Découverte d’une deuxième comète interstellaire dans notre système solaire

Et de deux ! Une comète venue d’ailleurs a été repérée au sein de notre système solaire, selon une étude publiée lundi dans Nature Astronomy. C’est la deuxième du genre après la découverte en 2017 d’Oumuamua, un étrange objet en forme de cigare.

Tout a commencé le 30 août, quand Gennady Borisov, un astronome amateur, repère un bolide dans le ciel. Alertés, des astronomes se penchent sur l’objet inconnu. Ils sont alors formels : l’analyse des données recueillies montre que son orbite ne peut pas avoir son origine à l’intérieur de notre système solaire. Il vient d’un autre système stellaire. Mais lequel ? Cela reste un mystère.

« Nous avons rapidement organisé des observations avec le William Herschel Telescope (WHT) et l’observatoire Gemini », raconte à l’AFP Piotr Guzik, de l’université de Jagiellonian à Cracovie en Pologne. Coauteur de l’étude, il se souvient d’un mélange de d’excitation et stupéfaction. Alors qu’Oumuamua avait tour à tour été qualifié d’astéroïde, de sonde extra-terrestre et de comète, la nature de la petite dernière laisse peu de doutes : les astronomes ont pu voir sa coma (« chevelure ») et sa queue, caractéristiques des comètes connues.

Comète 2I/Borisov

Portrait de la comète interstellaire 2I/Borisov réalisé dans la nuit du 9 au 10 septembre 2019 par le télescope Gemini North, à Hawaï. (Source : Gemini Observatory/NSF/AURA)

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Les tortues marines caouannes seront incapables de s’adapter au réchauffement climatique

Quelle est la vulnérabilité des sites de pontes de tortues marines face au bouleversement climatique ? Une étude scientifique, première du genre, réalise le défi de comparer sept populations de tortues caouannes, séparées par des milliers de kilomètres afin d’étudier l’impact du réchauffement de la planète sur les pontes : elle montre que la majorité des populations risque, outre la baisse d’incubation des œufs, de produire près de 100 % de nouveau-nés femelles.

Une tortue caouanne (Caretta caretta) s’en retourne à la mer après avoir déposé ses œufs à environ 45 cm de profondeur dans le sable d’une plage de Turquie. Les tortues marines viennent généralement pondre pendant la nuit mais il arrive que des retardataires finissent à l’aube comme sur cette photo. Pendant combien de temps encore ces tortues marines pourront-elles effectuer cet immuable rituel ? Pourront-elles s’adapter au bouleversement du climat ? Leurs sites de pontes sont répartis dans le monde entier, compliquant l’étude de leur vulnérabilité à grande échelle.

De manière générale, les espèces ont trois options pour s’adapter à des changements environnementaux, soit en se déplacer dans l’espace et en changeant d’aire de répartition, soit en décalant ou en re-synchronisant leur phénologie, ou encore en se modifiant elles-mêmes, c’est-à-dire en s’adaptant génétiquement. Chez les tortues marines, la première option ne les aidera probablement pas à court terme car elles sont connues pour revenir pondre sur la plage où elles sont nées et sont très fidèles à leurs sites de pontes, bien que certaines tortues aient été observées certaines années allant pondre des centaines de kilomètres loin de leur plage favorite.

L’évolution de la température pivot — comprenez la température d’incubation à laquelle les deux sexes sont attendus en proportions équilibrées — ne devrait pas pouvoir se produire sur une courte période car ces reptiles vivent très longtemps et arrivent à maturité sexuelle tardivement, ce qui ralentit le processus d’adaptation par sélection naturelle.

Tortue caouanne

Cette photo montre une tortue caouanne (Caretta caretta) retournant à la mer après avoir déposé ses œufs à environ 45 cm de profondeur dans le sable d’une plage de Turquie. Les tortues marines viennent généralement pondre pendant la nuit. Une étude se penche pour savoir dans quelles proportions le réchauffement climatique impactera la phénologie des pontes. (Source : Dekamer team-Turkey)

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Mars Express photographie une ancienne rivière sur la planète Rouge

La sonde Mars Express a pris des vues détaillées de Nirgal Vallis qui laissent clairement apparaître la trace d’une ancienne rivière.

La sonde Mars Express de l’Agence spatiale européenne a photographié la région de Nirgal Vallis qui est située juste au sud de l’équateur de la planète rouge. Cette zone est connue pour avoir été façonnée par les eaux qui coulait sur Mars il y a plus de 3,5 milliards d’années et de nombreux impacts d’astéroïdes. Une histoire qui se lit sur les clichés de la sonde.

Nirgal Vallis tire son nom du terme babylonien « Nirgal » qui désignait Mars, le Dieu de la guerre. C’est un vaste réseau fluvial qui s’étend sur près de 700 kilomètres ce qui en fait l’un des réseaux de vallées les plus longs sur la planète. L’eau y coulait à foison autrefois, il y a 3,5 à 4 milliards d’années. Les images présentées ici correspondent à l’extrémité ouest de la vallée qui est très ramifiée, contrairement à l’est qui se termine par une vallée unique et profonde de 200 mètres environ.

Nigal Vallis Mars

Les traces d’une ancienne rivière dans la vallée de Nirgal sur Mars (Source : ESA).

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Le Japon frappé par le plus puissant typhon depuis 1958

Comme annoncé depuis plusieurs jours, le super-typhon HAGIBIS a violemment frappé le Japon ce week-end. Les dégâts sont considérables et l’on déplore malheureusement même au moins 43 morts. Les autorités parlent de pire tempête depuis 1958 et le typhon KANOGAWA de triste mémoire.

Pluies torrentielles, cours d’eau en crue, maisons submergées, glissements de terrain. Le super-typhon HAGIBIS a déferlé ce week-end sur le centre et sur l’est du Japon. Une région habituée à ce genre de phénomènes climatiques extrêmes. Mais que l’on découvre ce matin meurtri par une tempête chargée de pluies d’une intensité « sans précédent ». La tempête la plus puissante de ces 60 dernières années selon les autorités japonaises.

Sur Tokyo, la capitale japonaise, des rafales ont été enregistrées à plus de 250 km/h. Sur la station balnéaire de Hakine, il est tombé près de 940 mm de pluie en seulement 24 heures.

Hagibis 12/10/2019

Typhon HAGIBIS le 12 octobre 2019.

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Un nouvel antibiotique découvert dans la forêt tropicale mexicaine

Une équipe internationale de scientifiques a découvert une nouvelle molécule antibiotique produite par une bactérie de la famille des Rhizobium, et qui se trouve présente dans des haricots sauvages, poussant au sein de la forêt tropicale au Mexique. Une découverte qui pourrait s’avérer fort utile pour l’agriculture.

À cause du phénomène menaçant et grandissant de la résistance aux antibiotiques chez l’Homme, l’animal et les plantes, les chercheurs recherchent de nouveaux moyens pour faire face aux infections bactériennes. Cela passe par la compréhension des mécanismes d’antibiorésistance, également par la recherche d’autres méthodes d’attaque comme la phagothérapie. Mais de nouveaux antibiotiques font aussi leur apparition. Une molécule antibiotique, non identifiée à ce jour, vient d’être découverte par une équipe internationale, réunissant des chercheurs russes, américains et français, et elle pourrait bien être d’une grande utilité dans le domaine de l’agriculture, selon la co-étude publiée dans la revue Nature Communications.

C’est une bactérie inconnue appartenant à la famille des Rhizobium qui produit ce « nouvel » antibiotique. Ce dernier a été identifié au sein d’haricots sauvages, de leur nom botanique Phaseolus vulgaris, dans la forêt tropicale mexicaine. Phazolicine est donc le nom qui lui a été attribué.

Antibiotique phazolicine

La bactérie Rhizobium sp. Pop5 relâche de la phazolicine pour protéger la plante des bactéries néfastes (Source : Dmitrii Y.Travin/Rutgers Today).

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Mort du cosmonaute Alexeï Leonov, premier homme à s’être aventuré dans l’espace

Il a réussi la première sortie extravéhiculaire de la conquête spatiale. Il a également participé au premier programme de coopération entre les Etats-Unis et l’URSS.

Le cosmonaute Russe Alexeï Leonov est décédé ce vendredi 11 octobre 2019 à l’âge de 85 ans. Connu comme le « premier piéton de l’espace », il est allé deux fois dans l’espace et il restera un des héros de la conquête spatiale.

12 minutes et 9 secondes : c’est la durée de la première sortie extravéhiculaire du « cosmonaute n°11 », Alexeï Leonov. Elle s’est déroulé le 11 mars 1965 durant la mission Voskhod 2 et à l’époque, elle constitue un nouveau succès pour le régime qui devance les États-Unis dans la réalisation de cette manœuvre risquée. Quelques semaines plus tard, le 3 juin, l’américain Ed White réussira également une sortie dans l’espace.

Alexeï Leonov

Alexeï Leonov au Centre d’entrainement des cosmonautes près de Moscou en 1964.

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Typhon : le « monstre » HAGIBIS est prêt à frapper le Japon

HAGIBIS, celui qui est qualifié de super-typhon depuis le week-end dernier, est sur le point de toucher le Japon. Les météorologues annoncent des précipitations record et les autorités exhortent la population à se mettre à l’abri.

Deux matchs de Coupe du monde de rugby annulés. Une séance de qualification du grand prix de Formule 1 de Suzuka reportée. Des aéroports fermés. Et cela ne semble devoir n’être qu’un début. Le super-typhon HAGIBIS s’approche inexorablement des côtes est du Japon, inquiétant les autorités. Le responsable de l’Agence météorologique japonaise, Yasushi Kajihara, s’est même déclaré prêt à émettre un avertissement d’urgence.

Car, selon les prédictions, même si HAGIBIS semble s’être légèrement calmé, il devrait produire ce week-end des vents violents avec des rafales pouvant toujours dépasser les 250 km/h. Le tout accompagné de vagues incroyablement hautes et de pluies torrentielles.

HAGGIBIS 11/10/2019

Le typhon HAGIBIS à l’approche du Japon le 11 octobre 2019.

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