Océans : vivre avec ou mourir sans

Acidification des eaux, pollution, réchauffement climatique… Les océans meurent à petit feu. C’est pour inverser cette tendance que la conférence « Connecting and protecting our seas : initiatives in the Baltic and the Mediterranean » s’est tenue à Monaco vendredi 13 octobre à l’initiative de la Suède.

« L’océan est la source d’une respiration sur deux », scande le court film d’introduction à la journée « Connecting and protecting our seas : initiatives in the Baltic and the Mediterranean ». Acidification des eaux, pollution, réchauffement climatique… Les océans meurent à petit feu. C’est pour inverser cette tendance que s’est tenue cette conférence à Monaco vendredi 13 octobre 2017 à l’initiative de la Suède.

Quels enjeux pour nous si la situation n’évolue pas ? Comment concilier intérêts économiques et protection de l’environnement ? Que faire à son échelle ? Des questions traitées en présence des emblématiques Princes Albert II de Monaco et Carl Philip de Suède, notoirement engagés dans la protection de l’environnement en général et des océans en particulier.

L’origine de cet événement remonte aux 5-9 juin 2017, à la Ocean Conference de New York organisée par la Suède et les îles Fidji. 193 États membres des Nations Unies s’y sont engagés à protéger l’océan au travers de 1400 engagements volontaires pris par les gouvernements, les Nations Unies, les organisations publiques, privées, universitaires ou scientifiques. Parmi ces engagements, 9 proviennent du gouvernement français. Elles concernent par exemple l’extension de 22 % à 32 % des zones marines protégées, la recherche sur l’acidification des océans ou la protection des récifs coralliens.

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Madagascar : l’épidémie de peste continue de se propager

L’épidémie de peste qui s’est déclarée il y a deux mois à Madagascar continue à se propager, notamment dans sa capitale Antananarivo, et a fait déjà au moins 74 morts, selon un nouveau bilan publié mardi par les autorités locales.

Au total 805 cas de la maladie ont été recensés sur le territoire de la Grande île, a ajouté le ministère de la Santé. La peste réapparaît presque chaque année à Madagascar, généralement de septembre à avril. Mais cette année, l’épidémie a débuté dès août et s’est propagée « aux grandes zones urbaines, contrairement aux précédentes épidémies », selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Elle a provoqué un vent de panique parmi la population, malgré les appels au calme du gouvernement. A titre de précaution, les autorités ont interdit jusqu’à nouvel ordre les manifestations et réunions publiques dans la capitale et suspendu les cours dans plusieurs universités et écoles du pays afin de procéder aux opérations de désinfection.

Peste Madagascar 2017

Des agents du ministère de la santé malgache désinfectent une école primaire pour prévenir la propagation de la peste à Antananarivo, la capitale, le 2 octobre 2017 (Source : AFP).

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Pluton : un projet d’atterrissage plein de rebondissements étudié par la NASA

Le 14 juillet 2015, la sonde New Horizons, de la NASA, survole Pluton et découvre un monde étonnamment complexe et dynamique. L’envie d’y retourner est immense et les scénarios fleurissent aujourd’hui. Le premier est celui de la firme américaine Global Aerospace, qui propose un atterrisseur capable de faire des bonds !

Lorsqu’en janvier 2006, New Horizons quitte la Terre à destination de Pluton, un point minuscule et flou pour les Terriens, les scientifiques ne s’imaginent pas ce que cette sonde de la NASA va découvrir. En un passage éclair à près de 50.000 km/h, New Horizons va montrer un monde étonnamment semblable à une planète avec un dynamisme insoupçonné et une surface jeune d’une centaine de millions d’années, sans doute l’une des plus jeunes de notre Système solaire. Autre particularité, des montagnes de glace d’eau et la possibilité de l’existence d’un océan liquide sous cette glace.

Sans surprise, les astronomes veulent retourner sur Pluton avec une mission autrement plus ambitieuse qu’un survol. Et si plusieurs scénarios de missions sont à l’étude, l’un d’eux a retenu l’attention de l’Institut des concepts avancés de la NASA, le NIAC. C’est celui de la firme américaine Global Aerospace qui propose d’envoyer un atterrisseur capable de se déplacer par bonds de plusieurs dizaines, voire quelques centaines de kilomètres. L’idée n’est pas absurde sur un corps où la gravité est très faible, quinze fois moins forte que sur Terre.

Pluton New Horizon 13/07/2015

Pluton photographiée par New Horizons le 13 juillet (Source : NASA).

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Et si la nature nous aidait à lutter contre le changement climatique ?

Une meilleure gestion des sols et notamment des forêts, combinée à une agriculture mieux pensée, pourrait avoir un impact majeur contre le changement climatique, estime une nouvelle étude.

« Nous avons sous-estimé le pouvoir qu’avait la nature à nous aider à enrayer le changement climatique » estime l’ONG américaine The Nature Conservancy. Cette dernière qui s’est alliée à une quinzaine d’instituts et départements de recherche a publié un article intitulé « des solutions naturelles pour le climat » dans les Comptes rendus de l’Académie nationale américaine des sciences (PNAS). D’après cette vaste étude, les émissions de gaz à effet de serre pourraient être considérablement réduites, en gérant mieux les forêt, les prairies, le tourbières et les terres agricoles.

D’après cette étude, les solutions « naturelles » (c’est-à-dire qui n’impliquent pas de construire des équipements dédiés à la capture du CO2) pourraient contribuer à 37% dans les efforts nécessaires pour maintenir le réchauffement climatique sous la barre des 2°C d’ici 2030. Une réduction bien plus importante que celle évoquée dans la dernière estimation en la matière (30%), et ce tout en préservant la production alimentaire et la biodiversité. Une meilleure gestion de l’environnement pourrait ainsi contribuer à capturer 11,3 milliards de tonnes de CO2, soit l’équivalent de l’actuelle combustion de pétrole dans le monde.

Ces travaux constituent l’évaluation la plus complète à ce jour de la manière de réduire et de stocker le dioxyde de carbone (CO2) dans les forêts, les terres agricoles et les zones marécageuses en utilisant uniquement des solutions naturelles. « Notre impact aujourd’hui sur les sols est responsable d’un quart des émissions de gaz à effet de serre et la manière dont nous utiliserons et gérerons les terres dans le futur pourrait apporter 37% de la solution contre le changement climatique », explique Mark Tercek, président de l’ONG The Nature Conservancy, qui a participé avec quinze autres institutions à l’étude.

Campagne reforestation Salvador

Une campagne de reforestation au Salvador le 5 juin 2017 (Source : AFP).

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Journée mondiale de l’alimentation : une appli contre le gaspillage de nourriture

Elle vient d’être lancée lundi 16 octobre, pour la Journée mondiale de l’alimentation : grâce à cette appli, une carte montre les points de vente qui jouent le jeu et proposent leurs invendus aux associations caritatives. De quoi limiter le gaspillage alimentaire, qui représente vingt kilogrammes par Français et par an.

Fléau mondial, le gâchis alimentaire peut être combattu localement par des initiatives. L’application The Food Life, disponible sur l’Apple Store et le Play Store de Google, et reliée au site TheFoodLife, recense et cartographie plus de 7.000 supermarchés en France, dont la superficie est comprise entre 400 et 2.500 m2. Sur une carte, chaque grande surface est figurée par un onglet où apparaissent l’enseigne, l’adresse et un numéro de téléphone, à charge pour chacun des magasins de préciser le volume de produits frais à distribuer et l’heure à laquelle ils seront disponibles pour que les associations puissent venir les récupérer.

Le site devrait intégrer dans les semaines à venir tous les hypermarchés dont la surface est supérieure à 2.500 m2, ainsi que les supérettes de moins de 400 m2, a indiqué à l’AFP son instigateur Arash Derambarsh, élu municipal de Courbevoie (Hauts-de-Seine) et l’un des initiateurs de la loi du 3 février 2016 contre le gaspillage alimentaire. Le lancement de l’application a lieu lundi à Lille en présence de responsables du groupe Auchan, basé dans le Nord, et de Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France.

Gaspillage alimentaire

Le gaspillage alimentaire est devenu un vrai fléau dans les pays riches, et d’autant moins acceptable que beaucoup, sur la planète mais aussi dans ces mêmes nations privilégiées, ont parfois du mal à se nourrir. Les liaisons Internet et les appareils mobiles peuvent mettre en connexion ceux qui s’apprêtent à jeter et ceux qui aimeraient en profiter …

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Pourquoi le ciel se teinte d’orange en Bretagne ?

En Bretagne, le ciel s’est teinté de jaune et d’orange le 16 octobre 2017. C’est la faute de l’ouragan Ophelia, qui fait tournoyer des masses d’air provenant du Sahara, mais aussi de la péninsule ibérique, où brûlent d’importants feux de forêts.

Il n’y a, paraît-il, pas de fumée sans feu. Même lorsque les foyers d’incendie se situent à des centaines de kilomètres au sud ? C’est pourtant l’étonnant phénomène qui s’est produit en Bretagne, au matin du lundi 16 octobre 2017.

Les Bretons ont ainsi pu observer un ciel jaune-orangé paré de lueurs crépusculaires. L’explication météorologique tient en réalité à 2 phénomènes quasi-conjoints : la remontée de sable du Sahara, entraîné du sud au nord par l’ouragan Ophelia, lequel entraîne aussi dans son sillage… des aérosols produits par les redoutables incendies qui sévissent actuellement au Portugal et en Espagne !

Aérosols Europe 16/10/2017

Localisation des masses d’aérosols en mouvement le 16/10/2017 à 9h, vues par le satellite européen Copernicus.

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Ondes gravitationnelles : grande première avec l’observation d’une fusion d’étoiles à neutrons

Spectaculaire révélation venue de Ligo, de Virgo, de l’ESA et de l’ESO : des ondes gravitationnelles détectées le 17 août 2017 provenaient de la fusion d’étoiles à neutrons, et non de trous noirs. Mieux : l’évènement a été repéré aussi par 70 instruments, spatiaux et terrestres, dans le visible, l’infrarouge et le domaine gamma, ce qui en fait une observation « multimessagers ». Au passage, il confirme que ce genre de collision est bien à l’origine des énigmatiques « sursauts gamma courts ». La découverte ouvre une nouvelle ère : celle de l’astronomie gravitationnelle couplée au travail d’instruments classiques. Et pourquoi pas aussi à la détection de neutrinos ?

La nouvelle était tellement extraordinaire que l’astrophysicien J. Craig Wheeler, de l’université du Texas à Austin (là où enseignait la regrettée Cécile DeWitt-Morette), n’avait pas pu tenir sa langue le 18 août 2017 sur Twitter. Non seulement les détecteurs d’ondes gravitationelles Ligo et Virgo avaient vu une nouvelle source mais, selon les rumeurs entendues par Wheeler, il existait en prime des observations de cet évènement dans le spectre électromagnétique. Bien que non confirmée, la nouvelle s’était rapidement propagée dans la communauté scientifique au point de donner lieu à un article dans la revue Nature. Il semblait bien que plusieurs télescopes, dont Hubble, dans le visible, ainsi que Fermi et Chandra dans les domaines gamma et X, respectivement, aient été mobilisés pour observer la galaxie NGC 4993, située à 130 millions d’années-lumière de la Voie lactée dans la constellation de l’Hydre de l’hémisphère austral.

Une chose était certaine : Chandra avait bien observé dans cette galaxie un sursaut gamma court initialement détecté par Fermi, en l’occurrence SGRB170817A, qui était survenu le 17 août 2017, comme son nom l’indique (GRB veut dire Gamma Ray Burst, donc sursaut gamma en anglais). Les astrophysiciens pensent depuis un moment que les sursauts gamma courts sont probablement des « kilonovae », des petites supernovae en quelque sorte mais générées par des collisions d’étoiles à neutrons. Or, ces collisions sont précisément les sources d’ondes gravitationnelles que l’on pensait détecter en premier avec Ligo et Virgo. En effet, bien que ces collisions soient moins puissantes en intensité que celles de trous noirs stellaires, elles sont censément plus fréquentes.

Collision étoiles à neutrons

Une étoile à neutrons, astre très dense résultant de l’autoeffondrement d’une grosse étoile. Lorsqu’elles sont en couple, elles peuvent finir par entrer en collision et fusionner, engendrant une bouffée d’ondes gravitationnelles et une puissante émission d’ondes électromagnétiques dans toutes les longueurs d’onde, dont le visible. (Source : Dana Berry/SkyWorks Digital)

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