Les éruptions du plus grand volcan de Io dépendent des autres lunes de Jupiter

Pendant cinq ans, les volcans de Io ont été surveillés avec des télescopes au sol. Le plus grand d’entre eux, Loki Patera, semble avoir une activité modulée par les mouvements de Ganymède et Europe, deux autres lunes de Jupiter.

Il y a 40 ans cette année, plus précisément en mars 1979, l’obstination de Linda Morabito, alors ingénieure de navigation dans l’équipe de la mission Voyager 1, allait permettre de faire une découverte étonnante. Elle était occupée à traiter les images obtenues par la sonde concernant Io, la lune de Jupiter, lorsqu’elle a remarqué ce qui s’est plus tard révélé être un panache volcanique de 300 kilomètres de hauteur.

Depuis lors, le volcanisme de Io fascine et ce d’autant plus après les images prises par la mission Galileo entre 1995 et 2003. En 1999 par exemple, la sonde de la NASA a surpris une impressionnante éruption fissurale de 25 kilomètres de long, avec des fontaines de laves s’élevant à quelques kilomètres de hauteur. Une éruption survenue dans la patera Tvashtar, une sorte de caldeira volcanique à laquelle on a donné le nom du dieu hindou des forgerons.

L’activité volcanique sur Io est aussi suivie régulièrement à l’aide de télescopes au sol. Ils permettent notamment d’observer ce qui se passe en relation avec Loki Patera, le plus grand cratère visible sur Io. Il s’agirait aussi d’une caldeira, mais remplie par un lac de lave monstrueux d’environ 200 kilomètres. Pour se faire une idée de ce que cela représente, il suffit de dire que sa superficie est supérieure à celle du lac Ontario, que se partagent les États-Unis et le Canada.

Io

Une photo en vraies couleurs de Io, la lune volcanique de Jupiter (Source : NASA/University of Arizona).

Lire la suite

Publicités

Méthane sur Mars : une des pistes géologiques écartée

Il y a quelques années, du méthane a été détecté sur Mars pour la première fois. Provient-il d’une source biologique ou géologique ? Les chercheurs n’ont toujours pas la réponse. Mais il semblerait qu’il ne soit pas dû à l’érosion des basaltes par les vents.

Depuis quelque temps, des traces de méthane sont régulièrement détectées sur Mars. Des panaches notamment qui semblent aller et venir et dont les chercheurs peinent à expliquer l’origine. Parmi les sources imaginées : la libération, par l’érosion due aux vents, de méthane prisonnier d’inclusions fluides dans les basaltes. Une belle explication qui, selon des travaux menés par des chercheurs de l’université de Newcastle (Royaume-Uni), est finalement à jeter aux oubliettes.

« Les images haute résolution dont nous disposons montrent que sur Mars, les vents peuvent provoquer des taux de déplacement du sable, et de fait, des taux potentiels d’érosion, plus élevés que nous le pensions, explique Jon Telling, géochimiste à l’université de Newcastle. Nous avons pu estimer ces taux d’érosion et notre conclusion est qu’il est très peu probable que ce phénomène soit la source du méthane détecté sur la planète rouge ».

Source méthane Mars

Pour trouver la source du méthane détecté sur Mars, des chercheurs de l’université de Newcastle (Royaume-Uni) ont décidé de procéder par élimination. Ils affirment aujourd’hui qu’elle n’est pas à chercher du côté de l’érosion par les vents.

Lire la suite

Le trou noir au centre de la Voie lactée est devenu subitement 75 fois plus brillant

Le trou noir supermassif en plein centre de la Voie lactée a eu un vif sursaut d’activité le 13 mai sans que les astronomes sachent comment cela a pu arriver.

Mais qu’est-il donc arrivé à Sagittarius A*, le trou noir de 4 millions de masses solaires qui règne au cœur de notre Galaxie, pour brusquement briller 75 fois plus que d’habitude ? Le 13 mai, des astronomes venus l’étudier à l’observatoire Keck n’en revenaient pas quand ils se sont installés devant leurs ordinateurs. Ils ne l’avaient jamais vu aussi brillant dans le proche infrarouge en plus de 20 ans d’observation. Et si cela se trouve, il rayonnait plus intensément encore avant que Tuan Do, de l’université de Californie à Los Angeles (UCLA), et son équipe ne commencent à le regarder.

Quelque chose est donc venu se frotter à l’horizon du trou noir supermassif pour provoquer cet éclat. Quelque chose que les chercheurs n’avaient pas anticipé. Pour l’instant, ils n’ont pas encore établi les causes précises de cet embrasement soudain, mais ils ont quand même un suspect dans leur viseur : S0-2, une étoile très proche de la gueule du monstre — c’est sans doute son prochain « gros » déjeuner — qui, il y a un an, flirtait à seulement 20 milliards de kilomètres de lui (17 heures-lumière, ce qui correspond à environ 120 fois la distance entre la Terre et le Soleil).

Trou noir Voie Lactée

Illustration du trou noir supermassif Sagittarius A* (Source : ESA).

Lire la suite

Découverte d’une étoile d’environ 13,5 milliards d’années, presque aussi vieille que l’Univers

Une équipe d’astronomes a découvert une géante rouge vieille d’environ 13,5 milliards d’années. Ce qui fait d’elle l’une des étoiles connues les plus anciennes de notre galaxie.

Nous sommes tous des poussières d’étoiles. Elle est donc, en théorie, l’une de nos ancêtres les plus lointains. Cette géante rouge, presque aussi vieille que l’Univers, se serait formée il y a environ 13,5 milliards d’années, peu de temps après le fameux Big Bang qui serait survenu il y a 13,8 milliards d’années selon les scientifiques. Nichée dans la banlieue de la Voie lactée, à 35.000 années-lumière de la Terre, elle se nomme SMSS J160540.18–144323.1. « C’est comme repérer une goutte d’eau dans une piscine olympique », s’enthousiasme l’astrophysicien Thomas Nordlander, de l’ARC Centre of Excellence for All-Sky Astrophysics, à l’origine de sa découverte.

A ce jour, c’est l’une des plus anciennes étoiles connues. « Cette étoile incroyablement anémique, qui s’est probablement formée quelques centaines de millions d’années après le Big Bang, possède des niveaux de fer 1,5 million de fois inférieurs à ceux du Soleil », a déclaré le scientifique dans un communiqué. Pour déterminer l’âge de cette étoile plurimillénaire, le Dr Nordlander et ses collègues de l’Université nationale australienne ont mesuré les quantités d’éléments lourds qui s’y trouvent.

Géante rouge

Vue d’artiste d’une géante rouge.

Lire la suite

Observez la pluie d’étoiles filantes des Perséides dès ce weekend !

Malgré la Lune, de nombreuses étoiles filantes de l’essaim des Perséides sont visibles. Notamment, les plus lumineuses d’entre elles, les bolides. À ne pas manquer aussi : la conjonction de la Lune avec Jupiter ce soir et avec Saturne, le 12 août.

C’est maintenant un grand classique de l’été : la pluie d’étoiles filantes des Perséides (l’une des plus belles de l’année). Comme chaque année, l’activité du plus célèbre de tous les essaims météoritiques débute le 17 juillet pour s’achever piano piano le 24 août. Mais le moment que tout le monde attend avec impatience est bien sûr la nuit de son activité maximum, c’est-à-dire, en général, entre le 11 et le 13 août.

Dans de très bonnes conditions (ciel dégagé et vraiment protégé de la pollution lumineuse), assis ou étendu confortablement, on peut en voir jusqu’à 140 en une heure — il y a parfois des pointes à 190 météores par heure. Il y en a des petits et faibles qui se précipitent sur nous et de plus gros, qui brillent avec intensité lorsqu’ils pénètrent la haute atmosphère à toute vitesse (60 km/s), toujours depuis la direction de la constellation de Persée — d’où leur nom de Perséides.

Perséides

Les météores des Perséides sont issus de la comète 109P/Swift-Tuttle.

Lire la suite

L’énigme des galaxies « noires », ancêtres des galaxies elliptiques, révélée par Alma

Le radiotélescope Alma a précisé la nature de sources infrarouges observées par Spitzer alors que le cosmos avait moins de deux milliards d’années. Invisibles aux yeux d’Hubble, il s’agissait de galaxies elliptiques « noires » massives, ancêtres de celles encore plus massives que l’on voit aujourd’hui. Problème, elles étaient bien trop nombreuses et leur existence défie le modèle cosmologique standard.

Les dernières analyses des données du satellite Planck concernant le rayonnement fossile constituent une corroboration très sérieuse du modèle standard en cosmologie. Il est devenu extrêmement douteux pour cette raison, et d’autres observations et tests des lois utilisées pour construire ce modèle standard, qu’il soit invalidé dans les grandes lignes.

Cela ne veut nullement dire que nous ne serons pas confrontés à des révolutions qui, tout en ne changeant pas les grandes lignes de ce modèle, vont nous livrer de nouvelles perspectives sur la réalité, et de la nouvelle physique. On sait d’ailleurs qu’il y a une vraie tension entre la détermination de la valeur de l’accélération de l’expansion de l’Univers observable à partir des données de Planck et celle obtenue à partir de l’étude des supernovae.

On peut par exemple s’attendre à des surprises concernant la nature de l’énergie noire et on sait que cette dernière, si elle est bien derrière l’accélération récente de cette expansion, peut influer sur la croissance des amas de galaxies.

Alma galaxies noires

Une vue d’artiste de deux des galaxies elliptiques « noires » formant fiévreusement des étoiles il y a plus de 12 milliards d’années révélées par Alma (Source : National Astronomical Observatory of Japan).

Lire la suite

La Voie lactée a la forme 3D d’une roue voilée, révèlent ses étoiles

Une nouvelle étude livre la cartographie la plus précise de la Voie lactée jamais réalisée. Elle permet ainsi de réaliser pleinement sa forme.

En mesurant la distance entre notre Soleil et des milliers d’étoiles dispersées dans la Voie lactée, une équipe internationale a cartographié notre galaxie avec une précision inégalée jusqu’ici. Leur modèle a permis de se faire une meilleure idée de la forme de la spirale barrée qui la constitue.

Leur nouvelle carte en 3D révèle la structure du disque galactique, la région dans laquelle se situe les bras de la spirale. Elle apparaît déformée en forme de tuile apéritive ou de roue voilée.

Forme 3D Voie Lactée

Schéma de la forme de la Voie lactée basé sur l’observation de milliers d’étoiles (Source : J. Skowron/OGLE/Astronomical Observatory/Université de Varsovie).

Lire la suite