Un site pour connaître en temps réel la pollution de l’air près de chez vous

L’Agence européenne de l’environnement vient de lancer un indice européen de la pollution de l’air qui permet à tout citoyen de connaître la situation chez lui pour cinq polluants, dont les redoutables microparticules.

La France et de très nombreux pays d’Europe affichent régulièrement des pics de pollution bien au-dessus des normes fixées par Bruxelles. De façon générale, ce sont plus de 130 villes européennes qui éprouvent toujours des difficultés à les respecter, et trente procédures d’infraction sont en cours à l’encontre de 20 des 28 pays membres. Jeudi 16 novembre, l’agglomération parisienne connaissait d’ailleurs un épisode de pollution dû aux microparticules (PM10).

Afin de mieux sensibiliser les populations, l’Agence européenne de l’environnement et la commission européenne viennent donc de lancer un « indice européen de la qualité de l’air » (european air quality index). Les utilisateurs peuvent zoomer sur la ville qui les intéresse et ainsi voir la situation pour chacun des polluants au plus près de leurs lieux d’habitation avec cinq codes couleur (du vert clair, le mieux, au rouge foncé, le pire). Des points gris apparaissent dans plusieurs États membres comme l’Italie, la Grèce, l’Islande ou la Turquie, qui ne transmettent pas leurs données pour l’instant. La carte représente un instantané de la qualité de l’air à une heure précise sur les deux derniers jours, mais cliquer sur un point permet aussi d’accéder à un graphique résumant la situation des jours précédents.

European Air Quality Index

Capture d’écran de la carte de l’indice européen de la qualité de l’air, le 16 novembre 2017 (Source : European Air Quality Index).

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La pollution affecte dramatiquement la santé des poissons coralliens et donc des coraux

Des chercheurs français ont démontré l’effet dramatique d’un pesticide utilisé dans l’agriculture sur les poissons coralliens. Ce produit, nommé Chlorpyrifos, se retrouve régulièrement dans les lagons.

Les temps sont durs pour les coraux mais aussi pour les petits poissons coralliens qui les peuplent. Des chercheurs français, notamment de l’Institut de Génomique Fonctionnelle de Lyon et du Centre de Recherche Insulaire et Observatoire de l’Environnement de Moorea (Polynésie française), ont démontré que la pollution marine a des répercussions graves sur l’une de ces espèces de poissons, le chirurgien bagnard (Acanthurus triostegus), tout particulièrement pendant sa métamorphose.

Ces poissons vivent sous une forme larvaire pélagique jusqu’à ce qu’un pic d’hormone thyroïdienne dans leur organisme n’engendre la métamorphose. Au début de sa vie, l’animal est carnivore et se nourrit de zooplancton puis il devient un adulte herbivore qui va dépendre des coraux.

En effet, durant la métamorphose, le chirurgien bagnard va entrer dans le lagon afin de se nourrir des algues présentent dans les récifs et qui sont en compétition avec les coraux : les chercheurs appellent ce phénomène le recrutement larvaire. Ces poissons possèdent donc un rôle écologique majeur en permettant l’élimination des algues qui poussent sur les récifs.

Chirurgien bagnard

Le chirurgien bagnard adulte permet de maintenir les récifs coralliens en bonne santé.

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Deux « singes verts », potentiellement invasifs, ont été repérés en Guadeloupe

Les autorités tentent de mettre la main sur deux « singes verts » qui auraient profité du passage des ouragans pour s’échapper de leur abri. Ces animaux peuvent être porteurs de maladies et faire preuve d’agressivité.

Deux « singes verts » – primates du genre Chlorocebus – ont été aperçus à plusieurs reprises en Guadeloupe, dans la commune des Abymes (Grande-Terre), où ils font l’objet de recherches pour éviter la reproduction de ces animaux potentiellement invasifs et dangereux. Ces derniers, pesant 4 à 6 kg avec un pelage verdâtre, ont été signalés aux autorités depuis « déjà plusieurs semaines » dans une zone boisée près d’habitations, après le passage des ouragans Maria et Irma, en septembre 2017, a indiqué à l’AFP David Rozet, chef du service mixte de la police de l’environnement de Guadeloupe.

Ces singes originaires d’Afrique, introduits par l’homme dans les Petites-Antilles, sont déjà devenus envahissants sur l’île de Saint-Kitts ou encore à Saint-Martin, d’où ils auraient pu être amenés vers la Guadeloupe par un particulier. La présence des deux singes pourrait être la conséquence des ouragans : leur cage se serait brisée durant l’une des deux catastrophes naturelles. Jusque là, les différentes tentatives pour les capturer ont échoué. Les riverains, inquiets, ont publié une vidéo en novembre sur le site de Radio Caraïbes International sur laquelle on aperçoit l’un des mammifères.

« Cela pourrait être un couple, auquel cas le risque est réel de reproduction et c’est le début d’invasion d’une espèce », explique M. Rozet. Selon lui, ces primates « ont été importés tout à fait illégalement en Guadeloupe ». Les primates en général, considérés comme « espèce dangereuse » en France, représentent « des risques plus ou moins importants », selon M. Rozet.

Singe vert

Deux singes verts ont été repérés en Guadeloupe.

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Ross 128b, cette nouvelle planète susceptible d’héberger la vie

Elle a une masse similaire à celle de la Terre et « sa température de surface pourrait également être proche de celle de la Terre ».

Elle est prénommée Ross 128b et a été découverte autour d’une étoile de la constellation de la Vierge, située à seulement 11 années-lumière du système solaire (une année lumière équivaut à 9 460 milliards de kilomètres) de la Terre. Cette nouvelle planète vient s’ajouter à la liste encore restreinte des bonnes candidates pour la recherche de signes de vie au-delà du système solaire, a annoncé ce mercredi l’Observatoire européen austral (ESO).

« Ross 128b est très proche, ce qui nous permettra de la voir avec un télescope tel que l’E-ELT en construction pour 2025 », a souligné Xavier Bonfils, astronome du CNRS à l’Observatoire des sciences de l’Univers de Grenoble. Détectée par le spectrographe HARPS, installé sur le télescope de 3,6 mètres de l’ESO au Chili, la planète orbite autour d’une étoile naine (Ross 128) en 9,9 jours.

Selon les chercheurs, Ross 128b est susceptible d’héberger des signes de vie : elle a une masse similaire à celle de la Terre (1,35 fois plus massive) et « sa température de surface pourrait également être proche de celle de la Terre », donc peut-être compatible avec la présence d’eau à l’état liquide indispensable à la vie telle qu’on la connaît. De plus, cette nouvelle planète orbite autour d’une étoile «calme», son atmosphère a donc une chance d’avoir résisté aux vents et éruptions stellaires.

L’équipe de Xavier Bonfils attend avec impatience la mise en service du Télescope géant européen E-ELT (European Extremely Large Telescope) de l’ESO en construction au Chili qui permettra d’étudier plus précisément Ross 128b et de découvrir si elle possède bel est bien une atmosphère et si la densité de cette dernière est suffisante pour protéger la planète de son étoile (notamment de ses rayons X).

Ross 128 b

Vue d’artiste de la planète Ross 128 b.

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Quelle est cette étrange « boule de feu » qui a déchiré le ciel alsacien ?

Mardi 14 novembre, en fin d’après midi, une boule lumineuse, visible depuis l’Alsace a traversé le ciel d’est en ouest. Des centaines de témoignages ont été recueillis.

« J’ai aperçu un énorme truc, comme une boule bleue avec une queue verte » témoigne une habitante de Niederbronn-les-Bains, dans le Bas-Rhin, citée par France Bleu. La témoin rapporte avoir aperçu mardi 14 novembre en fin d’après-midi, un objet « plus gros qu’une étoile filante ».

Les témoignages ont afflué aussi du côté du journal local DNA (Dernières nouvelles d’Alsace), qui relaye plusieurs témoignages d’une observation effectuée aux alentours de 17h45 dans la région. « Une très grosse boule de feu vient de traverser le ciel alors que je roulais dans la forêt entre Haguenau et Surbourg. Elle était de couleur bleu et blanche. C’était super impressionnant » rapporte l’un d’eux. Des internautes ont fait parvenir au journal des vidéos du phénomène.

Etoile filante Alsace 17/11/2017

Une étoile filante géante a traversé le ciel alsacien et tout le Grand Est de la France, mardi 14 novembre vers 17h45.

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Inédit : 15.000 scientifiques lancent un cri d’alarme sur l’état de la planète

Dans un texte signé il y a 25 ans par 1.700 chercheurs, les auteurs exhortaient à réagir face à la destruction de l’environnement, craignant que « l’humanité ne pousse les écosystèmes au-delà de leurs capacités à entretenir le tissu de la vie ». Mais la situation s’est encore plus aggravée et devant l’ampleur du phénomène, plus de 15.000 scientifiques ont signé un cri d’alarme sans précédent. Si nous ne réagissons pas, nous allons droit dans le mur, expliquent-ils. Le temps presse.

En 1992, 1.700 scientifiques, dont près d’une centaine de prix Nobel, lançaient à l’occasion du Sommet de la Terre à Rio, premier du genre, le « World Scientist’s Warning to Humanity ». Cet avertissement à l’humanité décrivait la destruction de l’environnement, peu conscientisée à l’époque, et soulignait combien notre espèce est « sur une trajectoire de collision avec le monde naturel », si elle ne réagit pas.

Vingt-cinq ans plus tard, les scientifiques constatent que la situation ne s’est pas améliorée. Au contraire, elle a empiré dans tous les domaines en crise, avec une exception, l’affaiblissement de la couche d’ozone, réduit grâce à une forte mobilisation internationale. Alors 15.364 scientifiques du monde entier (184 pays) ont signé un nouveau cri d’alarme, d’une ampleur sans précédent. Le texte a été publié le 13 novembre dans la revue scientifique BioScience et dans Le Monde (« Il sera bientôt trop tard » titrait en Une lundi le quotidien), alors que se déroule jusqu’au 17 novembre, la COP23, sur le climat, à Bonn.

Le climat, justement. « Particulièrement troublante est la trajectoire actuelle d’un changement climatique potentiellement catastrophique » écrivent les auteurs dans le « cri d’alarme » de 2017. Le taux de CO2 dans l’atmosphère terrestre, nous l’avons vu récemment, n’a jamais été aussi élevé depuis au moins 800.000 ans. Il est désormais au-dessus de 400 ppm contre 280 ppm avant l’ère industrielle.

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Françoise Barré-Sinoussi,nouvelle présidente de Sidaction

Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine et chercheuse mondialement reconnue pour ses travaux sur le sida, est la nouvelle présidente de Sidaction et succède à Pierre Bergé, a annoncé mardi cette association de lutte contre cette maladie.

« Je suis fière de poursuivre le travail mené par Pierre Bergé, dont il faut saluer l’admirable engagement », a déclaré Françoise Barré-Sinoussi dans un communiqué de Sidaction au sujet de l’homme d’affaires et mécène décédé le 8 septembre. Nommée à la tête de l’association par son conseil d’administration, Françoise Barré-Sinoussi avait reçu le prix Nobel de médecine en 2008 avec le professeur Luc Montagnier pour la découverte du virus du sida.

« Je mènerai de front le combat contre le sida et pour la défense des droits humains car ils sont étroitement liés », assure-t-elle. « C’est ainsi que nous contribuerons à un accès universel et équitable à la prévention, aux soins et aux traitements ».

Françoise Barré-Sinoussi

Françoise Barré-Sinoussi

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