Il n’y aura plus de pesticides dans les forêts publiques françaises

L’Office national des forêts (ONF) a annoncé l’abandon total de l’usage d’herbicides, d’insecticides et de fongicides pour la gestion des forêts publiques.

Désormais, c’est « Zéro phyto en forêt » publique ! Après avoir abandonné le glyphosate en 2018, l’Office National des Forêts a annoncé le vendredi 18 octobre, avoir mis « fin à l’utilisation de tout type de traitement phytopharmaceutique (…) en anticipation des évolutions réglementaires ». Cette décision, « prise en lien avec la Fédération nationale des communes forestières » est appliquée à l’ensemble des forêts publiques : forêts domaniales de l’Etat et forêts communales.

L’ONF va donc privilégier des alternatives mécanisées ou des techniques de biocontrôle des ravageurs et parasites des arbres. L’Office rappelle que selon une enquête réalisée en 2017, 0,02% des surfaces forestières publiques étaient traitées avec un herbicide. « Ce recours, déjà minime, pouvait s’effectuer pendant les phases de régénération des peuplements forestiers pour maîtriser la végétation dite  » concurrente « , susceptible d’entraver la croissance des arbres (fougère-aigle, ronces, graminées) », précise l’ONF. En mars dernier, des associations – dont Noé, les Amis de la Terre, et la Fondation Nicolas Hulot – avaient publié un manifeste et lancé une pétition demandant l’arrêt de l’usage des pesticides dans les zones non agricoles.

Forêts publiques

Depuis le 18 octobre 2018, l’usage des pesticides est désormais banni de toutes les forêts publiques françaises.

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Les astronomes assistent à la naissance d’une planète dans une cascade de gaz

La théorie l’avait annoncé. Et c’est finalement autour d’une jeune étoile baptisée HD 163296 que les astronomes ont fait la découverte. Des sortes de cascades de gaz qui s’écoulent dans des espaces libres vraisemblablement causés par des planètes en formation.

Depuis longtemps maintenant, les astronomes savent que les planètes se forment autour des étoiles à partir d’un disque dit protoplanétaire. Un disque formé de poussières, mais surtout de gaz. Des gaz qu’ils étudient dans l’espoir de mieux comprendre justement comment naissent les planètes. Ainsi, l’année dernière, des chercheurs avaient localisé des perturbations dans les mouvements de monoxyde de carbone (CO) — un gaz qui émet une lumière très distincte aux longueurs d’onde millimétriques — dans le disque protoplanétaire qui entoure la jeune étoile HD 163296. Laissant imaginer la présence de planètes naissantes.

Aujourd’hui, grâce à de nouvelles données recueillies par le grand réseau d’antennes (sub) millimétriques de l’Atacama (Alma) et plus précisément par le projet de Substructures de Disques à Haute Résolution Angulaire (DSHARP), les astronomes ont pu étudier plus en détail la vitesse du gaz dans ce disque. « Pour la première fois, nous avons eu accès à des informations en trois dimensions », précise Richard Teague, chercheur à l’université du Michigan (États-Unis).

Cascades gaz planètes

Une vue d’artiste des cascades de gaz observées par des chercheurs de l’université du Michigan (États-Unis) dans des espaces libres probablement formés par des planètes naissantes (Source : S. Dagnello/NRAO/AUI/NSF).

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Le bisphénol B aussi dangereux pour la santé que le bisphénol A

Tout comme le bisphénol A, le bisphénol B perturbe le système endocrinien, selon une étude de l’agence de sécurité sanitaire française (Anses) publiée le 16 octobre 2019.

Le bisphénol B (BPB) pour remplacer le bisphénol A ? Mauvaise idée. Parfois utilisée hors d’Europe pour remplacer le bisphénol A, le bisphnéol B perturbe également le système endocrinien, selon une étude de l’agence de sécurité sanitaire française (Anses) publiée mercredi 16 octobre 2019. « Le bisphénol B présente des propriétés endocriniennes similaires à celles du bisphénol A », selon les experts de l’Anses, qui recommandent d' »éviter » de remplacer le second par le premier.

« Le BPB est aujourd’hui utilisé comme alternative à certains usages du bisphénol A (BPA) et du bisphénol S (BPS) dans certains pays tels que les États-Unis où il est enregistré en tant qu’additif indirect pour certains revêtements et polymères en contact avec les aliments », souligne l’Anses dans un communiqué. En revanche, il n’est pas « fabriqué (ni) utilisé comme substance chimique en Europe », selon l’agence sanitaire, qui publie ses travaux dans la revue Environmental Health Perspectives. Malgré cela, « on le retrouve dans des échantillons biologiques de populations européennes ainsi que dans des milieux environnementaux en Chine », précise l’Anses.

Bisphénol

Le bisphénol B est aujourd’hui utilisé comme alternative à certains usages du bisphénol A et du bisphénol S dans certains pays tels que les États-Unis.

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Exoplanètes : la Terre est loin d’être unique en son genre !

Des astronomes ont analysé les restes désintégrés d’exoplanètes lointaines consumées par leurs étoiles. Ils en concluent que notre Terre est loin d’être unique en son genre.

Vous voyez notre Planète comme une exception de la nature ? Vous vous trompez, affirment des astronomes de l’université de Californie à Los Angeles (Ucla – États-Unis). « Nous venons juste de faire exploser la probabilité selon laquelle de nombreuses exoplanètes rocheuses ressemblent à la Terre. Et il existe un très grand nombre d’exoplanètes rocheuses dans l’univers », déclare ainsi Edward Young, chercheur à l’Ucla.

Remarquez qu’il est très difficile de déterminer la composition des planètes extrasolaires. Les chercheurs de l’Ucla ont même été contraints d’inventer une méthode bien à eux, pour cela. Une méthode basée sur l’étude de l’atmosphère des naines blanches et qui leur a donné accès à la géochimie des roches que l’on peut trouver en dehors de notre Système solaire.

Terre pas unique

Après avoir englouti les planètes qui orbitaient autour d’elles, les naines blanches gardent la trace de leur composition (Source : Mark Garlick/Université de Californie).

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Le monde des blobs, ces étranges créatures unicellulaires, voraces et intelligentes

À partir de samedi, le parc zoologique de Paris présentera au public des « blobs » dans un espace dédié, une première mondiale.

À première vue, on pourrait le prendre pour une vulgaire moisissure ou une petite tache de lichen. Rien de très spectaculaire, en somme. Sa couleur jaune vif est certes très belle (et elle se détache bien sur les écorces ou les souches d’arbres installées dans l’aquarium qui lui est désormais dédié), mais ce n’est pas non plus renversant. Qui plus est, la chose ne bouge pas vraiment – enfin ça ne voit pas à l’œil nu : quelques centimètres par heure seulement… La conférence de presse organisée par le parc zoologique de Paris pour l’ouverture, programmée samedi, de sa toute nouvelle « blob zone » a pourtant fait recette. Plus d’une vingtaine de journalistes de tous médias ont répondu présents.

Il faut dire que le « blob » est précédé par une solide réputation : il s’agit d’un être unicellulaire à la fois vorace, intelligent, fragile, étrange et inclassable. Ce n’est pas vraiment un animal, ni une plante ou un champignon, mais un mélange de tout ça. Il définit une classe à lui seul, les myxomycètes. Étymologiquement, les « champignons gluants ». Même si on a découvert depuis qu’il se rapproche en fait plutôt des amibes sur le plan génétique…

Bref, s’il est connu en France, c’est en grande partie grâce au travail d’une chercheuse CNRS de l’université Paul Sabatier III de Toulouse, Audrey Dussutour, qui lui a trouvé ce petit surnom et s’en est servie pour communiquer ses résultats à partir de 2016.

Blob

Le blob n’est composé que d’une seule cellule gigantesque comportant des millions de noyaux (Source : AFP).

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La longue chevelure d’une galaxie-méduse scrutée par le VLT et Alma

Des astronomes ont cartographié dans son gaz moléculaire ESO137-001, une des galaxies-méduses des plus proches de la Terre. Elle montre de longues queues de gaz contenant des grumeaux appelés boules de feux : des éclats de formation d’étoiles. Cette carte offre la vue la plus complète d’une traînée de gaz et d’étoiles induite par l’effet de pression dynamique au sein de galaxies.

À l’aide du radiotélescope Alma et du VLT de l’ESO au Chili, une équipe scientifique comprenant une astronome à l’Observatoire de Paris – PSL a cartographié les queues intenses d’une « méduse cosmique ». C’est la photo de la semaine sur le site de l’ESO.

Une galaxie peut voir son gaz balayé par pression dynamique lorsqu’elle voyage à grande vitesse dans un amas de galaxies. Le résultat ressemble à une « méduse », où la tête est la galaxie ; et la queue, le gaz balayé. Dans l’amas de galaxies de Norma, l’une des galaxies-méduses les plus proches, ESO137-001, a été cartographiée dans son gaz moléculaire à haute résolution avec l’interféromètre Alma (Atacama Large Millimeter/Sub-Millimeter Array) et comparée avec la carte du gaz ionisé faite par Muse, sur l’un des grands télescopes (Very Large Telescope) de l’ESO : un certain nombre de filaments et nuages de gaz moléculaire ont été détectés, s’étendant sur 60 kpc de long et 25 kpc de large.

La majeure partie de la masse visible d’un amas riche de galaxies est constituée d’une atmosphère gazeuse très chaude, diffuse et ionisée, qui émet des rayons X. Ce gaz est en équilibre hydrostatique dans le puits potentiel de l’amas et peut être 10 fois plus massif que l’ensemble des galaxies.

Galaxie-méduse ESO 137-001

La galaxie-méduse ESO137-001 est représentée ici avec de superbes détails. En utilisant les yeux détaillés d’Alma et du VLT d’ESO, les astronomes ont cartographié les queues intenses d’une méduse cosmique. (Source : ESO)

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Les populaires 4×4 urbains, une source majeure d’émissions et de réchauffement mondial

A la mode, mais polluants : les SUV, en plein boom dans les villes, menacent de réduire à néant les tentatives du secteur automobile de réduire ses émissions de CO2, a prévenu mercredi l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Toujours plus nombreuses, ces voitures au look de 4×4, mais sans leurs capacités de franchissement, ont été la deuxième source d’augmentation des émissions de dioxyde de carbone (CO2) dans le monde entre 2010 et 2018, selon le directeur de l’AIE. « Certes, des constructeurs automobiles mettent beaucoup d’argent dans les voitures électriques, mais les mêmes mettent aussi sur le marché de plus en plus de modèles de SUV », a souligné Fatih Birol à Paris, lors d’une conférence internationale sur l’électrification de l’énergie.

« Oui, les voitures électriques marchent fort, il y en a environ 6 millions dans le monde (…) Mais est-ce synonyme de décarbonation ? Absolument pas », a-t-il insisté, relevant que la moitié roulent « dans un pays, en Asie », la Chine, où les deux tiers de l’électricité sont produits par des centrales à charbon. « Les voitures électriques ne sont pas la panacée, le pré-requis doit être une décarbonation du système énergétique », a-t-il plaidé.

En outre, « dans les faits, la star de l’industrie automobile, ce n’est pas la voiture électrique, c’est le SUV : en 2010, 18% des ventes de voitures dans le monde concernaient des SUV ; en 2018, c’était plus de 40% ! » « En conséquence, ces dix dernières années, les SUV ont été la deuxième source de croissance des émissions de CO2« , après le secteur de l’énergie, mais avant l’industrie lourde (acier, ciment…), les poids lourds ou l’aviation.

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