Aux origines mythologiques des éclipses de Soleil

L’origine des éclipses totales de Soleil est longtemps demeurée mystérieuse avant que la Lune ne soit identifiée comme la seule coupable. Elles appartenaient au répertoire de la mythologie… puis les sciences ont pris progressivement le relais.

Le 21 août 2017, les Américains vont vivre une éclipse totale de Soleil. Elle sera partielle à 80% en Guadeloupe. Le phénomène est aujourd’hui bien connu grâce au travail des astrophysiciens au cours des siècles derniers, mais il n’en a pas toujours été de même au cours de l’histoire de l’humanité. Confrontées à la disparition inattendue du Soleil en plein jour, les différentes cultures passées ont cherché à donner un sens à ce phénomène, y voyant l’intervention d’une divinité, d’un démon ou parfois même d’un génie malin. Il a fallu du temps avant que le véritable coupable, c’est à dire la Lune, ne soit identifié. Rétrospective.

Pendant longtemps, les éclipses ont été « perçues comme des mauvais présages », explique Robert Massey, de la Royal Astronomical Society britannique. En Chine, on considérait que le fautif était un dragon céleste qui dévorait le Soleil. On essayait ainsi de faire lâcher prise à l’assaillant mythologique en faisant du bruit, notamment en frappant sur des tambours ou divers objets. Du côté de la Corée ou des Vikings, on croyait encore que c’étaient des chiens qui tentaient de voler l’astre solaire.

« Il a fallu les observations des astronomes et l’étude du mouvement du Soleil et de celui de son satellite naturel, pour comprendre que c’est la Lune qui à chaque éclipse s’interpose devant le Soleil », souligne Pascal Descamps, astronome à l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE) à Paris.

Simulation éclipse 21/08/2017 Guadeloupe

Simulation de l’éclipse de soleil du 21 août 2017 en Guadeloupe

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Un étrange dinosaure herbivore ancêtre du T-Rex ?

Un dinosaure chilien, Chilesaurus diegosuarezi, présente une mosaïque étonnante de caractéristiques, qui l’apparentent à la fois à des herbivores et à des carnivores. Il pourrait constituer un chaînon manquant entre certains groupes, dans le cadre d’une révision de la classification.

Il y a quelques mois un groupe de paléontologues britanniques menés par Matthew Baron, paléontologue de l’université de Cambridge, avait publié un article retentissant dans Nature. Ces chercheurs avaient utilisé l’ordinateur et les méthodes modernes de la cladistique pour étudier les relations phylogénétiques observées sur un grand nombre de restes fossilisés appartenant à 74 espèces de dinosaures, parmi les plus anciens étudiés.

Leur conclusion était qu’il faut revoir la classification des terribles lézards. Les théropodes, qui comptent dans leurs membres le T-Rex et le vélociraptor, devraient plutôt, expliquaient-ils, être classés parmi les ornithischiens, lesquels comptaient surtout des herbivores.

Chilesaurus diegosuarezi

Une reconstitution de l’aspect présumé de Chilesaurus diegosuarezi (Source : University of Birmingham).

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Dans l’océan, des poissons prennent les déchets plastiques pour de la nourriture

Selon une nouvelle étude, le plastique colonisé par des bactéries et des algues produit désormais des odeurs qui conduisent des poissons à les ingérer volontairement.

De nombreuses espèces de poissons de mer avalent des débris de plastique. Mais une nouvelle forme de danger les menace, révèlent des chercheurs américains dans une étude parue ce mercredi dans la revue britannique Proceedings B of the Royal Society.

Alors que jusqu’ici on pensait que les poissons avalaient du plastique par accident, on apprend désormais qu’ils le recherchent, car, colonisés par des bactéries et des algues, ces déchets plastiques produisent désormais des odeurs attirantes pour la faune des océans. Or, l’ingestion de plastique peut être mortelle. Elle peut aussi conduire à une accumulation de substances toxiques tout au long de la chaîne alimentaire, chaque prédateur se nourrissant de proies qui en contiennent.

Dechets plastiques sud du Liban

Une plage au sud du Liban (Source : Reuters).

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Les effets sur la santé d’une éclipse solaire

En l’absence d’éblouissement, il est tentant de jeter un œil à une éclipse de Soleil, même sans protection. Ce serait une grave erreur qui pourrait vous coûter la vue.

L’avertissement est sérieux. Observer l’éclipse de Soleil (comme celle du 21 août 2017) sans protection pourrait bien être la pire chose qu’il vous arriverait de l’année, voire de votre vie. Cette option doit dès maintenant être éliminée car elle comporte des risques très importants pour votre vue, que vous pourriez tout simplement perdre.

Voici l’essentiel à savoir : il ne faut jamais regarder une éclipse de Soleil directement sans protection adéquate et dûment homologuée par un marquage CE. S’il est important d’insister là-dessus, c’est que lorsque le Soleil est éclipsé par la Lune, il est justement plus facile de focaliser son regard dessus, sans être ébloui. Pour autant, les rayons ultraviolets (UV) et infrarouges, invisibles, mais extrêmement nocifs pour les yeux, parviennent bien jusqu’à nous. Autrement dit, il est presque plus dangereux de regarder une éclipse que le Soleil lui-même car on ne sent finalement pas de gêne à le faire. Or quelques minutes voire quelques secondes suffisent à occasionner des lésions oculaires irréversibles, même s’il peut se passer quelques heures avant qu’elles se fassent ressentir.

Lunettes éclipse

Lunettes de protection

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La fonte des glaces du Groenland va s’accélérer

Les glaces du Groenland devraient fondre plus rapidement dans les prochaines années, malgré un récent ralentissement, ont prévenu mercredi des scientifiques s’appuyant sur une découverte dans la façon dont les glaciers se déplacent.

Le Groenland contient assez de glace pour faire augmenter le niveau des océans de sept mètres, si elle devait disparaître totalement. Selon les travaux dont les conclusions sont parues dans la revue Science Advances, ces glaciers se déplacent plus rapidement sur les sédiments que sur la roche dure.

Ce qui signifie qu’avec le réchauffement de la planète, le déplacement de la glace va probablement s’accélérer car la couche de sédiments va devenir plus fragile, plus humide et plus glissante. « Le pourtour du Groenland a de nombreux glaciers de sortie qui agissent comme de rapides tapis roulants pour la glace. Des milliers de lacs de surface agissent comme des robinets déversant de l’eau fondue à la base de la glace, la transformant en baignoire glissante », a relevé Bernd Kulessa, scientifique au College of Science de l’université britannique de Swansea.

Groenland

Groenland

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L’étoile Trappist-1 est-elle trop vieille pour abriter de la vie ?

L’étoile Trappist-1 serait bien plus vieille que prévu : elle ne serait pas âgée de 500 millions d’années mais de 5,4 à 9,8 milliards d’années ! Cette découverte pourrait être lourde de conséquences en ce qui concerne l’habitabilité de ses sept planètes.

Depuis la découverte, il y a quelques mois, de sept exoplanètes rocheuses de taille équivalente à celle de la Terre autour de Trappist-1 (la NASA parle des « sept merveilles »), les astronomes n’ont de cesse de s’interroger : certaines d’entre elles sont-elles vraiment habitables ? Trappist-1e, f et g sont en effet toutes les trois dans la région tempérée de leur étoile. Aussi, si chacune possède une atmosphère, et aussi de l’eau, il est permis de penser qu’elles abritent de la vie…

Seulement, il est encore trop tôt pour le savoir — de nouvelles observations avec Hubble, Spitzer et bientôt avec le James Webb Space Telescope (son lancement est prévu fin 2018) sont attendues pour affiner les premiers aperçus de ces mondes. Le principal obstacle, comme l’ont souligné des chercheurs, est que Trappist-1 est une naine rouge (environ 8 % de la masse de notre Soleil) dont les fréquentes colères (éruptions), en dépit de sa petite taille — elle est aussi grosse que Jupiter —, sont capables de lacérer l’atmosphère des planètes qui l’entourent (la plus éloignée, Trappist-1h, est à un sixième de la distance entre le Soleil et Mercure). Bref, il y a des raisons d’être pessimiste quant aux chances de trouver des formes de vie sur ces mondes qui, de surcroît, présentent tous, vraisemblablement, toujours la même face à leur soleil (rotation synchrone).

Toutefois, l’enquête est loin d’être terminée et une équipe vient de montrer dans un article à paraître dans The Astrophysical Journal que Trappist-1 n’est, en réalité, pas aussi jeune qu’on le croyait. Des informations qui ne sont pas sans conséquence. Alors, bonne ou mauvaise nouvelle ?

Système Trappist-1

Vue d’artiste des différentes exoplanètes qui constituent le système Trappist-1 (Source : NASA/JPL-Caltech).

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Antarctique: la découverte d’une nouvelle zone sismique inquiète les scientifiques

L’éruption des volcans pourrait provoquer une importante fonte des glaces dans cette région déjà touchée par le réchauffement climatique.

C’est la plus grande région volcanique au monde. Des scientifiques ont mis au jour près d’une centaine de nouveaux volcans, à l’ouest de l’Antarctique, selon le Guardian. Des chercheurs de l’Université d’Edimbourg ont identifié 91 volcans plus de deux kilomètres sous la surface de la glace.

Selon les géologues, la découverte de cette nouvelle région pourrait devenir la région sismique la plus importante au monde, devançant celle d’Afrique de l’Est.

Mont Erebus

Le mont Erebus culmine à 3.794 mètres d’altitude.

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