Découverte de vestiges romains engloutis en Tunisie

Des chercheurs tunisiens et italiens ont pu explorer les vestiges de la ville de Néapolis dont une partie avait été engloutie par un tsunami.

« C’est une découverte majeure » car elle vient corroborer des récits datant de l’Antiquité, a expliqué à l’AFP Mounir Fantar, directeur de la mission archéologique. Des vestiges romains s’étendant sur 20 hectares sous la mer ont été découverts durant l’été 2017 par une mission tuniso-italienne à Nabeul, en Tunisie. Elle confirme qu’un tsunami a englouti une partie de la ville de Néapolis au 4ème siècle.

Une équipe conjointe de l’Institut national du patrimoine tunisien (INP) et de l’Université de Sassari-Oristano en Italie a mené des prospections sous-marines qui ont mis au jour des rues, des monuments et surtout près d’une centaine de cuves servant à la production de « garum », une sauce de chairs et viscères de poissons, sans doute responsable de problèmes intestinaux, mais dont les Romains étaient très friands.

 

Néapolis

Les vestiges d’une ville engloutie ont été découverts au large de Nabeul, en Tunisie (Source : Institut National du Patrimoine Tunisien/Université de Sassari-Oristano/AFP).

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Twistron, cette étonnante fibre plus légère qu’une mouche capable de produire de l’électricité

C’est peut-être la fibre de la révolution : le projet « Twistron », un dispositif filaire composé de nanotube de carbone, présente la capacité de générer de l’électricité dès lors qu’il est étiré ou soumis à de simples torsions.

Et si la batterie électrique telle qu’on la connait devenait un lointain souvenir ? Une équipe scientifique – dirigée par des chercheurs de l’Université du Texas à Dallas et de l’Université Hanyang en Corée du Sud – a mis au point une étonnante invention capable de générer de l’électricité grâce à une simple torsion ou un banal étirement.

Nommé « Twistron », le matériau prend la forme d’une sorte de fil tressé. Selon l’étude publiée dans la revue Science, il se compose en réalité de nanotubes de carbone, des cylindres creux au diamètre 10.000 fois inférieur à celui d’un cheveu. Pour concevoir leur dispositif, les chercheurs ont ainsi torsadé les nanotubes une première fois puis une seconde beaucoup plus fortement afin de rendre le fil élastique.

Pour qu’il puisse générer de l’électricité, ils ont ensuite exposé les fils à un matériau conducteur à base d’ions. « Lorsque vous plongez les fibres en nanotubes de carbone dans un bain d’électrolyte (Ndlr : une substance conductrice contenant des ions mobiles), les fibres sont chargées par l’électrolyte elle-même », a expliqué Na Li, chercheur à l’Université du Texas à Dallas.

Twistron

Twistron, une fibre qui produit de l’électricité.

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Grand final de Cassini : à quoi va servir le plongeon dans Saturne ?

Le plongeon dans Saturne de la sonde Cassini est dangereux pour le vaisseau spatial mais la décision a été mûrement réfléchie. Nicolas Altobelli, le responsable scientifique pour l’Agence spatiale européenne de la mission Cassini, nous explique les raisons de ce choix et le retour scientifique attendu.

Le 15 septembre, il en sera terminé de Cassini. Ce plongeon dans Saturne a été « décidé par l’ESA et la NASA pour se débarrasser proprement de la sonde de façon à nous conformer aux règles de la protection planétaire », nous explique Nicolas Altobelli, le responsable scientifique pour l’ESA de la mission Cassini. Ces règles stipulent de ne pas contaminer d’autres mondes d’une façon qui compromettrait de futures études scientifiques sur d’éventuelles traces de vie, actuelles ou éteintes.

C’est pourquoi les deux agences spatiales ne veulent pas risquer de perdre le contrôle de Cassini qui risquerait de s’écraser sur la surface d’Encelade ou celle de Titan, « deux lunes dotées d’une habitabilité potentielle ». Et ce risque est bien réel. De façon surprenante, les sondes spatiales n’ont pas de jauge pour mesurer la quantité de carburant restante. Le niveau des réservoirs est toujours estimé à partir de calculs et les opérateurs au sol ne le connaissent jamais précisément. Le défi est donc de terminer la mission avant que le risque d’une panne sèche ne devienne trop important.

Cette fin de mission qui se terminera par un plongeon dans Saturne, les responsables « la préparent depuis plusieurs mois ». Jusqu’aux derniers instants de la sonde, « les orbites ont été optimisées pour garantir un retour scientifique important ». Lors de sa toute dernière orbite, Cassini pointera son antenne vers la Terre pour envoyer ses données « lorsqu’elle entrera dans l’atmosphère et durant sa descente ». Le dernier survol de Titan (le 127e !), à plus de 100.000 kilomètres, doit permettre aux contrôleurs au sol de mesurer assez précisément la durée de la communication avec la Terre dès que la sonde aura débuté son plongeon final.

Cassini Saturne grand final

Une vue d’artiste de la mission Cassini avant son plongeon final dans Saturne (Source : NASA/JPL-Caltech).

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L’ouragan Irma menace la moitié Nord de l’arc antillais

Repéré mercredi 30 août 2017 à l’ouest des îles du Cap Vert, l’ouragan Irma de catégorie 3 menace sérieusement le Nord de l’arc Antillais.

Classé en catégorie 3 (sur 5) sur l’échelle de Saffir-Simpson de classification de l’intensité des cyclones tropicaux (voir encadré ci-dessous), l’ouragan Irma continue de se renforcer. Selon les informations délivrées par Météo France le 3 septembre 2017, « la pression en son centre est actuellement de 969 hPa, et les vents atteignent 220km/h. Irma se dirige vers le Nord de l’arc Antillais et devrait passer à proximité des îles de Saint Barthélémy et de Saint Martin d’ici mercredi 6 septembre ».

Irma, repéré à environ 500 km à l’ouest des îles du Cap Vert mercredi 30 août 2017 en fin de matinée est rapidement devenu le 2e ouragan majeur de la saison 2017 après Harvey qui a sévèrement frappé le Texas. Le cyclone poursuit sa route, avec une intensité fluctuante, vers l’arc antillais avec une trajectoire vers l’Ouest-Sud-Ouest qui devrait s’incurver lundi 4 septembre vers l’Ouest-Nord-Ouest.

IRMA 04/09/2017 8h

L’ouragan IRMA le 4 septembre 2017 à 8h heure locale (Source : Météo France).

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Des scientifiques ont calculé l’âge limite de la vie humaine

Des chercheurs néerlandais ont affirmé jeudi 31 août 2017 avoir fixé le « plafond de verre » de la durée de vie humaine à 115,7 ans pour les femmes et à 114,1 ans pour les hommes, malgré l’augmentation de l’espérance de vie.

Des statisticiens des Universités de Tilburg (sud) et de Rotterdam ont exploré des données qui s’étendent sur les trois dernières décennies de quelque 75.000 Néerlandais dont l’âge exact au moment du décès a été enregistré, a expliqué le professeur John Einmahl, l’un des trois scientifiques qui ont réalisé cette étude.

« En moyenne, on vit plus longtemps, mais les plus âgés d’entre nous ne sont pas devenus plus âgés au cours des trente dernières années », a dit John Einmahl à l’AFP. « Nous avons incontestablement affaire à un mur. Evidemment, l’espérance de vie* à augmenté », poursuit-il, soulignant que le nombre des personnes ayant atteint 95 ans aux Pays-Bas avait quasiment triplé. « Néanmoins, le plafond en lui-même n’a pas changé », conclut-il. Il serait fixé à 115,7 ans pour les femmes et à 114,1 ans pour les hommes.

Age limite humains

Des scientifiques ont calculé l’âge limite que l’homme peut atteindre. (Source : SIPA).

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Trappist-1 : Hubble suggère la présence d’eau sur certaines exoplanètes

Y a-t-il de l’eau sur les exoplanètes rocheuses situées autour de l’étoile Trappist-1 ? Aucun signe n’a encore été détecté mais, selon les travaux réalisés grâce à Hubble par une équipe internationale d’astronomes, un optimisme, très mesuré, est autorisé.

On ne le répétera jamais assez : une planète peut se situer dans la zone d’habitabilité de son étoile sans pour autant être réellement habitable — surtout si elle se trouve autour d’une naine rouge. En effet, de multiples facteurs influencent cette habitabilité, comme :

  • la quantité d’eau héritée par la planète lors de sa formation ;
  • les caractéristiques de son atmosphère (est-elle assez épaisse pour un effet de serre modéré qui permet à l’eau liquide d’exister, comme c’est le cas avec la Terre ? ou bien est-elle trop épaisse, ce qui conduit à un enfer vénusien ?) ;
  • l’activité de son étoile hôte.

Concernant ce dernier point, se pose la question de l’impact des éruptions stellaires, et des rayonnements qui les accompagnent. Ces derniers jouent un rôle sur l’existence ou non de l’atmosphère d’une exoplanète et sur la présence d’eau, en particulier dans le cas de naines rouges (ces étoiles ont une jeunesse très turbulente). Un flux de rayonnement ultraviolet (UV) trop important peut conduire à la photodissociation des molécules du stock d’eau d’une jeune exoplanète en donnant des molécules d’O2 et de H2. Selon la masse de l’exoplanète, les molécules d’hydrogène s’échappent alors plus ou moins rapidement de celle-ci, laissant, au final, un monde privé d’océan (si ceux-ci ont existé), mais avec une atmosphère enrichie en dioxygène, ce qui peut faire croire à la présence de la vie.

Trappist-1f

Vue d’artiste de la surface de Trappist-1f (Source : NASA/JPL-Caltech/IPAC)

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Etats-Unis : une première thérapie génique autorisée contre la leucémie

La mise sur le marché d’une première thérapie génique a été autorisée le 30 août 2017 par l’agence américaine des produits médicamenteux. Il s’agit d’un traitement destiné aux malades atteints d’une forme fréquente de Leucémie.

Le 30 août 2017, l’agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) a autorisé la mise sur le marché d’un traitement de thérapie génique contre la leucémie lymphoblastique aiguë. Une maladie caractérisée par la production de lymphocytes (globules blancs) défaillants. Aux Etats-Unis, il s’agit du cancer du sang le plus fréquent chez les jeunes de moins de vingt ans avec 3100 nouveaux cas diagnostiqués chaque année. En outre, l’autorisation de la FDA suit la recommandation formulée en juillet par un groupe consultatif d’experts de l’agence.

Développé par un chercheur de l’université de Pennsylvanie, le traitement génique se nomme Kymriah. Il est destiné à des enfants et jeunes adultes ayant résisté à d’autres traitements ou ayant fait des rechutes. « Le Kymriah ne fournit pas seulement à ces patients un nouveau traitement alors que les options qui s’offrent à eux sont très limitées, mais un traitement qui a montré des promesses de rémission et de survie dans les essais cliniques » précise Peter Marks, directeur du centre d’évaluation et de recherche biologiques (CBER) au sein de la FDA.

Globules blancs leucémie

Lors d’une leucémie, les globules blancs présentent une forme anormale ce qui réduit leur capacité à lutter contre les infections rencontrées par l’organisme (Source : Science Photo Library/AFP).

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