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Centre de Culture Scientifique Technique et Industrielle de la Guadeloupe

Un mystérieux objet céleste 13 fois plus massif que Jupiter intrigue les astronomes

Une équipe internationale d’astronomes a découvert un gigantesque objet céleste situé a plus de 20.000 années-lumière de la Terre. Mais la nature exacte de ce corps, treize fois et demi plus massif que Jupiter, fait encore l’objet d’interrogations : planète ou naine brune, rien n’est moins sûr.

Au dessus de nos têtes, l’espace recèle encore de bon nombre d’astres dissimulés aux confins de son immensité. Mais l’un d’eux vient tout juste d’être démasqué. Son nom ? OGLE-2016-BLG-1190Lb. Derrière ce sobriquet plutôt nébuleux se cache un monstre treize fois et demi plus massif que Jupiter, pourtant déjà la plus lourde planète de notre système solaire.

Pour le découvrir, une équipe internationale d’astronomes a utilisé une technique de pointe : l’effet de micro lentille gravitationnelle. Son principe est d’utiliser comme une loupe la brève variation de lumière provoquée par le passage d’un corps devant une étoile. Les chercheurs sont ainsi parvenus à détecter OGLE-2016-BLG-1190Lb et à le localiser à près de 22.000 années-lumière de notre Terre.

L’astre se niche en effet bien loin de nous, dans une région appelée « bulbe de la Voie lactée », zone centrale de la galaxie extrêmement lumineuse et riche en étoiles d’âge canonique. Un télescope terrestre chilien, puis un homologue spatial, le télescope Spitzer mis en orbite par la NASA, ont permis de scruter les lieux et de révéler la présence de ce gigantesque corps céleste.

OGLE-2016-BLG-1190Lb

Vue d’artiste de OGLE-2016-BLG-1190Lb.

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Une nouvelle menace plane sur les insectes pollinisateurs

Des chercheurs américains ont mis en évidence le rôle d’un fongicide dans le déclin des bourdons.

Les mêmes facteurs sont souvent pointés du doigt pour expliquer le déclin des insectes pollinisateurs. Mais des chercheurs de l’Université Cornell (Etats-Unis) estiment qu’un d’entre eux a été pendant trop longtemps tenu à l’écart : les fongicides, ces produits utilisés pour détruire les champignons, notamment dans les cultures.

En étudiant deux douzaines de facteurs environnementaux au niveau de 284 zones à travers les Etats-Unis et cela, afin d’analyser le déclin des abeilles et des bourdons, les chercheurs pensaient retrouver encore une fois les coupables ordinaires : la destruction de l’habitat et l’utilisation massive d’insecticides. Mais c’est finalement un autre facteur qui a attiré leur attention : l’utilisation de fongicides qui ont longtemps été perçus comme inoffensifs.

Bourdon Lire la suite

L’atmosphère de cette superterre « en diamant » ressemblerait à la nôtre

Gravitant autour de son soleil à seulement 2,5 millions de kilomètres, 55 Cancri e est étonnante. Cette superterre a été surnommée « planète de diamant ». Une nouvelle étude démontre que ce monde brûlant couvert de lave est enveloppé d’une atmosphère ressemblant à la nôtre.

De par ses caractéristiques étonnantes, l’exoplanète 55 Cancri e — plus exactement 55 Cancri Ae — intrigue et passionne les astronomes. Deux fois plus grande que la Terre et huit fois plus massive, cette superterre ne gravite qu’à 2,5 millions de kilomètres de 55 Cancri A (une étoile similaire à la nôtre, située à quelque 40 années-lumière de nous, dans la constellation du Cancer), soit 60 fois plus près que notre Planète bleue ne l’est du Soleil. Une année (période orbitale) n’y dure que 17 h 40 min. Son orbite est synchrone, si bien qu’un hémisphère est en permanence face à l’étoile et l’autre, plongé à jamais dans l’obscurité. Des observations dans l’infrarouge avec le satellite Spitzer avaient conduit des chercheurs à postuler, en 2016, que la planète était un véritable enfer, couvert de dépôts de lave sur le côté jour et de lave solidifiée côté nuit.

Ce n’est donc pas le meilleur des mondes pour y trouver de la vie, vous l’aurez compris. Mais alors, pourquoi s’y intéresser ? interrogeront certains. « Comprendre cette planète nous aidera à répondre à des questions plus larges sur l’évolution des planètes rocheuses », argue Renyu Hu, chercheur au JPL et coauteur d’une nouvelle étude sur cette superterre qui vient de paraître dans The Astronomical Journal.

55 Cancri e

Vue d’artiste de 55 Cancri e.

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Un volcan à Bali crache des cendres, craintes d’éruption

Un volcan en activité sur l’île touristique de Bali crachait des cendres et des vapeurs d’acide sulfurique mardi, faisant craindre une éruption pour la première fois depuis plus de 50 ans, selon des responsables indonésiens.

Le mont Agung, à un peu plus de 3.000 mètres d’altitude et situé à environ 75 kilomètres des principales destinations touristiques de Kuta et Seminyak, gronde depuis le mois d’août et pourrait entrer en éruption pour la première fois depuis 1963.

Plus de 140.000 personnes avaient été évacuées ou avaient fui les alentours de la montagne le mois dernier, alors que le niveau d’alerte était à son maximum. Il avait ensuite été abaissé d’un cran fin octobre.

Mardi, des cendres volcaniques et une colonne de fumée jusqu’à 500 mètres au-dessus du sommet du mont ont été observées. Mais le niveau d’alerte n’a pas été relevé dans la mesure où « il ne s’agit pas d’une éruption », a indiqué le Centre de volcanologie et de gestion des risques géologiques.

Volcan Mont Agung

Le volcan du mont Agung, sur l’île touristique de Bali, surmonté d’un nuage de fumée, le 23 octobre 2017 (Source : AFP).

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Des ondes gravitationnelles bientôt détectables grâce aux pulsars ?

Une équipe d’astrophysiciens vient de le confirmer : il devrait bientôt être possible d’observer les ondes gravitationnelles émises par les collisions de trous noirs supermassifs. Il serait même possible de le faire avant le lancement dans l’espace du détecteur eLisa grâce aux pulsars.

La spectaculaire détection conjointe par Ligo et Virgo des ondes gravitationnelles émises par une kilonova a confirmé que nous étions pleinement rentrés dans l’ère de l’astronomie gravitationnelle. Toutefois, ces détecteurs, et ceux en construction sur Terre utilisant le même schéma de fonctionnement, ne peuvent nous donner accès qu’à une certaine bande de fréquences, comme d’ailleurs tous les instruments basés sur les ondes électromagnétiques en astronomie (Hubble ne peut pas voir dans le domaine des rayons X par exemple et Chandra ne peut pas voir dans le visible).

Ainsi, les télescopes gravitationnels terrestres ne peuvent voir, pour l’essentiel, que les ondes générées par les cadavres d’objets stellaires formant des systèmes binaires, à savoir des étoiles à neutrons et des trous noirs stellaires en train de se rapprocher peu avant de fusionner. Mais qu’en est-il des fusions de trous noirs supermassifs ? Si l’on veut les étudier, l’instrument le plus indiqué sera eLisa, que l’ESA devrait lancer dans l’espace dans les années 2030.

Contenant plusieurs millions à plusieurs milliards de masses solaires, les trous noirs supermassifs sont des astres compacts. Il s’agit de sources d’ondes gravitationnelles très intenses. Ils sont donc facilement détectables, mais, comme les distances entre ces objets sont aussi plus grandes, les mouvements sont plus lents et les fréquences des ondes sont plus basses pendant des millions d’années avant que la fusion ne se produise.

Collision trous noirs

La collision de deux trous noirs il y a des milliards d’années provoque l’émission d’ondes gravitationnelles encore perceptibles aujourd’hui (Source : SXS).

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Zika : la France, pays européen le plus touché par l’épidémie de 2016

Déclarée « urgence de santé publique de portée mondiale », l’épidémie de Zika en 2015-2016 a affolé la planète. Combien d’individus ont finalement été touchés en France ? Bilan.

Souvenez-vous, en 2016, l’on ne parlait que de lui : le virus Zika. Se propageant à une vitesse folle en Amérique du Sud, puis dans les collectivités d’Outre-mer, il menaçait de se répandre dans le reste du monde. Au point qu’en février 2016, l’OMS avait décrété une « urgence de santé publique de portée mondiale ». Dès 2016, une surveillance épidémiologique de l’infection à Zika virus dans l’Union européenne (UE) avait été mise en œuvre, jusqu’à début 2017 et la fin de l’épidémie. Elle livre en novembre 2017 son bilan de l’épidémie.

Entre juin 2015 et mars 2017, 2.133 cas confirmés de virus Zika ont été rapportés par les 21 pays de l’UE. La plupart des individus ont été infectés dans les Caraïbes (71 %), majoritairement en Guadeloupe (489 cas), en Martinique (421 cas) et en République Dominicaine (146 cas). Le nombre de cas rapporté dans l’UE a commencé à augmenter, concomitamment avec l’épidémie en cours dans les Amériques. La semaine du 15 août, un pic de 85 cas importés était rapporté. Avec 1141 cas, la France est le pays avec le plus grand nombre de cas détectés. La majorité d’entre eux ont été infectés en Guadeloupe, Martinique et Guyane Française, les trois départements et collectivités français d’Amérique les plus touchés par cette épidémie.

Moustique zika

Quand les moustiques Aedes aegypti et A. albopictus piquent à la recherche d’un vaisseau sanguin, ils déposent le virus zika dans le derme et l’épiderme.

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La pluie d’étoiles filantes des Léonides va atteindre son pic d’activité

Dans la nuit du 17 au 18 novembre, la pluie de météores des Léonides atteindra son pic d’activité. Selon les astronomes, le spectacle pourrait être remarquable alors que la Lune, en nouvelle phase, ne perturbera pas l’observation.

Le ciel de novembre a de quoi séduire les astronomes amateurs. Alors que ces derniers jours étaient marqués par la rencontre céleste de Vénus et Jupiter devenus visibles à l’œil nu, c’est maintenant une pluie de météores qui attend les amoureux du ciel. Les Léonides atteindront en effet cette semaine leur pic d’activité.

D’après les astronomes, le maximum sera atteint dans la nuit du 17 au 18 novembre et l’observation pourrait être remarquable.

Comme la plupart des pluies de météores, le meilleur moment pour observer les Léonides se situe généralement entre minuit et l’aube, selon le site EarthSky. Les observateurs devront donc rogner sur leur sommeil dans la nuit du 17 au 18 octobre pour pouvoir assister au phénomène.

Etoiles filantes Lire la suite