Découverte d’un important récif corallien sous la Grande Barrière de corail

L’existence d’un vaste récif corallien a été détectée sous la Grande Barrière de corail, en Australie. Ses découvreurs vont étudier la réponse de ces coraux aux changements environnementaux majeurs des dernières décennies : acidification des océans et réchauffement climatique.

Un récif corallien peut-il en cacher un autre ? Dans le cas de la célèbre Grande Barrière de corail, en Australie, la réponse est oui. Des spécialistes qui ont analysé les données de télédétection par laser de la Marine royale australienne ont pu mettre à jour l’existence d’un immense récif étendu sur quelque 6.000 km2, soit sept fois et demie la taille de New York (et 70 % de la superficie de la Corse).

Il est constitué de nombreuses buttes rondes en forme de donuts, mesurant 200 à 300 mètres de diamètre et profondes, en leur centre, de 10 à 20 mètres. Il s’agit essentiellement de biohermes de Halimeda. En mourant, ces algues vertes communes qui fixent le carbonate de calcium laissent derrière elles des sortes de flocons qui, en s’accumulant avec le temps, forment ces structures circulaires mises en évidence.

Nouveau récif coralien Australie

Données Lidar de la Royal Australian Navy qui ont permis à une équipe de chercheurs australiens de mettre en évidence ce grand récif corallien composé d’une multitude de biohermes (Source : Australia Hydrographic Service/JCU).

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Une éclipse annulaire de Soleil dans le ciel de La Réunion

Une partie de l’Afrique, Madagascar et l’île de La Réunion assistent ce jeudi matin à une éclipse annulaire de Soleil, au plus fort de laquelle le disque de la Lune cachera aux Terriens jusqu’à 94% de notre étoile.

Ce jeudi matin, une partie de l’Afrique, Madagascar et l’île de La Réunion ont les yeux tournés vers le ciel. Au plus fort de l’éclipse annulaire de Soleil, pendant quelques minutes peu après 6h (heure de Guadeloupe), le disque de la Lune a caché jusqu’à 94% du centre de notre étoile. Le spectacle, depuis La Réunion, a été diffusé en direct par l’Observatoire de Paris.

Elle correspond à un alignement quasi parfait de la Terre, de la Lune et du Soleil. Mais contrairement à une éclipse totale, la Lune ne masquera pas complètement le Soleil. Ce jeudi, notre satellite naturel est plus loin de la Terre que dans le cas d’une éclipse complète et le disque lunaire nous semble plus petit.

Le disque lunaire, totalement inscrit dans celui du Soleil, passera par la phase de « centralité ». Au maximum de l’éclipse, « il ne restera qu’un anneau de lumière encerclant le disque noir de la Lune, ce sera le moment magique », expliquait Pascal Descamps, astronome à l’Observatoire.

Eclipse solaire annulaire Réunion 01/09/2016 Lire la suite

Les plus anciennes traces de vie découvertes au Groenland

Sacré coup de vieux pour l’origine de la vie sur Terre. Des géologues australiens viennent de découvrir au Groenland des traces d’une activité microbienne remontant à 3,7 milliards d’années, soit 200 millions d’années de plus que les records précédents trouvés dans des roches d’Australie ou d’Afrique du Sud. Et 800 millions d’années environ seulement après la formation de la planète.

« C’est fou ! Nous ne pensions pas que de tels indices aient pu subsister aussi longtemps », souligne Allen Nutman, professeur de l’université Wollongong, premier auteur de l’étude parue dans Nature jeudi 1er septembre relatant la découverte.

Il fallait avoir l’œil expert de ce chercheur et de ses collègues de cette université de Nouvelle-Galles du Sud, qui arpentent ces terrains du Groenland depuis les années 1980, pour repérer des formes très particulières dans une roche affleurante, seulement visible en été après la fonte des neiges. Elle se trouve dans la ceinture de roches vertes d’Isua, une île située au sud-ouest du Groenland, des structures géologiques dont l’âge avancé a été déterminé par datation isotopique.

Le trésor ne mesure que quelques douzaines de centimètres, « gravé » sur une surface de deux mètres de large. Il a la forme d’une succession de cônes pointus et de bosses écrasées marron, posés sur une sorte de mille-feuille bleuté ; l’ensemble étant recouvert à nouveau de couches de roche irisée.

Stromatolites Groenland

Les stromatolites du Groenland (a) présentent des feuillets internes caractéristiques (b) (lignes en pointillé bleu), coincés entre des dépôts sédimentaires (en pointillé rouge). Ces formes sont identiques à des stromatolites de 2,4 milliards d’années, découverts en Australie (c et d). (Source : Nutman et al.)

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Les Russes ont-ils capté un signal extraterrestre ?

Un mystérieux signal, SETI-compatible, aurait été capté en provenance du système HD164595, dans la constellation d’Hercule, qui abrite au moins une exoplanète. Sa nature est encore indéterminée.

En mai 2015, le radiotélescope Ratan 600, installé dans le Caucase, a-t-il vraiment capté un signal « SET-compatible », c’est-à-dire qui présente des caractéristiques pouvant évoquer une émission volontaire et artificielle ? Oui, si l’on en croît l’effervescence consécutive au mail de l’astronome Alexander Panov, et par lequel il invite ses collègues à assister à une communication portant sur ce sujet lors du prochain Congrès Astronomique International (elle se tiendra à Guadalajara au Mexique le 27 septembre 2016).

Peut-on pour autant affirmer que ce signal, émanant apparemment du système HD164595 situé à 95 années-lumière de la Terre, est de nature artificielle, en provenance directe d’une civilisation extraterrestre ? Non. D’abord parce que la communication sur ses caractéristiques est encore parcellaire : on sait qu’il a été reçu le 15 mai 2015 durant deux secondes à une longueur d’onde de 2,7 cm. L’amplitude estimée du signal est de 750 mJy (milli jansky, une unité d’intensité en radioastronomie) comme le rappelle le site Centauri Dreams, le premier à avoir relayé la nouvelle.

Ratan-600

Le radiotélescope Ratan-600 qui a capté le mystérieux signal.

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L’australopithèque Lucy est peut-être morte en chutant d’un arbre !

En analysant, grâce au scanner, les os de Lucy, le plus célèbre des hominines, un groupe de paléoanthropologues vient d’avancer un scénario plausible pour sa mort survenue il y a 3,2 millions d’années. Elle serait tombée d’un arbre d’une dizaine de mètres de hauteur. Si tel est bien le cas, ce scénario renforce la thèse concernant la bipédie des Australopithecus afarensis qui affirme qu’ils auraient quand même conservé un mode de vie en partie arboricole.

Découverte en 1974 par une équipe d’une trentaine de chercheurs éthiopiens, américains et français codirigée par Donald Johanson (paléoanthropologie), Maurice Taieb (géologie) et Yves Coppens (paléontologie) dans la région d’Hadar, en Éthiopie, la petite Lucy est probablement le plus célèbre hominine auquel on pense lorsque l’on s’interroge sur l’origine de l’Homme. Les 52 os constituant environ 40 % du squelette d’un représentant de l’espèce Australopithecus afarensis ont en effet fait sensation peu de temps après avoir été déterrés d’une formation géologique au bord de la rivière Awash. Ce cours d’eau désormais mondialement connu prend sa source dans les plateaux d’Éthiopie, coule vers le nord dans la vallée du grand rift et la dépression de l’Afar et se jette dans le lac Abbe, proche de Djibouti.

Pourquoi un tel engouement ? Parce qu’à l’époque il s’agissait de la découverte des plus anciens restes d’une espèce que l’on croyait à l’origine du genre Homo. La datation donnait en effet un chiffre d’environ 3,2 millions d’années. Si aujourd’hui on sait que les Australopithecus afarensis sont simplement des cousins de la lignée humaine, Lucy a gardé tout son attrait et l’idée que l’on puisse avoir déterminé, à l’aide de la technologie moderne, c’est-à-dire l’impression 3D et la tomographie par rayons X, les circonstances de sa mort fascine.

Or, c’est bien ce que pense avoir réussi à faire une équipe de chercheurs groupés autour de l’anthropologue John Kappelman de l’université du Texas, à Austin, comme l’explique un article paru dans le journal Nature. L’étude fine des os du squelette de Lucy suggère fortement qu’elle s’est tuée en tombant d’un arbre où elle grimpait, probablement pour dormir et y trouver un refuge contre les fauves, à l’instar de ses cousins les chimpanzés. Si tel est bien le cas, cela conforterait les paléontologues qui, tel Yves Coppens, pensent depuis bon nombre d’années que si les Australopithecus afarensis pouvaient bien être considérés comme bipèdes, ils devaient conserver des habitudes de primates arboricoles, comme le suggère l’étude de leur anatomie.

Reconstitution Lucy

Une reconstitution plausible de l’Australopithecus afarensis nommée Lucy. L’hominine, qui ne faisait pas partie de la lignée humaine, était haute d’environ 1 m 10 et devait peser une vingtaine de kilogrammes.

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Grande Barrière de corail : la mine géante du groupe Adani devrait voir le jour

Le groupe indien Adani devrait pouvoir exploiter une mine de charbon géante en Australie malgré les recours utilisés par les écologistes.

La Cour fédérale d’Australie a rejeté un recours d’une organisation de défense de l’Environnement contre le projet controversé de mine géante du groupe indien Carmichael portant sur son impact environnemental contre la Grande Barrière de corail. Le projet Carmichael du groupe indien Adani, d’une valeur de 16,5 milliards de dollars australiens (11,1 milliards d’euros) s’est attiré les foudres des écologistes.

Non seulement le charbon produit contribuera au réchauffement climatique mondial mais en outre la matière première devra transiter par un port proche du plus grand récif corallien au monde classé au patrimoine mondial, font-ils valoir. Le gouvernement australien avait donné son feu vert en octobre 2015 au projet, qui prévoit l’exploitation d’une mine de charbon dans l’Etat du Queensland, l’une des plus vastes au monde.

Grande barrière de corail Australie

Image prise depuis l’ISS, d’une partie de la Grande Barrière de corail.

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Thomas Pesquet « prêt à 95 % » pour s’envoler vers l’ISS

Le spationaute Thomas Pesquet, astreint depuis des mois à un entraînement intensif, s’envolera le 15 novembre vers l’ISS.

A 13h45, Thomas Pesquet est apparu souriant sur l’écran géant de la salle de conférences du CNES (Centre national d’études spatiales) à Paris. En duplex du centre de la NASA à Houston, au Texas, l’astronaute français, qui s’envolera avec une Américaine et un Russe le 1er novembre de Baïkonour (Kazakhstan) vers la Station spatiale internationale (ISS), à 400 km au-dessus de notre terre, a fait le point mardi sur la préparation de cette mission exceptionnelle de cent quatre-vingts jours dans l’espace. « Je suis prêt à 95 % », a assuré le spationaute astreint depuis des mois à un entraînement intensif.

« Là, je suis zen, mais quand je vais m’installer dans la capsule du Soyouz, j’aurais la boule au ventre. Le vol, c’est la phase la plus dangereuse », concède le dixième Français à partir séjourner dans les étoiles. Pour cet ingénieur de 38 ans, le défi sera d’abord physique.

Thomas Pesquet

Le Français Thomas Pesquet, le 20 mai 2009 à Paris (Source : AFP).

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