénus pour deux nouvelles missions d’exploration

La NASA a annoncé mercredi les grandes finalistes des missions d’exploration spatiale de ces prochaines années : DAVINCI+ et VERITAS, deux missions concernant Vénus. Toutes deux seront chargées d’étudier la planète sous toutes les coutures, de son atmosphère à ses reliefs de surface en passant par son activité volcanique, afin de mieux comprendre son histoire et, surtout, de savoir si à une époque Vénus fut réellement habitable ou non.

Le nouvel administrateur de l’agence spatiale, Bill Nelson, a annoncé deux nouvelles missions robotiques sur la planète la plus chaude du Système solaire, lors de son premier grand discours mercredi : « Ces deux missions sœurs visent toutes deux à comprendre comment Vénus est devenue un monde semblable à un enfer capable de faire fondre le plomb à sa surface. Nous espérons que ces missions permettront de mieux comprendre comment la Terre a évolué et pourquoi elle est actuellement habitable, alors que d’autres dans notre système solaire ne le sont pas ».

Les missions, nommées DAVINCI+ (Deep Atmosphere Venus Investigation of Noble gas, Chemistry, and Imaging) et VERITAS (Venus Emissivity, Radio Science, InSAR, Topography, and Spectroscopy), ont été sélectionnées parmi quatre finalistes, deux ayant pour cible Vénus, une vers la lune volcanique Io de Jupiter et une autre vers la plus grande lune de Neptune, Triton. Les deux missions vers Vénus avaient postulé et avaient été rejetées lors de précédents cycles de sélection.

Vénus a presque la même taille que la Terre, mais elle semble avoir eu une histoire bien différente. Bien qu’il existe des preuves qu’elle était autrefois couverte d’océans et aurait pu être habitable, c’est aujourd’hui un paysage d’enfer brûlant avec des nuages ​​​​d’acide sulfurique. Aucun vaisseau spatial n’a passé plus de deux heures à sa surface. Et aucune mission de la NASA ne s’y est rendue depuis plus de 30 ans.

Vénus
Notre voisine Vénus vue par la sonde japonaise Akatsuki (Source : Isas/Jaxa/Akatsuki/Meli thev).
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Une éruption volcanique géante aurait détruit la couche d’ozone il y a 75.000 ans

Il y a quelques dizaines de milliers d’années, un supervolcan entrait en éruption du côté de l’Indonésie. Au-delà des effets directs que l’événement a pu avoir sur le climat de notre Planète, les chercheurs pensent aujourd’hui qu’il a été à l’origine d’une destruction massive de l’ozone atmosphérique. Avec un impact important sur la (sur)vie des humains.

Quelque part entre il y a 60.000 et 100.000 ans, la population humaine a connu une nette diminution. Et depuis longtemps, les chercheurs se demandent quelle a pu en être la cause. Aujourd’hui, une équipe de l’Université des sciences et des technologies du roi Abdallah (Kaust, Arabie saoudite) apporte une preuve supplémentaire qu’une éruption du supervolcan Toba situé sur l’île de Sumatra (Indonésie) pourrait bien en être à l’origine.

Les travaux menés jusqu’à présent n’avaient pas réussi à mettre en lumière des données climatiques de nature à affecter fortement l’humanité. Même si un hiver volcanique d’une dizaine d’années a suivi l’éruption et que des chutes de température – de quelque 3 °C en moyenne et jusqu’à 15 °C plus localement – ont été enregistrées sur environ un millénaire.

Eruption volcanique géante
La population humaine a connu des difficultés il y a entre 60.000 et 100.000 ans. Ne cherchez plus le responsable. Pour une équipe de l’Université des sciences et des technologies du roi Abdallah (Kaust, Arabie saoudite), c’est une éruption du supervolcan Toba (Indonésie) qui a causé la perte de 50 % de l’ozone atmosphérique.
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Vers une saison cyclonique 2021 plus intense que la normale en Atlantique Nord ?

Alors que la saison cyclonique 2020 avait été marquée par un nombre record de phénomènes tropicaux dans l’Atlantique nord, les regards se tournent désormais vers l’été dont l’activité cyclonique devrait être à nouveau supérieure aux moyennes. Néanmoins, cette saison 2021 ne devrait pas atteindre les proportions de l’année dernière.

La saison cyclonique dans l’Atlantique Nord s’étend officiellement du 1er juin au 30 novembre, avec un pic d’activité d’août à octobre. Cette année, elle a déjà débuté de façon précoce avec la tempête subtropicale ANA qui s’était formée le 22 mai au nord-est des Bermudes. Rappelons néanmoins qu’il n’est pas rare que des phénomènes tropicaux se forment avant le début officiel de la saison : ainsi, depuis 2015, c’est la 7ème fois que cela se produit, le plus précoce ayant été l’ouragan ALEX en janvier 2016. Pour cette année, les conditions météorologiques sont favorables à une saison active avec en prévision un nombre d’ouragan supérieur à la moyenne, tout en restant bien moins important que l’année dernière, qui avait été « record ».

L’année 2020 figure dans les records d’activité cyclonique, avec 30 phénomènes nommés (tous confondus, de la tempête tropicale aux ouragans), battant le précédent record de l’année 2005 où 28 phénomènes s’étaient formés. Néanmoins, ce grand nombre de phénomène masque une différence avec 2005, avec moins d’ouragans majeurs en 2020 (aucun ouragan de catégorie maximale 5/5). D’autre part, la majorité de ces phénomènes tropicaux est restée en mer, épargnant les îles, alors que la saison 2019, moins active, avait été pourtant marquée par le puissant ouragan DORIAN, qui avait ravagé une partie des Antilles et les Bahamas. En 2020, la liste des noms prévus pour la saison fut même épuisée et pour la seconde fois de l’histoire, après la saison 2005, le NHC (Centre National Américain des ouragans) a dû utiliser l’alphabet grec pour nommer les phénomènes suivants. La saison s’est prolongée jusqu’au 13 novembre. L’ouragan le plus meurtrier de cette saison a été l’ouragan ETA, qui toucha l’Amérique Centrale en catégorie 4/5, faisant plus de 300 morts.

Saison cyclonique 2020
Les trajectoires des 30 tempêtes et ouragans de 2020, la saison la plus active jamais enregistrée.
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Les anomalies magnétiques précédant les séismes enfin expliquées ?

Si la sismologie est aujourd’hui un domaine relativement bien compris, certaines zones d’ombres persistent toujours. C’est le cas du sismomagnétisme, c’est-à-dire l’émergence d’anomalies magnétiques souterraines précédant la survenue d’un tremblement de terre. Connu depuis plusieurs années par les sismologues, ce phénomène restait toutefois inexpliqué. Mais des chercheurs pourraient enfin avoir trouvé une explication.

Au cours des dernières années, les sismologues ont détecté de brèves et subtiles anomalies dans les champs électriques souterrains conduisant à un tremblement de terre, survenant parfois dès quelques semaines avant le séisme. Il est tentant de penser que ces sursauts électromagnétiques pourraient être utilisés pour prédire quand un séisme se produira. Jusqu’à présent, cependant, la cause de ces sursauts n’était pas certaine.

De nouvelles recherches suggèrent que la clé réside dans les gaz qui sont piégés dans ce que l’on appelle une vanne de faille et peuvent s’accumuler avant un tremblement de terre. Ces couches de roche imperméables peuvent glisser à travers une faille, créant efficacement un portail qui bloque l’écoulement des eaux souterraines.

Lorsque la vanne de faille finit par se fissurer et que la pression diminue, du dioxyde de carbone ou du méthane dissous dans l’eau piégée est libéré, augmentant en volume et écartant les fissures dans la faille. Au fur et à mesure que le gaz émerge, il est également électrifié, les électrons libérés par les surfaces fissurées se fixant aux molécules de gaz et générant un courant lorsqu’ils se déplacent vers le haut.

Séisme
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Le vaccin Pfizer « hautement efficace » contre le variant indien

Jusqu’ici, l’inquiétude se faisait ressentir à travers le monde quant à l’efficacité des vaccins actuels contre le variant indien, plus contagieux que ses prédécesseurs. Enfin, une récente étude portant sur plusieurs milliers d’individus a permis d’obtenir les premiers résultats officiels de terrain, et ils sont très encourageants. Le vaccin Pfizer serait efficace à 88% pour prévenir la maladie symptomatique provoquée par le variant indien, conservant une haute efficacité. Quant au vaccin d’AstraZeneca, également inclus dans l’étude, son efficacité reste stable, avec une protection de 60% contre la maladie symptomatique.

Selon une étude du Public Health England (PHE), deux injections de l’un ou l’autre vaccin confèrent un niveau de protection similaire (respectivement) contre la maladie symptomatique provoquée par le variant indien du SARS-CoV-2 et contre le variant britannique B.1.1.7. Cependant, les deux vaccins n’étaient efficaces qu’à 33% contre la souche indienne (B.1.617.2) trois semaines après la première dose. L’efficacité contre la variante britannique était de 50% après une dose également.

L’analyse, réalisée entre le 5 avril et le 16 mai et portant sur environ 1000 personnes infectées par le variant indien, a révélé que le vaccin Pfizerr-BioNTech (BNT162b2) était efficace à 88% contre la maladie symptomatique deux semaines après l’administration d’une deuxième dose, contre 93% contre la souche britannique. Pour sa part, le vaccin d’AstraZeneca (ChAdOx1) était efficace à 60%, contre 66% contre la variante britannique au cours de la même période.

Concernant le vaccin Moderna, les données n’ont pas été suffisantes pour établir un résultat statistiquement acceptable. Néanmoins, étant donné sa similarité avec le vaccin Pfizer (technologie ARNm), l’on pourrait s’attendre à une efficacité similaire.

Vaccination Inde
Des personnes attendant de recevoir une dose de vaccin (Covishield) à Amritsar, en Inde, où les cas de Covid-19 ont commencé à diminuer (Source : AFP).
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L’infertilité des espèces, l’autre menace du réchauffement climatique

La communauté scientifique étudie depuis longtemps les effets du réchauffement climatique sur les êtres vivants. Des chercheurs anglais se sont tournés vers l’une des conséquences des températures extrêmes : l’infertilité des espèces causée par les excès de chaleur. Leur étude démontre que la reproduction des espèces ou la fertilité dépendra des limites thermiques.

Prédire et identifier les endroits de la Planète où les espèces risquent de disparaître sous l’effet du changement climatique représente un enjeu crucial pour préserver la biodiversité. Alors que la science se concentre principalement sur les dangers liés aux températures trop élevées et potentiellement mortelles pour les êtres vivants, des chercheurs en écologie de l’université de Liverpool ont préféré s’intéresser aux conditions climatiques dans lesquelles les espèces ne peuvent plus se reproduire.

Publiée dans Nature Climate Change, leur étude a porté sur 43 espèces de mouches à fruit (Drosophila). D’après les scientifiques, les mouches mâles deviennent stériles lorsqu’elles sont confrontées à des températures inférieures aux températures létales d’environ quatre degrés. Soit la différence de température estivale entre le nord de l’Angleterre et le sud de la France.

Réchauffement climatique & infertilité espèces
Le réchauffement climatique menace la reproduction des espèces.
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