En 2022, une étoile double pourrait créer une explosion spectaculaire dans le ciel

Des astronomes ont annoncé qu’un phénomène exceptionnel pourrait apparaitre dans le ciel en 2022. Une collision entre deux étoiles pourrait avoir lieu et créer un nouvel astre 10.000 fois plus brillant et surtout visible à l’œil nu depuis la Terre.

Comète de passage, pluie de météores, l’année 2017 a particulièrement bien commencé pour les astronomes amateurs et les amoureux du ciel. Mais c’est un spectacle encore plus extraordinaire qui pourrait se produire dans cinq ans, en 2022 : la naissance d’une nouvelle étoile tellement brillante qu’elle sera visible dans le ciel depuis la Terre.

C’est du moins ce qu’affirme la prédiction réalisée par des astronomes américains dirigés par Lawrence Molnar, professeur au Calvin College dans le Michigan. Selon ces scientifiques, le nouvel astre découlerait de l’explosion d’un système stellaire très particulier connu sous le nom de KIC 9832227 et situé à 1.800 années-lumière de la Terre dans la constellation du Cygne.

Ce système est ce qu’on appelle une étoile binaire à contact. Autrement dit, il est constitué de deux étoiles qui sont tellement proches qu’elles partagent la même atmosphère. Un peu comme les deux cacahuètes d’une coquille. Mais il a fallu plusieurs années d’observation pour en arriver à cette conclusion.

Collision étoiles 2022

Illustration de VFTS 532, le système d’étoiles doubles le plus chaud et le plus massif connu à ce jour. La binaire de contact KIC 9832227, proche du baiser ultime, doit certainement avoir cette apparence de cacahuète. (Source : ESO, L. Calçada)

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Energie noire : Einstein est-il passé tout près en 1919 ?

L’héritage d’Einstein est bien vivant, la preuve : l’une de ses tentatives pour unifier la physique des particules de matière avec celle des champs de force contient peut-être en germe une des clés de la solution de l’énigme de l’énergie noire en physique quantique.

Comme nous l’avons expliqué dans un précédent article introductif sur la géométrie non-commutative en physique, Albert Einstein a très tôt entrepris d’aller au-delà de sa propre théorie de la relativité générale. L’objectif était double car il s’agissait non seulement de découvrir une théorie unifiée qui aurait réuni le champ de gravitation avec le champ électromagnétique au sein d’un seul champ mais également une théorie non dualiste de la matière et des champs. Rappelons qu’en ce qui concerne les particules de matière à la fin des années 1910, cela voulait dire les protons et les électrons, puisque le neutron, les neutrinos et les mésons étaient alors inconnus.

Avant sa formulation finale de la théorie de la relativité générale, en novembre 1915, Einstein avait déjà réfléchi, comme plusieurs de ses contemporains et en particulier Poincaré, à des modèles décrivant la structure et les propriétés des particules chargées, en l’occurrence, les électrons. Poincaré avait montré que l’on pouvait retrouver plusieurs phénomènes liés aux propriétés de l’électron en le considérant comme une répartition étendue de charge qui n’explosait pas sous l’effet de la répulsion électrostatique de ses parties si l’on supposait qu’une autre force s’y opposait.

En 1919, Einstein avait été conduit à modifier légèrement les équations de la relativité générale, dans le cadre de ses recherches sur une théorie non dualiste de la matière et du champ (supposant donc que les particules sont des concentrations d’énergie dans un champ unitaire et pas des objets étrangers à ce champ qu’il fallait postuler). Il avait alors obtenu pour la première fois ce que les physiciens actuels appellent la théorie unimodulaire de la gravitation.

Equations Einstein cosmologie

Les équations d’Einstein pour la cosmologie du modèle standard contiennent un terme décrivant une énergie particulière dans l’univers. L’étude des galaxies a montré que ce terme existait bien, il s’agit de l’énergie noire qui accélère l’expansion du cosmos depuis quelques milliards d’années. (Source : Shane L. Larson)

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Enfin une méthode pour produire de la soie d’araignée à l’infini ?

Souple, légère, biodégradable, biocompatible et d’une résistance supérieure à celle de l’acier : une équipe internationale de chercheurs affirme avoir trouvé une méthode pour produire artificiellement et « sans fin » la soie d’araignée.

Résultat d’une longue évolution, la soie produite par les glandes de l’araignée est une fibre trente fois plus fine qu’un cheveu et qui, à diamètre égal, est plus solide que l’acier et plus résistante que le kevlar. Elle est également bon marché, biodégradable et compatible avec des usages médicaux, car elle ne provoque pas de réaction de rejet. Des fibres de ce type pourraient être utilisées en médecine régénératrice, mais aussi dans l’industrie textile pour la fabrication de gilets pare-balles, des tissus plus résistants et plus légers ou encore des vêtements de sport nouvelle génération.

Mais l’élevage d’araignées est compliqué, notamment parce qu’elles ont une fâcheuse tendance à se dévorer entre elles. De plus, leur production est très faible. Pour fabriquer son fil, l’animal sécrète une solution protéique qu’il envoie dans un canal étroit. Le long de ce conduit, l’acidité varie et la pression augmente, ce qui provoque la liaison des protéines et fabrique la fameuse soie.

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Villes du futur : bientôt une cité flottante dans un lagon polynésien ?

En Polynésie française, un projet visionnaire d’île artificielle flottante, pouvant accueillir des entreprises et une communauté très branchée, pourrait voir le jour en 2020. Ce ne serait rien de moins, expliquent ses créateurs richissimes venus de la Silicon Valley, qu’un prototype de cités océaniques qui abriteront un jour de fructueuses activités économiques. Il est prévu qu’elles montent en même temps que le niveau de la mer.

L’institut Seasteading, une ONG venue des États-Unis, a semble-t-il convaincu Édouard Fritch, président de la Polynésie française, une communauté territoriale jouissant d’une autonomie importante vis-à-vis de la Métropole. Un protocole d’accord est en effet promis pour la construction d’une véritable cité flottante qui accueillerait une population aisée et entreprenante, susceptible d’enrichir la vie économique de ce vaste territoire océanique (voir La Dépêche de Tahiti). Mieux, parce que la réalisation est annoncée comme « durable », elle ferait du bien au lagon, réduisant la pollution et repoussant le blanchiment du corail par une action rafraîchissante sur l’eau.

Pour le calendrier, l’objectif est 2020. Il faudra auparavant que le gouvernement de Polynésie crée un cadre législatif pour cette réalisation, qui n’est pas un hôtel, mais l’accueil d’une nouvelle communauté, ce qui sera discuté en 2017. Le lieu, lui, n’est pas déterminé. Trois sites sont envisagés : la baie de Phaëton, à Tahiti, entre l’île et la presqu’île, près de Taravao, côté sud-ouest ; Raiatea, à 210 km, au nord-ouest de Tahiti et proche de Bora-Bora ; Tupai, un atoll en forme de cœur, très près de Bora-Bora et connu des touristes fortunés.

Ile flottante Polynésie

Un dessin réalisé à Tahiti lors de la première discussion. On remarque les cellules solaires sur le toit du bâtiment en forme de fleurs et quelques constructions légères qui peuvent rappeler les farés traditionnels polynésiens, ainsi que les bateaux qui, eux, sont de facture moderne… (Source : Institut Seasteading)

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Un iceberg de plus de la moitié de la Corse risque de se détacher en Antarctique

Une gigantesque fracture sur la plate-forme Larsen C s’est brusquement allongée le mois dernier, laissant craindre une rupture complète dans les mois à venir.

Plus que 20 km. C’est tout ce qui retient la gigantesque plate-forme de glace Larsen C située dans la péninsule Antarctique de se fissurer complètement, relâchant un iceberg de plus de 5000 km2, soit plus de la moitié de la taille de la Corse. Ce dernier mois, la fracture s’est allongée de 18 km d’un coup, atteignant près de 90 km de long. Elle est désormais large de près de 500 mètres. Une mission de la NASA en avait pris une image spectaculaire lors d’un survol en hélicoptère en novembre.

En soi, cet événement ne provoquera pas de catastrophe immédiate, si ce n’est que le paysage va brusquement changer. Épaisse de 350 mètres, cette partie du glacier flotte déjà et ne contribuera donc pas directement à la montée des eaux. Mais l’exemple de Larsen B, une plate-forme voisine qui avait connu un événement similaire en 2002, est inquiétant. Après la séparation d’un gigantesque iceberg en février, c’est toute la plate-forme qui s’était désintégrée dans les mois suivants.

Fracture glacier Larsen C Antarctique

Photo aérienne de la fracture du glacier Larsen C, prise lors d’une mission de la NASA le 10 novembre 2016 (Source : NASA).

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La Terre et la Lune vues de Mars

La NASA dévoile une magnifique image acquise par la caméra de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter.

Cette image composite, dévoilée par la NASA, représente la Terre accompagnée de la Lune telle qu’elle serait vue depuis Mars. Elle a été prise par la caméra HiRISE (High Resolution Imaging Science Experiment) de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter. Elle a été réalisée à partir de quatre séries de clichés acquis le 20 novembre 2016.

Chacun des deux astres a été traité séparément afin qu’ils puissent apparaître avec la même luminosité sur l’image. En réalité, la Lune vue de Mars est beaucoup plus sombre que la Terre et serait à peine visible à la même échelle de luminosité. En revanche, cette vue combinée conserve les tailles et position correctes des deux corps qui étaient à environ 127 millions de kilomètres de Mars quand les photos ont été prises.

Terre & Lune vues de Mars

Image composite de la Terre et de la Lune vues depuis Mars (Source : NASA/JPL-Caltech/University of Arizona).

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Un nouveau scénario pour la formation de la Lune

Elle sera pleine le 12 janvier, sous forme de dernier quartier le 19, nouvelle le 28… Même si les astronomes peuvent déterminer ses éphémérides des siècles à l’avance, la Lune, métronome de nos mois et de nos années, n’a pas toujours accompagné la Terre. Notre planète est née sans elle et sans elle a vécu sa prime enfance. Il a fallu attendre plusieurs dizaines de millions d’années après le début de la formation du Système solaire pour que la Terre gagne son satellite.

Toute la question est de savoir comment la Lune est apparue car, aujourd’hui encore, son origine exacte demeure énigmatique. Certes, depuis le milieu des années 1970, un scénario domine, celui dit de l’impact géant. Il faut se représenter une proto-Terre dans un Système solaire jeune et turbulent voire violent, loin d’être encore stabilisé, où des embryons de planètes errent çà et là. Et, dans ce jeu de billard cosmique, imaginer la collision phénoménale entre un de ces planétoïdes, de la taille de Mars, et notre proto-Terre. Suite à ce choc cataclysmique, une quantité énorme de matériaux issus du projectile (on parle aussi d’ « impacteur ») mais également arrachés à la Terre se retrouve en orbite dans un disque de débris incandescents qui finissent par s’agréger et donner naissance à un nouveau corps, la Lune.

La plausibilité de cette hypothèse a au fil des années été confirmée par des simulations numériques. Le scénario a le mérite d’être simple et de « coller » avec beaucoup d’éléments connus du système Terre-Lune et notamment sa dynamique. Mais il y a un hic. L’étude des roches rapportées de notre satellite à l’occasion du programme Apollo a montré que leur composition isotopique était quasiment identique à celle des roches terrestres. Or les cailloux lunaires sont censés contenir en grande majorité des éléments apportés par l’impacteur et il faudrait un hasard assez extraordinaire pour que leur composition isotopique soit la même que celle des éléments agrégés sur la Terre lors de sa naissance. Cette concordance n’existe en effet pas avec les roches martiennes ou celles issues d’astéroïdes…

Collsision Terre Théia

Une vue d’artiste montrant la collision de Théia et de la Terre. L’évènement se serait produit moins de cent millions d’années après le début de la formation de notre planète. (Source : NASA)

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