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Centre de Culture Scientifique Technique et Industrielle de la Guadeloupe

Masse du proton : une particule plus légère que prévu

Au placard les balances de salle de bain ! Pour peser un proton, les physiciens doivent recourir à des expériences un peu plus élaborées, d’autant plus s’ils souhaitent le faire avec une grande précision. C’est ce que des chercheurs allemands sont parvenus à faire, avec un résultat surprenant : le proton est plus léger que prévu…

Nous ne les voyons pas, mais les protons sont partout autour de nous, au cœur de chaque atome qui constitue la matière qui nous entoure. Ainsi, définir leurs caractéristiques élémentaires — comme leur taille, charge ou masse — revêt une importance particulière. De nombreux physiciens s’y sont attelés. Ceux de l’Institut Max-Planck (en Allemagne) viennent d’obtenir un résultat pour le moins surprenant : le proton pèserait moins que la valeur communément admise.

Plus exactement 1,007276466583 au lieu de 1,007276466879 unité atomique. Cette différence infime reste inexpliquée. Mais, si elle se confirme, cela pourrait permettre de comprendre quelques phénomènes encore mystérieux, comme le fait par exemple que l’univers soit formé de matière alors que l’antimatière y est extrêmement rare.

Atome

Des chercheurs allemands ont mesuré la masse du proton. Celui-ci serait plus léger que prévu. Mais l’équipe appelle d’autres physiciens à procéder à leurs propres mesures pour s’assurer de la validité du résultat.

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En trébuchant, un jeune Américain découvre un fossile de stegomastodon vieux de 1,2 million d’années

En jouant à cache-cache, un jeune Américain de 9 ans, Jude Sparks, a trébuché sur un fossile vieux de 1,2 million d’années appartenant à un stegomastodon, un cousin préhistorique des mammouths et des éléphants.

Une simple et innocente partie de cache-cache aura conduit Jude Sparks à faire une impressionnante découverte paléontologique. En novembre 2016, alors que le jeune Américain de 9 ans jouait avec sa famille, il a trébuché sur ce qu’il croyait n’être qu’une vulgaire roche. Sauf qu’en y regardant de plus près, la roche s’est avérée être un fossile vieux d’environ 1,2 million d’années.

C’est dans le désert de Las Cruces, situé au Nouveau-Mexique (Etats-Unis) que Jude Sparks a fait l’incroyable trouvaille. « J’étais en train de courir, et j’ai trébuché sur une partie de la défense », a raconté le jeune garçon dans un communiqué. « Mon visage a atterri au sol juste à côté de la mâchoire inférieure, j’ai regardé plus loin et il y avait un autre bout de défense ».

Pris d’une curiosité certaine, Jude a fait part de son aventure à sa fratrie. « Hunter pensait que c’était juste le corps en décomposition d’une grosse vache. Je ne savais pas ce que c’était, mais je savais simplement que ce n’était pas banal », a expliqué l’un de ses frères au média américain Fox News.

Stegomastodon Nouveau Mexique

Le jeune (et chanceux) Jude Sparks pose à côté du fossile qu’il a découvert par hasard dans le désert de Las Cruces, au Nouveau Mexique (Source : Peter Houde).

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Sri Lanka : épidémie de dengue sans précédent

Les autorités du Sri Lanka ont annoncé lundi intensifier leur lutte contre la dengue dans l’espoir de freiner l’expansion sans précédent de cette maladie virale transmise par des moustiques et qui a déjà causé la mort de près de 300 personnes cette année dans l’île.

La Croix-Rouge a également annoncé qu’elle intensifiait son dispositif d’urgence, alors que le nombre de malades de la dengue a dépassé les 100.000 depuis le début de l’année, un record. Ce chiffre représente près du double de celui enregistré sur l’ensemble de 2016, et les hôpitaux se disent débordés.

Le ministère de l’éducation a fait savoir que les écoles seraient fermées pour quatre jours à partir de vendredi. Des dizaines de milliers de volontaires doivent prêter main forte aux employés de l’Etat et soldats qui s’attaquent aux milieux où se reproduisent les moustiques du genre Aedes, vecteurs de cette maladie. « Des instructions ont été données à toutes les écoles pour se coordonner avec les autorités locales et rechercher toutes les zones de reproduction de moustiques dans leur environnement immédiat », a déclaré un responsable de ce ministère.

Aedes aegypti

Aedes aegypti

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Glaces extraterrestres, les secrets de leur formation découverts

Notre univers ne renferme pas uniquement de la glace ordinaire. Il existe par exemple une glace extraterrestre appelée « glace VII ». Pour la première fois, la formation de celle-ci à haute pression vient d’être observée avec un laser à rayons X.

C’est relativement peu connu (sauf des physiciens et chimistes confrontés au sujet), mais il y a, dans le cosmos, plusieurs types de glaces. Celles-ci apparaissent dans différentes phases selon les conditions de température et de pression. Nous en connaissons plus d’une dizaine de formes cristallines.

La première glace découverte par l’humanité, celle des glaciers et de la neige, a été classifiée au début du XXe siècle par Gustav Tammann, sous l’appellation de « glace Ih » (la lettre « h » indique qu’elle fait partie des cristaux dont la maille cristalline est hexagonale). Tammann a aussi découvert les glaces de types II et III.

Pionnier de la physique des hautes pressions, le physicien P. W. Bridgman a contribué à l’extension de notre connaissance des types de glaces en fabriquant, en 1912 d’abord, les glaces V et VI, puis, en 1937, la glace VII. Ces connaissances nous permettent de spéculer sur la structure interne des planètes géantes comme Jupiter et Neptune mais aussi, maintenant, sur l’intérieur de certaines exoplanètes, en particulier les grandes planètes océans.

Europe & Jupiter

Vue d’artiste de la surface d’Europe, la lune glacée de Jupiter (Source : NASA)

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Planète X : la traque de la neuvième planète du système solaire prend des allures de saga

Notre Système Solaire compterait une neuvième planète, une géante gazeuse ! Ou bien non… En fait oui ! A moins qu’il n’y en ait deux ? Une planète de la taille de Mars cette fois, qui se cacherait dans le plan de la Voie Lactée…

Et si finalement elle n’existait pas ? La planète 9 vient de subir sa première grande attaque depuis janvier 2016, date à laquelle Mike Brown et Konstantin Batygin, du Caltech, l’Institut de technologie de Californie, avaient convaincu leur communauté de son existence : une neuvième planète, une géante gazeuse, qui orbiterait tellement loin au-delà de Neptune qu’elle serait passée inaperçue jusqu’à présent.

La planète est pour l’instant invisible, aucun télescope ne l’a détectée. Mais c’est en s’apercevant que d’autres corps, neuf planétoïdes lointains nommés les sednas, orbitent avec une orientation particulière que les astronomes américains déduisent son influence. Entreprise délicate… qui vient de donner lieu à une passe d’armes des astrophysiciens par publications interposées.

Cet alignement d’orbites pourrait n’être qu’une illusion vient ainsi de conclure une équipe canadienne. « Les recherches d’objets transneptuniens lointains sont typiquement effectuées dans certaines directions privilégiées, explique Cory Shankman qui a mené l’étude à l’Université de Victoria. Ce biais pourrait expliquer pourquoi on n’a trouvé que ceux dont l’orbite a la même orientation dans l’espace. » Par exemple, certaines constellations, comme Orion, ne sont visibles qu’en hiver depuis les télescopes de l’hémisphère nord, saison durant laquelle la couverture nuageuse rend les observations plus compliquées. Voilà pourquoi on en trouve davantage dans la direction opposée !

9ème planète système solaire

Une 9e planète dans le système solaire ? (Source : Caltech)

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En Afrique, financer la forestation, une stratégie contre le réchauffement ?

Verser de modestes sommes d’argent à de petits propriétaires forestiers dans les pays en développement pour les inciter à ne pas couper leurs arbres, voire en planter, peut contribuer à lutter contre le réchauffement climatique, démontre une expérience inédite en Afrique.

Cette étude menée en Ouganda et dont les résultats sont publiés jeudi dans la revue américaine Science, indique que ces petites incitations financières ont permis de réduire de moitié la déforestation, un problème affectant surtout les pays en développement avec de sérieuses conséquences sur les massifs forestiers, d’importants puits de carbone. Vu que les montants versés sont assez faibles, payer les agriculteurs ougandais pour préserver et planter des arbres a été estimé de dix à cinquante fois plus avantageux que de nombreux programmes publics d’économie d’énergie aux Etats-Unis.

En Ouganda comme dans d’autres pays en développement, la réduction de la pauvreté et les efforts de conservation environnementale coïncident mais peuvent parfois être conflictuels. Les forêts ougandaises sont l’habitat de chimpanzés en danger d’extinction. Mais entre 2005 et 2011, ce pays a connu l’un des taux de déforestation les plus élevés dans le monde avec une perte de couverture forestière de 2,7% par an.

Environ 70% des forêts se trouvent sur des terres privées, souvent possédées par des propriétaires pauvres qui ont tendance à couper des arbres à un taux même plus élevé. Le bois a une grande valeur pour le sciage et le charbon pour faire du feu. Enfin, un terrain déboisé peut devenir une terre de culture agricole, expliquent ces chercheurs.

Forêt Ouganda

La forêt impénétrable de Bwindi en Ouganda.

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Mission Dart : la NASA veut dévier un astéroïde

La NASA a donné son feu vert à la construction de Dart, la première mission de démonstration d’une technique de déviation d’astéroïde avec un impacteur cinétique. Celle-ci sera lancée en décembre 2020 à destination de l’astéroïde binaire Didymos.

Certes, aucun astéroïde (ou comète) connu ne suit une trajectoire de collision avec la Terre. D’ailleurs, à ce jour, les programmes de surveillance du ciel ont recensé environ 93 % des objets du Système solaire potentiellement dangereux pour la Terre, c’est-à-dire ceux dont l’orbite coupe celle de notre planète. Mais, au cas où, la NASA veut tout de même vérifier s’il est possible de modifier l’orbite d’un de ces blocs rocheux. Ce sera l’objectif de la mission Dart. En décembre 2020, elle s’en ira percuter l’astéroïde binaire Didymos, composé de Didymos A (780 mètres) et Didymos B (160 mètres), afin de modifier de façon infime sa trajectoire.

Dart est une étape importante pour démontrer qu’il est possible de protéger la Terre d’un astéroïde grâce à la technique de l’impact cinétique (le but est de faire dévier de sa trajectoire l’objet percuté). La maîtrise de cette technologie est l’une des deux armes envisagées par la NASA pour défendre notre planète contre un objet dangereux de grande taille. L’autre solution est l’explosion nucléaire à proximité.

DART

Avec la mission Dart, la Nasa veut dévier un astéroïde. Ici, une étude conceptuelle du vaisseau Dart (Double Asteroid Redirection Test). (Source : NASA/JHUAPL)

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