La NASA annonce la découverte inédite de 7 exoplanètes de la taille de la Terre

L’agence spatiale américaine a annoncé la découverte de sept exoplanètes, d’une taille comparable à celle de la Terre. Elles gravitent autour d’une étoile de notre galaxie située à 40 années-lumière de notre système solaire.

Elles ont été repérées autour d’une étoile située dans notre galaxie, à l’aide de plusieurs télescopes. La NASA a annoncé ce mercredi avoir découvert sept exoplanètes d’une taille comparable à celle de la Terre et sont proches les unes des autres.

Leur rayon est plus ou moins 15% celui de la Terre, comme l’a révélé l’agence spatiale américaine lors d’une conférence de presse pour présenter la dernière de ses dernières trouvailles dans le domaine des exoplanètes (des planètes qui se trouvent à l’extérieur de notre système solaire).

« Vingt ans après les premières exoplanètes, il s’agit sans nul doute d’une des plus grandes découvertes dans le domaine des planètes extrasolaires », estime Didier Queloz, de l’Université de Genève, coauteur de l’étude. « La recherche du vivant sur une autre planète est aujourd’hui à portée de main », ajoute-t-il.

Système Trappist-1

Les exoplanètes découvertes par la NASA (Source : NASA).

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La NASA veut chercher la vie sur Europe, une lune de Jupiter

La NASA prévoit d’envoyer une sonde tourner autour d’Europe, pour préparer, dans une douzaine d’années, l’arrivée d’un atterrisseur. Cette lune de Jupiter qui cache sous son épaisse banquise un immense océan d’eau salée passionne les exobiologistes. Ce corps glacé est un candidat prioritaire pour la recherche d’une vie ou au moins des conditions dans laquelle une vie proche de la nôtre pourrait apparaître et se développer. Une étude conceptuelle est en cours car la mission ne sera pas simple…

Dans moins de trois ans, le rover de la mission Mars 2020, de la NASA, s’envolera pour rechercher d’éventuelles traces de vie passé sur la Planète rouge. Ce sera une première dans l’histoire de l’exploration spatiale depuis les tentatives des atterrisseurs Viking, quarante ans plus tôt. Un nouveau chapitre va s’écrire en ce début de XXIe siècle qui pourrait voir débarquer les premiers Hommes sur Mars à l’horizon 2030.

Au même moment, peut-être en 2031, il est possible qu’ailleurs dans le Système solaire, un atterrisseur se pose sur Europe. Considéré par la NASA comme une « cible prioritaire de la recherche de la vie ailleurs que sur Terre », ce monde glacé potentiellement habitable en orbite autour de Jupiter intrigue autant qu’il fascine les astronomes depuis qu’un vaste océan d’eau salée en contact avec le noyau rocheux y a été découvert. Avec Encelade, autour de Saturne, deux fois plus loin, il est un des lieux où des formes de vie sont susceptibles d’exister.

Il ne reste donc plus qu’à aller y voir de plus près… Oui, mais pour explorer son océan qui contient deux fois plus d’eau que la Terre, il faut au préalable percer son épaisse armure de glace. Une autre solution, plus simple à mettre en œuvre, serait d’enquêter le plus près possible des geysers récemment découverts, là où les sols fragilisés et fragmentés sont douchés par l’eau expulsées depuis ses entrailles. Ainsi, si vie il y a sous la surface de cette lune, sa signature devrait être décelable dans cet environnement.

Europe

Europe, l’un des satellites de Jupiter (Source : NASA)

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Record : une supernova observée quelques heures seulement après l’explosion de son étoile

En 2013, une supernova a été observée moins de six heures après le début de l’explosion de l’étoile qui lui a donné naissance. Les phénomènes découverts ont surpris les astrophysiciens qui ne les avaient pas prévus.

En 2014 déjà, une supernova avait surpris les astrophysiciens. SN 2014C avait en effet commencé par apparaître comme une SN Ia, c’est-à-dire le produit de l’explosion d’une ou deux naines blanches avant de prendre les traits d’une SN II, une supernova produite par l’effondrement gravitationnel d’une étoile au moins huit fois plus massive que le Soleil. Selon les chercheurs, cela s’expliquait par l’éjection d’une importante coquille d’hydrogène par l’étoile génitrice de la SN Ia, un certain temps avant l’explosion. Toutefois, un tel phénomène ne cadrait pas facilement avec la théorie standard de l’évolution stellaire.

Une énigme similaire semble maintenant se présenter dans le cas d’une supernova découverte en 2013 avec le fameux télescope du mont Palomar dans le cadre d’un programme de surveillance automatisé des événements transitoires sur la voûte céleste (Intermediate Palomar Transient Factory ou iPTF). Dans un article disponible sur arXiv, une équipe internationale d’astrophysiciens menée par Ofer Yaron de l’Institut Weizmann à Rehovot (Israël) explique que l’étoile génitrice de SN 2013fs semble elle aussi avoir expulsé une importante coquille de matière peu avant de mourir, sans que l’on puisse vraiment comprendre pourquoi. Cette nouvelle découverte vient du fait que l’évolution de la supernova moins de six heures après son début, un record, a été observée.

Supernova SN 2013fs

Une vue d’artiste de la supernova SN 2013fs (Source : ESO).

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Matière noire : une nouvelle preuve venue des galaxies spirales barrées

Le modèle de la matière noire est censé expliquer les caractéristiques des mouvements des étoiles et du gaz dans les galaxies et aussi dans les amas de galaxies. Des astrophysiciens espagnols viennent de lui faire passer victorieusement un test concernant les barres d’étoiles dans certaines galaxies spirales.

Voici quelques mois, Stacy McGaugh, de la Case Western Reserve University, en compagnie de ses collègues Federico Lelli et Jim Schombert, avait fait savoir que des travaux qu’ils avaient menés, notamment à partir de données prises par le télescope Spitzer, ne semblaient pas compatibles avec l’existence de la matière noire. Les mouvements du gaz interstellaire dans plus de 150 galaxies s’expliquaient bien au moyen de la théorie Mond, laquelle suppose des modifications des lois de la mécanique céleste de Newton.

Jetant un pavé dans la mare déjà trouble du problème de la nature exacte de la matière noire et de l’énergie noire dans le cadre du modèle standard et alimentant également le débat entre ceux qui préfèrent introduire une nouvelle physique de la gravitation et pas de nouvelles particules pour résoudre autrement les énigmes des mouvements des amas de galaxies et des étoiles dans les galaxies découvertes respectivement par Fritz Zwicky et Vera Rubin, des chercheurs viennent de déposer un article sur arXiv.

Il provient d’un groupe d’astrophysiciens espagnols de l’Instituto de Astrofísica de Canarias (IAC). Selon des observations faites également avec Spitzer et concernant 68 galaxies spirales barrées, complétées par des simulations numériques, les auteurs pensent disposer maintenant d’une nouvelle preuve de l’existence de la matière noire. Répartie sous la forme d’un halo quasi sphérique autour des galaxies, il était prédit depuis un certain temps que son champ de gravitation devait ralentir la vitesse de rotation des barres d’étoiles dans les galaxies spirales. Malgré des doutes initiaux, ce serait effectivement bien le cas.

NGC 1672

Large de 75.000 années-lumière, la galaxie spirale barrée NGC 1672 est située à environ 60 millions d’années-lumière de la Voie lactée (Source : NASA).

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D’étranges jets bleus observés depuis l’ISS

Dans le cadre de l’expérience Thor, Andreas Mogensen a filmé pour la première fois un curieux phénomène atmosphérique depuis la Station spatiale internationale : les jets bleus. Comme les farfadets et les sylphes rouges, ils apparaissent fugitivement au-dessus des orages. Ils n’avaient jamais pu être observés ainsi. Des images étonnantes et exceptionnelles.

La question de l’existence de phénomènes fugaces a fait l’objet de débats durant de nombreuses années : d’insaisissables décharges électriques dans la haute atmosphère, nommées sylphes rouges, jets bleus, farfadets ou elfes. Faisant l’objet de rapports anecdotiques par des pilotes d’avions, ces phénomènes se sont toujours révélés difficiles à étudier car ils se produisent au-dessus des orages.

Proposée par l’Institut spatial national du Danemark, l’expérience Thor, qui s’était déroulée pendant la mission Iriss de 10 jours de l’astronaute de l’ESA Andreas Mogensen à bord de la Station spatiale internationale (ISS), avait pour objet d’étudier les orages vus d’en haut. Une liste d’endroits où ils étaient prévus par la météo avait été communiquée à Andreas, qui a alors pris des photos avec l’appareil le plus sensible à bord pour capturer ce que l’on appelle les phénomènes lumineux transitoires.

Jets bleus orage ISS

Jets bleus photographiés de l’espace par Andreas Mogensen en 2015. (Source : ESA/NASA)

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Un trou noir observé dévorant une étoile établit un nouveau record

Les astronomes ont réussi à observer un phénomène de « perturbation de marée » sans précédent : un trou noir situé au centre d’une galaxie lointaine dévorant les restes d’une étoile et ce, depuis plus de dix ans.

Les trous noirs fascinent autant qu’ils effraient. Au cours des dernières décennies, les scientifiques ont réussi à observer plusieurs de ces monstres galactiques mais ils sont encore loin d’avoir évalué leur pouvoir destructeur. C’est ce que suggère la découverte révélée par une équipe internationale dans la revue Nature Astronomy.

En étudiant une galaxie lointaine, les astronomes ont mis en évidence l’existence d’un trou noir supermassif dévorant une étoile. Jusque là, rien d’exceptionnel : par le passé, d’autres trous noirs ont déjà été surpris en plein repas. La différence ici est que, d’après les estimations, cela fait plus de dix ans que le monstre galactique ronge petit à petit les restes de l’astre. Un record.

Les trous noirs supermassifs exercent des forces gravitationnelles d’une intensité extrême. Dès qu’une étoile s’approche un peu trop près, elle s’expose ainsi au risque d’être aspirée et disloquée par le monstre galactique. Ce type d’évènement est désigné par les spécialistes sous le nom de « phénomène de perturbation de marée » (en anglais, « tidal disruption event » – TDE).

Trou noir supermassif

Vue d’artiste d’un trou noir supermassif et de son disque d’accrétion (Source : NASA/JPL-Caltech )

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La chimie de l’hélium, inconnue sur Terre, pourrait exister dans les planètes géantes

Bien que très répandus à l’échelle du cosmos, les atomes d’hélium ne semblent pas capables d’établir des liaisons chimiques dans des conditions normales sur Terre. Mais comme vient de le montrer une équipe internationale de physiciens, des cristaux de sodium et d’hélium, dont l’existence avait été prédite sur ordinateur, peuvent effectivement se former aux pressions qui règnent à l’intérieur des planètes géantes.

Depuis quelques années, le nom du physicien, chimiste et cristallographe russe Artem Oganov (professeur à l’université Stony Brook et au MIT russe, le Skolkovo Institute of Science and Technology) revient assez souvent sur le devant de la scène de la physico-chimie des matériaux à hautes pressions. Il s’inscrit sans doute dans la longue tradition de l’école de physique russe en physique de la matière condensée, et on lui doit plusieurs découvertes remarquables dans les domaines de la supraconductivité, des métamatériaux, du graphène ou de certaines quasi-particules. Des découvertes auxquelles les noms de Lev Landau, Victor Veselago, Yakov Frenkel, Andre Geim et Konstantin Novoselov sont associés.

Nous ne sommes donc pas surpris de la publication dans le journal Nature Chemistry d’un article où Artem Oganov et ses collègues font état de leurs travaux sur des cristaux à base d’hélium et de sodium, d’abord prédits théoriquement puis synthétisés et observés à hautes pressions dans une cellule à enclume de diamant. La découverte est d’importance car, selon les règles de la chimie traditionnelle, l’hélium est le gaz rare par excellence. Il ne devrait donc pas posséder de véritable chimie, car on ne devrait pas pouvoir le trouver dans des molécules ou encore associé par liaison chimique dans des cristaux.

Saturne Cassini 19/07/2013

Saturne vue par Cassini le 19/07/2013 (Source : NASA/JPL/Space Science Institute)

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