La côte de la Louisiane évacuée avant l’arrivée de la tempête BARRY

Les évacuations se poursuivaient vendredi sur les côtes de la Louisiane avant l’arrivée de la tempête tropicale BARRY, qui menace de se transformer en ouragan et devrait déverser des trombes d’eau potentiellement dévastatrices sur cet Etat du sud des Etats-Unis.

La tempête se trouvait vendredi matin à quelque 144 km au sud-ouest de l’embouchure du Mississippi et avançait lentement vers les côtes, selon le Centre national des ouragans (NHC). Si les prévisions se concrétisent, BARRY sera dans l’Atlantique le premier ouragan de la saison, qui s’étire de juin à novembre. Il devrait être de catégorie 1 –sur les 5 que compte l’échelle de Saffir-Simpson– avec des vents d’au moins 119 km/h.

« Nous nous attendons à ce que BARRY touche les côtes centrales demain (samedi) matin », a expliqué sur CNN le gouverneur de la Louisiane, John Bel Edwards. Il apportera de 15 à 25 cm de pluie sur une bande de 160 km de large, touchant une partie du Mississippi à l’est et du Texas à l’ouest, tandis que les précipitations devraient atteindre 50 cm au plus fort de l’ouragan.

La pluie se déversera dans des zones déjà touchées par les crues depuis janvier et alors que le Mississippi atteint un niveau historique. « Ce sera la première fois que nous aurons un ouragan alors que le fleuve Mississippi est en crue », s’est inquiété le gouverneur. Quinze à vingt centimètres de précipitations sont déjà tombés sur l’agglomération de La Nouvelle-Orléans, provoquant des inondations.

BARRY 12/07/2019 16h16 UTC

La tempête tropicale BARRY le 12 juillet 2019 à 16h16 UTC (Source : NOAA).

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Un seul verre de boisson sucrée par jour augmente le risque de cancer

Une augmentation de 18 % du risque de cancer a été observée chez les consommateurs de boissons sucrées, ceci pour l’absorption d’un modeste petit verre en plus de la consommation quotidienne habituelle. De quoi donner un coup de jus au débat sur la taxe soda.

La consommation de boissons sucrées a augmenté dans le monde au cours des dernières décennies. Leur impact sur la santé cardiométabolique a fait l’objet de nombreuses études et est aujourd’hui bien établi. Cependant, leur association avec le risque de cancer a été moins étudiée : très peu d’études prospectives ont été menées sur l’association entre les boissons sucrées et le risque de cancer. Pourtant, ces boissons ont été associées au risque d’obésité, à son tour reconnu comme un facteur de risque important pour de nombreux cancers. Des mécanismes inflammatoires ou liés au stress oxydant pourraient aussi intervenir, ce indépendamment du lien avec la prise de poids.

Dans un article paru dans le British Medical Journal, des chercheurs de l’Équipe de Recherche en Épidémiologie Nutritionnelle (EREN/Inserm/Inra/Cnam/Université Paris 13) rapportent une augmentation du risque de cancer chez les consommateurs de boissons sucrées. Cette étude s’intéressait aux associations entre la consommation de boissons sucrées et le risque de survenue de cancer. Au total, 101.257 participants de la cohorte française NutriNet-Santé (suivis entre 2009 et 2018) ont été inclus. La consommation alimentaire habituelle a été évaluée grâce à des enregistrements de 24 h répétés (6 en moyenne par participant) portant sur plus de 3.300 aliments différents (dont 109 types de boissons sucrées/édulcorées).

Boisson sucrée cancer

La consommation de boissons sucrées à raison de l’équivalent d’un petit verre par jour est associé à un risque accru de cancer.

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Les 12 et 13 juillet 2019 au soir, montrez la Lune aux passants !

Pour l’évènement « On the Moon again », sortez votre télescope ou votre jumelle astronomique et mettez là à disposition sur la place publique !

Vous avez un instrument d’observation ? Il dort dans un carton depuis longtemps ? Il sert régulièrement ? Qu’importe ! Sortez-le, dépoussiérez-le s’il le faut et installez-le au coin d’une rue, au bord d’une rivière, sur la place d’un village les 12 et 13 juillet 2019 au soir et invitez les passants à observer la Lune. Une manière de célébrer le 50e anniversaire du premier pas de l’Homme sur la Lune.

L’initiative « On the Moon again » a été lancée par un groupement international d’astronomes et de passionnés qui veulent célébrer à leur façon l’exploit de Neil Armstrong. En France, elle est soutenue par la Société astronomique de France, des personnalités comme les ex-astronautes Claudie Haigneré, Michel Tognini et Jean-François Clervoy ou des scientifiques comme Aurélien Barrau (Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie de Grenoble) et Françoise Combes (Observatoire de Paris).

Empreinte de pas sur la Lune

Une empreinte de pas sur la Lune : c’était le 20 juillet 1969 (Source : NASA).

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Massif Tamu : le plus grand volcan de la planète déchu de son titre

Ce gigantesque massif sous-marin de 650 km de long ne serait en réalité pas un unique volcan, mais une succession de dorsales océaniques. C’est la nouvelle conclusion de l’équipe de chercheurs qui avait elle-même décerné son titre au volcan en 2013.

Le massif Tamu, une immense chaîne de montagnes sous-marines de 310.000 km2 (environ 650 km de long, pour 450 km de large) située dans l’océan Pacifique à 1.600 km à l’est du Japon, avait remporté en 2013 le titre du plus grand volcan connu sur Terre suite à l’étude d’une équipe de chercheurs internationaux menée par William Sager, de l’université américaine Texas A&M. Ces derniers avaient alors affirmé que ce volcan était issu d’une unique éruption survenue il y a environ 144 millions d’années.

C’est aujourd’hui William Sager qui vient lui-même remettre en cause ses précédentes affirmations. Dans une nouvelle étude publiée dans la revue Nature Geoscience, il explique que le massif Tamu ne serait finalement pas issu d’éruptions au sens propre mais serait en fait une immense dorsale océanique résultant de l’extension de la croûte terrestre.

Massif Tamu

Le massif Tamu, une énorme chaîne de montagnes sous-marine, a perdu son titre de plus grand volcan du monde au profit du Mauna Loa à Hawaï (Source : Université de Houston).

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En Sibérie, un lac pollué à la couleur irréelle devient une attraction

Un lac sibérien, rendu cristallin par une pollution industrielle, est devenu une véritable attraction touristique. Mais sous les jolies photos Instagram se cache un réel danger.

Touristes en bikini, baigneurs ou couples désirant un cadre romantique : un lac artificiel pollué aux couleurs rappelant celles d’un paradis tropical est récemment devenu un aimant pour des visiteurs à la recherche du selfie parfait dans les « Maldives » sibériennes.

Le site, qui sert de décharge à une centrale thermique de Novossibirsk, est rapidement devenu un phénomène sur Instagram avec son eau d’un bleu cristallin éclatant, un phénomène dû à la dilution d’oxyde de calcium rejeté par la société gérant les lieux. Apparenté à l’eau de chaux (hydroxyde de calcium), l’oxyde de calcium est « irritant et corrosif pour la peau, les yeux, les voies respiratoires et digestives », et son simple contact avec la peau peut causer « plaies ouvertes » et « sensation de brûlure », d’après la Commission québecoise des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST).

Maldives sibériennes

Les « Maldives sibériennes », un lac pollué de Russie prisé des touristes, le 11 juillet 2019 (Source : AFP).

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Un virus du rhume est un tueur de tumeur !

Une souche d’un virus commun du rhume, Coxsackie A, montre une efficacité remarquable dans le traitement du cancer de la vessie. Injecté directement dans la tumeur, ce virus se réplique et entraîne une destruction massive des cellules cancéreuses sans affecter les cellules saines. Un gros espoir pour tous les patients atteints de ce cancer, alors que les traitements actuels sont lourds et inefficaces.

L’immunothérapie, qui consiste à stimuler le système immunitaire des patients cancéreux afin que celui-ci s’attaque à la tumeur, fait l’objet de recherches complexes ayant recours à des procédures parfois très compliquées, comme l’immunothérapie par inhibiteur de point de contrôle, l’injection de cytokines, la fabrication de récepteurs CAR-T, la modification génétique de lymphocytes ou même des bactéries radioactives. Des chercheurs de l’université de Surrey et du Royal Surrey County Hospital de Guildford, au Royaume-Uni, viennent pourtant d’identifier un moyen potentiellement beaucoup plus simple : un simple virus commun du rhume.

Quinze patients atteints d’un cancer de la vessie non invasif se sont vu injecter un virus Coxsackie A (CVA21), une souche courante du rhume, une semaine avant l’opération chirurgicale programmée pour retirer la tumeur. Le virus a été injecté directement dans la vessie via un cathéter. Les résultats sont allés au-delà des attentes : en analysant les tissus tumoraux retirés, les chercheurs ont constaté que le virus s’était bien infiltré dans les cellules cancéreuses et s’était répliqué, provoquant la mort massive des cellules. Des échantillons d’urine prélevés tous les deux jours ont ainsi révélé une « excrétion » du virus, indiquant que celui-ci continuait à se multiplier et à infecter toujours plus de cellules cancéreuses. Encore mieux : CVA21 s’avère extrêmement sélectif, ne ciblant que les cellules tumorales en laissant intactes les cellules saines. « Chez un des patients, toutes les traces de la maladie ont disparu après seulement une semaine de traitement », s’est même félicité Hardev Pandha, professeur d’oncologie à l’université de Surrey et principal auteur de l’étude parue dans la revue Clinical Cancer Research.

Coxsackievirus

Le coxsackievirus est un virus commun du rhume.

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La Nouvelle-Orléans, inondée, redoute un ouragan pour ce week-end

La Louisiane et sa principale ville, La Nouvelle-Orléans, redoutent de graves inondations à l’approche d’une violente tempête tropicale, qui pourrait se transformer en ouragan vendredi ou samedi.

A 15H00 GMT, la tempête -la seconde de la saison dans l’Atlantique, baptisée BARRY- se trouvait au dessus du Golfe du Mexique, à 150 km au sud-est de l’embouchure du Mississippi, et ses vents soufflaient à 65 km/h, selon le Centre national des ouragans (NHC). La Nouvelle-Orléans porte encore les stigmates du puissant ouragan Katrina de catégorie 5, la plus élevée sur l’échelle de Saffir-Simpson, fin août 2005. Les digues avaient cédé sous le poids de l’eau, inondant 80% de la cité et causant un millier de morts, sur un total de plus de 1.800 durant la catastrophe.

Une « surveillance ouragan », annoncée mercredi par le NHC, était toujours en place le long de la côte, de l’embouchure du fleuve Mississippi en allant vers l’ouest. La tempête pourrait devenir un ouragan tard dans la journée de vendredi ou tôt samedi, a indiqué le NHC, et atteindre les côtes de la Louisiane au cours du week-end.

La célèbre ville de La Nouvelle-Orléans, qui est en partie située en-dessous du niveau de la mer, était toujours jeudi en état d’urgence aux inondations soudaines, tout comme une large zone autour de la cité, et ce jusqu’à dimanche matin. Jusqu’à 50 cm de pluie y sont attendus durant le week-end.

BARRY 11/07/2019 16h11 UTC

La tempête BARRY le 11 juillet 2019 à 16h11 UTC (Source : NOAA).

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