Grande America : mise en place de barrages flottants

Les conditions météorologiques plus favorables permettent la mise en place de mesures pour tenter d’endiguer la nappe de pollution qui s’étend.

Des barrages flottants ont pu être mis en place pour la première fois lundi 18 mars 2019 dans la zone du naufrage du Grande America, dans le golfe de Gascogne, grâce à l’amélioration des conditions météorologiques, a annoncé la préfecture maritime de l’Atlantique. « Les opérations de lutte antipollution se sont poursuivies, avec la mise en place de barrages flottants et de chaluts », lit-on dans un communiqué.

« A partir d’aujourd’hui on commence vraiment à avoir des conditions météo qui permettent la mise à l’eau de matériel. Des chaluts avaient déjà été mis à l’eau, les barrages flottants c’est la première fois », a expliqué à l’AFP le porte-parole de la préfecture maritime Riaz Akhoune. Plusieurs navires mènent les opérations de lutte antipollution dans la zone, dont l’Argonaute et le Sapeur affrétés par la Marine nationale, mais aussi le Partisan et le Ria de Vigo affrétés par l’Agence européenne de la sécurité maritime (EMSA) ou encore le remorqueur espagnol Alonso de Chaves. Un second remorqueur espagnol, le Maria de Maetzu, est attendu ce mardi 19 mars dans la zone.

Sapeur Marine Nationale

Le Sapeur de la Marine nationale en route vers la zone de pollution, le 18 mars 2019 (Source : AFP).

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Produire de l’hydrogène à partir d’eau de mer, c’est possible

Pour produire de l’hydrogène, l’électrolyse de l’eau apparaît comme une solution évidente. Mais l’eau pure est précieuse. Mettre au point une technologie qui permette d’employer comme base une eau de mer extrêmement abondante, serait la solution. Et c’est ce que des chercheurs américains annoncent avoir fait !

L’hydrogène est l’élément le plus abondant dans l’Univers. Pourtant, il reste rare sur Terre. Avant de pouvoir l’utiliser comme combustible vert, il faut donc produire cet hydrogène. Et c’est en théorie possible assez facilement. Un panneau solaire, des électrodes et de l’eau. C’est tout ce qu’il faut en principe pour réaliser une réaction d’électrolyse de laquelle on peut tirer de l’oxygène – du côté de l’anode – et de l’hydrogène – du côté de la cathode.

Le bémol, c’est que l’eau utilisée doit être pure. Or, l’eau pure reste précieuse et coûteuse à produire. Alors des chercheurs de l’université de Stanford (États-Unis) se sont demandé s’il pouvait être possible de réaliser l’opération à partir d’une eau de mer – contenant pourtant des ions chlorure chargés négativement et risquant de corroder l’anode – qui apparaît, elle, extrêmement abondante sur notre planète.

Production hydrogène vert

La combustion de l’hydrogène n’émet pas de dioxyde de carbone (CO2). Elle ne produit que de l’eau. Ainsi lorsque l’hydrogène est produit à partir d’une électricité renouvelable, comme sur le prototype mis au point par les chercheurs de Stanford (États-Unis), il est lui-même vert. (Source : H. Dai/Y. Kuang/M. Kenney/Université de Stanford)

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ALMA découvre un système planétaire en formation

La présence de deux disques protoplanétaires autour d’une jeune étoile indique qu’un système planétaire similaire au nôtre est en formation.

L’étoile DM Tau est située à 470 années-lumière de la Terre, dans la constellation du Taureau. C’est un astre jeune, âgé de 3 à 5 millions d’années, d’environ la moitié de la masse du Soleil. Autour de cette étoile, des chercheurs de l’Observatoire astronomique national du Japon (NAOJ) ont repéré des indices indiquant qu’un système planétaire similaire au nôtre est en formation.

Pour étudier DM Tau, les astronomes ont utilisé le radiotélescope ALMA, le grand réseau d’antennes millimétriques et submillimétriques de l’Atacama, au Chili. Les données récoltées, et publiées dans The Astrophysical Journal, ont permis de déduire la présence de deux disques protoplanétaires.

DM Tau disques protoplanétaires

L’étoile DM Tau, sur les images d’ALMA (Source : NAOJ).

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Cette start-up crée une « seconde peau » comestible pour conserver fruits et légumes frais plus longtemps

Comment éviter que votre fraise ne finisse en bouillie au bout de quelques jours ou que vos radis dépérissent au fond du réfrigérateur ? Réponse : grâce à l’emballage révolutionnaire mis au point par la start-up Apeel, un film biologique et comestible qui protège contre la déshydratation et l’oxygène.

À peine cueillie, la fraise commence sa descente aux enfers, entamant le processus chimique et biologique de dépérissement. D’abord, elle se déshydrate. Puis, l’oxygène s’infiltre à l’intérieur, accélérant les processus chimiques de dégradation. Finalement, la moisissure l’envahit. La fraise finit en masse brune et molle au fond du frigo. Chaque année, 1,6 milliard de tonnes de nourriture sont jetés dans le monde, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la FAO. Les fruits et légumes, particulièrement fragiles, sont les premiers concernés, la moitié de la production partant purement et simplement à la poubelle.

Devant ce gaspillage accablant, James Rogers, alors ingénieur à l’université de Californie, commence à chercher un moyen de réduire le dépérissement des fruits. Il lui faudra plus de six ans et demi pour mettre au point, à partir de résidus de plantes, une sorte de « seconde peau » naturelle qui conserve l’humidité des fruits et les protège de l’oxygène. « Je me suis inspiré de l’acier inoxydable, où l’on crée une couche protectrice contre la rouille », explique l’entrepreneur. En 2012, il lance sa start-up Apeel grâce au don privé de 100.000 dollars de la fondation Bill & Melinda Gates.

Apeel

Apeel prolonge la durée de vie des fruits et légumes grâce à une pellicule naturelle comestible (Source : Apeel).

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Cyclone Idai : 162 morts au Mozambique et au Zimbabwe, routes et hôpitaux détruits

Le cyclone Idai qui a balayé en fin de semaine le Mozambique et le Zimbabwe, emportant routes, ponts, hôpitaux, écoles et au moins un barrage, a fait au moins 162 morts et endommagé ou détruit, selon la Croix-Rouge lundi, « 90% » de la deuxième ville mozambicaine de Beira.

Idai et ses vents d’une extrême violence associés à des pluies torrentielles se sont abattus sur le centre du Mozambique jeudi soir, avant de poursuivre leur course folle au Zimbabwe voisin. Selon un dernier bilan provisoire compilé lundi par l’AFP à partir de sources officielles, 73 personnes ont été tuées au Mozambique, dont 55 dans la seule ville portuaire de Beira (centre), et 89 au Zimbabwe, où les secours peinent à arriver dans certaines régions inondées.

Au Zimbabwe, « 89 personnes ont été tuées, 86 dans la région des Eastern Highlands, deux à Masvingo et une dans le Mashonaland est (est du Zimbabwe) », a déclaré lundi le porte-parole du gouvernement, Nick Mangwana. « On a l’impression d’avoir affaire aux conséquences d’une guerre à grande échelle », a estimé le ministre actuellement en charge de la Défense, Perrance Shiri.

Au Mozambique, l’étendue des dégâts à Beira, ville d’un demi-million d’habitants, est « énorme et terrifiante », a prévenu la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), qui participe aux premières opérations de secours. « 90% de Beira et de ses alentours ont été endommagés ou détruits », a-t-elle ajouté dans un communiqué.

« Les moyens de communication ont été totalement coupés et les routes sont détruites », compliquant grandement les secours, a précisé Jamie LeSueur du FICR depuis Beira. Lundi, les rues de la ville étaient jonchées d’arbres déracinés, d’éclats de verre et de tôles emportées, a constaté un journaliste de l’AFP.

« Ce cyclone a été extrêmement violent et a touché tout le monde. Il a détruit des familles, des maisons, il n’y a pas de mot pour décrire ça », a témoigné Mohamed Badate, 24 ans, employé d’un magasin de vêtements totalement dévasté. Dans la région, près de 10.000 personnes sont sinistrées après le passage du cyclone, 873 maisons ont été emportées, 24 hôpitaux détruits et 267 classes partiellement ou complètement englouties, selon un bilan lundi de l’Institut mozambicain de gestion des désastres.

Dans les deux pays, les autorités craignaient cependant que le bilan ne s’alourdisse, au fur et à mesure de la progression des opérations de secours et alors que les pluies continuaient. Au Mozambique, « plusieurs barrages ont lâché ou atteint leur niveau maximum », a mis en garde Emma Beaty de l’organisation non-gouvernementale Oxfam. Le président mozambicain Filipe Nyusi, en visite dans la région, a jugé « la situation critique ».

Au Zimbabwe, le pays n’a jamais connu de « destructions d’infrastructures d’une telle ampleur », a estimé pour sa part le ministre des Transports Joel Biggie Matiza. Les secours se concentraient lundi sur la ville de Chimanimani (est), où une école a été partiellement détruite par un glissement de terrain qui a fait au moins trois morts.

« Les enseignants et le personnel administratif de l’école font tous les efforts pour s’assurer que les enfants rentrent sains et saufs » chez eux, a témoigné un parent interviewé lundi par la chaîne publique de télévision ZBC. « Mais la situation empire », a-t-il ajouté, alors que les pluies continuaient de s’abattre dans cette région frontalière du Mozambique, où de nombreux ponts ont été emportés par les eaux déchaînées.

Devant l’ampleur des dégâts, le président Emmerson Mnangagwa est rentré lundi précipitamment d’un voyage aux Emirats arabes unis. « Notre nation est profondément endeuillée », a-t-il déclaré. « On me dit que ce n’est pas fini. L’armée fait tout ce qui est en son pouvoir pour atteindre les familles touchées », a-t-il assuré. L’association médicale du Zimbabwe (Zima) a elle lancé un appel aux volontaires pour venir en aide aux sinistrés et appelé aux dons de nourriture, d’eau, de gaz, de vêtements, de couvertures ou encore de tentes.

Les fortes pluies qui avaient précédé l’arrivée du cyclone avaient déjà fait au moins 122 morts au Mozambique et au Malawi voisin, qui a été épargné par Idai.

Source : Sciences & Avenir/AFP

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, l’exposition « Face aux cyclones« , ainsi que la page Risques majeurs.

Un incroyable panorama à 360° montre la planète Mars comme vous ne l’avez jamais vue

Près de 16 ans après son lancement, le défunt rover Opportunity vient de nous faire parvenir son ultime œuvre. Un tableau posthume qui figure un panorama à 360 ° de la surface martienne. Époustouflant.

C’est une œuvre posthume qui ne manquera sans doute pas de rester dans l’Histoire. Quelques instants avant sa « mort » – survenue des suites d’une tempête de poussière -, le vaillant rover Opportunity est parvenu à capturer une ultime série de clichés martiens. Un ensemble d’images assemblées en un panorama par les équipes de la NASA ; et qui permet ainsi de conclure magistralement cette mission débutée en 2003.

Le défunt rover martien a capturé ses ultimes clichés au mois de mai dernier. En l’espace de 29 jours, l’engin a ainsi accumulé pas moins de 354images, qui, une fois ajustées les unes avec les autres, ont permis de révéler un splendide panorama à 360 ° des lieux. Seule ombre au tableau : une petite partie de ce vaste paysage martien est figurée en noir et blanc ; signe qu’Opportunity a lutté jusqu’au bout de ses forces pour parvenir à achever son œuvre.

Opportunity Mars panorama 360°

Dernier « cadeau » du rover Opportunity : un panorama 360 degrés de la planète rouge (Source : JPL-Caltech/NASA).

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On comprend mieux la radioactivité bêta

Pourquoi au cœur des noyaux atomiques, la désintégration bêta se produit-elle à un rythme plus lent que dans le cas de neutrons libres ? Pour résoudre cette énigme vieille de quelque 50 ans, des chercheurs américains ont intégré à leurs équations, quelques effets d’interaction des plus subtils. Et leurs calculs s’accordent bien aux résultats d’expériences.

La radioactivité est un phénomène physique qui se produit au cœur des noyaux atomiques. Elle transforme les atomes et s’accompagne d’une émission de particules et d’énergie. La radioactivité bêta est celle qui donne naissance à des électrons ou à des positrons tout en transformant des neutrons en protons et inversement.

Les principes de base de cette désintégration restaient encore mystérieux. Ainsi les spécialistes s’étonnaient de voir qu’au cœur d’un noyau atomique, la désintégration bêta apparaît plus lente que lorsqu’elle touche un neutron libre. Mais une équipe du Laboratoire national Oak Ridge (États-Unis) propose aujourd’hui une réponse à cette énigme vieille de quelque 50 ans.

Radioactivité bêta

Les travaux de chercheurs américains montrent que les fortes corrélations et interactions qui existent entre deux nucléons réunis au sein d’un noyau atomique ralentissent la désintégration bêta par rapport à ce qu’il se passe lors de désintégrations de neutrons libres. (Source : Andy Sproles/Laboratoire national d’Oak Ridge, Département de l’énergie des États-Unis)

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