L’ouragan Laura rétrogradé en tempête tropicale après avoir fait quatre morts en Louisiane

L’ouragan Laura, l’un des plus violents à avoir jamais frappé la Louisiane, a été rétrogradé en tempête tropicale jeudi après-midi après avoir fait au moins quatre morts dans le sud des Etats-Unis, tous tués par des chutes d’arbres sur leurs habitations.

« Nous avons connaissance de 4 décès à ce jour », a déclaré lors d’une conférence presse le gouverneur John Bel Edwards. L’ouragan a touché terre en catégorie 4 (sur 5) vers 01h00 locale (06h00 GMT) au niveau de la ville côtière de Cameron, près de la frontière avec le Texas, dans le golfe du Mexique, avec des vents soutenus de 240 km/h, selon le Centre national des ouragans (NHC). Cela en fait le plus puissant à avoir touché la Louisiane depuis plus d’un siècle et demi, d’après les données compilées par un chercheur de l’université du Colorado spécialisé dans les ouragans, Philip Klotzbach.

Une fois le jour levé sur la région, les premières images montraient les scènes de désolation habituelles: arbres et lignes électriques à terre, bâtiments écroulés, toits arrachés, rues inondées ou couvertes de débris… Près de 800.000 personnes étaient privées d’électricité jeudi après-midi en Louisiane et au Texas, selon le site PowerOutage.us.

Les vitres explosées d’un grand immeuble témoignaient de la violence des vents à Lake Charles, ville de Louisiane connue pour ses raffineries de pétrole, principale ressource économique de la région. Un incendie s’y est déclaré dans une usine de produits chimiques, d’où s’est longtemps élevé un imposant panache de fumée au-dessus des eaux. Le gouverneur John Bel Edwards a invité sur Twitter les riverains à se calfeutrer « jusqu’à nouvel ordre » à leur domicile en coupant leur air conditionné.

Lake Charles Louisiane 27/08/2020

Vue aérienne des dégâts causés par l’ouragan Laura, le 27 août 2020 à Lake Charles, en Louisiane (Source : AFP).

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Mars est de plus en plus proche de la Terre : il est temps de l’observer !

Le 6 octobre, Mars sera au plus près de la Terre. Actuellement, nous nous rapprochons d’elle de près de 700.000 kilomètres chaque jour. La Planète rouge se lève de plus en plus tôt et brille de plus en plus, à en faire pâlir Jupiter. Grand rendez-vous à ne pas manquer : sa conjonction avec la Lune, le 6 septembre.

Si trois missions ont pris le chemin vers Mars cet été, ce n’est pas par hasard. Les agences spatiales ont, bien sûr, profité du rapprochement qui a lieu entre nos deux planètes tous les 780 jours pour expédier leurs nouvelles sondes spatiales et rovers. La mission européenne ExoMars devait aussi se joindre à ce convoi hétéroclite mais l’ESA a préféré attendre le prochain rendez-vous de 2022.

C’est le 6 octobre prochain, à 14 h TU (soit 10 h en Guadeloupe), quelques jours donc avant son opposition du 13 octobre (alignement de Mars avec la Terre et le Soleil) que Mars sera au plus près de la Terre. La distance entre les deux mondes ne sera que de 62 millions de kilomètres, soit l’une des plus petites depuis celle, mémorable, de 2003. Ce dernier est un record qui restera longtemps dans les annales car la Planète rouge n’avait jamais été aussi près des yeux des Terriens depuis… 60.000 ans ! Il n’y avait alors qu’un vide de 55,7 millions de kilomètres entre elle et nous.

62 millions de kilomètres, cela peut paraître beaucoup mais en réalité, à l’échelle du Système solaire, c’est très proche. Un jet de pierre… Quand vous la regardez le soir, en ce moment, songez qu’elle n’est qu’à 4,3 minutes-lumière, que vous ne la voyez donc qu’avec quatre minutes retard. En cette fin du mois d’août, elle n’est plus qu’à 75 millions de kilomètres de notre Planète. Nous entrons donc dans la meilleure période pour observer notre passionnante voisine.

Mars 23/07/2020

Mars photographiée avec le télescope d’un astronome amateur, le 23 juillet 2020 (Source : Luc Debeck/NASA).

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L’énigme de l’âge du noyau solide de la Terre enfin résolue ?

Le champ magnétique de la Terre permet à notre Planète de garder son atmosphère et protège sa biosphère des rayons cosmiques. Ce champ est généré par une géodynamo qui a besoin d’énergie pour subsister. Un apport d’énergie important vient de la cristallisation de la graine de la Terre, la partie solide de son noyau ferreux. Une nouvelle estimation confirme que cette cristallisation aurait débuté il y a à peine plus d’un milliard d’années, une date qui restait énigmatique.

Le champ magnétique de la Terre protège notre atmosphère de l’action de l’érosion que peuvent exercer sur elle le vent solaire et l’activité magnétique et turbulente de notre étoile. Mars n’a pas eu cette chance et c’est pourquoi elle a largement perdu son atmosphère et son eau. De la planétologie comparée dans le Système solaire, on est lentement mais sûrement sur le chemin menant un jour prochain à une planétologie comparée avec les exoplanètes. L’enjeu principal concerne, bien sûr, l’exobiologie car l’habitabilité des exoplanètes, surtout autour des naines rouges jeunes aux colères magnétiques légendaires, dépend de la pérennité de leurs atmosphères grâce à leur propre bouclier magnétique.

La science du géomagnétisme ne nous sert donc pas seulement à comprendre notre Planète bleue et ce qui l’a rendue habitable, elle peut nous permettre donc tout également de poser des contraintes sur l’habitabilité ailleurs dans la Voie lactée. Nous avons donc de nombreux intérêts à mieux comprendre l’origine et le fonctionnement de la géodynamo à l’origine de la magnétosphère terrestre et on ne peut donc que lire avec intérêt l’article publié dans Physical Review Letters par une équipe de géophysiciens menée par Jung-Fu Lin, professeur à l’université du Texas à la Jackson School of Geosciences d’Austin.

On sait depuis le tout début du XXe siècle et les travaux du géologue et géophysicien britannique, Richard Dixon Oldham, que le noyau de la Terre existe. Les sismologues avaient en effet mis en évidence que, dans les roches, les ondes de compression issues d’un séisme arrivent les premières dans leurs sismomètres et sont appelées ondes P. Plus lentes, les ondes transversales, dites S, arrivent ensuite. En analysant les données sismologiques collectées sur la Planète, Oldham avait constaté que les ondes S ne sont jamais enregistrées aux antipodes d’un séisme. Comme on peut utiliser les modèles de l’optique géométrique pour décrire la propagation de ces ondes à l’intérieur de la Terre, un séisme peut se voir comme une lampe torche éclairant les profondeurs de notre planète.

Météorite Gibeon

On voit sur cette image une coupe de la météorite Gibeon, une sidérite octaédrite classée IV A, trouvée en Namibie en 1836. La belle structure de ses figures de Widmanstätten et son excellent état de conservation en font la météorite la plus utilisée en bijouterie mais pour les géologues, elle donne des indices sur l’aspect du noyau en fer et en nickel de la Terre. (Source : L. Carion, carionmineraux.com)

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En Europe, le Covid-19 devient moins mortel, et les scientifiques ne savent pas encore pourquoi

Ces derniers temps, les infections à coronavirus augmentent à nouveau en Europe, mais les données actuelles indiquent que la maladie est de moins en moins mortelle. En effet, des scientifiques ont constaté que le Covid-19 devenait moins dangereuse par rapport au début de la pandémie, bien qu’ils ne sachent pas encore exactement pourquoi. Plusieurs facteurs seraient en jeu.

Un médecin britannique a déclaré que le coronavirus « était un peu moins en colère », tandis qu’un consultant en maladies infectieuses de l’Université nationale de Singapour affirmait qu’une version mutée du coronavirus, nommée D614G, rendait la maladie moins mortelle.

En Angleterre, la proportion de personnes infectées par le coronavirus et qui sont ensuite décédées de la maladie était plus faible début août qu’elle ne l’était fin juin. En effet, au cours de cette période, le taux de mortalité par infection « a chuté de 55 à 80% » selon les données utilisées, ont constaté Jason Oke de l’Université d’Oxford et ses collègues. « Cela ne semble pas être la même maladie, ni être aussi mortel qu’auparavant, lorsque nous avons vu un grand nombre de personnes en mourir », a expliqué Oke.

Par exemple, il faut savoir que dans la semaine du 17 août, 95 personnes sont décédées pour un peu plus de 7 000 cas à travers le Royaume-Uni. Par contre, au cours de la première semaine d’avril, 7164 personnes sont décédées des suites de la maladie, tandis qu’environ 40 000 personnes avaient été testées positives à ce moment-là.

Marché France 18/08/2020

Un marché bien bondé, malgré la pandémie, dans le sud de la France, le 18 août 2020 (Source : AFP).

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Non, un astéroïde ne va pas s’écraser sur Terre le 2 novembre 2020

Un astéroïde qui revient près de la Terre tous les deux ans fait beaucoup parler de lui ces derniers jours. Pourquoi n’avons-nous rien craindre de sa visite le 2 novembre prochain ?

Beaucoup d’entre nous se sont emballés ces derniers jours avec l’annonce d’une possible collision d’un astéroïde avec la Terre, et cela, la veille de l’élection présidentielle américaine, en plus. Immédiatement, on s’imagine qu’il va se passer la même chose pour notre biosphère que pour les dinosaures, il y a 65 millions d’années, ou que cela va ressembler aux scènes apocalyptiques de certains films de science-fiction ; mais non, rien de semblable ne se produira. Nous n’avons rien craindre de cet astéroïde, un certain 2018 VP1.

Découvert en 2018, plus exactement le 3 novembre, il est de taille modeste. Les observations réalisées lors de son précédent passage (le premier connu), il y a deux ans, suggèrent en effet qu’il ne mesure pas plus de deux mètres dans sa plus grande dimension. Pas de quoi inquiéter toutes les formes de vie sur Terre. Bref, s’il plonge dans notre atmosphère, aucun dégât au sol ne sera à déplorer car il se brisera vite en morceaux, ne laissant derrière lui qu’une traînée de débris, lesquels devraient s’abîmer dans une région peu peuplée ou dans l’océan (70 % de la surface terrestre).

Astéroïde géant à proximité de la Terre Lire la suite

Une dizaine de dauphins échoués sur les côtes de l’île Maurice

Au moins neuf dauphins se sont échoués mercredi sur les côtes de l’île Maurice, où ils sont morts, ce qui a soulevé des questions sur un lien éventuel avec la marée noire qui a frappé la même région au début août.

Ces dauphins d’Electre, dont certains agonisaient quand ils ont été trouvés, ont été repérés sur les plages de Grand-Sable, dans le sud-est de cette île de l’océan Indien. Quelques-uns semblaient avoir subi des blessures.

Un journaliste de l’AFP a compté neuf dauphins. Un pêcheur et conseiller municipal de Grand-Sable, Preetam Daumoo, a pour sa part indiqué à l’AFP en avoir vu 13, dont un encore en vie. Les autorités ont enlevé les corps des dauphins pour procéder à des autopsies, mais ne se sont pas encore exprimées sur le sujet.

Comme d’autres habitants, M. Daumoo a dit craindre que ces décès ne soient la conséquence de la marée noire provoquée au début du mois par l’échouage quelques kilomètres plus au sud du vraquier MV Wakashio. Ce bateau a heurté le 25 juillet un récif à Pointe d’Esny. L’épave s’est brisée en deux, trois semaines plus tard, après une course contre la montre pour pomper le carburant qu’elle contenait encore.

Dauphins échoués île Maurice 26/08/2020

Des hommes transportent le corps d’un dauphin échoué sur une plage de Grand Sable, sur l’île Maurice, le 26 août 2020 (Source : L’Express Maurice/AFP).

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Covid-19 : premier cas confirmé de réinfection

À Hong Kong, un homme de 33 ans a été testé positif au coronavirus SARS-CoV-2 quatre mois après sa première contamination. Des analyses ont permis d’exclure une « réactivation » de la première infection.

C’est le premier cas confirmé de réinfection au Covid-19 : un Chinois de Hong Kong de 33 ans a été diagnostiqué deux fois de suite positif au coronavirus à quatre mois d’intervalle, avec deux souches différentes, rapporte dans un communiqué le département de microbiologie de l’université de Hong Kong. L’étude a été acceptée par le Clinical Infectious Diseases mais les résultats complets n’ont pas encore été publiés.

Selon l’AFP, le patient avait été testé positif une première fois le 26 mars après avoir présenté des symptômes grippaux (toux, maux de tête et de gorge, fièvre). Une fois guéri, il avait ensuite été testé négatif à deux reprises. Le 15 août, alors que l’homme revient d’Espagne, il est testé à nouveau positif à l’aéroport de Hong Kong, malgré une absence totale de symptômes. Or, une analyse génétique montre que les deux infections successives ont été causées par deux souches différentes du virus SARS-CoV-2, la seconde correspondant à une souche circulant en Europe en juillet et août, et n’étant donc pas présente en mars en Chine. Cela exclut de fait une « résurgence » de la première infection ainsi qu’un cas de Covid-19 persistante comme on peut l’observer chez de nombreux malades.

Morphologie Covid-19

Image obtenue le 3 février 2020 auprès des CDC et montrant la morphologie du nouveau coronavirus COVID-19 (Source : Centers for Disease Control and Prevention/AFP).

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Ouragan Laura : des dégâts catastrophiques attendus en Louisiane et au Texas

Ayant tué au moins 11 personnes à Cuba et en Haïti, l’ouragan continue de se renforcer au-dessus du golfe du Mexique, à cause d’eaux plus chaudes que la normale. Il doit atteindre la côte des Etats-Unis dans la soirée de mercredi.

Sur les images satellites, l’ouragan LAURA prend l’apparence d’une masse blanchâtre informe. Les photographies, elles, sont bien plus effrayantes. Des trombes marines s’érigent en fines colonnes au-dessus de la mer, se dirigeant vers la côte sud des Etats-Unis. D’abord qualifiée de tempête tropicale, puis reclassée en ouragan dans la matinée de mardi, LAURA se renforce rapidement sur son passage dans le golfe du Mexique. Il a déjà tué au moins onze personnes au large de Cuba et d’Haïti.

« L’ouragan LAURA continue d’avancer dans le golfe du Mexique ce soir. Nos partenaires des Chasseurs d’ouragans de l’Air Force Reserve comme de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) sont en train de voler à l’intérieur et autour de la tempête, pour recueillir des données qui nous aident à réaliser nos prévisions », a déclaré le centre de prévisions météorologiques National Hurricane Center (NHC), mercredi.

En fin de journée (heure américaine), mercredi, le cœur de l’ouragan classé maintenant comme « majeur », et qui s’apprête à passer de la catégorie 3 à 5 (sur une échelle de 5), d’après le NHC, devrait frapper la frontière entre le Texas et la Louisiane. Ses vents atteindront alors près de 195 kilomètres par heure. De quoi causer des dégâts collossaux, y compris sur son passage plus loin dans les terres, vers le Mississippi, l’Ohio et la vallée du Tennessee.

Ouragan LAURA 26/08/2020

L’ouragan LAURA le 26 août 2020 à 16h37 UTC (Source : Tropical Tidbits)

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L’apocalypse des insectes a-t-elle bien lieu ?

Habituellement caché derrière un tableau sombre et alarmant, le monde des insectes vient de montrer une situation plus rassurante. Puisque leur déclin mondial ne le serait peut-être pas, concluent des chercheurs américains dans une nouvelle étude.

Depuis plusieurs années, les scientifiques alertent sur la disparition massive des insectes. Bien qu’une récente méta-analyse ait mis en évidence une situation plus nuancée. Surtout, la plupart des études constatant un déclin sont réalisées en Europe, précise une équipe de chercheurs. Mais qu’en est-il aux États-Unis ? Pour le savoir, ils ont plongé dans plus de 5.300 points de données, collectés sur 4 à 36 ans au travers de 68 sites de surveillance. Leurs résultats sont publiés dans Nature Ecology & Evolution.

« Nous avons pris toutes les données et, quand vous regardez, il y a autant de choses en hausse qu’en baisse, s’étonne Michael Crossley, coauteur de l’étude, même lorsque nous les avons réparties en groupes fonctionnels, il n’y avait pas vraiment d’histoire claire comme les prédateurs qui diminuent ou les herbivores qui augmentent ». De fait, les preuves arrivées d’Europe ne seraient peut-être pas représentatives d’une situation mondiale.

Fourmi

L’apocalypse des insectes n’aura peut-être pas lieu, puisque le tableau semble plus grisonnant que noir.

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Le navire échoué sur les côtes de l’île Maurice s’est brisé en deux

Depuis plusieurs jours, la rupture du navire japonais abîmé au large de l’île Maurice paraissait inéluctable. Il s’est finalement cassé en deux, trois semaines après s’être échoué.

Le vraquier japonais MV Wakashio s’est cassé en deux, trois semaines après s’être échoué sur un récif de l’île Maurice, où il a déversé mille tonnes de fioul dans les eaux turquoise de cette destination touristique de l’océan Indien.

« Il a été confirmé le 15 août que le navire s’était cassé en deux », a annoncé le 16 août l’armateur japonais Mitsui OSK Lines dans un communiqué, précisant que l’information émanait du propriétaire, Nagashiki Shipping. Cette cassure du vraquier, qui s’est échoué le 25 juillet sur un récif à la Pointe d’Esny, au sud-est de l’île Maurice, avec 3.800 tonnes de fioul et 200 tonnes de diesel à bord, paraissait inéluctable depuis plusieurs jours.

Entre 800 et 1.000 tonnes de fioul se sont échappées de ses flans éventrés et ont souillé les côtes, notamment des espaces protégés avec des forêts de mangrove et des espèces menacées. Les équipes d’intervention ont mené une course contre la montre pour pomper le reste du carburant, alors que le bateau menaçait de se briser à tout moment. « Il est estimé qu’une quantité non récupérée de carburant s’est échappée du navire », a indiqué Mitsui OSK Lines. Selon les autorités, il restait environ 90 tonnes de carburant à bord au moment où le bateau s’est cassé en deux.

MV Wakashio brisé en deux

Le vraquier japonais MV Wakashio s’est brisé en deux samedi 15 août, trois semaines après avoir échoué sur un récif de l’île Maurice (Source : AFP).

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