La plus grande grotte sous-marine du monde découverte au Mexique

Des plongeurs ont trouvé des passages entre les grottes sous-marines de Sac Actun et Dos Ojos, au Mexique. Ensemble, ces dernières forment ainsi la plus grande grotte sous-marine connue du monde ! Le site est précieux pour l’eau douce qu’il renferme ainsi que pour sa biodiversité et ses trésors archéologiques.

Plongeur infatigable spécialisé dans l’exploration des grottes sous-marines au Mexique, en particulier dans le Yucatán depuis quatorze années, Robert Schmittner a découvert, avec son équipe du projet GAM (Gran Acuífero Maya, ou Great Maya Aquifer, en anglais, qui signifie « grand aquifère maya »), après dix mois de recherche, des connexions entre les deux grands systèmes de Sac Actun et Dos Ojos. Ce labyrinthe immense de galeries submergées est long de quelque 347 kilomètres au total.

Il s’agit donc désormais de la plus grande grotte sous-marine au monde, détrônant celle de Ox Bel Ha (269 kilomètres), également dans la même région mais plus au sud. Située au nord de la ville de Tulum et longue de 262 kilomètres, Sac Actun était, elle, deuxième. Quant à Dos Ojos (83,7 kilomètres), elle n’était pas loin : classée quatrième du classement. Mais, maintenant, puisque les deux systèmes sont connectés, ils n’en forment plus qu’un seul et gigantesque, qui porte le nom du plus grand des deux : Sac Actun, comme le veulent les règles en spéléologie.

Grotte submergée Mexique

Pressenti depuis des années, le lien entre deux systèmes de grottes, ici explorées en 2014, a enfin été prouvé (Source : Reuters).

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Un astéroïde va frôler la Terre le 4 février

2002 AJ129 va passer à un peu plus de quatre millions de kilomètres de notre planète. Pas de danger pour nous, même si la NASA classe l’objet comme « potentiellement dangereux ».

A l’échelle du système solaire, cela revient à passer à un cheveu de notre planète. Qu’on se rassure, 2002 AJ129, un astéroïde d’une taille de 1,1 kilomètre, ne nous fait courir aucun danger. Evoluant à une vitesse de 108.000 km/h, l’objet classé comme « potentiellement dangereux » par la NASA sera le 4 février 2018 à 4,2 millions de km de la Terre. Soit presque 11 fois la distance Terre-Lune (384.000 km).

S’il touchait la surface de notre planète, l’impact soulèverait des poussières qui resteraient six ans dans l’atmosphère, provoquant une minipériode glaciaire et les températures chuteraient alors d’environ 8 °C.

Astéroïde géant à proximité de la Terre Lire la suite

Pétrolier coulé : une marée noire grande comme Paris

Le naufrage d’un pétrolier iranien en mer de Chine orientale a généré en surface quatre nappes d’hydrocarbures de la même superficie globale que la ville de Paris, a annoncé Pékin, qui se prépare à descendre des robots sur l’épave.

Le Sanchi, qui transportait 136.000 tonnes de condensats, des hydrocarbures légers, a sombré dimanche 14 janvier 2018 après avoir brûlé pendant une semaine à la suite d’une collision avec un cargo à environ 300 kilomètres à l’est de Shanghai.

L’Administration nationale des océans a annoncé mercredi 17 janvier 2018 au soir qu’elle surveillait quatre nappes mesurant au total près de 101 km2, soit une surface équivalente à celle de la capitale française. L’organisme gouvernemental s’efforce de « maîtriser l’avancée de la marée noire et d’évaluer son impact écologique sur l’environnement marin », a-t-elle ajouté dans un communiqué. Mardi, l’Administration des océans avait fait état d’une marée noire vaste de 69 km2, à laquelle s’ajoutait une pollution « sporadique » répartie sur 40 km2.

Naufrage pétrolier Sanchi

Le pétrolier iranien Sanchi a fait naufrage dimanche 14 janvier après être entré en collision avec un navire chinois (Source : Ministère chinois des transports/AFP).

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Ces drôles de caméléons sont… fluorescents !

Les caméléons sont capables de changer de couleur en fonction de leur environnement. Certains d’entre eux peuvent même devenir fluorescents lorsqu’on les expose à un éclairage ultraviolet (UV) ! C’est ce que des chercheurs allemands ont découvert.

La biofluorescence est réputée comme étant bien plus répandue dans les mers que sur terre. Imaginez donc la surprise des chercheurs de l’université de Munich (LMU, Allemagne) lorsqu’ils ont découvert des motifs bleus fluorescents sur la tête (parfois même sur l’ensemble du corps) de la plupart des caméléons de la Collection de zoologie de l’État de Bavière (ZSM).

Ceux-ci ont alors mobilisé une batterie d’instruments pour comprendre l’origine du phénomène. Les tomodensitométries (CT-scan) ont révélé que les motifs fluorescents reprenaient exactement la distribution des tubercules osseux éparpillés sur le crâne des caméléons. Et les analyses tissulaires ont montré que la peau recouvrant ces tubercules se réduit à une couche transparente d’épiderme.

Caméléon panthère

Sous éclairage ultraviolet (UV), le caméléon panthère (Furcifer pardalis) présente comme une crête fluorescente sur la tête (Source : David Prötzel/ZSM/LMU).

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Les limites de la théorie quantique sur le point d’être testées lors d’une expérience pionnière

Personne n’est encore parvenu à réconcilier la physique quantique, à l’échelle microscopique, et la physique classique, au niveau macroscopique. Le « Projet TEQ » s’apprête à tester les limites physiques de cette séparation théorique.

Cela fait déjà des années que nous parlons d’ordinateurs quantiques et de cryptographie quantique. De nombreuses entreprises développent avec succès ces technologies qui pourraient révolutionner notre futur, rendant nos opérations plus rapides et plus sécurisées. De telles inventions reposent sur un principe fondamental de la physique quantique : la superposition d’états, une notion dont un consortium d’universités a décidé de tester les limites.

La théorie quantique émerge dès les années 1900 des réflexions de scientifiques comme Max Planck ou Albert Einstein. Elle est reformulée et affinée au milieu des années 1920, puis établie en 1927 à la conférence de Solvay, où l’on croise de grands noms comme Planck et Einstein, Paul Dirac, Werner Heisenberg ou encore Erwin Schrödinger (qui a donné son nom au célèbre chat mort-vivant).

Dès le début, on perçoit la révolution que constitue la théorie quantique : en complète contradiction avec les canons de la physique classique, elle a été conçue pour expliquer des phénomènes que cette dernière ne parvenait pas à justifier : le comportement des particules, atomes et molécules, à l’échelle microscopique.

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Non, les grands tremblements de terre ne sont pas affectés par la Lune

Un mythe vient probablement de prendre fin, au moins dans la communauté scientifique : les corrélations imaginées entre les phases lunaires et les grands séismes seraient illusoires. Simple effet du hasard.

L’esprit humain est prompt à trouver des régularités et des causalités là où il n’y en a pas. C’est notamment ce qui est à l’origine des constellations et de l’astrologie. Depuis longtemps, certains pensent qu’il y a des connexions entre les phases de la Lune et la survenue des tremblements de Terre car ils croient voir des coïncidences anormales, qui ne peuvent pas être le fruit du hasard pensent-ils.

Après tout, l’idée n’est pas absurde puisqu’il y a bien une connexion entre ces phases et les marées. De plus, les géophysiciens et les astronomes savent bien que le champ de gravité de la Lune et celui du Soleil peuvent aussi déformer les roches de la Terre. En un point de la surface de la Terre, le sol monte et descend périodiquement (d’environ 30 cm), à la manière des marées de l’océan. Les chercheurs du CERN en savent quelque chose car ils doivent en tenir compte dans le fonctionnement du LHC dont le diamètre est modifié par les effets de marée terrestres, ce qui change la longueur parcourue par les particules et donc les temps d’arrivée dans les détecteurs.

Séisme île de Kos 21/07/2017

Après le séisme du 21 juillet 2017 sur l’île grecque de Kos (Source : AFP).

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Tempête tropicale Berguitta : un disparu et d’impressionnantes inondations à La Réunion

Pluies intenses, cours d’eau en crues, routes submergées, évacuations d’habitations : la forte tempête tropicale Berguitta, qui s’est approchée au plus près de La Réunion ce jeudi soir, a causé des dégâts, notamment dans le sud de l’île. Par ailleurs, la préfecture indique que des recherches sont en cours pour retrouver « un éventuel disparu ».

A La Réunion, touchée ce jeudi soir par la forte tempête tropicale Berguitta, un homme aurait été emporté par les eaux à l’Etang-Salé (sud), selon les témoignages de quatre personnes. Des recherches ont été menées jeudi soir par les pompiers sans succès. Interrompues par la nuit, elles ont repris ce vendredi. « Aucune accident mortel n’est cependant à déplorer à ce stade », indique la préfecture de l’île.

Berguitta, devenue « tempête tropicale modérée », « perd de son intensité et sa trajectoire s’éloigne de La Réunion », a précisé la préfecture. C’est jeudi en fin d’après-midi que la tempête tropicale Berguitta était située au plus près de l’île, à 50 kilomètres à l’est-sud-est de La Réunion. « Après le passage de Berguitta au large de nos côtes, une lente amélioration devrait intervenir cette nuit, même si les vents vont commencer à impacter des zones jusqu’alors épargnées (zones ouest et nord notamment) », a précisé la préfecture en début de nuit dernière.

La plupart des cours d’eau, ravines et rivières du sud de l’île étaient alors en crue, provoquant de nombreuses coupures de radiers (portion de route traversant le lit d’une rivière), quasiment tous submergés. La préfecture n’a pas déclenché l’alerte rouge (conditionnée à une vitesse de vents), mais l’alerte cyclonique orange est en vigueur depuis mercredi matin.

Cyclone Berguitta Réunion

La forte tempête tropicale Berguitta, qui s’est approchée au plus près de La Réunion ce jeudi soir, a causé des dégâts sur l’île (Source : AFP).

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