18 morts et plus de 500 blessés après un séisme dans l’est de la Turquie

Selon le ministre turc de l’intérieur Suleyman Soylu des immeubles se seraient écroulés dans la région de Sivrice. Le dernier bilan fait état de 18 morts.

Un séisme de magnitude 6,8 a frappé vendredi 24 janvier l’est de la Turquie, ont annoncé les autorités. Au moins dix-huit personnes ont perdu la vie, 13 dans la province d’Elazig et cinq autres dans la province voisine de Malatya, a indiqué le ministre de la santé Fahrettin Koca, cité par les médias. Selon lui, plus de 500 personnes ont été blessées.

Les secouristes tentent d’extraire au moins 30 personnes bloquées sous les décombres de bâtiments effondrés à Elazig, a pour sa part indiqué le ministre de l’intérieur Suleyman Soylu. La terre a tremblé dans cette province vers 20 h 55 locales (18 h 55 à Paris), selon l’agence gouvernementale des situations de catastrophe (AFAD). L’institut américain USGS a mesuré la secousse à 6,7.

Le district de « Sivrice a été très sérieusement touché, des équipes de secours sont en route », a ajouté le ministre turc de l’intérieur. « Nous avons dépêché quatre équipes dans la région » a précisé à l’AFP Recep Salci, de l’Association turque de recherches et de secours (AKUT). « Nous avons appris que des immeubles se sont effondrés, nous nous préparons à envoyer d’autres équipes si nécessaire. »

Séisme Turquie 24/01/2020

Séisme en Turquie le 24 janvier 2020 (Source : AFP).

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Énergie solaire : nos fenêtres produiront bientôt de l’électricité

Le silicium utilisé pour fabriquer les cellules solaires photovoltaïques conventionnelles est opaque. D’où les difficultés rencontrées par les chercheurs à produire des cellules transparentes qui pourraient s’appliquer aux fenêtres de nos maisons. Mais des physiciens avancent aujourd’hui une idée aussi nouvelle que simple. Et si l’on perçait simplement des trous dans les cellules.

Des cellules solaires transparentes, ça existe déjà. Cependant, leur efficacité reste limitée. Elle dépasse rarement les 3 à 4 %. Et utilisées pour fabriquer des fenêtres, elles auraient tendance à teinter les intérieurs de nos maisons de rouge. Mais des chercheurs de l’université nationale des sciences et des technologies d’Ulsan (Unist), en Corée du Sud, pourraient bien avoir trouvé une solution originale et économique au problème.

À l’heure actuelle, les panneaux solaires à base de silicium cristallin sont les plus efficaces du marché. Ceux qui jouissent de la meilleure stabilité aussi. Alors les physiciens de l’Unist, en quête d’une technologie de production photovoltaïque transparente, se sont concentrés sur ces panneaux-là. « Une idée folle », commente Kwanyong Seo, chercheur, dans un communiqué. Pourquoi ? Tout simplement parce que le silicium cristallin… n’est pas transparent !

Cellules solaires transparentes fenêtres

Des chercheurs de l’université nationale des sciences et des technologies d’Ulsan (Unist), en Corée du Sud, imaginent fabriquer des fenêtres à partir de cellules solaires photovoltaïques transparentes. Des fenêtres essentiellement destinées aux immeubles.

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Les criquets, dernière plaie d’une Afrique de l’Est accablée par des variations climatiques extrêmes

Des essaims de criquets totalisant plusieurs milliards d’insectes dévastent de larges zones d’Afrique de l’Est. Une catastrophe pour une région déjà frappée par une sécheresse et des inondations.

Des essaims de criquets d’une ampleur historique, totalisant plusieurs milliards d’insectes, dévastent depuis plusieurs semaines de larges zones d’Afrique de l’Est, à la suite de variations climatiques extrêmes qui pourraient s’avérer catastrophiques pour une région déjà frappée par une sécheresse et des inondations. D’épais nuages de crickets affamés se sont répandus depuis l’Ethiopie et la Somalie jusqu’au Kenya, où l’Agence des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) a estimé qu’un seul de ces essaims couvrait une surface de 2.400 km2, la taille du Luxembourg.

Un tel essaim contiendrait quelque 200 milliards de criquets – et chacun dévore chaque jour l’équivalent de son propre poids (deux grammes), soit un total de 400.000 tonnes de nourriture. Il est capable de parcourir 150 kilomètres par jour et de ravager les moyens d’existence des populations rurales dans leur course effrénée pour se nourrir et se reproduire. L’Ethiopie et la Somalie n’avaient pas vu d’essaims de criquets pèlerins d’une telle ampleur depuis 25 ans, et le Kenya n’avait pas eu à affronter de menace acridienne d’une telle force depuis 70 ans, selon la FAO.

Si rien n’est fait, le nombre d’insectes ravageurs « pourrait être multiplié par 500 d’ici le mois de juin », envahissant le Soudan du Sud et l’Ouganda, dévastant les cultures sur son passage, dans des zones déjà très vulnérables, a mis en garde l’agence de l’ONU. Cela pourrait provoquer « un problème de sécurité alimentaire de premier plan », a déclaré vendredi Guleid Artan, du Centre de prévision et d’applications climatologiques (ICPAC), relevant de l’organisation régionale Igad, lors d’une conférence de presse à Nairobi.

Criquets Afrique de l'Est 22/01/2020

Un essaim de criquets fond sur le village de Lerata, à 300 km au nord de Nairobi, le 22 janvier 2020 (Source : AFP).

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Mars : des lacs étaient salés et probablement favorables à la vie

Il y avait de l’eau liquide dans certains cratères martiens mais les lacs qu’ils formaient étaient-ils pour autant favorables à la Vie ? Il y a des milliards d’années, celui qui a occupé le cratère Gale sur Mars devait contenir une eau comparable à celle des océans terrestres à un moment. Une bonne nouvelle pour l’exobiologie.

Essentiellement japonaise, une équipe de spécialistes en sciences planétaires a publié dans le journal Nature Communications un article passé un peu inaperçu il y a quelques mois. Il apporte pourtant des éléments supplémentaires quant à la question de l’habitabilité réelle de Mars il y a des milliards d’années, en particulier quand de l’eau coulait indiscutablement à sa surface pendant le Noachien (du nom de Noachis Terra) — selon la terminologie proposée pour décrire l’une des trois époques distinctes de l’histoire géologique de la Planète rouge.

Le Noachien correspond aux terrains les plus anciens depuis la formation de la planète, remontant à plus de 3,7 milliards d’années selon l’échelle de Hartmann & Neukum et qui va se terminer avec le Grand bombardement tardif. Lui succédera l’époque appelée Hespérien, il y a entre 3,7 et 3,2 milliards d’années, (mais il y a entre 3,5 et 1,8 milliard d’années selon une autre échelle) qui marque le début d’un refroidissement et d’un assèchement notable de Mars. Depuis, nous somme dans l’ère de l’Amazonien.

Si de la vie a existé sur Mars, les exobiologistes ont donc plus de chance de la trouver sous forme fossilisée dans les strates les plus anciennes de Mars, donc celles datant plutôt du Noachien ou du début de l’Hespérien. Ce genre de couche peut être étudié par le rover Curiosity de la Nasa puisque celui-ci se trouve dans le cratère Gale qui a été creusé par un astéroïde il y aurait entre de 3,8 à 3,5 milliards d’années.

ratère Gale Mars

Cette mosaïque d’images de l’instrument Mast Camera (Mastcam), sur le rover Curiosity Mars de la Nasa, montre une série de dépôts sédimentaires dans la région de Glenelg du cratère Gale, d’un point de vue dans la baie de Yellowknife en regardant vers l’ouest-nord-ouest. Mastcam a pris les images de cette mosaïque lors du 188e jour martien de Curiosity sur Mars (14 février 2013). L’image a été équilibrée en blanc pour montrer à quoi ressembleraient les roches s’il y en avait sur Terre. (Source : NASA/JPL-Caltech/MSSS)

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La Chine met en quarantaine Wuhan, au cœur de la mystérieuse épidémie

Depuis 10h locales (2h GMT), plus aucun train ni avion ne doit en principe quitter la cité de 11 millions d’habitants située en plein centre de la Chine.

La Chine prend les grands moyens contre le nouveau coronavirus qui a commencé à se répandre dans le reste du monde, mettant de facto en quarantaine à compter de jeudi 23 janvier 2020 la métropole de Wuhan, au cœur de l’épidémie. Depuis 10h locales (2h GMT), plus aucun train ni avion ne doit en principe quitter la cité de 11 millions d’habitants située en plein centre de la Chine. La ville des bords du Yangtsé est au cœur de l’épidémie qui depuis décembre a contaminé plus de 500 personnes et fait 17 morts, selon un dernier bilan communiqué mercredi soir. Toutes les personnes décédées ont succombé à Wuhan ou dans sa région. « Les habitants ne doivent pas quitter Wuhan sans raison spécifique », a annoncé le Quartier général chargé de la lutte contre l’épidémie au niveau municipal.

Cette décision est prise afin « d’enrayer efficacement la propagation du virus », a-t-il expliqué, alors que la Chine s’apprête à entrer vendredi dans son long congé du Nouvel an, qui occasionne chaque année des centaines de millions de voyages. La décision ayant été annoncée pendant la nuit, les habitants de Wuhan (prononcer « Wou-ranne », ndlr) n’ont pas pu planifier un éventuel départ. En début de matinée, il restait possible de quitter la ville en voiture, selon un reporter du site internet d’information The Paper.

Aux sorties autoroutières de la ville, des policiers stoppaient certains véhicules afin de prendre la température corporelle des occupants, selon cette source. Des queues se formaient devant certaines stations-service, tandis que beaucoup d’autres étaient à court de carburant. Il était encore possible de gagner la ville par le train ou en avion, même si de nombreux vols étaient supprimés. Mais à l’intérieur même de Wuhan, les transports publics étaient à l’arrêt et les festivités du Nouvel An ont été annulées. La mairie a aussi imposé le port du masque respiratoire, que la plupart des habitants avaient de toute façon commencé à arborer depuis le début de la semaine. Le branle-bas de combat a commencé lorsqu’un scientifique chinois a admis que la transmission du virus pouvait se faire d’humain à humain et pas seulement de l’animal à l’homme.

Hôpital Wuhan 22/01/2020

Des membres du personnel médical en combinaison de protection à l’hôpital Zhongnan de Wuhan, le 22 janvier 2020 en Chine (Source : AFP).

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Réchauffement climatique : est-ce la fin des haricots pour les tomates ?

L’agriculture sera impactée par le réchauffement climatique. Si cela est une certitude, la façon et l’ampleur avec lesquelles elle le sera restent matière à débat. S’agissant des tomates, il semble que ces plantes ne résisteraient pas aux attaques simultanées des insectes herbivores et de la chaleur. En cause, des hormones végétales, les jasmonates.

Le réchauffement climatique entraîne l’augmentation des stress subis par les plantes. Chaleur, sécheresse, nouveaux ravageurs… En 2018, une étude publiée dans Science a prédit que les insectes herbivores, qui consomment actuellement 5 à 20 % des principales cultures céréalières, devraient causer des pertes de récoltes entre 10 et 25 % supérieures. Et ce, pour chaque degré Celsius gagné (ou perdu, selon le point de vue).

Pourtant, les modèles utilisés pour ces prédictions ne prennent pas en compte la réaction des plantes infestées à la chaleur. Pour pallier ce manque, une nouvelle étude a vu le jour dans PNAS. Celle-ci n’a pas été basée sur un modèle informatique, mais sur des observations de plants de tomates en laboratoire. Cela a permis de comprendre le mécanisme à l’œuvre lorsqu’une plante, déjà soumise au stress d’une attaque d’insecte, endure également une chaleur trop importante.

Les plantes produisent des substances similaires aux hormones, les phytohormones, pour assurer leur bon fonctionnement. Parmi elles, on trouve les jasmonates, un groupe d’hormones aux multiples rôles. En particulier, les jasmonates induisent une réponse de défense chez la plante lors d’une morsure par un insecte affamé. Cela entraîne la production de composés censés repousser l’insecte.

Tomates

Chez la tomate, il semble que la réponse hormonale à une attaque de ravageurs soit incompatible avec la réponse à une trop forte chaleur.

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Les ornithorynques vont-ils disparaître ?

Des scientifiques australiens estiment que les populations d’ornithorynques pourraient s’effondrer au cours des prochaines décennies si aucune mesure de conservation efficace n’est prise.

Les sécheresses et autres manifestations du réchauffement climatique exercent en Australie une pression de plus en plus forte sur la population d’ornithorynques (Ornithorhynchus anatinus), au point de les pousser vers l’extinction, avertissent des chercheurs dans une étude publiée le 20 janvier 2020.

Ce mammifère unique a déjà disparu de 40% de son habitat historique dans l’est de l’Australie en raison de sécheresses, de l’aménagement du territoire, de la pollution ou encore de la construction de barrages qui fragmentent ses lieux d’habitation, selon ces scientifiques du Centre pour les sciences de l’écosystème de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud (UNSW). Ils estiment que, si les menaces actuelles se maintiennent, les populations d’ornithorynques pourraient s’effondrer de 47 à 66% au cours des 50 prochaines années. En prenant en compte la dégradation des conditions climatiques liée au réchauffement, les populations pourraient même avoir baissé de 73% en 2070.

Ornithorynque

L’ornithorynque, l’un des rares mammifères à pondre des œufs (Source : AFP).

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