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Centre de Culture Scientifique Technique et Industrielle de la Guadeloupe

Deux lunes d’Uranus vont entrer en collision

Certaines lunes d’Uranus pourraient bien n’avoir qu’une existence éphémère à l’échelle du temps du Système solaire. Un groupe d’astronomes vient ainsi de confirmer que, d’ici un million d’années, une collision entre Cressida et Desdémone aurait probablement lieu.

Nous venons de fêter les quarante ans du lancement des sondes Voyager 1 et 2. Ces dernières nous ont permis de faire un grand tour du Système solaire grâce aux lois de la mécanique céleste et de la configuration des planètes. Elles nous ont aussi fourni des images somptueuses de Jupiter et Saturne, déjà survolées toutefois par les sondes Pioneer 10 et 11. En revanche, avant Voyager 1 et 2, aucun artefact n’avait encore rencontré les autres géantes du Système solaire : Neptune et Uranus ; là aussi, les découvertes inattendues furent au rendez-vous, avec le cryovolcanisme de Triton (une des lunes de Neptune) ou la confirmation de l’existence des anneaux de Neptune, découverte déjà faite sur Terre par André Brahic notamment.

Intéressons-nous davantage ici aux lunes d’Uranus. William Herschel, en découvrant cette planète géante, découvrit également Titania et Obéron, en 1787. Ariel et Umbriel furent quant à elles découvertes par William Lassell, en 1851, et Miranda par un autre astronome, le célèbre Gerard Kuiper, en 1948. Voyager 2 a également permis d’étendre significativement notre connaissance du nombre des lunes d’Uranus, qui, pour le moment, est de 27, avec Puck, découvert en 1985, puis, dans le courant de janvier 1986, Juliette, Portia, Cressida, Desdémone, Rosalinde, Belinda, Cordélia, Ophélie et Bianca.

Uranus et ses lunes

Puck, Miranda, Ariel, Umbriel, Titania, et Obéron : les principales lunes d’Uranus (cette dernière se trouve à l’échelle, à gauche), photographiées par Voyager 2. Il s’agit d’un montage. (Source : NASA)

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Un séisme de magnitude 8,2 au Mexique fait au moins 15 morts

La secousse de magnitude 8,2 a touché le sud du pays au large de l’État de Chiapas. « Il s’agit du séisme le plus fort en un siècle », a déclaré le président Enrique Pena Nieto. Une alerte au tsunami a été lancée pour le Mexique ainsi que plusieurs pays d’Amérique centrale.

La terre a tremblé au Mexique dans la nuit de jeudi à vendredi. Un séisme de magnitude 8,2 sur l’échelle de Richter a touché le sud du Mexique au large de la côte de l’État de Chiapas, selon le centre américain de veille géologique (USGS). « Il s’agit du séisme le plus fort en un siècle », a déclaré le président mexicain Enrique Pena Nieto, depuis le centre national de prévention des désastres où il a précisé que le séisme était de 8,2 et non de 8,4, comme indiqué dans un premier temps par les autorités. Le total des victimes « est de 15, sur la base du décompte effectué par les Etats », a indiqué le directeur de la protection civile mexicaine. Le gouverneur de l’Etat de Chiapas (sud), Manuel Velasco, avait précisé un peu plus tôt que trois personnes, dont deux femmes, étaient décédées « dans l’effondrement de leur maison ». Dans l’Etat de Tabasco (sud-est), un enfant est également mort dans l’effrondrement d’une maison. Un nourrisson qui se trouvait sous assistance respiratoire, est lui décédé suite à la coupure d’électricité provoquée par le séisme.

La secousse a été ressentie jusque dans la capitale du pays, Mexico. Des centaines de personnes sont sorties dans les rues de la ville après le déclenchement de l’alerte sismique. L’USGS a précisé avoir enregistré six répliques de magnitudes de 4,5 à 5,6. La côte Pacifique du sud du pays se trouvait en alerte au tsunami et des vagues pouvant atteindre 4 mètres étaient attendues. Une partie de la population côtière a été évacuée. « Le tsunami ne représente pas un risque majeur pour le moment », a déclaré le président Pena Nieto.

Séisme Mexique 08/09/2017

Séisme au Mexique le 8 septembre 2017 (Source : Le Figaro/USGS).

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José, nouvel ouragan à l’horizon, « sans commune mesure » avec Irma

L’ouragan José se rapproche des Antilles, mais, « sans commune mesure avec Irma », il devrait éviter les terres, apportant toutefois des perturbations notamment sur Saint-Martin et Saint-Barthélemy, indique Météo France jeudi.

Situé à environ 1.400 km à l’est de l’arc antillais, José est actuellement classé en catégorie 1 (sur une échelle de 5). « Il va se rapprocher d’ici samedi et passera à quelques petites centaines de km au nord/nord-est de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, probablement en catégorie 2 samedi », indique le prévisionniste Etienne Kapikian.

« La nature du phénomène est la même que pour Irma mais en plus faible », explique-t-il, ajoutant qu’il n’est à ce stade « pas prévu » que « le coeur du système » passe sur une terre. En revanche, la « périphérie » de cet ouragan pourrait donner « des averses orageuses, une houle assez marquée » notamment pour ces îles dévastées par Irma, ajoute le spécialiste. « Ce ne sont pas des conditions idéales pour les opérations de secours. Mais c’est sans commune mesure, rien de comparable, avec Irma. »

IRMA & JOSE 07/09/2017 11h30

Image satellite montrant IRMA longeant l’île d’Hispaniola et JOSE à l’est de l’arc antillais (Source : Météo France).

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Comète Tchouri : sa matière organique serait plus ancienne que le Système solaire !

En étudiant de près les bandes d’absorption des nébuleuses, deux astrophysiciens français proposent de regarder sous un autre angle la matière organique découverte par Rosetta et Philae dans la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko. Ces molécules se seraient formées il y a bien longtemps, avant même la naissance du Soleil et de ses planètes.

L’héritage de la mission Rosetta et de son module Philae est bien vivant, comme viennent de le prouver deux astrophysiciens français, Jean-Loup Bertaux, du Latmos (Laboratoire atmosphères, milieux, observations spatiales, CNRS/UPMC/Univ. Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines), et Rosine Lallement, du laboratoire Galaxies, étoiles, physique et instrumentation (Observatoire de Paris/CNRS/Université Paris Diderot). Ces chercheurs publient dans MNRAS un article avançant une fascinante hypothèse sur l’origine des molécules organiques prébiotiques détectées dans la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko.

L’idée ne peut que retenir l’attention des exobiologistes car cette matière organique a dû être apportée sur Terre et d’autres corps du Système solaire, comme Mars et Europe, avec l’intense bombardement météoritique et cométaire qu’elles ont subi durant leurs premières centaines de millions d’années. Ces molécules pourraient avoir joué un rôle capital dans l’apparition de la vie sur Terre en favorisant par exemple des réactions chimiques similaires à celles de la fameuse expérience de Miller.

Les deux chercheurs ont établi un lien entre les molécules organiques présentes sur 67P/Churyumov-Gerasimenko, Tchouri pour les intimes, et l’observation des premières molécules du milieu interstellaire à proximité d’étoiles, grâce à leurs raies d’absorption. Ce sont les bandes diffuses interstellaires (DIB).

Comète Tchouri

La comète Tchouri (Source : ESA/Rosetta/MPS)

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Ouragan IRMA : « A Saint-Barthélemy, on a été rayé de la carte »

Après le passage du cyclone de catégorie 5, des habitants des îles Saint-Martin et Saint-Barthélemy commencent à raconter leur isolement et leur détresse.

« Scène d’horreur », « cauchemar », « paysage apocalyptique ». Le passage de l’ouragan monstre IRMA, qui poursuit sa route dans les Caraïbes, a dévasté les îles Saint-Barthélemy et Saint-Martin, où les premiers habitants que des médias ont réussi à contacter font part, d’une même voix, de leur désarroi face au désastre.

Sur place, les communications restent très parcellaires et les aéroports sont quasi impraticables. Les photos sur les réseaux sociaux montrent des rues inondées ou très endommagées, des bateaux transformés en petits bois dans un port, des arbres balayés par les rafales de vent, des toitures envolées et parfois retrouvées sur la route, des voitures immergées sous des mètres d’eau ou renversées. Des paysages bien loin de l’île paradisiaque que connaissent les touristes.

Les premiers témoignages de détresse ont été relayés avant même le passage du cyclone, alors que les habitants étaient appelés à se barricader chez eux après que l’ouragan a été placé, dans la nuit de mercredi à jeudi, en vigilance violette, le plus haut niveau d’alerte météorologique. Un homme, confiné à son domicile avec sa famille à Saint-Martin, filme au petit matin l’arrivée progressive de l’ouragan, avant qu’un impact s’écrase sur son toit et que la panique se lise sur son visage. « On est mal », répète-t-il comme un leitmotiv sur cette vidéo diffusée par France 2.

Saint Martin 06/09/2017

Saint Martin le 6 septembre 2017 après le passage de l’ouragan IRMA.

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Trois exoterres découvertes à seulement 12 années-lumière de nous !

Trois planètes de type terrestre ont été détectées autour d’une étoile située à seulement 12 années-lumière de notre Système solaire, autrement dit, dans notre voisinage galactique. C’est le système multi-planétaire le plus proche connu.

Des astronomes ont débusqué trois petites exoplanètes rocheuses autour de YZ Ceti, une naine rouge invisible à l’œil nu (8,5 % de la masse du Soleil) qui brille au sein de la constellation de la Baleine (Cetus).

L’ensemble, distant de seulement 12 années-lumière de nous, forme à ce jour le système multi-planétaire le plus proche connu. En outre, dans leur étude à paraître dans Astronomy and Astrophysics Letters et disponible sur Arxiv, les auteurs n’excluent pas la présence d’une quatrième planète rocheuse. Avec une masse légèrement inférieure à la moitié de celle de la Terre, cette dernière serait, si elle est confirmée, une des plus petites planètes jamais découvertes sur les 3.500 déjà cataloguées dans la Galaxie.

Exoterres

Trois exoplanètes rocheuses ont été découvertes autour de la naine rouge YZ Ceti. Elles sont aussi grandes et massives que la Terre. Il ne leur faut qu’entre 2 et 4,6 jours pour faire le tour de leur étoile. (Source : NASA/JPL-Caltech)

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Passé en catégorie 5, l’ouragan IRMA est devenu « extrêmement dangereux »

Le deuxième ouragan majeur de la saison balaiera les Antilles entre mardi et mercredi soir. Les îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélémy devraient être particulièrement touchées. À 8 heures, IRMA se trouvait à 440 kilomètres à l’est d’Antigua et affichait des vents de 280 km/h.

Les Antilles se préparent à l’arrivée de l’ouragan IRMA. La tempête tropicale s’est formée au large du Cap Vert la semaine dernière. Baptisé mercredi dernier, le phénomène cyclonique est ainsi devenu, jeudi, le deuxième ouragan majeur de la saison 2017. Ce mardi, IRMA a atteint la catégorie 5, un niveau supérieur à la tempête Harvey, qui a frappé le Texas et la Louisiane la semaine dernière.

Il est devenu « un ouragan extrêmement dangereux », a annoncé le Centre américain de surveillance des ouragans (NHC). Les préparatifs à l’arrivée de l’ouragan « doivent être accélérés et complétés dans la zone d’alerte de l’ouragan », insiste le NHC. À 8 heures, IRMA se trouvait à 440 kilomètres à l’est d’Antigua et affichait des vents de 280 km/h.

IRMA devrait se diriger vers le nord de Porto Rico, un territoire américain, à 7 heures mercredi (heure guadeloupéenne), provoquant dans son sillage une montée du niveau de la mer jusqu’à trois mètres au-dessus de la normale, jusqu’à 25 centimètres de précipitation et de « grandes vagues destructrices », selon le NHC. Le gouverneur, Ricardo Rossello Nevares, a activé la garde nationale et a annoncé l’ouverture d’abris pour accueillir jusqu’à 62.000 personnes.

IRMA 05/09/2017 8h00

IRMA le 5 septembre 2017 à 8h heure locale (Source : Météo France).

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