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Centre de Culture Scientifique Technique et Industrielle de la Guadeloupe

La Terre est en partie faite de poussières de géantes rouges

Nous sommes faits de poussières d’étoiles. Mais de quelles étoiles, précisément ? Des chercheurs apportent aujourd’hui une réponse à cette question. Selon eux, une partie de notre Terre serait faite de poussières de géantes rouges.

Quelque part dans notre Voie lactée, un nuage moléculaire interstellaire qui s’effondre. Une étoile qui se forme. Autour d’elle, un disque de gaz et de poussières qui donneront bientôt naissance à un cortège de planètes. Parmi lesquelles notre Terre. Cette histoire, c’est celle de notre Système solaire. Elle s’est jouée il y a environ 4,5 milliards d’années, et grâce à des mesures d’une incroyable précision, des chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETH – Suisse) sont aujourd’hui capables d’en préciser le scénario.

Rappelons que, répartie inégalement dans le disque protoplanétaire et ne représentant qu’une faible part de sa masse totale, on trouvait alors de la poussière d’étoiles. « Une poussière qui s’était formée autour d’autres soleils », précise Maria Schönbächler, chercheuse à l’ETH. Et qui, « un peu comme du poivre ou du sel », se retrouve aujourd’hui dans la composition des planètes.

terre poussière géante rouge

Selon les mesures d’abondance isotopique réalisées par des chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Zurich (Suisse), une partie de notre Terre est constituée de poussière de géantes rouges.

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Biodiversité : près de 40 % des plantes dans le monde sont rares

Grâce à la plus grande base de données botaniques jamais réalisée, une équipe internationale de chercheurs a pu comptabiliser l’abondance de chaque espèce de plantes sur la planète et conclure que près de 40 % sont rares et plus de 28 % très rares, accentuant de fait leur fragilité. Encore plus alarmant : les zones où se concentrent ces espèces rares sont bien plus impactées par le changement humain et climatique que la moyenne.

C’est un véritable travail de fourmi auquel s’est attelée une équipe de 35 chercheurs internationaux dans une étude publiée en novembre dans Science Advances. Celle-ci a passé 10 ans à collecter plus de 20 millions d’observations de plantes terrestres sur tous les continents, pour établir la plus grande base de données de biodiversité botanique jamais créée. On disposait jusqu’ici de données locales, ne permettant pas d’évaluer l’abondance globale d’une espèce. Certains plantes sont par exemple très communes à un niveau régional, mais ne sont implantées que dans un seul pays ou un seul territoire. Grâce à leur gigantesque répertoire mondial, les chercheurs ont pu identifier 435.000 espèces sur la planète, dont 36,5 % étant qualifiées de « rares », c’est-à-dire n’ayant été observées qu’à moins de cinq reprises, et 28,3 % « d’extrêmement rares », observées moins de trois fois.

« Il y a certaines plantes que l’on trouve partout – ce sont un peu les « Starbucks » des espèces. D’autres au contraire sont très rares, comme un petit café indépendant dans une ville », illustre Brian Enquist, professeur de biologie évolutive à l’université d’Arizona et principal auteur de l’étude. Ces espèces rares se concentrent dans les régions montagneuses ou les forêts du continent américain (notamment les Andes et la Sierra Madre au Mexique, la forêt Atlantique au Brésil ou les Caraïbes), en Afrique (pointe de l’Afrique du Sud, Madagascar, hauts plateaux d’Éthiopie ou péninsule somalienne), et en Asie (sud-est de la Chine, Birmanie, Laos, chaîne de montagnes irano-turques). En Europe, les régions accueillant le plus d’espèces rares se trouvent autour de la Méditerranée et dans les Pyrénées. « Ces endroits ont bénéficié d’un climat relativement stable depuis la dernière glaciation, ce qui a permis aux espèces de persister jusqu’à aujourd’hui », explique Brian Enquist.

Plantes rares

65 % des espèces de plantes terrestres sont soit rares soit très rares.

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L’Est de l’Australie asphyxié par la fumée des incendies

Depuis près de trois mois, l’Est de Australie, en proie à de très violents feux de brousse, est noyé dans un épais brouillard de fumées toxiques. Mardi 10 décembre 2019, les mauvaises conditions météo ont aggravé la situation.

L’Est de l’Australie et notamment Sydney étaient recouverts mardi d’un brouillard de fumées toxiques dégagé par les feux de forêts alimentés par des conditions météorologiques « extrêmes ». A Sydney, ville la plus peuplée du pays, ces fumées ont déclenché l’alarme des détecteurs, contraignant les pompiers à aller de bureaux en bureaux, toutes sirènes hurlantes. Les services d’urgence ont répondu en quelques heures à 500 appels automatiques, un chiffre historique, selon Roger Mentha des pompiers des zones rurales de Nouvelle-Galles du Sud.

Une course de yachts a été interrompue par les organisateurs en raison des conditions qualifiées de « trop dangereuses ». « La fumée dégagée par tous les incendies est si importante dans le port qu’on ne voit rien, c’est donc trop dangereux », a déclaré Di Pearson, porte-parole de la Sydney Solas. Beaucoup d’habitants s’étouffaient sous leur masque en raison de l’épaisse fumée âcre. Certaines liaisons en ferries ont été annulées et pendant les récréations, les écoliers ont été confinés à l’intérieur, la pollution dépassant largement des niveaux « dangereux ».

L’Est de l’île-continent est depuis des semaines enveloppé par un nuage de fumée lié aux feux de forêts qui font rage depuis plus de trois mois en raison de le sécheresse. Ce phénomène de fumées toxiques s’est cependant aggravé mardi. « C’est le pire qu’on ait eu, c’est sûr », a affirmé à l’AFP Bruce Baker, 82 ans, un habitant de Gosford, au nord de Sydney, qui a exceptionnellement renoncé à sa promenade matinale en raison de cette pollution. « Ça assèche la gorge. Sans être asthmatique, on le ressent ».

Fumées Sydney 10/12/2019

L’opéra de Sydney dans les fumées toxiques, le 10 décembre 2019 (Source : Reuters).

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Les océans souffrent d’un manque d’oxygène de plus en plus important

Un rapport de l’UICN alerte sur le taux particulièrement faible d’oxygène dans les océans, surtout près des côtes. Accéléré par le réchauffement climatique, le phénomène a pris de l’ampleur depuis 1960 et menace aujourd’hui les poissons et ceux qui dépendent de cette ressource.

Déjà menacés par le réchauffement climatique et la surpêche, les océans souffrent aussi d’une perte en oxygène inquiétante, selon une étude publiée samedi 7 décembre par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Le rapport, qui s’appuie sur les travaux de 67 experts, est présenté comme le plus important à ce jour sur ce sujet mal connu. Il en ressort que cette perte d’oxygène « constitue une menace croissante pour la pêche et certains groupes d’espèces comme les thons, les marlins et les requins », avertit l’UICN, qui fait référence pour les espèces menacées avec sa « liste rouge ». La directrice générale de l’UICN, Grethel Aguilar, avertit sur le fait que le manque d’oxygène dans les océans, lié à leur réchauffement, met en péril l’équilibre délicat de la vie marine.

Ce sont environ 700 sites à travers le globe, souvent sur des côtes et dans des mers semi-fermées, qui souffrent en 2018 de faible teneur en oxygène, contre seulement 45 dans les années 1960. Au cours de la même période, le volume des eaux anoxiques dans les océans mondiaux, c’est-à-dire des zones complètement vides d’oxygène, a quadruplé.

Thon gris & manque oxygène océans

Les thons, espèce massivement pêchée, souffre du manque d’oxygène dans les océans.

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La France va retirer du marché la moitié des produits à base de glyphosate

Le gouvernement a pour objectif de sortir de l’essentiel des usages du glyphosate au 1er janvier 2021, et de tous les usages au 1er janvier 2023.

L’Agence française de sécurité sanitaire (Anses) a annoncé lundi le retrait de 36 produits à base de glyphosate, un herbicide que la France a décidé d’interdire à partir de 2021, ce qui représente la moitié des références de ces produits. Le gouvernement a pour objectif de sortir de l’essentiel des usages du glyphosate au 1er janvier 2021, et de tous les usages au 1er janvier 2023.

Dans cette optique, il a demandé à l’Anses de procéder, avec l’appui de l’Institut de recherche agronomique INRA, au retrait des autorisations de mise sur le marché français des produits contenant du glyphosate, dès lors que des alternatives existent. Ainsi, sur les 69 produits à base de glyphosate disponibles, 36 « vont être retirés du marché et ne pourront plus être utilisés à compter de fin 2020, en raison de l’insuffisance ou de l’absence de données scientifiques permettant d’écarter tout risque génotoxique » (susceptible d’endommager l’ADN et de provoquer des mutations génétiques, NDLR), indique l’Anses dans un communiqué lundi.

Ces 36 produits, dont la liste n’a pas été fournie dans l’immédiat, représentaient en 2018 « près des trois quarts des tonnages de produits à base de glyphosate vendus en France », selon l’agence de sécurité sanitaire. Pour des raisons identiques, l’Anses « a notifié une décision négative pour 4 des 11 nouvelles demandes d’autorisation déposées depuis janvier 2018 et en cours d’examen ».

Glyphosate

Agriculteur utilisant le glyphosate.

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Réchauffement climatique : non, il n’y a pas de planète B rappellent des prix Nobel

Ce week-end, les quinze derniers lauréats des prix Nobel étaient réunis à Stockholm. L’occasion pour plusieurs d’entre eux d’aborder la question brûlante du réchauffement climatique. Et de rappeler que celle-ci doit désormais être prise au sérieux.

Depuis le 2 décembre dernier, les dirigeants du monde entier ont rejoint Madrid (Espagne) pour la 25e conférence des Nations unies sur le climat. La COP 25 comme on la nomme. Et en préambule, Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU avait déclaré : « Il n’y a jamais eu de moment plus important pour écouter la science. »

Ce week-end, justement, certains des plus grands scientifiques du moment, les lauréats des prix Nobel 2019 – réunis à Stockholm pour revenir sur leurs travaux et recevoir leurs prix – ont tenu à s’exprimer sur la question du réchauffement climatique et des mesures à prendre pour le limiter.

« L’espèce humaine a évolué et s’est développée sur Terre. Nous ne sommes pas faits pour survivre sur une autre planète. Penser que, lorsque les choses tourneront vraiment trop mal, nous pourrons nous réfugier ailleurs est tout simplement irresponsable. Les étoiles sont tellement loin de nous que je pense que nous n’avons aucune chance sérieuse de nous échapper de notre Planète. Nous ferions bien mieux de consacrer notre temps et notre énergie à en prendre soin », a déclaré Didier Queloz. Un avis à prendre d’autant plus au sérieux que l’astronome suisse a obtenu le prix Nobel de physique 2019 pour avoir découvert – avec Michel Mayor – la toute première exoplanète.

Planète B

En matière de lutte contre le réchauffement climatique, les lauréats des prix Nobel 2019 appellent à du pragmatisme.

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Nouvelle-Zélande : l’éruption d’un volcan fait au moins cinq morts

Sur White Island, île de Nouvelle-Zélande, l’éruption d’un volcan particulièrement actif a fait au moins cinq morts et près de 20 blessés. D’autres personnes seraient encore bloquées sur l’île.

Cinq personnes ont été tuées et 18 blessées lors de l’éruption d’un volcan le 9 décembre 2019 sur une île touristique de Nouvelle-Zélande, où plusieurs personnes sont restées bloquées.

Une cinquantaine de personnes visitaient White Island dans le nord de la Nouvelle-Zélande lorsque le volcan est entré en éruption soudainement en début d’après-midi (heure locale), projetant des cendres et des roches dans les airs, selon la police. Une vingtaine de personnes ont quitté l’île, mais cinq d’entre elles sont décédées depuis. Les autres sont soignées pour des blessures, notamment de graves brûlures. On reste sans nouvelles d’un groupe, d’au moins une dizaine de personnes, toujours piégé sur l’île.

« Nous ne sommes pas sûrs des chiffres exacts et nous ne savons pas s’ils sont en sécurité », a déclaré le commissaire adjoint John Tims. L’activité volcanique rend les opérations de sauvetage sur l’île trop dangereuses alors que la nuit tombe, a-t-il précisé. « L’île est instable, il existe un danger de nouvelle éruption, retourner sur l’île est dangereux pour nous. Je dois prendre en compte la sécurité de notre personnel et des services de secours », a-t-il ajouté.

Eruption volcan Nouvelle-Zélande 09/12/2019

Un volcan en éruption sur l’île de White Island le 9 décembre 2019 (Source : Institute of Geological and Nuclear Sciences LTD/AFP)

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