Une étude met à mal tout ce que l’on pensait savoir sur la domestication du cheval

Une étude publiée dans la prestigieuse revue Science bouleverse les hypothèses concernant la domestication du cheval.

Les chevaux de Przewalski, que l’on pensait jusque-là être les seuls chevaux encore sauvages présent sur Terre, ont en réalité été domestiqués il y a bien longtemps. Ils sont même les descendants des animaux dont les ossements ont été mis au jour par des fouilles dans un village de culture Botaï (culture énéolothique, 5ème et 4ème millénaire avant Jésus-Christ), dans les steppes d’Asie centrale.

Ces ossements représentent pour le moment les plus anciennes preuves archéologiques d’élevage de chevaux par l’Homme. Cette découverte faite par une équipe internationale de chercheurs – dont des scientifiques français du CNRS et du Muséum national d’Histoire naturelle – et présentée le 22 février 2018 dans la revue Science éclaire d’un jour nouveau le processus de domestication des chevaux qui, comme pour le lapin, reste sujet à controverses.

Chevaux de Przewalski

Finalement, les chevaux de Przewalski ne sont pas si sauvages que cela (Source : AFP).

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Les batteries lithium-ion pourraient se recharger cinq fois plus vite

Des chercheurs ont mis au point un nouveau test de la température interne des batteries lithium-ion. Le test démontre que ces batteries pourraient être chargées en toute sécurité jusqu’à cinq fois plus rapidement que les limites actuellement recommandées par les fabricants.

Le temps de charge des batteries lithium-ion actuelles aurait été volontairement bridé par les fabricants qui ne disposent pas d’outils de mesure pour déterminer avec précision les intensités de recharge maximales. C’est ce qu’affirme une équipe de chercheurs de l’université de Warwick (Royaume-Uni) qui a développé un nouveau test de mesure des températures internes et tensions spécifiques aux électrodes. Appliqué sur des batteries lithium-ion du commerce, le test a révélé que celles-ci pourraient être rechargées cinq fois plus vite sans risque.

Ce nouvel outil fonctionne avec les cellules de type 18650, les plus répandues dans les batteries lithium-ion qui équipent nos smartphones, ordinateurs, appareils électroniques mais aussi les véhicules électriques. Il s’agit d’électrodes de référence, miniaturisées et qui sont reliées à un capteur de température à fibre optique.

Smartphone Lire la suite

À cause du changement climatique, le pelage de certains animaux ne change plus de couleur

Des chercheurs américains ont observé une nouvelle conséquence du changement climatique. En réponse à la raréfaction des chutes de neige en hiver, certaines espèces qui adoptaient jusqu’à présent un pelage blanc à la saison froide, conservent désormais leur poils bruns toute l’année. De quoi se rendre moins visibles des prédateurs et échapper ainsi à leurs attaques. Une adaptation très rapide qui démontre les extraordinaires capacités évolutives des animaux.

Quoi de mieux qu’une toison d’un blanc immaculé pour se fondre incognito dans les paysages enneigés ? Bien des animaux l’ont compris et adoptent, dès les premiers frimas de l’hiver, un pelage ou un plumage qui leur permettent, tels des caméléons, de se faire discrets lorsqu’ils gambadent dans la neige qui recouvre leur territoire.

Une vingtaine d’espèces de mammifères adoptent cette stratégie de camouflage. Parmi elles notamment, le lièvre d’Amérique, Lupus americanus. Un mammifère qui peuple les sous bois nord-américains et qui se pare d’un discret manteau blanc à la saison froide. Discret, plus tant que ça finalement… La faute au changement climatique, qui rend les chutes de neige de plus en plus rares.

« Les animaux blancs l’hiver affrontent des jours de péril mortel, où ils sont comme des ampoules étincelantes dans un environnement de couleur sombre », s’inquiète le Docteur Scott Mills, professeur à l’Université du Montana.

Lièvre d'Amérique

Lièvre d’Amérique (Lupus americanus).

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Supernova : la première lumière photographiée… par un amateur !

Victor Buso, astronome amateur, testait sa nouvelle caméra quand il a eu la chance immense d’enregistrer une supernova dès ses premiers instants. Le fait est plus que rare : c’est une première ! Et utile : les astronomes professionnels sont ravis de pouvoir étudier l’évolution finale d’une étoile massive.

Les supernovæ sont rares et imprévisibles. Il s’en produit en moyenne une par siècle au sein d’une galaxie. Les spécialistes qui voudraient en observer une, pile au moment où l’étoile explose, sont nombreux mais les chances de regarder au bon moment, en direct, et dans la bonne direction sont plus faibles que de gagner au loto : environ une sur 100 millions. Et pourtant, c’est arrivé. C’était dans la nuit du 20 septembre 2016. Et ce ne sont pas des télescopes robotisés qui l’ont vue.

La découverte a été faite par un astronome amateur argentin, tout à fait par hasard. Ce soir-là, Victor Buso était impatient d’essayer une nouvelle caméra pour son télescope. Mais, comme Victor ne voulait pas déranger ses voisins en ouvrant la coupole de son petit observatoire, il a pointé son instrument de 40 cm de diamètre (une grande dimension pour un équipement d’amateur) à travers une petite ouverture et visé la galaxie NGC 613, dans la constellation du Sculpteur, qui passait par là… Et là, ce fut le jackpot ! Tout à coup, un point lumineux s’est ajouté à ses images de la galaxie spirale (une image prise toutes les 20 secondes durant 1 h 30). La lumière a crû rapidement.

Avec un ami, l’astronome amateur s’est empressé d’alerter l’IAU (International Astronomical Union). L’affaire a tout de suite était saisie par des astronomes professionnels qui attendaient ce moment depuis très longtemps. Précédemment, il y avait bien eu une supernova observée trois heures environ après l’explosion de l’étoile mais cette fois, c’est la toute première lumière d’une supernova que les chercheurs avaient sous les yeux. Une séquence, de surcroît, de très bonne qualité qui livre des données inestimables pour la recherche. En effet, la lumière de l’étoile qui surgit alors raconte ce qu’il se passait quelques instants auparavant à l’intérieur.

Illustration supernova

Illustration d’une supernova

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Les premières plantes seraient plus vieilles que prévu

L’apparition des premiers végétaux terrestres pourrait être reculée de presque 100 millions d’années selon un groupe de chercheurs. L’étude ne s’appuie pas sur un fossile mais sur les « horloges moléculaires ». À cette aune, l’âge des premiers conquérants végétaux des terres émergées semble plus élevé d’au moins plusieurs dizaines de millions d’années par rapport aux 420 millions d’années admis jusqu’à aujourd’hui.

La Terre est un système dynamique mettant en relation la biosphère, l’atmosphère, les océans et les continents dans des boucles de rétroactions complexes. Des causes relevant de la physique, de la chimie et de la biologie se mêlent pour faire naître et évoluer le monde dans lequel nous vivons. Un effet de serre a ainsi permis à la jeune Terre de posséder des océans liquides alors que le jeune Soleil était moins lumineux, permettant à la vie de se développer.

Cette même vie a produit de l’oxygène changeant la composition de l’atmosphère de la planète il y a quelques milliards d’années. Lorsque les plantes ont commencé à coloniser les continents, elles ont contribué à l’altération des roches, ce qui en retour a affecté des cycles géochimiques comme celui du carbone. Au fur et à mesure que les plantes se sont déployées, elles auraient contribué à faire baisser le taux de gaz carbonique atmosphérique, conduisant à une baisse de l’effet de serre et donc des températures sur Terre.

Mousses bordures rivages Islande

Un paysage d’Islande avec des mousses en bordure d’un rivage. Il donne une idée de l’aspect de la Terre quand les plantes ont commencé à coloniser les continents.

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Mexique : une grotte virtuelle sous-marine pour explorer le passé du continent

Les scientifiques du monde entier vont pouvoir plonger virtuellement dans la grotte sous-marine d’Hoyo Negro, au Mexique, où a été découverte Naia, le plus ancien squelette du continent américain, celui d’une jeune fille qui vécut il y a 13.000 ans.

Le squelette presque complet de Naia a été découvert en 2011 par des archéologues de l’Institut national d’anthropologie et d’histoire (INAH) dans une cavité appelée Hoyo Negro (trou noir en espagnol) dans le réseau de grottes sous-marines de Sac Actun dans l’est de la péninsule du Yucatán. Ce site fait lui-même partie de « la plus grande grotte inondée au monde », longue de 347 kilomètres, et qui a été révélée le mois dernier.

Les archéologues qui menaient des recherches sur les sources d’eaux anciennes ont pu mettre en évidence que deux immenses réseaux de grottes inondées, connues sous les noms de Sac Atun et Dos Ojos (Deux Yeux), étaient en réalité reliés. En explorant ces grottes à l’aide d’équipements de plongée, les chercheurs ont découverts différents ossements et objets. A Sac Atun, plus de 200 cenotes – des puits naturels – ont été découverts, recelant des trésors archéologiques de l’époque du Pléistocène (entre 2,6 millions et 11.700 années).

Groette d'Hoyo Negro Mexique

Une photo datant du 13 mai 2012 et publiée le 15 mai 2014 par l’Institut national d’anthropologie et d’histoire d’une exploration de la grotte sous-marine d’Hoyo Negro, au Mexique (Source : INAH/AFP).

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Pluton : une couche de matière organique gluante sous sa surface ?

Située aux confins du Système solaire, Pluton a surpris les astronomes quand, lors du survol de New Horizons, est apparue une étonnante variété de paysages avec, par endroits, les traces d’une activité géologique récente. Aujourd’hui, un planétologue suppose que la planète naine renfermerait de grandes quantités de matière organique. Et peut-être une sorte d’asphalte visqueux et gluant. Mais pas de pétrole…

Et si Pluton cachait sous sa surface glacée une couche de matière organique (c’est-à-dire des molécules à base de carbone) ressemblant à de l’asphalte ? L’hypothèse a été émise en décembre dernier lors des rencontres de l’AGU (American Geophysical Union) à La Nouvelle-Orléans, par Bill McKinnon, planétologue à l’université Washington de Saint Louis, et membre de l’équipe scientifique de la mission New Horizons, la première sonde spatiale à avoir survolé la planète naine. Le chercheur a souligné que ce n’est encore qu’une spéculation et non une conclusion définitive. Une possibilité « pour amener les gens à réfléchir un peu plus à ce sujet, et peut-être essayer de trouver des moyens de le tester », via de nouveaux modèles. McKinnon n’est pas à court d’arguments.

Cette couche carbonée aurait subi la chaleur et la pression interne de la planète naine (2.370 km de diamètre). « La matière organique, quand vous la faites cuire, le produit final est le carbone amorphe ou le graphite » a-t-il expliqué à Space.com, mais cela peut aussi être une sorte d’asphalte gluant. Bien sûr, il n’y a pas de pétrole sur Pluton. Cette matière organique profonde ne serait pas issue de végétaux, à l’instar du charbon et du pétrole qu’on trouve sous la surface de la Terre.

Non, son origine serait liée à son lieu de naissance : les confins du Système solaire. Une région où se sont également formées les comètes. Et comme nous l’ont appris les missions Rosetta, autour du noyau de Tchouri, et Giotto, autour de celui de Halley, ces astres glacés sont riches en matière organique. La planète naine a donc pu aussi en agréger lorsqu’elle a pris forme voici 4,5 milliards d’années.

Pluton New Horizons mai 2016

Pluton photographiée par la sonde New Horizons (Source : NASA).

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