Virus en Chine : les serpents sont-ils à l’origine de l’épidémie ?

Alors que la Chine multiplie les mesures sanitaires pour limiter la propagation de 2019-nCoV, qui a déjà tué 17 personnes, les scientifiques semblent avoir mis le doigt sur le réservoir animal de ce nouveau coronavirus.

L’épidémie de pneumopathie due à un nouveau coronavirus en Chine continue de s’étendre. Ce 23 janvier, on compte 555 cas confirmés, essentiellement dans la province de Hubei où se trouve Wuhan, et 17 personnes décédées. L’épidémie se concentre à l’est de la Chine et aux pays alentour bien qu’un premier cas ait été identifié à Seattle aux États-Unis.

Le gouvernement chinois a instauré des mesures drastiques pour contenir la propagation de 2019-nCoV. Les aéroports et les gares de Wuhan sont fermés, coupant la ville du reste du monde. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) prolonge sa réunion vu le manque d’informations communiquées par la Chine. « La décision de déclarer ou non une urgence de santé publique de portée internationale est une décision que je prends très au sérieux et que je ne suis prêt à prendre qu’en tenant dûment compte des preuves disponibles », a déclaré à la presse le directeur de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, à Genève en Suisse.

De leur côté, les scientifiques continuent leurs investigations pour mieux comprendre cette souche jusqu’alors inédite. Une équipe de recherche de l’université de médecine de Pékin a publié, le 22 janvier, une étude dans Journal of Medical Virology. Ces chercheurs pensent avoir identifié l’origine de cette épidémie qui inquiète le monde entier : les serpents.

Coronavirus Wuhan

Un coronavirus, agent du syndrome respiratoire aigu sévère ou SRAS (Source : Institut Pasteur).

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Thomas Pesquet repartira à bord de l’ISS à l’été 2021

Ce vol de longue durée sera le deuxième pour l’astronaute français qui avait effectué une première mission à bord de la station spatiale internationale (ISS) de novembre 2016 à juin 2017.

L’astronaute Thomas Pesquet devrait repartir pour une deuxième mission à bord de la station spatiale internationale (ISS) à l’été 2021, pour une durée de six mois, a-t-il annoncé mercredi devant les députés. La date prévue par l’Agence spatiale européenne (ESA), qui finance la mission, « se trouve pour l’instant aux alentours de juin-juillet 2021 », a déclaré Thomas Pesquet lors d’une table ronde sur l’espace organisée par la Commission des affaires étrangères, présidée par Marielle de Sarnez (Modem).

Il devrait s’envoler de Cap Canaveral en Floride, et non de Baïkonour comme la dernière fois, « sans doute » à bord d’une capsule de Space X ou de Boeing, a-t-il précisé. Ce vol de longue durée sera le deuxième pour l’astronaute français qui avait effectué une première mission à bord de l’ISS de novembre 2016 à juin 2017. « On va y travailler très très fort, ça devrait bien marcher », a commenté l’astronaute à l’issue de la réunion.

Thomas Pesquet ISS

Thomas Pesquet dans la station spatiale internationale (ISS).

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Les scientifiques découvrent un nouveau composant dans le sang

Le sang, que l’on pensait si bien connaître, contiendrait-il en fait des éléments jusque-là indétectables ? C’est ce que montrent les travaux d’une équipe de chercheurs de l’Inserm qui, pour la première fois, ont mis en évidence la présence dans la circulation sanguine de mitochondries complètes et fonctionnelles.

Les mitochondries sont des organites situés dans les cellules eucaryotes. Lieu de la respiration cellulaire, elles sont les « batteries » des cellules et jouent un rôle majeur dans le métabolisme énergétique. Elles ont la particularité de posséder leur propre génome, transmis uniquement par la mère et distinct de l’ADN contenu dans le noyau.

Ces organites n’étaient, jusqu’à présent, retrouvés hors de ces dernières que dans des cas très particuliers : sous forme de fragments encapsulés dans des microvésicules ou encore libérées par les plaquettes dans l’espace extracellulaire.

Les travaux d’une équipe de recherche dirigée par Alain R. Thierry, chercheur Inserm à l’Institut de recherche en cancérologie de Montpellier, viennent bouleverser les connaissances sur cet organite, en révélant que des mitochondries extracellulaires, complètes et fonctionnelles, se trouvent en circulation… dans le sang ! Ces résultats, parus dans The FASEB Journal, apportent des connaissances inédites en physiologie et ouvrent la voie à de nouvelles pistes thérapeutiques.

Nouveau composant sang

Un nouveau composant du sang a été découvert par une équipe de l’Inserm à Montpellier.

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Tempête Gloria : 23.000 foyers privés d’électricité dans les Pyrénées-Orientales

La tempête Gloria, qui continue de frapper mercredi 22 janvier 2020 les Pyrénées-Orientales, a privé dans la matinée 23.000 foyers d’électricité. Après une nuit « assez calme », Météo France a décidé de placer l’Aude en vigilance orange « pluie-inondation ».

Cela fait maintenant deux jours que la tempête « Gloria » frappe le sud de la France. Conséquence directe : 23.000 foyers ont été privés d’électricité. Cette « grosse coupure », explique la préfecture, a eu lieu non loin de Prades (département des Pyrénées-Orientales, en Occitanie) et a provoqué une rupture d’alimentation dans tout le secteur.

Mais la nuit a été jugée « assez calme », avec seulement cinq interventions de pompiers pour pompages. La vigilance reste néanmoins de mise : « La nuit s’est bien passée, mais il pleut vraiment beaucoup. Nous continuons à surveiller les cours d’eaux proches des habitations « , explique-t-on à la mairie d’Argelès-sur-Mer, station balnéaire sur le littoral catalan. Dans cette localité, des maisons ont été frappées de plein fouet par la houle dans le quartier du Racou, après la rupture de la digue de protection en sable. Certains habitants avaient déserté leur logement en fin de journée mardi par précaution.

Limoux 22/01/2020

À Limoux, les rues ont été inondées par la crue de l’Aude, ce mercredi 22 janvier (Source : France Télévision).

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Ces substances sont responsables de la moitié du réchauffement de l’Arctique

Le réchauffement rapide de l’Arctique au cours de ces dernières décennies est peut-être la preuve la plus convaincante du changement climatique en cours. Pour les experts, il ne fait aucun doute qu’il est le résultat d’une augmentation des concentrations de gaz à effet de serre dans notre atmosphère. Le rôle du CO2 en la matière n’est pas contestable. Mais des chercheurs attirent aujourd’hui notre attention sur d’autres composés. Ceux-là mêmes qui ont, au cours du XXe siècle, causé le fameux trou dans la couche d’ozone.

Au milieu des années 1980, on apprenait qu’un trou était en train de se creuser dans la couche d’ozone qui protège notre Terre des rayonnements ultraviolets néfastes. En cause : nos émissions de composés halogénés tels que chlorofluorocarbures (CFC) ou hydrofluorocarbures (HFC). Et si les mécanismes de cet appauvrissement en ozone ont rapidement été percés, peu d’études se sont intéressées à l’impact climatique global de ces composés.

Aujourd’hui, des chercheurs de l’université de Columbia (États-Unis) avancent que ces derniers sont responsables de pas moins du tiers du réchauffement climatique enregistré entre 1955 et 2005. Et même de la moitié du réchauffement de l’Arctique et de la fonte des glaces observés durant cette période. Des conclusions qui pourraient aider les scientifiques à comprendre enfin pourquoi cette région du monde présente la fâcheuse tendance à se réchauffer beaucoup plus vite que les autres.

CFC, HFC & réchauffement Arctique

Les CFC et autres HFC n’ont pas simplement creusé un trou dans la couche d’ozone. Ils sont aussi responsables de la moitié du réchauffement de l’Arctique entre 1955 et 2005.

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Virus : la Chine redoute une mutation, l’OMS en conclave

Les autorités sanitaires redoutent une mutation du virus détecté pour la première fois en Chine, dans un marché situé à Wuhan. Après le Japon, la Corée du Sud, la Thaïlande et Taïwan, les Etats-Unis ont annoncé le 21 janvier 2020 un premier cas de maladie.

Le nouveau coronavirus, qui a fait neuf morts et contaminé des centaines de personnes en Chine, est susceptible de muter et se propager plus facilement, ont averti mercredi les autorités, alors que l’OMS pourrait décréter dans la journée une « urgence internationale ». Le virus de la famille du SRAS, apparu le mois dernier à Wuhan, dans le centre de la Chine, a gagné plusieurs pays d’Asie et même les Etats-Unis, où un premier cas a été recensé.

Hong Kong a signalé mercredi son premier cas suspect, un homme de 39 ans arrivé en train depuis la ville chinoise de Wuhan, berceau apparent de l’épidémie. Mais le résultat définif des tests médicaux ne sera connu que jeudi.

Le président chinois Xi Jinping a assuré par téléphone à son homologue français Emmanuel Macron que la Chine avait adopté « des mesures de prévention et de contrôle strictes », selon des propos rapportés par l’agence Chine nouvelle. « La Chine est disposée à travailler avec la communauté internationale pour répondre efficacement à l’épidémie et maintenir la sécurité sanitaire dans le monde », a-t-il promis. Cet entretien intervient au moment où un comité ad hoc de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) se réunit à Genève pour déterminer s’il convient de déclarer une « urgence de santé publique de portée internationale ».

Coronavirus Huanan Chine

Des résidents chinois portant des masques près du marché de Huanan (Source : STR/EPA/Newscom/MaxPPP).

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Trous noirs supermassifs : on peut les étudier avec des échos de lumière

La technique des échos de lumière est prometteuse pour mesurer notamment les masses et les vitesses de rotation des populations de trous noirs supermassifs. Pour la première fois, cette technique a été utilisée avec le télescope XMM-Newton de l’ESA pour étudier, avec succès, le trou noir au cœur de la galaxie IRAS 13224-3809.

Nous savons que les galaxies et les trous noirs supermassifs qu’elles abritent croissent de pair mais nous ne comprenons pas encore exactement pourquoi ni comment. On le sait parce que le rapport entre la masse d’un tel trou noir et celui de sa galaxie hôte est généralement le même. Si l’on veut donc comprendre comment ont évolué les galaxies et leurs populations d’étoiles, dont on sait également maintenant qu’elles développent généralement un cortège planétaire en naissant, il est nécessaire de mieux connaître les processus d’accrétion qui permettent à ces trous noirs d’avaler de la matière. Il reste encore du travail à faire pour les comprendre, aussi bien théorique qu’observationnel.

Les télescopes à rayons X comme l’États-unien Chandra, le Russe Spektr-RG et l’Européen XMM-Newton de l’ESA sont très utiles en ce qui concerne le versant observationnel. En effet, lorsque de la matière, par exemple sous forme de filaments froids d’hydrogène et d’hélium gazeux, tombe en direction de l’horizon des évènements d’un trou noir, elle forme d’abord un disque d’accrétion où le gaz spirale en direction de la surface du trou noir. Ce qui le conduit à s’échauffer à cause de processus de frottement liés à la viscosité du gaz. Les températures atteintes deviennent très élevées, le gaz s’ionise en produisant un plasma particulièrement turbulent, comme le montre la vidéo dans cet article issue d’une simulation numérique savante. Plasma qui rayonne alors dans le domaine des rayons X.

Ce plasma forme également l’équivalent de la couronne solaire étudiée dans le cas du Soleil en ce moment par la sonde Parker Solar Probe, et c’est de cette couronne associée au disque d’un trou noir qu’émanent les rayons X les plus énergétiques. Elle est constituée essentiellement d’électrons à une température de l’ordre du milliard de degrés.

Trou noir & couronne

Ces illustrations montrent l’environnement d’un trou noir alimenté en gaz ambiant tel que cartographié à l’aide de rayons X par le satellite XMM-Newton (Source : ESA).

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