Les Russes ont-ils capté un signal extraterrestre ?

Un mystérieux signal, SETI-compatible, aurait été capté en provenance du système HD164595, dans la constellation d’Hercule, qui abrite au moins une exoplanète. Sa nature est encore indéterminée.

En mai 2015, le radiotélescope Ratan 600, installé dans le Caucase, a-t-il vraiment capté un signal « SET-compatible », c’est-à-dire qui présente des caractéristiques pouvant évoquer une émission volontaire et artificielle ? Oui, si l’on en croît l’effervescence consécutive au mail de l’astronome Alexander Panov, et par lequel il invite ses collègues à assister à une communication portant sur ce sujet lors du prochain Congrès Astronomique International (elle se tiendra à Guadalajara au Mexique le 27 septembre 2016).

Peut-on pour autant affirmer que ce signal, émanant apparemment du système HD164595 situé à 95 années-lumière de la Terre, est de nature artificielle, en provenance directe d’une civilisation extraterrestre ? Non. D’abord parce que la communication sur ses caractéristiques est encore parcellaire : on sait qu’il a été reçu le 15 mai 2015 durant deux secondes à une longueur d’onde de 2,7 cm. L’amplitude estimée du signal est de 750 mJy (milli jansky, une unité d’intensité en radioastronomie) comme le rappelle le site Centauri Dreams, le premier à avoir relayé la nouvelle.

Ratan-600

Le radiotélescope Ratan-600 qui a capté le mystérieux signal.

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L’australopithèque Lucy est peut-être morte en chutant d’un arbre !

En analysant, grâce au scanner, les os de Lucy, le plus célèbre des hominines, un groupe de paléoanthropologues vient d’avancer un scénario plausible pour sa mort survenue il y a 3,2 millions d’années. Elle serait tombée d’un arbre d’une dizaine de mètres de hauteur. Si tel est bien le cas, ce scénario renforce la thèse concernant la bipédie des Australopithecus afarensis qui affirme qu’ils auraient quand même conservé un mode de vie en partie arboricole.

Découverte en 1974 par une équipe d’une trentaine de chercheurs éthiopiens, américains et français codirigée par Donald Johanson (paléoanthropologie), Maurice Taieb (géologie) et Yves Coppens (paléontologie) dans la région d’Hadar, en Éthiopie, la petite Lucy est probablement le plus célèbre hominine auquel on pense lorsque l’on s’interroge sur l’origine de l’Homme. Les 52 os constituant environ 40 % du squelette d’un représentant de l’espèce Australopithecus afarensis ont en effet fait sensation peu de temps après avoir été déterrés d’une formation géologique au bord de la rivière Awash. Ce cours d’eau désormais mondialement connu prend sa source dans les plateaux d’Éthiopie, coule vers le nord dans la vallée du grand rift et la dépression de l’Afar et se jette dans le lac Abbe, proche de Djibouti.

Pourquoi un tel engouement ? Parce qu’à l’époque il s’agissait de la découverte des plus anciens restes d’une espèce que l’on croyait à l’origine du genre Homo. La datation donnait en effet un chiffre d’environ 3,2 millions d’années. Si aujourd’hui on sait que les Australopithecus afarensis sont simplement des cousins de la lignée humaine, Lucy a gardé tout son attrait et l’idée que l’on puisse avoir déterminé, à l’aide de la technologie moderne, c’est-à-dire l’impression 3D et la tomographie par rayons X, les circonstances de sa mort fascine.

Or, c’est bien ce que pense avoir réussi à faire une équipe de chercheurs groupés autour de l’anthropologue John Kappelman de l’université du Texas, à Austin, comme l’explique un article paru dans le journal Nature. L’étude fine des os du squelette de Lucy suggère fortement qu’elle s’est tuée en tombant d’un arbre où elle grimpait, probablement pour dormir et y trouver un refuge contre les fauves, à l’instar de ses cousins les chimpanzés. Si tel est bien le cas, cela conforterait les paléontologues qui, tel Yves Coppens, pensent depuis bon nombre d’années que si les Australopithecus afarensis pouvaient bien être considérés comme bipèdes, ils devaient conserver des habitudes de primates arboricoles, comme le suggère l’étude de leur anatomie.

Reconstitution Lucy

Une reconstitution plausible de l’Australopithecus afarensis nommée Lucy. L’hominine, qui ne faisait pas partie de la lignée humaine, était haute d’environ 1 m 10 et devait peser une vingtaine de kilogrammes.

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Grande Barrière de corail : la mine géante du groupe Adani devrait voir le jour

Le groupe indien Adani devrait pouvoir exploiter une mine de charbon géante en Australie malgré les recours utilisés par les écologistes.

La Cour fédérale d’Australie a rejeté un recours d’une organisation de défense de l’Environnement contre le projet controversé de mine géante du groupe indien Carmichael portant sur son impact environnemental contre la Grande Barrière de corail. Le projet Carmichael du groupe indien Adani, d’une valeur de 16,5 milliards de dollars australiens (11,1 milliards d’euros) s’est attiré les foudres des écologistes.

Non seulement le charbon produit contribuera au réchauffement climatique mondial mais en outre la matière première devra transiter par un port proche du plus grand récif corallien au monde classé au patrimoine mondial, font-ils valoir. Le gouvernement australien avait donné son feu vert en octobre 2015 au projet, qui prévoit l’exploitation d’une mine de charbon dans l’Etat du Queensland, l’une des plus vastes au monde.

Grande barrière de corail Australie

Image prise depuis l’ISS, d’une partie de la Grande Barrière de corail.

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Thomas Pesquet « prêt à 95 % » pour s’envoler vers l’ISS

Le spationaute Thomas Pesquet, astreint depuis des mois à un entraînement intensif, s’envolera le 15 novembre vers l’ISS.

A 13h45, Thomas Pesquet est apparu souriant sur l’écran géant de la salle de conférences du CNES (Centre national d’études spatiales) à Paris. En duplex du centre de la NASA à Houston, au Texas, l’astronaute français, qui s’envolera avec une Américaine et un Russe le 1er novembre de Baïkonour (Kazakhstan) vers la Station spatiale internationale (ISS), à 400 km au-dessus de notre terre, a fait le point mardi sur la préparation de cette mission exceptionnelle de cent quatre-vingts jours dans l’espace. « Je suis prêt à 95 % », a assuré le spationaute astreint depuis des mois à un entraînement intensif.

« Là, je suis zen, mais quand je vais m’installer dans la capsule du Soyouz, j’aurais la boule au ventre. Le vol, c’est la phase la plus dangereuse », concède le dixième Français à partir séjourner dans les étoiles. Pour cet ingénieur de 38 ans, le défi sera d’abord physique.

Thomas Pesquet

Le Français Thomas Pesquet, le 20 mai 2009 à Paris (Source : AFP).

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Cellules solaires : un design plus efficace et plus économique

Une équipe internationale de chercheurs pourrait bien être parvenue à réconcilier efficacité et coût en matière de solaire photovoltaïque. Elle a en effet développé une cellule multijonction bon marché et dont le taux de conversion est estimé à pas moins de 35 % !

Mobiliser différents semi-conducteurs pour améliorer l’efficacité d’une cellule solaire photovoltaïque : l’idée n’est, en soi, pas nouvelle. De telles cellules portent même déjà un nom, celui de « cellule multijonction ». Toutefois, celle mise au point par une équipe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT), aux États-Unis, et du Masdar Institute of Science and Technology, aux Émirats arabes unis, se distingue des autres par son design « en escalier » et, surtout, son coût.

Classiquement, une cellule multijonction est composée de plusieurs couches de semi-conducteurs capables de convertir, chacune, différentes parties du spectre solaire et, de fait, d’obtenir de meilleurs taux de conversion énergie solaire/énergie électrique. Des rendements pouvant théoriquement aller jusqu’à 50 % ! Malheureusement, le coût de fabrication élevé de ce type de cellules solaires les cantonne, pour l’heure, à des marchés de niche que sont, par exemple, les applications spatiales.

Cellules solaires multijonctions en escalier

Grâce à une architecture en escalier, les cellules solaires multijonctions conçues par des chercheurs du MIT et du Masdar Institute devraient atteindre des taux de conversion record (Source : Masdar Institute News).

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Un vermifuge pourrait être capable de stopper Zika

En passant au crible 6.000 molécules déjà approuvées aux Etats-Unis, des chercheurs ont peut-être mis la main sur un traitement bloquant la multiplication du virus Zika.

Un vermifuge utilisé pour traiter le ver solitaire serait capable de bloquer la multiplication du virus Zika, une découverte qui pourrait accélérer la mise au point de traitements contre cette infection virale à l’origine de lésions cérébrales chez le fœtus. « C’est une première étape vers un traitement capable de stopper la transmission de la maladie » a expliqué le Pr Hengli Tang de la Florida State University (FSU) qui a dirigé l’étude publiée lundi 29 août 2016 dans la revue spécialisée Nature Medicine. Plutôt que trouver un nouveau médicament, des chercheurs de la FSU, de l’Université John Hopkins et des Instituts nationaux américains ont passé au crible 6.000 molécules déjà approuvées aux Etats-Unis ou y faisant l’objet d’essais cliniques.

« Nous nous sommes concentrés sur les molécules les plus proches d’une utilisation clinique » explique le Pr Tang. Lors de travaux menés en laboratoire sur des cellules infectées par Zika, ils ont découverts deux classes de substances, l’une capable de bloquer la multiplication du virus et l’autre d’empêcher la mort des cellules. Dans la première catégorie figure le niclosamide, la substance active de médicaments commercialisés dans le traitement du ténia (ou ver solitaire) depuis une cinquantaine d’années. Dans la seconde, on trouve l’emricasan, un traitement expérimental dans la prise en charge de la fibrose hépatique qui fait actuellement l’objet d’un essai clinique. Les deux classes de substances se sont montrées efficaces avant et après exposition au Zika, avec des bénéfices encore plus importants lorsqu’elles étaient utilisées ensemble.

Aedes aegypti

Aedes aegypti

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Préparez-vous à entrer dans l’anthropocène, une nouvelle ère géologique

Réunis en Afrique du Sud, des experts de la géologie ont appelé à déclarer la fin de l’holocène, l’ère géologique actuelle, et le début d’une nouvelle période marquée par l’action de l’homme.

Est-ce bientôt le début d’une nouvelle ère géologique ? Réunis au Cap (Afrique du Sud), lundi 29 août, lors du Congrès géologique international, des scientifiques ont voté à 30 voix contre trois (dont deux abstentions) que le passage à l’anthropocène devait bel et bien être déclaré, compte tenu de l’impact de l’homme sur la planète, rapporte le Guardian. Que signifie cette recommandation ? Qu’est-ce que l’anthropocène ? Franceinfo revient, en détail, sur cette information.

Que signifie le mot « anthropocène » ?

C’est Paul Crutzen, chimiste et prix Nobel néerlandais, qui a imaginé ce nom en 2000. Selon lui, cette « ère de l’homme » consiste en un nouvel âge géologique marqué par la capacité de l’humain à transformer la Terre.

Sommes-nous officiellement passés dans l’anthropocène ?

Non, il va falloir encore un peu de temps pour que l’anthropocène soit enfin gravé dans « l’échelle des temps géologiques », régulée par la Commission internationale de stratigraphie. Ainsi, la recommandation des scientifiques réunis en Afrique du Sud doit encore être validée par l’Union internationale des sciences géologiques (IUGS), rappelle The Independent. Et cette reconnaissance pourrait prendre deux à trois ans. Ce n’est qu’à partir de ce moment-là que nous pourrons définitivement dire au revoir à l’holocène, une ère géologique commencée il y a environ 10 000 ans.

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