En Islande, plus de 3.000 secousses ont été enregistrées en 3 jours et une éruption volcanique se prépare

La terre tremble dans le nord de l’Islande, où plus de 3.000 secousses ont agité les sismographes ces trois derniers jours, tandis qu’une éruption est en vue pour un volcan dans le sud de l’île.

La terre tremble dans le nord de l’Islande, où plus de 3.000 secousses ont agité les sismographes ces trois derniers jours, ont annoncé lundi 22 juin 2020 des scientifiques, tandis qu’une éruption est en vue pour un volcan dans le sud de l’île.

Le volcan Grímsvötn, le plus actif de l’île boréale, se prépare pour sa prochaine éruption, la première depuis 2011, ont fait savoir les autorités depuis la mi-juin. Des taux de dioxyde de soufre particulièrement élevés ont été enregistrés, indiquant la présence du magma à faible profondeur. Si l’éruption du volcan Eyjafjöll en 2010 avait provoqué la formation d’un immense nuage de fumée et semé le chaos dans le ciel européen pendant un mois, avec plus de 100.000 vols annulés et huit millions de passagers bloqués, les risques, cette fois, sont jugés plus faibles.

Volcan Grímsvötn

Le volcan le plus actif de l’Islande, le Grímsvötn, est en train de se réveiller : les taux élevés de dioxyde de soufre ont été enregistrés et signalent la présence de magma à une faible profondeur.

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Une étudiante découvre 17 planètes dont une se situe dans la zone habitable

Une étudiante qui réalise un doctorat en astronomie au Canada a récemment découvert 17 planètes grâce aux données fournies par la mission Kepler de la NASA.

Michelle Kunimoto, une étudiante réalisant son doctorat en astronomie à l’Université de Colombie-Britannique (Canada), a récemment découvert 17 planètes grâce aux données fournies par la mission Kepler de la NASA. Sur les 17 planètes découvertes et qui ont fait l’objet d’une publication dans l’Astronomical Journal le 25 février 2020, une attire particulièrement l’attention des scientifiques : KIC-7340288.

Située à quelque 1.000 années-lumière de la Terre et orbitant à 0,444 unités astronomiques (UA, ou la distance Terre-Soleil) de son étoile, la planète se situe dans la zone d’habitabilité, c’est-à-dire une aire dans laquelle l’eau liquide peut exister, condition sine qua non à l’apparition de la Vie telle que la connaissons (voir encadré ci-dessous). Plus proche de son étoile, l’eau se vaporiserait, plus loin elle n’existerait que sous forme de glace. De plus, la planète ne fait que 1,5 fois la taille de la Terre, soit une taille assez petite pour être considérée comme rocheuse et non gazeuse.

Découverte 17 exoplanètes

Une étudiante de l’université de Colombie britannique (Canada) a découvert 17 nouvelles exoplanètes grâce aux données de la mission Kepler.

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Le volcan Tungurahua en Équateur risque de s’effondrer

Dans la langue indigène des peuples Quechua, le nom de ce volcan, soit Tungurahua, signifie « Gorge de feu ». D’autres disent qu’il signifie « cratère ». Deux appellations utilisées pour désigner ce stratovolcan (ou volcan composite) actif en Équateur, situé à 5023 mètres d’altitude. À présent, les scientifiques avertissent qu’il risque de s’effondrer.

Bien que les appellations diffèrent, tout le monde est d’accord sur le fait que ce vieux volcan est un réel danger et ce, depuis très longtemps, bien que les derniers grondements puissent signifier une menace encore plus grande que toute éruption ordinaire…

Selon une nouvelle analyse, Tungurahua pourrait montrer des signes avant-coureurs de ce qui pourrait être un effondrement structurel majeur, vraisemblablement dû aux instabilités causées par les dommages de l’activité magmatique en cours à l’intérieur du volcan. « En utilisant des données satellitaires, nous avons observé une déformation très rapide du flanc ouest de Tungurahua, dont nos recherches suggèrent qu’elle est causée par des déséquilibres entre le magma présent et le magma en éruption », explique le volcanologue géophysicien James Hickey, de l’Université d’Exeter au Royaume-Uni.

Il faut savoir que le volcan Tungurahua est constamment actif depuis 1999. Mais même si pour nous, 20 années d’éruptions relativement fréquentes semblent être longues, ce n’est pas le cas à l’échelle du volcan (qui a une très longue durée de vie). D’ailleurs, selon les scientifiques, nous pourrions dire que Tungurahua en est à sa troisième vie, car il a déjà subi deux de ces effondrements structurels déclenchés par des éruptions.

Eruption du volcan Tungurahua

Eruption du volcan Tungurahua

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Cyclone Kenneth à Mayotte : pas de victime mais des dégâts

Dans ce département français, les écoles ont fermé et le trafic aérien a été suspendu.

Le cyclone Kenneth, passé mercredi à 200 km au nord de Mayotte, « a occasionné plusieurs dégâts sur le département sans qu’aucune victime ne soit à déplorer », a annoncé jeudi la préfecture de l’île par communiqué. D’abord forte tempête tropicale, le système dépressionnaire est devenu cyclone mercredi et le département avait été placé dès mardi soir en triple vigilance : orages, vents forts, forte houle.

Depuis mercredi matin, les établissements scolaires sont fermés et le trafic aérien suspendu. Les rotations maritimes entre Petite-Terre et Grande-Terre, qui ont cessé mercredi, ont repris progressivement jeudi à 14h pour un retour à la normale prévu pour vendredi, a indiqué la préfecture.

Durant le passage du cyclone, 450 personnes ont été hébergées dans des collèges ou au sein de locaux mis à disposition par les collectivités, a déclaré la préfecture, en raison de la précarité de leur habitation. Selon la dernière enquête Insee datant de 2017, quatre ménages sur dix à Mayotte vivent dans un logement en tôle, en bois, en végétal ou en terre.

Mayotte cyclone Kenneth 25/04/2019

Aucune victime n’est à déplorer à Mayotte après le passage mercredi du cyclone Kenneth (Source : AFP).

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Hawaï : l’état d’urgence déclaré avant le passage de l’ouragan Lane

Alors que l’ouragan Lane approche de Hawaï, l’état d’urgence a été déclaré par le président américain. De fortes précipitations et des vents violents sont attendus dans l’Etat américain.

Le président Donald Trump a déclaré l’état d’urgence dans l’État américain de Hawaï, ouvrant le déblocage de fonds fédéraux avant le passage imminent de l’ouragan Lane dans l’archipel, a annoncé la Maison Blanche le 23 août 2018. Cette proclamation d’état d’urgence (faite un jour avant l’annonce officielle) permet à l’Agence fédérale des situations d’urgence (Fema) « d’apporter une aide adéquate pour soutenir les mesures d’urgences nécessaires », a expliqué la Maison Blanche dans un communiqué.

Selon le dernier bulletin du Centre national des ouragans du Pacifique (CPHC), publié à 12H00 GMT le 23 août 2018, Lane se trouvait à 370 kilomètres des côtes de Kailua-Kona (ouest de l’île principale) et à 560 kilomètres d’Honolulu, la capitale de l’État. Porté par des vents soufflant à plus de 200 km/h, il avançait à 11 km/h, en légère baisse par rapport à la veille. Situé au sud de l’archipel, il remonte vers le nord-ouest.

Ouragan Lane 23/08/2018

Ouragan Lane le 22 août 2018 (Source : NOAA).

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Les langues créoles gardent en mémoire les origines des flux migratoires

À chaque région son dialecte. La façon dont nous prononçons les mots trahit souvent d’où nous venons. C’est aussi le cas pour des migrants britanniques partis dans les colonies d’Amérique du Sud il y a plus de trois siècles. Il y ont semé des indices linguistiques conservés depuis tout ce temps dans une langue créole et traqués aujourd’hui par des chercheurs. La méthode pourrait pallier au manque d’archives historiques.

Le créole est le fruit d’une convergence entre des populations aux origines variées, s’exprimant dans leur langue propre, qui à force de contacts se créent un langage commun. Ainsi, le créole réunionnais a notamment des racines française, malgache, indienne et africaine. Le créole louisianais vient quant à lui du français et de multiples langues africaines.

Bien souvent, une des langues de départ l’emporte sur toutes les autres, ce pourquoi le créole se base essentiellement sur elle. Cette domination par une des langues reflète en général le contexte nettement plus sombre dans lequel une langue créole naît : celui de la colonisation, de l’esclavage et du travail forcé.

Des chercheurs, André Sherriah et ses collègues, ont retracé un tel héritage dans le sranan, une langue créole du Suriname, pays d’Amérique du Sud anciennement colonisé par les Européens. Ce créole emprunte majoritairement à l’anglais, puis à plusieurs langues d’Afrique occidentale et centrale, ainsi qu’à une poignée d’autres langues européennes, dont le néerlandais et le portugais. En effet, la formation du sranan remonte à la moitié du XVIIe siècle, alors que le Suriname était brièvement sous domination britannique. Le sranan a été créé avant 1667, date à laquelle l’Angleterre a cédé la colonie aux Néerlandais.

Langues créoles flux migratoires

Les langues créoles se sont formées lors de mélanges de populations et conservent les caractéristiques des dialectes dans lesquels ces dernières s’exprimaient, avant la création d’un créole comme langage commun.

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Plus de 100.000 orangs-outans de Bornéo ont disparu en 16 ans

Une quarantaine de chercheurs se sont penchés au chevet des orangs-outans de Bornéo dans une nouvelle étude. L’espèce est au bord de l’extinction.

Entre 1999 et 2015, plus de 100.000 orangs-outan de Bornéo (Pongo pygmaeus) ont disparu, un phénomène largement dû à la déforestation mais aussi au braconnage. En effet, la chasse illégale des orangs-outans est également un facteur majeur de ce déclin. Ce chiffre effroyable a été présenté dans une étude publiée le 15 février 2018 dans la revue Current Biology.

« Nos découvertes sont alarmantes », s’inquiètent les chercheurs, estimant que précisément 148.500 orangs-outans sont morts sur cette île située en Asie du Sud-Est. L’étude pointe du doigt la responsabilité de l’exploitation forestière pour le papier, l’huile de palme et l’exploitation minière. « Les ressources naturelles sont exploitées à des taux élevées, insoutenables, à travers l’écosystème tropical, y compris à Bornéo », ont précisé les auteurs de l’étude.

ourang outan Lire la suite

Paris et 11 autres villes s’engagent à tendre vers le « zéro émission » polluantes

Douze maires de grandes villes dont Los Angeles, Mexico, Auckland ou Londres, ont signé à Paris une déclaration s’engageant à acheter des bus propres et tendre vers le « zéro émission » d’ici 2030.

Par cet engagement, signé lundi 23 octobre 2017, dans le cadre d’une réunion du réseau de villes C40, douze maires de grandes villes ont annoncé leur engagement à « acquérir, avec nos partenaires, uniquement des bus à zéro émission à partir de 2025 et à s’assurer qu’une partie importante de nos villes soient des zones à zéro émission à l’horizon 2030 ». Les maires signataires sont ceux de Londres, Paris, Los Angeles, Barcelone, Quito, Vancouver, Mexico, Copenhague, Auckland, Seattle, Milan et Le Cap. Ils sont soutenus par Tokyo, qui s’est engagé dès 1990 dans ce domaine.

Les signataires de la déclaration envisagent « un avenir où la marche, le cyclisme et le transport partagé sont les moyens de déplacement principaux des citoyens de villes ». Ils s’engagent donc à « favoriser la marche et le cyclisme », les transports partagés et « réduire le nombre de véhicules les plus polluants dans nos rues et abandonner progressivement l’utilisation des véhicules à combustion fossile ».

La « volonté du C40 est d’engager l’ensemble de nos collègues vers ces objectifs très ambitieux », a indiqué Mme Hidalgo, qui préside ce réseau, en saluant cette « avant-garde du C40 ». Mme Hidalgo a annoncé cette initiative lors d’une déclaration à la presse avec à ses côtés les maires de Los Angeles, Quito, Tokyo, Auckland, Barcelone, Le Cap et Milan et l’ex-maire de New York Michael Bloomberg, qui ont détaillé les initiatives déjà engagées dans leurs villes (moteurs propres, transports en commun, urbanisme, etc).

CA40 Paris 23/10/2017

De gauche à droite, Mauricio Rodas (Equateur), Patricia De Lille (Le Cap), Yuriko Koike (Tokyo), Eric Garcetti (Los Angeles), Anne Hidalgo (Paris), Michael Bloomberg (ancien maire de New York), Ada Colau (Barcelone), Giuseppe Sala (Milan) et Phil Goff (Auckland) posent le 23 octobre 2017 après la signature, à Paris, d’un engagement à réduire les émissions polluantes des villes qu’ils représentent (Source : AFP).

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Les déchets sont aussi un problème dans l’espace

Du 18 au 21 avril 2017 l’Agence spatiale européenne organise dans son centre de Darmstadt, en Allemagne, une conférence sur l’épineuse problématique des débris spatiaux.

En moins d’un quart de siècle, le nombre de débris suffisamment gros pour endommager un vaisseau spatial ou un satellite a plus que doublé, ont affirmé les participants à cette conférence de l’Agence spatiale européenne (ESA) à Darmstadt, en Allemagne. « Nous sommes très préoccupés », a déclaré Rolf Densing, directeur des opérations de l’ESA, qui plaide pour une vraie prise en compte de ce problème qui ne peut être résolu qu’à l’échelle mondiale.

Le risque de collision avec des débris est statistiquement faible mais il a augmenté, au fil des missions qui ont eu lieu depuis que l’Union soviétique a lancé en 1957 Spoutnik 1, le premier satellite artificiel. Les morceaux de fusées, les satellites en fin de vie, les outils perdus par des astronautes… Tous ces objets, sous l’effet de dislocations et collisions en chaîne, ne cesseront de se multiplier. Ces objets peuvent atteindre 28.000 kilomètres/heure et, à cette vitesse, même un petit objet peut causer d’énormes dégâts.

Le scénario le plus redouté des scientifiques est celui d’une réaction en chaîne (un satellite pulvérisé créant de nouveaux débris venant à leur tour détruire d’autres satellites), tel que raconté dans le film Gravity. Certes les collisions ne seraient pas aussi rapides que décrites dans le film. Elles se produiraient sur plusieurs années. « Mais il serait sans doute impossible d’arrêter la réaction en chaîne » s’inquiête Holger Krag, responsable du bureau des débris spatiaux de l’ESA.

Débris autour de la Terre

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