Les Jupiter ultra-chauds : mi-étoile mi-planète

Les planètes qui se situent toutes proches de leur étoile présentent une face éclairée qui ressemble plus à celle d’une étoile que d’une planète.

WASP-121b appartient à une nouvelle classe d’exoplanètes appelées Jupiter extrêmement chauds. Ces astres sont situés sur une orbite très proches de leur étoile hôte dont ils font le tour en quelques heures ou jours. Ainsi, WASP-121b est une géante gazeuse d’une masse d’environ 1,2 fois celle de Jupiter pour une taille presque doublée par rapport à cette dernière qui orbite en à peine 1,3 jour autour de son étoile, située à 900 années-lumière de la Terre.

Une autre conséquence de la proximité entre l’étoile et sa planète est que cette dernière n’est plus en rotation sur elle même : en raison des forces de marées gravitationnelles WASP-121b est « verrouillée » sur son orbite et présente toujours la même face devant son étoile. Exactement comme le fait la Lune qui orbite autour de la Terre en nous présentant toujours la même face.

WASP-121b

Vue d’artiste de l’exoplanète WASP-121b telle qu’elle serait vue par un observateur lointain (Source : NASA/JPL-Caltech).

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Cette météorite provient du plus vieux volcan connu du Système solaire

Les météorites sont diverses et certaines ressemblent à des laves trouvées sur Terre, ce qui indique qu’elle proviennent de volcans très anciens sur des corps célestes à l’aube du Système solaire. Celle découverte récemment, NWA 11119, est la plus vieille lave connue et elle indique pour la première fois que ces volcans ne crachaient pas que des basaltes.

Les météorites fascinent, aussi bien par leur beauté quand on pense aux pallasites avec leur cristaux d’olivine dans une matrice de fer que par leur origine, tout à la fois l’espace interplanétaire et l’aube de la formation du Système solaire. Notre connaissance de ces roches est récente même si l’humanité est confrontée avec ces pierres tombées du ciel depuis des millénaires (on sait que la dague de Toutânkhamon a été forgée dans du fer d’origine météoritique).

Cette provenance extraterrestre, c’est le physicien et mathématicien Jean-Baptiste Biot qui, pour la première fois, en a donné des preuves en 1803, suite à la chute de la météorite de L’Aigle dans l’Orne. Mais c’est vraiment au cours de la seconde moitié du XXe siècle que l’étude des météorites va faire des bonds, accompagnant les progrès de la cosmochimie et de la cosmogonie du Système solaire, et la révolution astronautique à l’origine des missions Apollo et Voyager.

Plus de 40.000 météorites sont connues de nos jours et elles sont très diverses bien que des grandes familles aient été définies. Les plus connues sont les chondrites, les achondrites et les sidérites qui, comme leur nom l’indique, contiennent beaucoup de fer. Les chondrites, comme les célèbres Allende et Murchison, sont des objets très primitifs que l’on considère comme formés des matériaux de base des corps rocheux dont certains vont devenir des planètes.

NWA 11119

La météorite NWA 11119 (Source : University of New Mexico).

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44 nouvelles exoplanètes émergent des données de Kepler et de Gaïa

Une équipe Japonaise a réussi à confirmer l’existence de 44 nouvelles exoplanètes préalablement repérées grâce à de nouvelles techniques plus rapides augurant de nouvelles découvertes.

Une équipe internationale d’astronomes, dirigé par l’université de Tokyo, a rassemblé des données provenant des télescopes Kepler de la NASA et Gaia de l’ESA ainsi que de télescopes terrestres pour confirmer l’existence de 44 nouvelles exoplanètes. Elles avaient été préalablement repérées par le télescope spatial Kepler dans le cadre de la campagne d’observation K2, initiée après la panne de deux gyroscopes de l’engin.

Un large contingent de corps aux diamètres et aux caractéristiques différentes qui s’ajoute à la désormais très longue liste des exoplanètes confirmées (plus de 3700 en juillet 2018). Ce nouvel ensemble fait l’objet de descriptions détaillées dans un article publié par The Astronomical Journal.

Exoplanète

Exoplanète

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Un météore provoque une explosion de 2,1 kilotonnes près d’une base de l’US Air Force

Le 25 juillet dernier, une puissante détonation a retenti dans le ciel groenlandais, non loin d’une base aérienne de l’US Air Force. Un évènement qui aurait pu faire craindre une attaque militaire, mais qui est en réalité le fruit de l’explosion d’un météore.

Le ciel peut parfois donner à voir des spectacles aussi impressionnants qu’inattendus. C’est ce qu’ont pu constater le 25 juillet dernier, des militaires de l’US Air Force. A cette date, autour de minuit, une boule de feu a en effet explosé au dessus du Groenland, non-loin de la base aérienne de Thulé, la plus septentrionale de l’US Air Force. Sa puissance : 2,1 kilotonnes, l’équivalent de l’explosion de 2.100 tonnes de TNT.

Malgré les relents guerriers dégagés par un tel évènement, il n’était en rien lié à un conflit armé ou une attaque militaire. Il s’agissait en effet de l’explosion d’un météore, un corps incandescent qui a traversé l’atmosphère à la vitesse vertigineuse de 87.000 km/h. Aussi célère qu’elle ait été, la chute de l’objet n’a toutefois provoqué aucun dégât, comme l’affirme dans un message adressé au site military.com la porte-parole de l’US Air Force Hope Cronin : « personne n’a été blessé et le météore n’a affecté ou perturbé aucune des activités de la base ».

Malgré son énergie et sa vitesse considérables, l’objet s’est révélé nettement moins puissant que certains de ses prédécesseurs. « En comparaison, le météore apparu en 2013 à Tcheliabinsk en Russie, a libéré plus de deux-cents fois l’énergie du météore du Groenland », explique JoAnna Wendel, porte-parole de l’Agence spatiale américaine. D’un diamètre d’environ 15 mètres, l’objet a en effet libéré une énergie de 440 kilotonnes.

Météore Groenland 25/007/2018

Un météore provoque une explosion de 2,1 kilotonnes près d’une base de l’US Air Force au Groenland.

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Le satellite Aeolus et l’instrument Aladin vont étudier les vents terrestres

Le satellite Aeolus va cartographier en temps réel les vents terrestres grâce à une des instruments les plus perfectionnés jamais envoyé dans l’espace.

Le satellite Aeolus devrait décoller le 21 août 2018 du port spatial européen de Kourou, en Guyane française. Une fois en orbite il fera le tour de la Terre en passant par les deux pôles et sera chargé de mesurer la vitesse du vent, en temps réel et grâce à une technologie laser, à toutes les altitudes entre la surface et jusqu’à 30 kilomètres de la stratosphère. Ses données seront utilisées pour améliorer les prévisions météorologiques.

C’est le module Aladin (Atmospheric LAser Doppler INstrument) qui constitue la principale instrumentation du satellite. Il comprend deux lasers de forte puissance qui émettent des impulsions lumineuses dans l’ultraviolet proche. Ces flashs sont réfléchis par les molécules, aérosols et particules des nuages de l’atmosphère et sur Aeolus un télescope de 1,5 mètre de diamètre les capturera. Il est lui même couplé à des récepteurs extrêmement sensibles qui permettront de calculer la vitesse des particules et donc des vents qui les transportent.

Aeolus

Vue d’artiste du satellite Aeolus au-dessus de la Terre (ESA/AEG Medialab).

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Qu’est donc cette mystérieuse planète errant au-delà de notre système solaire ?

A 20 années-lumière de la Terre cet objet de masse planétaire possède un incroyable champ magnétique.

« SIMP J01365663 + 0933473 » : c’est le nom compliqué choisi par les astronomes pour nommer l’astre identifié dès 2016 par le Very Large Array, un radiotélescope installé au Nouveau-Mexique. Au départ les astronomes ont cru être face à une naine brune, une étoile trop peu massive pour qu’en son cœur se déclenchent les réactions nucléaires susceptibles de « l’allumer » et de la faire briller durablement. Mais de nouvelles observations indique qu’il s’agirait en fait d’une planète de 12 fois la masse de Jupiter. La différence entre les deux reste tout de même assez mal définie.

C’est principalement la masse qui permet de faire le distinguo entre une naine brune et une planète errante : les astronomes utilisent comme règle générale la masse sous laquelle la fusion du deutérium n’est plus possible, connue sous le nom de « limite de combustion du deutérium ». Elle équivaut à environ 13 fois la masse de Jupiter or les nouvelles mesures faites par le VLA estime celle de SIMP à 12,7 fois celle de Jupiter.

SIMP J01365663 + 0933473

Représentation de SIMP J01365663+0933473, un astre situé à 20 années-lumière de la Terre (Source : JPL-Caltch/NRAO/AUI/NSF).

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Perséides 2018 : la pluie de météores va bientôt atteindre son pic d’activité

Cette année, la pluie de météores des Perséides connaitra son pic d’activité durant deux nuits : celle du 11 au 12 août et du 12 au 13 août. Les astronomes prévoient un rythme de 60 à 70 météores par heure. Une observation facilitée par la Lune qui se fera très discrète dans le ciel.

L’été s’annonce décidément riche en observations pour les amateurs d’astronomie et autres amoureux de paysage nocturne ! Après l’éclipse lunaire du 27 juillet et le rapprochement de Mars, c’est un autre rendez-vous que le ciel nous réserve : la pluie de météores des Perséides. Comme chaque année, la plus populaire des pluies d’étoiles filantes devrait en effet atteindre son pic d’activité d’ici quelques jours, entre le 11 et le 13 août.

Généralement active de mi-juillet à fin août, les Perséides font leur apparition lorsque la Terre croise le gigantesque nuage de débris laissés par la comète Swift-Tuttle. En percutant l’atmosphère de notre planète, ces débris produisent de la lumière, créant les fameuses étoiles filantes qui prennent la forme de trainées lumineuses dans le ciel.

Ces trainées s’étirent dans la voûte céleste et semblent provenir de la constellation de Persée. C’est d’ailleurs cette particularité qui vaut à la pluie son nom. Les Perséides sont l’une des pluies de météores les plus suivies, notamment parce qu’elles se produisent dans l’hémisphère nord durant l’été. Souvent spectaculaires, elles sont par ailleurs faciles à observer à l’œil nu.

Perséides

Les météores des Perséides sont issus de la comète Swift-Tuttle.

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