Découverte de 40 gènes impliqués dans l’intelligence

Une vaste étude portant sur plus de 78.000 individus a permis de découvrir 40 gènes associés à l’intelligence. Une avancée majeure vers la compréhension des bases génétiques du quotient intellectuel.

Quarante nouveaux gènes associés à l’intelligence ont été identifiés, révèle une étude publiée le 22 mai 2017 dans Nature Genetics. Un pas de plus vers la compréhension des fondements génétiques du quotient intellectuel (QI). « Pour la première fois, nous détectons un nombre important de gènes qui prennent part à l’intelligence », a expliqué à l’AFP Danielle Posthuma de l’université libre d’Amsterdam aux Pays-Bas et coauteur de l’étude.

De précédents travaux avaient permis de mettre en évidence 12 variations génétiques associées à l’intelligence. Cette nouvelle étude, la plus vaste menée jusqu’à maintenant sur le sujet, se base sur plus de 78.000 individus de souche européenne, adultes et enfants.

Étudiant le lien entre leur génome et leurs résultats à des tests d´intelligence, Danielle Posthuma et ses collègues ont cette fois débusqué 52 gènes associés au QI dont 40 jusqu’ici inconnus. La plupart de ces gènes ont une fonction dans le cerveau et plus particulièrement dans la régulation du développement cellulaire.

Cerveau

Imagerie médicale colorisée d’un cerveau.

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L’Antarctique plus vert que jamais

Les glaciers de l’Antarctique fondent. La faute au réchauffement climatique. Conséquence, affirme une équipe de chercheurs internationale : le continent est en train de verdir !

Un continent d’un blanc partout immaculé. C’est l’image que l’on se fait de l’Antarctique. Une image qui pourrait bientôt avoir vécu. C’est ce qu’affirment des chercheurs de l’université d’Exeter (Royaume-Uni), entre autres. Selon eux, le continent blanc est en passe de se transformer en continent un peu vert.

Les mousses, en général, poussent lentement. Et dans les régions polaires, elles ne se décomposent pas mais s’accumulent en fin de saison. De quoi permettre aux scientifiques de mesurer leur taux de croissance au fil des années. Ainsi, en creusant les couches de mousses accumulées en Antarctique depuis quelque 150 ans, notre équipe internationale de chercheurs a observé que celles-ci avaient tendance à pousser de plus en plus nombreuses depuis une cinquantaine d’années.

Ile de l'éléphant Antarctique

Les chercheurs ont prélevé leurs échantillons de mousses sur trois sites séparés de près de 650 kilomètres, dans la partie septentrionale de la péninsule antarctique — ici, sur l’île de l’éléphant qui tient son nom de la colonie d’éléphants de mer qui la peuplait à sa découverte —, celle qui serait la première à montrer des signes de changement climatique.

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Guadeloupe : bilan de la gestion de l’épidémie de Zika en demi-teinte

L’Agence Régionale de Santé (ARS) de Guadeloupe a publié lundi un bilan en demi-teinte de la gestion de la crise du Zika, notant dans un communiqué que « trop de femmes enceintes ont été infectées par le virus malgré l’état de vigilance ».

L’épidémie de l’an dernier a duré « cinq mois, touché plus de 30.000 personnes dont 700 femmes enceintes, et entraîné la découverte de 15 malformations foetales à ce jour » en Guadeloupe, a récapitulé l’ARS. « Comparé aux chiffres du Brésil », où l’épidémie fut très forte, « ce n’est pas énorme, mais c’est toujours trop », indique Joël Gustave, responsable du service Lutte Anti-vectorielle à l’ARS.

« Beaucoup d’actions de prévention et de lutte prévues ont pu se dérouler correctement grâce à la mobilisation rapide d’acteurs clés », parmi lesquels les organismes d’Etat, et les collectivités, note l’ARS, qui souligne notamment l’impact positif des « renforts matériels et humains » pour la prise en charge médicale et « des actions de communication en amont de l’épidémie ».

En outre, « des infirmiers ont été recrutés spécialement pour œuvrer à la prévention, des gynécologues et sage-femmes formés pour alerter les femmes enceintes sur les risques », a noté Joël Gustave. « Nous avons beaucoup travaillé avec les centres de PMI [Protection Maternelle Infantile] », ajoute-t-il.

Aedes aegypti

Aedes aegypti

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Des comètes auraient contribué à former l’atmosphère de la Terre

Des échantillons de roches de plus de trois milliards d’années ont fourni un aperçu de l’atmosphère terrestre à cette période. La composition isotopique du xénon renforce l’hypothèse que des comètes auraient contribué à sa formation.

L’ origine de l’eau sur Terre est une vieille lune pour les scientifiques. Vient-elle majoritairement de la chute de comètes et d’astéroïdes ou plutôt des entrailles de la Planète bleue ? Idem pour la vie : des ingrédients prébiotiques ont-ils été apportés par des comètes ou bien ne se sont-ils formés que dans la soupe primitive ? Pour l’atmosphère également, la contribution de corps extraterrestres est possible mais pas prouvée.

Dans une étude qui vient de paraître dans Nature Communications, une équipe internationale emmenée par Guillaume Avice du CRPG (Centre de recherches pétrographiques et géochimiques) et de l’université de Lorraine (Nancy) sous l’impulsion du professeur Bernard Marty, également du CRPG, apporte quelques éléments de réponse pour la question de l’atmosphère terrestre. Leurs résultats de l’analyse de roches très anciennes renforcent l’hypothèse d’une origine cométaire.

Pour avoir un aperçu de l’atmosphère qui régnait sur Terre il y a plus de trois milliards d’années, les chercheurs ont regardé par la fenêtre de minuscules bulles d’eau piégées dans des quartz trouvés dans des forages en Afrique du Sud. Parmi les composés, le xénon, et plus précisément les proportions de ses différents isotopes, les a mis sur la piste.

Terre archéen

Illustration de la terre à la période de l’archéen (Source : NASA/GSFC).

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Cinquième tour bouclé pour Juno, la sonde de Jupiter !

La sonde a réalisé avec succès une nouvelle orbite scientifique autour de Jupiter en observant particulièrement ces nuages.

Et de cinq ! Le 19 mai 2017, la sonde Juno en orbite autour de la géante gazeuse Jupiter a effectué, avec succès, un cinquième tour complet avec tous ses instruments scientifiques branchés et opérationnels.

Durant cette nouvelle révolution, la sonde s’est focalisée sur l’observation de l’atmosphère agitée de la planète recouverte de nombreux nuages et où siègent de gigantesques tempêtes comme celle illustrée dans l’image en haut de cet article. Pour ce survol, Juno est descendue jusqu’à 3.500 kilomètres d’altitude avant de remonter bien plus haut pour renvoyer les données récoltées vers la Terre.

Jupiter tempête

Cette image met en évidence une grande tempête tournante dans le sens inverse des aiguilles d’une montre qui apparaît comme un ovale blanc dans l’hémisphère sud de Jupiter (Source : NASA/JPL-Caltech/SWRI/MSSS).

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Élévation du niveau de la mer : le risque d’inondation des côtes va doubler

Le réchauffement climatique qui élève le niveau des mers menace les villes côtières et les populations qui vivent dans certaines îles du Pacifique. Une élévation du niveau de la mer de 5 à 10 cm doublera la fréquence des inondations au niveau des tropiques entre 2030 et 2050.

Chaque année, le niveau des mers dans le monde monte de 3 à 4 mm, mais ceci pourrait s’accélérer à cause du réchauffement climatique et de la fonte des glaces. À l’horizon 2100, la hausse devrait atteindre entre 30 cm et un mètre, voire plus. Or cette élévation favorise les inondations lors des marées hautes, augmente l’érosion des côtes, modifie la dynamique des vagues et accroît le risque d’inondation.

À quoi faut-il s’attendre exactement dans les années à venir ? Une recherche parue dans Scientific Reports a analysé ces différents facteurs, en tenant compte notamment des vagues et des tempêtes. L’étude a trouvé que les zones qui seront les premières affectées se trouvent à de basses latitudes, là où les marées sont moins importantes : l’élévation du niveau de la mer y est proportionnellement plus significative.

Abidjan

La ville d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, est particulièrement menacée.

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Éruptions solaires : il sera bientôt possible de les prédire

Bien que surveillée en permanence, l’activité du Soleil reste encore très difficile à prévoir. Ce n’est pas faute d’essayer. Mais la science avance. À force de persévérance, une équipe internationale dirigée par Étienne Pariat, chargé de recherche au CNRS et travaillant à l’Observatoire de Paris, a peut-être mis en évidence un facteur capable de détecter à l’avance un événement éruptif.

L’activité du Soleil est un réel sujet de préoccupation au sein des agences spatiales. Il faut savoir que les éruptions solaires et les sursauts d’activité peuvent induire sur Terre des « perturbations majeures comme des interférences dans les télécommunications ou la mise hors service des réseaux électriques dans des régions entières du globe », nous explique Étienne Pariat, chargé de recherche au CNRS et coordinateur du Pôle de physique solaire à l’Observatoire de Paris. « La grande coupure de courant au Québec de 1989 est l’archétype des conséquences néfastes de l’activité solaire sur l’activité humaine. »

Dans l’espace, autour de la Terre, elles peuvent perturber nos activités en orbite et endommager l’électronique des infrastructures technologiques, qu’elles soient spatiales ou terrestres. Enfin, alors que se préparent les expéditions à destination de Mars et s’organise le retour sur la Lune, ces éruptions « peuvent mettre en danger la vie des astronautes lorsqu’ils seront à l’extérieur de la magnétosphère ».

Eruption solaire Lire la suite