Paris et 11 autres villes s’engagent à tendre vers le « zéro émission » polluantes

Douze maires de grandes villes dont Los Angeles, Mexico, Auckland ou Londres, ont signé à Paris une déclaration s’engageant à acheter des bus propres et tendre vers le « zéro émission » d’ici 2030.

Par cet engagement, signé lundi 23 octobre 2017, dans le cadre d’une réunion du réseau de villes C40, douze maires de grandes villes ont annoncé leur engagement à « acquérir, avec nos partenaires, uniquement des bus à zéro émission à partir de 2025 et à s’assurer qu’une partie importante de nos villes soient des zones à zéro émission à l’horizon 2030 ». Les maires signataires sont ceux de Londres, Paris, Los Angeles, Barcelone, Quito, Vancouver, Mexico, Copenhague, Auckland, Seattle, Milan et Le Cap. Ils sont soutenus par Tokyo, qui s’est engagé dès 1990 dans ce domaine.

Les signataires de la déclaration envisagent « un avenir où la marche, le cyclisme et le transport partagé sont les moyens de déplacement principaux des citoyens de villes ». Ils s’engagent donc à « favoriser la marche et le cyclisme », les transports partagés et « réduire le nombre de véhicules les plus polluants dans nos rues et abandonner progressivement l’utilisation des véhicules à combustion fossile ».

La « volonté du C40 est d’engager l’ensemble de nos collègues vers ces objectifs très ambitieux », a indiqué Mme Hidalgo, qui préside ce réseau, en saluant cette « avant-garde du C40 ». Mme Hidalgo a annoncé cette initiative lors d’une déclaration à la presse avec à ses côtés les maires de Los Angeles, Quito, Tokyo, Auckland, Barcelone, Le Cap et Milan et l’ex-maire de New York Michael Bloomberg, qui ont détaillé les initiatives déjà engagées dans leurs villes (moteurs propres, transports en commun, urbanisme, etc).

CA40 Paris 23/10/2017

De gauche à droite, Mauricio Rodas (Equateur), Patricia De Lille (Le Cap), Yuriko Koike (Tokyo), Eric Garcetti (Los Angeles), Anne Hidalgo (Paris), Michael Bloomberg (ancien maire de New York), Ada Colau (Barcelone), Giuseppe Sala (Milan) et Phil Goff (Auckland) posent le 23 octobre 2017 après la signature, à Paris, d’un engagement à réduire les émissions polluantes des villes qu’ils représentent (Source : AFP).

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Les déchets sont aussi un problème dans l’espace

Du 18 au 21 avril 2017 l’Agence spatiale européenne organise dans son centre de Darmstadt, en Allemagne, une conférence sur l’épineuse problématique des débris spatiaux.

En moins d’un quart de siècle, le nombre de débris suffisamment gros pour endommager un vaisseau spatial ou un satellite a plus que doublé, ont affirmé les participants à cette conférence de l’Agence spatiale européenne (ESA) à Darmstadt, en Allemagne. « Nous sommes très préoccupés », a déclaré Rolf Densing, directeur des opérations de l’ESA, qui plaide pour une vraie prise en compte de ce problème qui ne peut être résolu qu’à l’échelle mondiale.

Le risque de collision avec des débris est statistiquement faible mais il a augmenté, au fil des missions qui ont eu lieu depuis que l’Union soviétique a lancé en 1957 Spoutnik 1, le premier satellite artificiel. Les morceaux de fusées, les satellites en fin de vie, les outils perdus par des astronautes… Tous ces objets, sous l’effet de dislocations et collisions en chaîne, ne cesseront de se multiplier. Ces objets peuvent atteindre 28.000 kilomètres/heure et, à cette vitesse, même un petit objet peut causer d’énormes dégâts.

Le scénario le plus redouté des scientifiques est celui d’une réaction en chaîne (un satellite pulvérisé créant de nouveaux débris venant à leur tour détruire d’autres satellites), tel que raconté dans le film Gravity. Certes les collisions ne seraient pas aussi rapides que décrites dans le film. Elles se produiraient sur plusieurs années. « Mais il serait sans doute impossible d’arrêter la réaction en chaîne » s’inquiête Holger Krag, responsable du bureau des débris spatiaux de l’ESA.

Débris autour de la Terre

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D’étonnantes photographies révèlent la majesté des fleurs sous UV

Surprenants végétaux, auxquels la chlorophylle confère des propriétés de fluorescence ! Ces images du photographe Craig Burrows révèlent la beauté des fleurs éclairées uniquement sous UV.

S’exposer aux rayons UV dans une cabine de bronzage pour magnifier son image… Non, il n’est pas question de la dernière injonction cosmétique à la mode (et rappelons-le, dangereuse), mais d’incroyables photographies du règne végétal, saisies par le photographe Craig Burrows sous un éclairage exclusivement UV. La chlorophylle que contiennent les plantes leur confère en effet des propriétés de fluorescence : la photosynthèse convertit en quelque sorte les UV absorbés, réémis dans le spectre du visible.

Craig Burrows déploie ainsi protocole original, presque expérimental, afin de tirer parti de la fluorescence naturelle de la flore. Son secret ? Un éclairage LED couvert d’un filtre qui bloque tout sauf le rayonnement UV. De quoi saisir, grâce à son Sony A77 monté sur trépied, des clichés des végétaux dans leur intimité, éclairés par leur propre lumière photosynthétique… « Littéralement, c’est comme si les fleurs luisaient », explique-t-il sur son site.

Fluorescence rose

Une rose trémière (Alcea roeae) comme vous ne l’avez jamais vue (Source : Craig Burrows).

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La nébuleuse de la Carène et ses piliers de la destruction

Les astronomes ont une nouvelle muse : l’instrument éponyme installé sur le VLT. Grâce à Muse, ils sont ainsi en mesure de percer les secrets d’objets comme la nébuleuse de la Carène et ses piliers de la destruction (aussi appelés piliers de la création), où des étoiles y sont en gestation. De quoi mieux comprendre les interactions des jeunes étoiles massives sur les structures de gaz qui les entourent.

Il y a plus de 20 ans, l’acuité d’Hubble dévoilait les turgescences de gaz, où des étoiles sont en gestation, au cœur de la nébuleuse de l’Aigle. Surnommé les « piliers de la création », leur portrait a fait le tour du monde et est devenu une des images les plus exhibées capturées par le télescope spatial. Les nouvelles caméras qui lui ont été greffées ensuite n’ont pas déçu : les images de cette région cosmique, distante d’environ 7.000 années-lumière de la Terre, furent encore plus saisissantes.

Ailleurs dans la Voie lactée, Hubble a aussi dépeint, il y a quelques années, de semblables structures dans la nébuleuse de la Carène (voir ci-dessous), autre foyer de création stellaire actif, situé quant à lui, à quelque 7.500 années-lumière.

Nébuleuse de la Carène

Les nuages moléculaires de la nébuleuse de la Carène saisis par le télescope spatial Hubble. (Source : NASA/ESA/Hubble Heritage Team)

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La mission spatiale SWOT étudiera les océans et les lacs en 2021

Le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) a confirmé le feu vert de cette mission vendredi 8 juillet 2016.

« Feu vert pour SWOT ! Océans, rivières, ce satellite scrutera les eaux de notre planète » s’enthousiasmait le CNES, vendredi 8 juillet 2016, dans un message posté sur son compte twitter. Le décollage de la mission est en effet officiellement programmé pour 2021.

Le satellite SWOT dont l’acronyme signifie « Surface Water Ocean Topography Mission » embarque un radar interféromètre baptisé KaRIn. Sa mission sera de réaliser des mesures très précises sur les eaux des océans et des lacs. Certes, il existe déjà des satellites d’altimétrie spatiale tels que Jason 3, lancé en janvier 2016, qui ont pour mission de mesurer l’élévation des océans avec une précision inférieure à quatre centimètres.

Satellite SWOT

Représentation numérique du satellite SWOT dont la mission a été validée pour 2021 (Source : NASA/ESA).

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Origine de la vie sur Terre : des fossiles de 2 milliards d’années « parlent » enfin

Des chercheurs français et américains ont découvert des fragments de protéines dans des micro-fossiles vieux de deux milliards d’années. Leur étude suggère qu’il sera bientôt possible de reconstituer la nature chimique des plus anciennes formes de vie sur Terre.

Jurassic Park n’est pas encore pour demain. Mais la recherche a tout de même fait un grand pas en avant vers la compréhension des premières formes de vie apparues sur Terre. Et c’est (presque) aussi excitant.

Les scientifiques français de l’Institut de minéralogie, de physique des matériaux et de cosmochimie et ceux du Laboratoire magma et volcans, en collaboration avec l’Université de Californie à Los Angeles, ont pour la première fois identifié la présence de fragments de protéines relativement peu dégradés dans des micro-organismes fossilisés vieux de presque deux milliards d’années. Soit les plus anciens restes de protéines retrouvés dans des fossiles jusqu’à maintenant.

L’étude, publiée dans Nature Communications, montre que des molécules issues du vivant, pourtant considérées comme fragiles, peuvent être préservées au sein de roches très anciennes. Elle suggère aussi qu’il sera bientôt possible de reconstituer la nature chimique des plus anciennes formes de vie sur Terre, à partir de leurs restes fossiles.

Micro-fossiles 2 milliards d'années

Microphotographies de micro-fossiles organiques vieux de presque deux milliards d’années, mais préservés morphologiquement et chimiquement (Source : CNRS/MNHN/UPMC/IRD).

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La grippe H1N1 a déjà fait près de 700 morts au Brésil

L’épidémie de grippe aviaire qui sévit actuellement au Brésil a déjà fait 679 morts depuis janvier 2016, selon les autorités. Ce bilan bien plus élevé qu’en 2015 inquiète, à deux mois des Jeux olympiques de Rio.

Fin mai 2016, le ministère de la Santé brésilien avait enregistré 3.518 cas de personnes infectées par cette grippe de type A (H1N1). L’an dernier, seuls 36 décès avaient été enregistrés. Le sud-est du pays, et plus particulièrement l’état de Sao Paulo (310 morts), sont les zones les plus touchées. Quant à l’état de Rio de Janeiro, ville hôte des Jeux Olympiques du 5 au 21 août 2016, totalise 34 décès.

Ces dernières années, le virus H1N1 n’est apparu au Brésil qu’entre les mois de mai et juillet, quand les températures sont plus fraîches. Mais cette année, l’épidémie a commencé en février, avant même la fin de l’été austral, prenant les autorités par surprise. Les raisons de cette précocité demeurent inexpliquées, mais la plupart des spécialistes estiment que le virus peut avoir été amené par des Brésiliens ayant voyagé dans l’hémisphère nord lors des premiers mois de l’année.

Virus A(H1N1)

Le virus de la grippe A(H1N1) (Source : Science Photo Library)

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