La vie marine frappée par une extinction méconnue il y a 2 millions d’années

Près d’un tiers de la faune marine aurait disparu il y a deux à trois millions d’années et les océans n’ont pas récupéré leur biodiversité antérieure depuis.

Sur Terre, la vie a alterné entre des périodes fastes avec l’apparition de milliers de nouvelles espèces par exemple durant l’explosion cambrienne (-542 à -520 Ma) qualifiée de « big-bang » du vivant et des périodes où des pans entiers de la biodiversité ont disparu, les dinosaures en ont ainsi fait les frais.

Les scientifiques dénombrent au moins cinq périodes d’extinctions massives mais en dehors de ces épisodes, la vie a connu de nombreux aléas. Un de ces évènements vient d’être identifié par une équipe germano-suisse qui affirme qu’il y a deux à trois millions d’années, un tiers de la mégafaune marine (mammifères, tortues, oiseaux de mer et gros poissons) aurait disparu.

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Le blob, cet étrange organisme qui fascine les scientifiques

De son nom scientifique Physarum polycephalum, le « blob » n’est pas un organisme comme les autres. Ni animal, ni végétal, ni champignon, cette mousse jaune défie les lois de la biologie et n’en finit plus de fasciner les spécialistes avec ces propriétés inattendues.

Avec son aspect de grosse éponge visqueuse, cet organisme ne semble pas être une merveille de la nature et pourtant, c’est probablement l’un des plus extraordinaires découverts par les scientifiques. Son nom : Physarum polycephalum ou plus affectueusement le « blob » en référence au film de science-fiction éponyme sorti en 1958 avec Steve McQueen.

Sous ses airs de simple mousse que l’on rencontre dans les sous-bois, le blob cache bien son jeu. Car depuis quelques décennies, celui-ci défie toutes les lois de la biologie. Composé d’une seule cellule, cet organisme n’est ni un animal, ni un végétal, ni un champignon. Pourtant, il présente des caractéristiques similaires à chacune de ces branches de la classification.

Face à une telle étrangeté, les scientifiques ont classé le blob dans la catégorie des protistes, un groupe très hétérogène qui constitue une sorte de fourre-tout des organismes inclassables. Mais il n’en existe pas qu’une seule espèce. D’après Audrey Dussutour, chercheuse au CNRS et spécialiste du blob, Physarum compterait un millier d’espèces aux formes et couleurs variées.

Blob

Le blob ou Physarum Polycephalum

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La fonte du Groenland en grande partie responsable de la montée des océans

Une nouvelle étude se distingue des projections prudentes du Giec, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Elle montre que la montée des eaux est en train de s’accélérer. La fonte de la calotte glaciaire du Groenland en est désormais responsable à 25 %, contre 5 % il y a 20 ans.

En 2014, le niveau des océans a augmenté d’environ 3,3 mm, contre 2,2 en 1993, indiquent les auteurs d’une étude qui vient de paraître dans la revue Nature Climate Change. Ces conclusions risquent d’accroître encore l’inquiétude des scientifiques qui redoutent que le niveau des océans monte plus vite que cela avait été prévu il y a encore quelques années, avec les conséquences potentiellement désastreuses que cela suppose. En effet, des centaines de millions de personnes vivent dans des zones situées sous le niveau de la mer. D’importantes villes côtières sont menacées et de petites îles se préparent déjà à être submergées.

« Ces conclusions sont importantes » parce que le Giec, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, dont les travaux font autorité sur le climat, « fait une projection très prudente de la hausse du niveau de la mer d’ici à la fin du siècle : 60 à 90 cm », a réagi Peter Wadhams, professeur de physique des océans à l’université d’Oxford, qui n’a pas participé à cette étude. Cette estimation, ajoute-t-il, suppose que la vitesse à laquelle les océans montent va rester stable.

« Il y a pourtant des preuves convaincantes — dont l’accélération de la fonte du Groenland et de l’Antarctique — que cette vitesse est en fait en train d’augmenter, et de manière exponentielle », souligne-t-il. À noter qu’à lui tout seul, le Groenland contient assez d’eau gelée pour faire monter le niveau des océans d’environ sept mètres. « La plupart des scientifiques s’attendent désormais à ce que la hausse totale dépasse largement le mètre d’ici la fin du siècle », a déclaré le chercheur.

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Astéroïdes : une journée internationale pour tirer la sonnette d’alarme

Les astéroïdes ont désormais droit à une Journée Internationale de l’ONU : vendredi, les Terriens sont appelés à prendre conscience des dangers que représentent ces petits corps du système solaire et à soutenir les initiatives pour tenter de se protéger de la menace.

« Un jour, nous pourrions être heurtés par un astéroïde et il faut absolument que nous soyons mieux préparés que ce n’est le cas actuellement », explique à l’AFP le cinéaste allemand Grigorij Richters, l’un des fondateurs de l’Asteroid Day. Plus de 700 événements se dérouleront à cette occasion dans 190 pays, assurent les organisateurs qui diffuseront pendant 24 heures d’affilée un programme en live sur internet, orchestré depuis le Luxembourg. Astrophysiciens, astronomes, agences spatiales feront le point sur la diversité des astéroïdes et les risques qu’ils font courir aux habitants de la planète.

Depuis sa naissance, il y a 4,5 milliards d’années, la planète a subi de nombreuses collisions avec des astéroïdes. « Ces objets ont contribué à l’apparition de la vie sur Terre, en apportant de l’eau, des matériaux organiques », relève Antonella Barucci, astronome de l’Observatoire de Paris. Mais ils ont aussi occasionné des destructions. C’est un astéroïde tombé sur le Mexique qui serait responsable de la disparition des dinosaures il y a 65 millions d’années.

L’Asteroid Day, fondé en décembre 2014 par Brian May, guitariste du groupe Queen, l’astronaute américain Rusty Schweickart et la fondation californienne B612, a gagné en visibilité lorsque l’ONU a décidé d’en faire une de ses journées internationales fin 2016. La date du 30 juin n’a pas été choisie au hasard. Elle commémore l’explosion, le 30 juin 1908, d’un astéroïde au dessus de Toungouska, en Sibérie. D’une taille estimée à plus de 40 mètres, il a détruit la forêt sur 2.000 km2, avec une puissance estimée à près de 30 fois la bombe d’Hiroshima. La fréquence de ce type d’événement est de l’ordre de 300 ans.

Impact astéroïde Terre

Simulation de l’impact d’un astéroïde avec la Terre

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Domestication du chat : comment le matou a conquis le monde

Comment nos amis les chats nous ont-ils adoptés ? Une équipe de paléogénéticiens, qui a étudié le génome de 230 félidés sur une période de 10.000 ans, a retrouvé la trace des chemins empruntés par l’animal.

Le chat domestique, alias Felis silvestris catus, descend du chat sauvage du Moyen-Orient (Felis silvestris lybica), et non du chat sauvage européen (Felis silvestris silvestris), comme cela fut un temps supposé ; de récentes études du génome l’ont montré.

Ses ancêtres viennent donc essentiellement des régions du Croissant fertile, où il vivait et où l’agriculture est née il y a environ 10.000 ans. Cependant, outre cette confirmation, une question restait en suspens pour les scientifiques : comment ces petits fauves ont-ils réussi à conquérir le monde entier ? Ils sont aujourd’hui quelque 13 millions en France, soit presque deux fois plus que les chiens !

La présence du chat aux côtés de l’Homme s’explique par des raisons « d’intérêts convergents, expliquent dans le journal du CNRS Eva-Maria Geigl et Thierry Grange, deux paléogénéticiens de l’Institut Jacques-Monod. Il a été attiré dans les villages par l’afflux de rongeurs que les stocks de grains d’orge et de blé ne manquaient pas de provoquer ». À cela, s’ajoute aussi le fait qu’il chassait des animaux venimeux comme les vipères.

Chat domestique

Coment la domestication du chat a-t-elle eu lieu ?

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La population mondiale atteindra 9,8 milliards d’humains en 2050

En 2050 nous serons 9,8 milliards d’humains sur Terre. C’est ce qu’estime le nouveau rapport de l’ONU, qui s’appuie sur une baisse de la fécondité et une augmentation de l’espérance de vie.

Plus nombreux et plus vieux : les prédictions de l’Organisation mondiale des Nations Unies (ONU) pour la population du monde laissent envisager un papy-boom installé dans la durée. A en croire son rapport rendu public mercredi 21 juin 2017, les humains seront 9,8 milliards en 2050, un chiffre qui pourrait culminer autour de 11,2 milliards en 2100.

Mais tous les pays ne contribuent pas à parts égales. Ce n’est pas la Chine, aujourd’hui numéro un en nombre d’habitants, qui contribuera le plus à cette explosion démographique. « Dans environ sept ans, vers 2024, on s’attend à ce que la population de l’Inde dépasse celle de la Chine. » Les Nations Unies prédisent aussi que « la moitié de cette croissance de la population mondiale sera concentrée dans seulement 9 pays ». Parmi eux, on trouve plusieurs pays d’Afrique et d’Asie, mais aussi les Etats-Unis.

Si on croise ces estimations avec les chiffres du Population Reference Bureau, on réalise que la population mondiale se sera multipliée par 6 entre le début du XXème siècle et l’année 2050. Pour se faire une idée de cette explosion démographique, il est intéressant de jeter un œil aux anciennes prédictions.

Population mondiale de 1990 à 2100

La population mondiale devrait passer de 7,6 milliards aujourd’hui à 9,8 milliards en 2050 (Source : ONU).

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Un ingrédient de la vie découvert autour de jeunes étoiles

Depuis des décennies, des molécules prébiotiques pouvant servir directement comme briques de la vie ont plusieurs fois été découvertes dans l’espace grâce à la radioastronomie. Pour la première fois, Alma vient de débusquer de l’isocyanate de méthyle autour de protoétoiles de type solaire.

Le satellite infrarouge Iras (Infrared Astronomical Satellite) a été lancé le 25 janvier 1983. Durant 10 mois, il a fonctionné sur une orbite héliosynchrone avec pour objectif de réaliser une carte complète du ciel dans les bandes infrarouges à 12, 25, 60 et 100 µm. Il a ainsi pu découvrir environ 500.000 sources, de même que l’étoile Véga est entourée d’un disque de poussières.

Même si ses observations ont depuis été dépassées en qualité par des télescopes infrarouges en orbite tels que Spitzer et Herschel, le catalogue de sources qu’il a permis de dresser est toujours utile aux astrophysiciens et aux exobiologistes qui étudient l’origine des étoiles, des exoplanètes et des molécules prébiotiques, ces précurseurs des briques de la vie connue sur Terre. L’une d’elles fait l’objet de leur attention depuis quelque temps via Alma (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array), le grand réseau d’antennes millimétrique et submillimétrique de l’Atacama.

Il s’agit de IRAS 16293-2422, une protoétoile triple comprenant une étoile binaire liée à une troisième plus lointaine. Elle se situe à quelque 400 années-lumière de la Terre, au sein de Rho Ophiuchi, une célèbre région de formation stellaire dans la constellation du Serpentaire (Ophiuchus). Il s’agit donc de très jeunes étoiles dans lesquelles les réactions thermonucléaires ne se sont pas encore allumées. Surtout, leurs masses sont comparables à celle de notre Soleil et ce système peut donc, a priori, être considéré comme un laboratoire pour comprendre la naissance du Système solaire. C’est d’autant plus probable que l’on a depuis quelque temps des indications qui suggèrent que notre étoile faisait elle-même partie d’une étoile binaire à ses débuts.

Rho Ophiuchi

Cette vue étendue montre de spectaculaires nuages sombres et brillants constitutifs de Rho Ophiuchi, une zone de formation stellaire au sein de la constellation du Serpentaire. Cette image a été constituée à partir de clichés issus du Digitized Sky Survey 2. (Source ESO/DSS2/D.De Martin)

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