Un mystérieux objet céleste 13 fois plus massif que Jupiter intrigue les astronomes

Une équipe internationale d’astronomes a découvert un gigantesque objet céleste situé a plus de 20.000 années-lumière de la Terre. Mais la nature exacte de ce corps, treize fois et demi plus massif que Jupiter, fait encore l’objet d’interrogations : planète ou naine brune, rien n’est moins sûr.

Au dessus de nos têtes, l’espace recèle encore de bon nombre d’astres dissimulés aux confins de son immensité. Mais l’un d’eux vient tout juste d’être démasqué. Son nom ? OGLE-2016-BLG-1190Lb. Derrière ce sobriquet plutôt nébuleux se cache un monstre treize fois et demi plus massif que Jupiter, pourtant déjà la plus lourde planète de notre système solaire.

Pour le découvrir, une équipe internationale d’astronomes a utilisé une technique de pointe : l’effet de micro lentille gravitationnelle. Son principe est d’utiliser comme une loupe la brève variation de lumière provoquée par le passage d’un corps devant une étoile. Les chercheurs sont ainsi parvenus à détecter OGLE-2016-BLG-1190Lb et à le localiser à près de 22.000 années-lumière de notre Terre.

L’astre se niche en effet bien loin de nous, dans une région appelée « bulbe de la Voie lactée », zone centrale de la galaxie extrêmement lumineuse et riche en étoiles d’âge canonique. Un télescope terrestre chilien, puis un homologue spatial, le télescope Spitzer mis en orbite par la NASA, ont permis de scruter les lieux et de révéler la présence de ce gigantesque corps céleste.

OGLE-2016-BLG-1190Lb

Vue d’artiste de OGLE-2016-BLG-1190Lb.

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L’atmosphère de cette superterre « en diamant » ressemblerait à la nôtre

Gravitant autour de son soleil à seulement 2,5 millions de kilomètres, 55 Cancri e est étonnante. Cette superterre a été surnommée « planète de diamant ». Une nouvelle étude démontre que ce monde brûlant couvert de lave est enveloppé d’une atmosphère ressemblant à la nôtre.

De par ses caractéristiques étonnantes, l’exoplanète 55 Cancri e — plus exactement 55 Cancri Ae — intrigue et passionne les astronomes. Deux fois plus grande que la Terre et huit fois plus massive, cette superterre ne gravite qu’à 2,5 millions de kilomètres de 55 Cancri A (une étoile similaire à la nôtre, située à quelque 40 années-lumière de nous, dans la constellation du Cancer), soit 60 fois plus près que notre Planète bleue ne l’est du Soleil. Une année (période orbitale) n’y dure que 17 h 40 min. Son orbite est synchrone, si bien qu’un hémisphère est en permanence face à l’étoile et l’autre, plongé à jamais dans l’obscurité. Des observations dans l’infrarouge avec le satellite Spitzer avaient conduit des chercheurs à postuler, en 2016, que la planète était un véritable enfer, couvert de dépôts de lave sur le côté jour et de lave solidifiée côté nuit.

Ce n’est donc pas le meilleur des mondes pour y trouver de la vie, vous l’aurez compris. Mais alors, pourquoi s’y intéresser ? interrogeront certains. « Comprendre cette planète nous aidera à répondre à des questions plus larges sur l’évolution des planètes rocheuses », argue Renyu Hu, chercheur au JPL et coauteur d’une nouvelle étude sur cette superterre qui vient de paraître dans The Astronomical Journal.

55 Cancri e

Vue d’artiste de 55 Cancri e.

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Des ondes gravitationnelles bientôt détectables grâce aux pulsars ?

Une équipe d’astrophysiciens vient de le confirmer : il devrait bientôt être possible d’observer les ondes gravitationnelles émises par les collisions de trous noirs supermassifs. Il serait même possible de le faire avant le lancement dans l’espace du détecteur eLisa grâce aux pulsars.

La spectaculaire détection conjointe par Ligo et Virgo des ondes gravitationnelles émises par une kilonova a confirmé que nous étions pleinement rentrés dans l’ère de l’astronomie gravitationnelle. Toutefois, ces détecteurs, et ceux en construction sur Terre utilisant le même schéma de fonctionnement, ne peuvent nous donner accès qu’à une certaine bande de fréquences, comme d’ailleurs tous les instruments basés sur les ondes électromagnétiques en astronomie (Hubble ne peut pas voir dans le domaine des rayons X par exemple et Chandra ne peut pas voir dans le visible).

Ainsi, les télescopes gravitationnels terrestres ne peuvent voir, pour l’essentiel, que les ondes générées par les cadavres d’objets stellaires formant des systèmes binaires, à savoir des étoiles à neutrons et des trous noirs stellaires en train de se rapprocher peu avant de fusionner. Mais qu’en est-il des fusions de trous noirs supermassifs ? Si l’on veut les étudier, l’instrument le plus indiqué sera eLisa, que l’ESA devrait lancer dans l’espace dans les années 2030.

Contenant plusieurs millions à plusieurs milliards de masses solaires, les trous noirs supermassifs sont des astres compacts. Il s’agit de sources d’ondes gravitationnelles très intenses. Ils sont donc facilement détectables, mais, comme les distances entre ces objets sont aussi plus grandes, les mouvements sont plus lents et les fréquences des ondes sont plus basses pendant des millions d’années avant que la fusion ne se produise.

Collision trous noirs

La collision de deux trous noirs il y a des milliards d’années provoque l’émission d’ondes gravitationnelles encore perceptibles aujourd’hui (Source : SXS).

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La pluie d’étoiles filantes des Léonides va atteindre son pic d’activité

Dans la nuit du 17 au 18 novembre, la pluie de météores des Léonides atteindra son pic d’activité. Selon les astronomes, le spectacle pourrait être remarquable alors que la Lune, en nouvelle phase, ne perturbera pas l’observation.

Le ciel de novembre a de quoi séduire les astronomes amateurs. Alors que ces derniers jours étaient marqués par la rencontre céleste de Vénus et Jupiter devenus visibles à l’œil nu, c’est maintenant une pluie de météores qui attend les amoureux du ciel. Les Léonides atteindront en effet cette semaine leur pic d’activité.

D’après les astronomes, le maximum sera atteint dans la nuit du 17 au 18 novembre et l’observation pourrait être remarquable.

Comme la plupart des pluies de météores, le meilleur moment pour observer les Léonides se situe généralement entre minuit et l’aube, selon le site EarthSky. Les observateurs devront donc rogner sur leur sommeil dans la nuit du 17 au 18 octobre pour pouvoir assister au phénomène.

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Ross 128b, cette nouvelle planète susceptible d’héberger la vie

Elle a une masse similaire à celle de la Terre et « sa température de surface pourrait également être proche de celle de la Terre ».

Elle est prénommée Ross 128b et a été découverte autour d’une étoile de la constellation de la Vierge, située à seulement 11 années-lumière du système solaire (une année lumière équivaut à 9 460 milliards de kilomètres) de la Terre. Cette nouvelle planète vient s’ajouter à la liste encore restreinte des bonnes candidates pour la recherche de signes de vie au-delà du système solaire, a annoncé ce mercredi l’Observatoire européen austral (ESO).

« Ross 128b est très proche, ce qui nous permettra de la voir avec un télescope tel que l’E-ELT en construction pour 2025 », a souligné Xavier Bonfils, astronome du CNRS à l’Observatoire des sciences de l’Univers de Grenoble. Détectée par le spectrographe HARPS, installé sur le télescope de 3,6 mètres de l’ESO au Chili, la planète orbite autour d’une étoile naine (Ross 128) en 9,9 jours.

Selon les chercheurs, Ross 128b est susceptible d’héberger des signes de vie : elle a une masse similaire à celle de la Terre (1,35 fois plus massive) et « sa température de surface pourrait également être proche de celle de la Terre », donc peut-être compatible avec la présence d’eau à l’état liquide indispensable à la vie telle qu’on la connaît. De plus, cette nouvelle planète orbite autour d’une étoile «calme», son atmosphère a donc une chance d’avoir résisté aux vents et éruptions stellaires.

L’équipe de Xavier Bonfils attend avec impatience la mise en service du Télescope géant européen E-ELT (European Extremely Large Telescope) de l’ESO en construction au Chili qui permettra d’étudier plus précisément Ross 128b et de découvrir si elle possède bel est bien une atmosphère et si la densité de cette dernière est suffisante pour protéger la planète de son étoile (notamment de ses rayons X).

Ross 128 b

Vue d’artiste de la planète Ross 128 b.

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Quelle est cette étrange « boule de feu » qui a déchiré le ciel alsacien ?

Mardi 14 novembre, en fin d’après midi, une boule lumineuse, visible depuis l’Alsace a traversé le ciel d’est en ouest. Des centaines de témoignages ont été recueillis.

« J’ai aperçu un énorme truc, comme une boule bleue avec une queue verte » témoigne une habitante de Niederbronn-les-Bains, dans le Bas-Rhin, citée par France Bleu. La témoin rapporte avoir aperçu mardi 14 novembre en fin d’après-midi, un objet « plus gros qu’une étoile filante ».

Les témoignages ont afflué aussi du côté du journal local DNA (Dernières nouvelles d’Alsace), qui relaye plusieurs témoignages d’une observation effectuée aux alentours de 17h45 dans la région. « Une très grosse boule de feu vient de traverser le ciel alors que je roulais dans la forêt entre Haguenau et Surbourg. Elle était de couleur bleu et blanche. C’était super impressionnant » rapporte l’un d’eux. Des internautes ont fait parvenir au journal des vidéos du phénomène.

Etoile filante Alsace 17/11/2017

Une étoile filante géante a traversé le ciel alsacien et tout le Grand Est de la France, mardi 14 novembre vers 17h45.

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iPTF14hls, cette étrange étoile « phénix » capable de renaître de ses cendres

La revue Nature relate, mercredi, la fascination des scientifiques pour une supernova qui a explosé, survécu puis réexplosé 60 ans plus tard. Un phénomène qui bouleverse leurs connaissances.

En général, quand étoile se transforme en supernova et explose, elle meurt. C’est du moins ce que l’on pensait jusqu’à maintenant. Des astronomes ont récemment découvert qu’une étoile qui s’était transformée en supernova avait survécu, puis s’était retransformée en supernova 60 ans plus tard, expliquent-ils dans une étude publiée dans Nature le 8 novembre, rapporte Science Alert.

La supernova en question, baptisée iPTF14hls, a été découverte en 2014. Au début, les astronomes pensaient qu’elle appartenait à la catégorie II-P, celle des étoiles supermassives dont le coeur s’est effondré sur lui-même, envoyant une onde de choc dans tout l’espace avant de se transformer en étoile à neutrons -une toute petite étoile incroyablement lourde.

Sauf que quelques mois après leur découverte, les astronomes se sont rendu compte qu’iPTF14hls ne se comportait pas comme une supernovae II-P normale. En 600 jours d’observations, les chercheurs ont constaté qu’iPTF14hls s’étaient assombrie puis rééclaircie au moins 5 fois. Or, normalement, les supernovae brillent faiblement mais constamment pendant quelques mois, avant de s’assombrir.

Supernova 1993J

Vue d’artiste d’une supernova.

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