Découverte de deux planètes potentiellement habitables à 12 années-lumière de la Terre

Située à 12 années-lumière de la Terre, une petite étoile d’un âge avancé pourrait bien être entourée de deux planètes rocheuses tempérées. À en croire l’annonce faite aujourd’hui par les astronomes, la masse de ces deux nouveaux mondes serait identique à celle de notre planète et leurs orbites seraient compatibles avec la présence et l’écoulement d’eau liquide en surface.

Les scientifiques estiment que cet hôte stellaire, connu sous le nom d’étoile de Teegarden, est au minimum âgé de 8 milliards d’années, soit deux fois l’âge de notre Soleil. On peut donc raisonnablement déduire que les planètes orbitant autour de cet astre ont un âge similaire, ce qui signifie que la vie telle que nous la connaissons a largement eu le temps d’évoluer. Pour le moment, l’étoile est remarquablement paisible et ne présente que très peu de signes des événements qui émanent actuellement de tels objets cosmiques comme les tremblements d’étoiles ou les éruptions.

Tous ces facteurs associés à la relative proximité du système stellaire en font une cible privilégiée pour les astronomes cherchant à entraîner les télescopes de prochaine génération sur d’autres mondes et ainsi traquer les signes de vie extraterrestres.

« Les deux planètes du système de Teegarden sont potentiellement habitables, » déclare Ignasi Ribas de l’Institut d’études spatiales de Catalogne et membre de l’équipe à l’origine de l’article paru dans Astronomy & Astrophysics. « Dans quelques temps, nous verrons si elles sont habitables et, pourquoi pas, habitées. »

Teegarden

Cette illustration représente l’étoile de Teegarden et les orbites potentielles des nouvelles planètes (Source : University of Göttingen/Institute for Astrophysics).

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Cancer : un médicament prometteur inspiré des éponges de mer

Des chimistes de Harvard ont trouvé un moyen de fabriquer une halichondrine, une molécule aux propriétés anticancer qui pourrait servir à des essais cliniques. Présente en petite quantité chez les éponges de mer, elle a déjà montré des résultats encourageants dans un modèle animal.

Naturellement présentes chez des éponges de mer, les halichondrines sont des molécules qui ont été identifiées il y a une trentaine d’années. In vivo chez la souris, elles possèdent des propriétés antitumorales. In vitro, elles présentent aussi une bonne activité contre des cellules tumorales humaines.

Les halichondrines inhibent les microtubules de la cellule, des molécules importantes pour la division cellulaire. Il existe déjà des médicaments anticancéreux qui ciblent les microtubules, comme le paclitaxel et la vinblastine. Or, dans un modèle de cancer chez le rat, l’halichondrine B a montré qu’elle était plus efficace que la vinblastine. Les halichondrines ont donc un potentiel énorme pour servir de médicaments contre le cancer.

Mais pour l’instant elles n’ont pas pu être testées chez l’Homme à cause de la difficulté à isoler et à fabriquer suffisamment de molécules. Takashi Owa, qui a participé à ces travaux, a expliqué sur le site de l’université Harvard : « En raison de la structure unique du produit naturel, de nombreuses personnes se sont intéressées au mode d’action et les chercheurs ont souhaité mener une étude clinique. Mais un manque d’approvisionnement en médicaments les a empêchés de le faire. » Il aura donc fallu attendre 30 ans pour arriver à obtenir des quantités suffisantes de la molécule.

Halichondria panicea

Les éponges Halichondria produisent des halichondrines.

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Une mini galaxie qui forme des centaines de milliers d’étoiles et abrite un trou noir supermassif

Cette galaxie naine ne mesure qu’une fraction de la taille de la Voie Lactée mais produit 1.000 fois plus d’étoiles.

Située à environ 30 millions d’années-lumière dans la constellation de la Boussole (visible dans l’hémisphère Sud), la galaxie ESO 495-21 a été imagée par le télescope spatial Hubble. L’engin a révélé son caractère tout à fait inhabituel.

ESO 495-21 est une galaxie naine à sursaut d’étoiles. Cela signifie qu’elle est de petite taille mais qu’elle produit une très grande quantité d’étoiles, environ 1.000 fois plus que la Voie Lactée alors que sa taille avoisine à peine les 3.000 années-lumière contre plus de 50.000 pour la nôtre.

Elle a été explorée à plusieurs reprises par Hubble qui a notamment étudié ses amas de super-étoiles, qui sont des régions denses et jeunes (âgées de quelques millions d’années) qui regorgent d’étoiles massives, bien plus grosses que le Soleil. Ces amas sont des zones clés des galaxies qui les abritent et ils modèlent leurs formes. Leur étude est très importante pour comprendre comment ces étoiles géantes se forment et évoluent dans l’univers.

ESO 495-21

ESO 495-21, une minuscule galaxie, est nichée dans ce champ d’étoiles brillantes au premier plan (Source : ESA/Hubble/NASA).

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En Arctique, le permafrost fond 70 ans plus tôt que prévu

Notre planète se réchauffe dangereusement. De plus en plus d’études le confirment. Mais aujourd’hui, une nouvelle découverte, celle de la fonte du permafrost des îles arctiques du Canada, pourrait indiquer que la crise climatique s’installe plus rapidement encore que les scientifiques ne l’avaient craint.

Ce que les chercheurs appellent permafrost – ou encore pergélisol – c’est une couche de terre, de roche ou de sédiments qui présente la particularité de rester gelée pendant plus de deux années consécutives. Il recouvre aujourd’hui environ un quart de notre hémisphère Nord. Et des chercheurs de l’université d’Alaska Fairbanks (États-Unis) viennent de découvrir que le permafrost des îles arctiques du Canada a commencé à fondre.

Une nouvelle qui suscite l’inquiétude pour deux raisons. D’abord parce que les modèles climatiques établis par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ne prévoyaient pas un tel dégel avant… 2090 ! Ensuite parce que cette fonte du permafrost pourrait bien accélérer encore un peu plus le réchauffement climatique en libérant dans l’atmosphère une grande quantité de gaz à effet de serre.

Fonte permafrost Arctique

Des lacs créés par le dégel du permafrost arctique comme autant de sources d’émission de gaz à effet de serre (Source : Louise Farquharson/Université d’Alaska Fairbanks).

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Biodiversité : le taux d’extinction des plantes est alarmant

Depuis 1900, près de trois espèces de plantes disparaissent chaque année sur la Planète, un rythme 500 fois plus rapide que celui que l’on devrait observer sans intervention humaine. Victimes de la déforestation, d’espèces invasives et de destruction de leur habitat, les plantes sont pourtant à la base de l’écosystème terrestre.

La disparition des oiseaux, des poissons ou des mammifères fait souvent les gros titres de la presse. Celle des végétaux est à l’inverse largement ignorée du public et de la recherche. Ce sont pourtant 571 plantes qui ont disparu depuis 1750, rapporte une étude, d’une ampleur sans précédent, parue dans la revue Nature Ecology & Evolution le 10 juin 2019. C’est deux fois plus que tous les oiseaux, mammifères et amphibiens cumulés et le chiffre est quatre fois supérieur à celui de l’IUCN (Union internationale pour la Conservation de la Nature), chargée de recenser les espèces menacées.

Depuis 1900, trois espèces de plantes disparaissent ainsi chaque année, alertent les chercheurs. Et encore, le phénomène serait largement sous-estimé. « Certaines plantes sont en réalité fonctionnellement éteintes et ne subsistent que dans les jardins botaniques ou en nombre tellement restreint qu’elles n’ont aucune chance de survivre », atteste Jurriaan de Vos, phylogénéticien à l’université de Bâle (Suisse), sur le site de Nature.

Les arbres et les arbustes ainsi que les autres plantes vivaces ligneuses sont les plus touchés. Le santal du Chili, exploité pour son huile essentielle, n’a ainsi pas été aperçu depuis le début des années 1900, et l’olivier de Sainte-Hélène a été décimé par une attaque dévastatrice de termites et une infection fongique en 2003. Au niveau géographique, ce sont les zones tropicales qui souffrent le plus, car ce sont elles qui concentrent une large part de la biodiversité : Hawaï enregistre ainsi 79 plantes éteintes, suivie par l’Afrique du sud (37), et l’île Maurice (32). Le Brésil, l’Inde et Madagascar sont également très touchés. La moitié des extinctions de végétaux ont eu lieu sur des îles et 18 % ne fleurissent que dans le Pacifique, des endroits où poussent de nombreuses plantes endémiques et particulièrement vulnérables aux espèces invasives.

Taux disparition plantes

En raison des activités humaines, les plantes disparaissent à un rythme 500 fois supérieur à la normale. Forêt de fougères arborescentes sur l’Île de la Réunion.

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Tout savoir de l’éclipse solaire totale du 2 juillet 2019

La prochaine éclipse de Soleil aura lieu le 2 juillet 2019 et pourra être scrutée par les astronomes qui jouiront d’un emplacement privilégié pour l’observer.

La Lune s’intercalera entre la Terre et le Soleil le 2 juillet 2019, générant ainsi une éclipse de Soleil qui sera visible dans une grande partie du Pacifique ainsi qu’en Argentine et au Chili. Cette éclipse débutera à l’est de la Nouvelle-Zélande à 16h55 (UTC) pour s’achever au-dessus de l’Argentine à 21h50 (UTC). Étant donné qu’elle traversera une grande partie de l’océan Pacifique, peu de gens pourront en profiter à l’exception de ceux qui se trouveront dans l’étroite bande de totalité qui couvre toute la largeur de l’Amérique du Sud (voir carte ci-dessous).

Mais pour les astronomes et les spécialistes du Soleil, cette éclipse du 2 juillet est particulière : elle sera en effet visible depuis l’Observatoire Européen Austral de La Silla, au Chili. Une éclipse totale au-dessus d’un centre équipé des télescopes les plus performants de la Terre, cela ne s’est produit que deux fois au 20e siècle : en 1961, au-dessus de l’Observatoire de Haute-Provence en France, et en 1991 au Mauna Kea à Hawaii.

Eclipse totale 1999

Une vue de l’éclipse totale de Soleil survenue en 1999. L’atmosphère du Soleil est bien visible sur cette photo ainsi que les protubérances solaires.

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Le taux de méthane dans l’atmosphère croît à une vitesse inquiétante

En 2007, le taux de méthane dans l’atmosphère a commencé à augmenter après une période stable de sept ans. Depuis 2014, cette augmentation est encore plus rapide. Or, pour respecter les accords de Paris sur le climat, il faudrait que les émissions de méthane diminuent.

Le méthane, de formule CH4, est un gaz à effet de serre, comme le dioxyde de carbone ou CO2. Le méthane reste moins longtemps dans l’atmosphère que le CO2. Mais, d’après l’EPA, l’agence de protection de l’environnement américaine, il réchauffe 28 à 36 fois plus que le CO2 sur une durée d’un siècle ! Le CO2 reste tout de même le principal gaz responsable du réchauffement à cause des grandes quantités émises à l’échelle du globe.

En 2006, la concentration de méthane atmosphérique s’élevait à 1.775 ppb (parties par milliard) ; elle a atteint 1.850 ppb en 2017. D’après le Global Carbon project, les émissions de méthane sont essentiellement dues aux ruminants, à l’exploitation des énergies fossiles et aux émissions des zones humides.

Un article paru dans Science s’est intéressé aux causes et aux conséquences de la hausse inquiétante du méthane dans l’atmosphère. Entre 2014 et 2018, le méthane a augmenté presque deux fois plus vite dans l’atmosphère que sur la période 2007-2014 : entre 2007 et 2014, la hausse était en moyenne de 5,7 ppb par an, alors qu’elle atteint en moyenne 9,7 ppb par an depuis 2014 !

Taux méthane atmosphère

En France, les vaches émettraient chaque année, sous forme de méthane, l’équivalent CO2 de quelque 15 millions de voitures. De quoi contribuer à la hausse des taux de méthane atmosphérique enregistrée par une équipe internationale de chercheurs.

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