Le taux de méthane dans l’atmosphère croît à une vitesse inquiétante

En 2007, le taux de méthane dans l’atmosphère a commencé à augmenter après une période stable de sept ans. Depuis 2014, cette augmentation est encore plus rapide. Or, pour respecter les accords de Paris sur le climat, il faudrait que les émissions de méthane diminuent.

Le méthane, de formule CH4, est un gaz à effet de serre, comme le dioxyde de carbone ou CO2. Le méthane reste moins longtemps dans l’atmosphère que le CO2. Mais, d’après l’EPA, l’agence de protection de l’environnement américaine, il réchauffe 28 à 36 fois plus que le CO2 sur une durée d’un siècle ! Le CO2 reste tout de même le principal gaz responsable du réchauffement à cause des grandes quantités émises à l’échelle du globe.

En 2006, la concentration de méthane atmosphérique s’élevait à 1.775 ppb (parties par milliard) ; elle a atteint 1.850 ppb en 2017. D’après le Global Carbon project, les émissions de méthane sont essentiellement dues aux ruminants, à l’exploitation des énergies fossiles et aux émissions des zones humides.

Un article paru dans Science s’est intéressé aux causes et aux conséquences de la hausse inquiétante du méthane dans l’atmosphère. Entre 2014 et 2018, le méthane a augmenté presque deux fois plus vite dans l’atmosphère que sur la période 2007-2014 : entre 2007 et 2014, la hausse était en moyenne de 5,7 ppb par an, alors qu’elle atteint en moyenne 9,7 ppb par an depuis 2014 !

Taux méthane atmosphère

En France, les vaches émettraient chaque année, sous forme de méthane, l’équivalent CO2 de quelque 15 millions de voitures. De quoi contribuer à la hausse des taux de méthane atmosphérique enregistrée par une équipe internationale de chercheurs.

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Un immense astéroïde a frappé l’Ecosse il y a plus d’un milliard d’années

On suspectait l’existence d’un impact géant en Ecosse depuis quelques années. C’est confirmé : le cratère a été découvert.

En 2008, des géologues avaient découvert au nord-ouest de l’Écosse des indices indiquant qu’un gros astéroïde avait frappé la zone dans le passé. Ils se sont notamment basés sur l’analyse d’une couche de débris et d’éjectas pour émettre cette hypothèse et ils estimaient que le cratère d’impact se situait proche des côtes sans toutefois mieux préciser son emplacement. C’est désormais chose faite.

Dans un article publié dans le Journal of the Geological Society, une équipe dirigée par le Dr Ken Amor, du département des sciences de la Terre de l’Université d’Oxford, explique comment elle a identifié l’emplacement du cratère à 15-20 km à l’ouest d’une partie reculée du littoral écossais. Il est dissimulé sous l’eau et sous des roches plus jeunes du bassin de Minch. C’est en combinant des observations de terrain, la distribution de fragments de roches brisées et l’alignement de particules magnétiques que l’équipe a pu évaluer la direction prise par les matériaux éjectés par l’impact et ainsi déterminer la situation probable du cratère. Il faudra maintenant confirmer cette zone en procédant à un relevé géophysique détaillé du bassin de Minch, ce que les scientifiques envisagent pour les prochains mois.

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CERN : le secret du pentaquark enfin percé ?

Après avoir fortement accrédité l’existence de pentaquarks, des hadrons formés d’un état lié de 5 quarks, les membres de la collaboration LHCb au CERN pensent avoir précisé leur structure. Ceux détectés avec le LHC (Large Hadron Collider) seraient en fait l’équivalent d’un noyau de deutérium formé de deux hadrons liés.

Il y a quelques semaines, est décédé le prix Nobel de physique Murray Gell-Mann. Entre 1955 et 1975, il a dominé la physique des particules élémentaires avec son collègue Richard Feynman, également prix Nobel de physique. Gell-Mann est surtout célèbre auprès du grand public comme étant l’un des principaux découvreurs de la théorie des quarks, ces particules élémentaires — jusqu’à nouvel ordre ! mais qui ne le seraient pas si la théorie des rishons s’avère un jour être exacte — qui composent les protons et les neutrons mais aussi d’autres hadrons comme les mésons pi de Yukawa.

Cette découverte de la théorie des quarks, Gell-Man la partage notamment avec George Zweig avec des articles publiés en 1964 expliquant que les hadrons connus à l’époque, c’est-à-dire des particules sensibles aux forces nucléaires fortes collant les protons et les neutrons dans les noyaux atomiques (et même les particules échangées entre ces nucléons comme des analogues des photons de la force électromagnétique) étaient des assemblages de paires ou de triplets de particules plus petites. Ces particules, des fermions (comme les électrons mais possédant des charges électriques fractionnaires), pouvaient donc former des mésons composés d’un quark et d’un antiquark, ou des baryons composés de trois quarks.

Pentaquark

La nouvelle particule découverte avec le détecteur de la collaboration LHCb est un état lié formé de quatre quarks et d’un antiquark, un pentaquark. Une des hypothèses initiales concernant sa structure est représentée sur ce dessin d’artiste. (Source : CERN)

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Climat : 17% des animaux marins menacés de disparition d’ici 2100

Selon une étude inédite parue dans la revue américaine PNAS, si les émissions de gaz à effet de serre gardaient leur trajectoire présente, la biomasse globale des animaux marins chuterait de 17% d’ici 2100. Si le monde parvenait à garder le réchauffement sous 2 °C, ce déclin se limiterait à 5%, ajoute l’étude.

Quelque 17% de la masse des animaux marins (poissons, invertébrés, mammifères) pourraient disparaître d’ici 2100 si les émissions de CO2 gardaient leur rythme actuel, met en garde une évaluation internationale inédite parue mardi dans la revue américaine PNAS. Déjà engagé, ce recul, qui tient compte des seuls effets du climat, sans considérer d’autres facteurs (notamment la surpêche et la pollution), aurait un impact majeur sur la biodiversité mais aussi la sécurité alimentaire.

Réunis au sein du consortium « FishMIP » (Fisheries and marine ecosystem model intercomparison project), 35 chercheurs issus de quatre continents ont fait tourner leurs multiples modèles pour aboutir à cette évaluation globale des dégâts du réchauffement sur les ressources halieutiques. Résultat : si les émissions de gaz à effet de serre (GES) gardaient leur trajectoire présente, la biomasse globale des animaux marins chuterait de 17% d’ici 2100 (par rapport à la moyenne des années 1990-99). Si le monde parvenait à garder le réchauffement sous 2 °C, ce déclin se limiterait à 5%, ajoute l’étude.

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Vie extraterrestre : les exoplanètes habitables seraient moins nombreuses qu’on le pensait

Des planètes sur lesquelles la vie peut apparaître, il devrait y en avoir un certain nombre. Mais les planètes sur lesquelles une forme de vie complexe a pu se développer seraient, selon des chercheurs américains, beaucoup plus rares qu’on ne le pensait. Les exoplanètes étant globalement moins hospitalières que prévu.

Les astronomes qualifient de zone d’habitabilité, les régions de l’espace dans lesquelles les conditions sont a priori favorables à l’apparition de la vie. Des régions dans lesquelles de l’eau liquide est susceptible d’exister à la surface d’une exoplanète. Et c’est donc tout naturellement que les recherches de vie extraterrestre se sont, au fil des années, concentrées sur ces zones particulières.

Mais, si cette définition semble appropriée à la recherche de microbes unicellulaires élémentaires, elle pourrait finalement bien moins convenir à des créatures plus complexes. Des chercheurs de l’université de Californie Riverside (États-Unis) rapportent aujourd’hui qu’une accumulation de gaz toxiques dans l’atmosphère de la plupart des planètes les rend impropres à l’émergence d’une vie complexe telle que nous la connaissons.

Vie extraterrestre exoplanètes hospitalières

Selon des chercheurs de l’université de Californie Riverside (États-Unis), la zone dans laquelle chercher des planètes abritant une vie complexe est bien plus petite que la classique zone d’habitabilité décrite par les astronomes.

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Pollution plastique des océans : « L’urgence est à terre »

La fondation Tara océan – dont la goélette repart en expédition scientifique – défend plusieurs pistes pour endiguer la pollution des eaux par les plastiques.

Les déchets plastiques polluent les océans, et pourtant, c’est sur la terre ferme qu’il faut agir, affirment les responsables de Tara océan. La fondation scientifique (reconnue d’utilité publique) publie, à l’occasion de la journée mondiale des océans ce samedi, un appel à soutenir la recherche afin de réparer voire d’éradiquer cette pollution sur le milieu marin.

L’approche peut surprendre les habitués de ces circumnavigations menées depuis plus de dix ans par de nombreux scientifiques à bord de la goélette Tara. En Arctique, en Méditerranée ou dans le Pacifique, le voilier s’est fait un nom en étudiant les effets des activités humaines sur ces environnements. Il vient de mettre le cap vers les embouchures des dix plus grands fleuves d’Europe.

D’abord attachée aux questions de dérèglement climatique, la goélette enquête plus particulièrement depuis 2014 sur le problème des polymères. Ses missions ont mis en évidence l’omniprésence des particules fragmentées, ou microplastiques, dans toutes les mers.

Déchets plastiques Arctique

Un mélange de plancton et de microplastiques prélevé par l’expédition Tara Oceans (Source : Fondation Tara Expéditions).

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La Lune cache une énorme masse métallique sous son plus grand cratère

Des chercheurs ont découvert une anomalie de masse dans la croûte lunaire. Mais inutile d’aller imaginer une immense base extraterrestre enfouie sous la surface. Selon les chercheurs, cette anomalie serait tout simplement le résultat d’un impact d’astéroïde.

« Une masse inattendue et considérable. » C’est ce que des scientifiques de l’université Baylor (États-Unis) ont découvert sur la Lune alors qu’ils cherchaient à mesurer les subtils changements de l’intensité de la gravité autour de notre satellite naturel. Où ? À des centaines de kilomètres sous le bassin Pôle Sud-Aitken, sur la face cachée de la Lune, donc.

Mais pas de quoi enflammer les imaginations. Car les chercheurs ont une explication. Il pourrait en effet s’agir d’une masse de métal provenant de l’impact de l’astéroïde qui s’est écrasé là pour former le cratère. Selon Peter James, professeur en géophysique planétaire, « un tas de métal cinq fois plus grand que la grande île d’Hawaï ».

Lune fausses couleurs

Sur cette photo en fausses couleurs de la face cachée de la Lune, les zones les plus élevées sont représentées par des couleurs chaudes et les zones les plus basses, par des couleurs froides. Le cercle en pointillé délimite l’emplacement de l’anomalie de masse détectée par les chercheurs de l’université Baylor (États-Unis). (Source : NASA/Goddard Space Flight Center/Université de l’Arizona)

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